Le Chardonneret

Sorti en salles le 13 septembre 2019 au Québec et inspiré du roman The Goldfinch par Donna Tartt, récipiendaire d’un prix Pulitzer, Le Chardonneret raconte l’histoire de Theodore « Théo » Decker (Ansel Elgort), alors âgé de 13 ans, qui perd sa mère (Hailey Wist) lors de l’explosion d’une bombe dans une exposition artistique au Musée d’art métropolitain de New York. Sa mère lui montre son tableau favori : Le Chardonneret, peint par Carel Fabritius, tout juste avant l’explosion. Pris d’un élan de désespoir, il vole le tableau et le garde avec lui, étant le seul souvenir qu’il lui reste de sa mère. Grandissant, les malheurs s’enchaînent après la mort de sa mère et, devenu adulte, Théo doit affronter son passé pour trouver la paix et le bonheur.

Critique

J’ai adoré ce film. N’étant pas présenté dans un ordre chronologique mais plutôt avec des bonds vers le passé, il arrive souvent que l’on croit comprendre ce qui s’est passé, mais puisque l’on ne nous montre pas l’entièreté de la scène, c’est lors d’un autre retour dans le passé, où on nous montre certains détails, que l’on saisit réellement. Comme dans la vraie vie, on apprend le passé des personnages peu à peu. Par exemple, au début, on voit des instants de la vie de Théo adulte, puis on voit des flashbacks de son traumatisme tout au long du film, ce qui nous permet de mieux comprendre comment il est devenu ce qu’il est à l’âge adulte. Théo a également un lourd passé, dont on ne connaît pas l’existence au début, qui, une fois découvert, explique ses choix.

Un autre aspect que j’ai aimé est le réalisme. Ce long-métrage démontre avec un réalisme impressionnant comment une petite chose, un événement ou une fréquentation, peut tout changer définitivement. Par exemple, la mort de la mère de Théo fait qu’il est repris en charge par son père, qui les a abandonnés six mois plus tôt, ce qui entraîne la rencontre de son voisin russe, Boris, qui devient son ami. Ces événements de son enfance ont encore des répercussions lorsqu’il est à l’âge adulte, comme c’est possible dans la vraie vie.

Bref, l’élément de surprise et le réalisme sont au rendez-vous avec Le Chardonneret. Je vous le recommande fortement. Ce long-métrage, réalisé par John Crowley, a tout pour plaire aux amateurs de films dramatiques et est truffé de rebondissements. Reste maintenant à voir si le film sera aussi apprécié que le roman dont il est issu.

 

Par Amelia Gélineau

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