« ANIMALIBUS  NOCTU»

Par Mohamed Adam Kamal et Paul Vézina

 

Nous arrivâmes là-bas sans trop savoir à quoi s’attendre, un tantinet inquiétés par la foule
monstre qui patientait devant le pont. Après que les quelques retardataires de notre groupe nous
eurent rejoints, nous fîmes la file pour pénétrer sur la mystérieuse « Ile de Minlou* »…
Sitôt arrivés, des acteurs costumés nous mirent dans l’ambiance d’Animalibus avec un court
sketch. L’aventure put alors commencer.

De 7h à 11h se déroula une longue et « périlleuse » chasse aux indices partout sur l’Ile des
moulins. On nous avait remis une chandelle dont il nous fallait préserver la flamme du souffle des
wendigos (bêtes sauvages originellement humaines) avant de nous lancer à travers le parc infesté.
Notre mission : trouver des indices pouvant servir à innocenter une certaine sorcière promise au
bûcher et, au passage, vaincre le wendigo originel.

 

 

Les costumes était bien réussis et, malgré les quelques fauteurs de troubles, on put se prêter au
jeu assez facilement. Les énigmes, sans être irréalisables, nous forçaient cependant à nous creuser
la tête un minimum. Comme dans bien des jeux de ce genre, le plus amusant ne fut pas d’atteindre
l’objectif final, mais de parcourir le chemin qui y menait.

Obtenir une pièce d’argent de la part du ménestrel pour l’échanger à un fou contre une souris que
l’on irait ensuite offrir à un « simplet » en échange d’une bille. Reproduire sur un xylophone la
musique jouée par le fou, se faire la croix de purification sur le front, échanger la bille à un prêtre
contre de la monnaie, essayer de corrompre les acteurs avec celle-ci pour recevoir des indices
(sans succès), réveiller une mère ours, envoyer de la neige au visage d’un bébé ours, tuer le
wendigo originel avec un arc (sans raison apparente) et, finalement, se rendre au bûcher de la
sorcière pour l’innocenter avec les indices qu’avec tout cela nous avions oublié de chercher…
Finalement, malgré le peu d’information que nous recueillîmes, nous eûmes le droit de voter pour
la vie ou pour la mort de la sorcière. Quasi-unanimement, ce fut la mort qui l’emporta. La
présumée sorcière périt au bûcher au beau milieu des wendigos enragés.

Encore aujourd’hui, nous nous demandons si l’activité n’avait pas un peu manqué d’organisation,
mais, chose certaine, nous avons eu beaucoup de plaisir et vous invitons fortement à nous
rejoindre si la ville de Terrebonne organise une nouvelle activité dans le genre.

 

Minlou : « Moulin » dont les organisateurs ont habilement déplacé les lettres (pour ceux qui
n’avaient pas compris…)

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