Ne jamais abandonner et croire en vous.

Année 2012-2012. Ma toute première à l’école Léopold-Gravel. 11 années sans avoir vraiment travaillé avec des «  ados branchés ». Une certaine adaptation pour moi qui arrivait du primaire… . Cependant, le désir d’aider et de faire cheminer les élèves était toujours aussi présent.

Janvier 2012. Une belle-mère demande de l’aide pour son beau-fils. Une belle-mère qui le considère comme son propre fils. Démotivation scolaire, consommation et désinvestissement. Il m’est alors donc, référé. Discussions, rencontres, découragement, abandon possible, je me suis dit qu’il ne gagnerait pas seul, qu’il avait besoin de quelqu’un pour le supporter, l’encadrer, qu’il se devait de continuer pour atteindre son but soit d’aller faire son DEP en menuiserie. L’envie de tout lâcher lui prenait au moins deux fois par semaine.

Ayant des valeurs familiales bien cambrées, il a décidé d’offrir à son père et sa belle-mère comme cadeau pour leur 5e anniversaire de mariage, un power point qui fait la rétrospective de leur rencontre jusqu’à aujourd’hui. Il travaillait dans mon bureau son projet intégrateur et nous lui permettions de venir le terminer dans les autres matières. C’est avec ténacité et travail acharné, qu’il a réussi à obtenir son DES.

Il s’est présenté fier comme un paon au bal de finissants. J’étais terriblement fier de lui, car malgré les difficultés, il n’a pas abandonné. Le support était là, mais il se devait de fournir les efforts nécessaires.  Il a quitté le bal en fin de soirée sans que je ne le sache… il est revenu de lui-même et m’a fait un immense câlin en signe de remerciements.  Ce fut pour moi la plus belle satisfaction professionnelle. De savoir qu’il avait réussi et que d’autant plus, il avait été accepté en menuiserie sachant très bien que ce programme était contingenté, je ne pouvais pas mieux demander.

Décembre 2013 :

Je suis assise à la cafétéria et j’écoute les enseignants jouer à «  la Fureur ». Un surveillant vient me voir et me dit qu’un ancien souhaite me rencontrer. C’était LUI. J’étais tellement contente de le voir. Il était beau, fier et transpirait le bonheur. Il venait m’annoncer qu’il avait terminé son DEP et qu’il travaillait à Longueuil avec son père. Une véritable surprise malgré que j’étais convaincue qu’il serait en mesure de relever le défi.

 

Avant qu’il ne parte, il est venu vers moi et me glisse à mon oreille : «  Merci, une chance que tu étais là, car je ne serais jamais arrivé sans toi ». L’intensité de l’émotion que j’ai pu ressentir à ce moment-là était indescriptible : un mélange de fierté, de reconnaissance et du travail accompli. Si j’ai pu contribuer dans son cheminement et bien tant mieux. Recevant ce vent de compliment, les larmes sont apparues.

Ne jamais abandonner et croire en vous. Accrochez-vous à ce que vous faites le mieux et maximisez. Vous êtes tous des êtres uniques et gagnent à être connus.

Les efforts sont naturellement récompensés un jour… ne désespérez pas!!! Il y a toujours un arc-en -ciel qui apparaît après un orage…

 

 

Kathleen, psychoéducatrice

 

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Une histoire de persévérance

Annabelle fit son entrée au secondaire et, déjà au premier jour, ce fut difficile. La seule idée d’avoir abandonné son «monde» du primaire la rendait triste et l’empêchait de voir le nouveau «monde» dans lequel elle allait passer les cinq prochaines années de sa vie. Annabelle a ce qu’on peut appeler un problème d’attachement qui fait qu’elle a beaucoup de difficulté à quitter les personnes qui comptent pour elle. Elle commença donc sa première secondaire avec une grande source de stress…..en fait, deux sources de stress…..parce qu’Annabelle est dyslexique et elle savait que la tâche serait d’autant plus difficile pour elle.

C’est en troisième secondaire que j’ai rencontré Annabelle, en tant que son enseignante de français. Elle m’a raconté que si elle avait su passer à travers de ses deux premières années au secondaire, c’était grâce à certains enseignants à qui elle s’était accrochée et qui avaient su mettre du temps et des mesures en place pour l’aider. Elle en était extrêmement reconnaissante, mais elle était terrifiée à l’idée de débuter le 2e cycle du secondaire. Elle ne croyait vraiment pas pouvoir réussir……
Plus tard cette année-là, des problèmes de santé ont commencé à apparaître. Des étourdissements dans les corridors, des moments de faiblesse durant les cours, etc.  Le diagnostic est tombé sur Annabelle comme une tonne de briques: diabète de type 1. Elle dû apprendre à vivre avec les injections d’insuline au quotidien en plus de vivre avec le stress qui l’habitait déjà à temps plein. Comment gérer tout ça? Annabelle ne le savait pas. En fait, elle n’avait pas la force de se battre, elle ne voyait pas l’utilité de continuer à travailler toujours plus fort que les autres pour réussir. Bref, sa motivation était au plus bas et son estime d’elle-même encore plus.
Un jour, pendant qu’on discutait, elle m’a confié que la seule chose qui pourrait la rendre heureuse dans la vie serait de travailler avec les enfants. «Les enfants sont des rayons de soleil sur deux pattes», disait-elle. Ce jour-là, j’ai vu une lueur d’espoir dans ses yeux et pendant tout le reste de l’année scolaire, j’ai fait en sorte qu’elle ne perde jamais cet objectif de vue.
Annabelle a réussi sa troisième secondaire!

L’année suivante, je me suis retrouvée dans une autre école, mais j’ai gardé contact avec Annabelle.  Sa 4e et sa 5e secondaire n’ont pas été des années faciles non plus.  Elle était certaine de faire tout ça pour rien, parce qu’elle ne croyait pas en ses chances d’obtenir son diplôme.  Eh bien, avec l’appui de ses enseignants et des membres du personnel de l’école et beaucoup, beaucoup d’efforts, elle a réussi.  Durant ces deux années, à chaque jour, à chaque midi passé en classe plutôt qu’avec ses amis, à chaque examen, à chaque moment où elle craquait, quelqu’un était là pour lui rappeler son rêve; celui de travailler avec les enfants.

Devinez ce que fait Annabelle aujourd’hui! Eh oui, vous l’avez deviné! Mais n’allez pas croire que l’obtention de son diplôme d’éducatrice fut chose aisée. En quittant l’école secondaire, elle fut de nouveau confrontée à ce qu’elle appréhendait déjà depuis un bon moment: dire au revoir à son «monde». Encore une fois, elle a dû apprendre à faire confiance à une nouvelle équipe d’enseignants. De nombreuses fois, elle a failli abandonner parce qu’elle trouvait ça difficile et jusqu’à la toute dernière étape de sa technique, c’est-à-dire le stage, elle ne pensait pas réussir à tenir le coup, mais elle a persévéré.

Annabelle a persévéré depuis le jour où elle a commencé l’école et exerce maintenant le métier de ses rêves. Aujourd’hui, lorsque j’entends le mot «persévérance», je pense à Annabelle. Elle a de la difficulté à le croire, mais elle est devenue un modèle pour les élèves et également pour nous, les enseignants!
Bravo Annabelle!
Comme quoi rien n’est gagné d’avance. Il suffit d’avoir un rêve……et de ne jamais arrêter d’y croire!

       Audrey-Line Pelletier

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Comment quelqu’un a été un facteur de persévérance pour moi?

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Comment ai-je été un facteur de persévérance pour quelqu’un?

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