Alimentation

L’ALIMENTATION DES MACHINES AUX DÉPENS DE L’ÊTRE HUMAIN

Dans le cadre de notre cours de monde contemporain, nous devions choisir une mauvaise exploitation d’une ressource et s’informer sur cette dernière. Nous avons choisi la mauvaise exploitation du maïs dans la production de l’éthanol. Pour orienter nos recherches, nous avons composé une question et des hypothèsesur la tolérance et les conséquences de cette utilisation. Notre question était la suivante : « Quels sont les conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol et pourquoi cette pratique est-elle tolérée par le gouvernement américain? » et voici ce que nous avons trouvé.  

Selon nous, une des majeures conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol est la réduction des terres allouées pour l’exploitation agricole qui sert à nourrir la population. Plus les terres sont utilisées pour aider à la production de l’éthanol, moins elles sont disponibles pour cultiver des produits qui vont nourrir la population. De plus, les profits plus élevés engendrés par les bioénergies entrainent les entreprises à délaisser l’alimentation pour se lancer dans une industrie plus profiteuse. Cette diminution d’agriculteurs dans l’industrie de l’alimentation entraine une réduction de la production de maïs. Ceci fait en sorte qu’à la place de consommer des produits locaux, la population américaine doit acheter et consommer des produits importés qui coûtent plus cher. Nous pensons aussi que le gouvernement américain tolère une telle pratique puisque celle-ci engendre beaucoup de profit et aide à faire rouler l’économie américaine plus que l’industrie de l’agriculture. De plus, elle amènerait l’éthanol vers la bioénergie qui est une forme d’énergie plus écologique que celle utilisée auparavant.

 

 

 

La mauvaise utilisation du maïs entraîne plusieurs conséquences économiques, mais aussi alimentaires. Cette conséquence au niveau de l’alimentation peut être traduite par la baisse de la quantité de maïs disponible pour la consommation. De plus, les conséquences de l’utilisation de maïs dans l’industrie des agrocarburants vont jusqu’à toucher les éleveurs. En effet, selon une pétition déposée par l’Association nationale des producteurs de porcs et de multiples autres associations d’éleveurs, « l‘utilisation obligatoire de maïs pour les combustibles renouvelables réduit l’approvisionnement de maïs et accroît son prix, si bien que les producteurs de bétail et de volaille devront diminuer la taille de leurs troupeaux, provoquant l’arrêt de l’activité pour certains et le chômage »

1Donc, la mauvaise exploitation de cette ressource naturelle touche non seulement l’alimentation de la population, mais aussi les emplois et l’économie de cette dernière.  Cette situation est majoritairement tolérée puisqu’elle apporte plusieurs avantages sur le plan économique du pays, surtout pour les agriculteurs. En effet, ces derniers ont une garantie de faire des profits en vendant leur maïs aux producteurs d’éthano, ce qui n’était pas le cas avec les éleveurs. Grâce à l’achat d’actions de Pro-Éthanol, une débouchée pour la récolte est garantie. Cette sûreté apportée aux agriculteurs devient donc très intéressante dans ce milieu imprévisible. Cette sûreté s’ajouterait au fait que « la culture de maïs pour l’éthanol ne nécessite aucun investissement supplémentaire en machinerie pour les producteurs de maïs-grain »

2. De plus, le gouvernement américain souhaitait atteindre un objectif de production de 132 milliards de litres d’éthanol pour 2017. L’utilisation du maïs dans la production d’agrocarburant permettrait donc au gouvernement d’atteindre cet objectif. Dans le but d’encourager cette méthode de production, le gouvernement américain a mis en place plusieurs politiques nationales de subvention telles que la « Volumetric Ethanol Excise Tax Credit » et la « Small Ethanol Producer Tax Credit »

3. Ces politiques font en sorte que les agriculteurs de maïs et les producteurs d’éthanol soient financés, souvent par des remises d’argent sur leurs taxes, pour leurs rôles dans le cycle de la production d’éthanol. Celles-ci coûtent beaucoup aux Américains. En effet, toutes ces subventions atteindraient un montant de près de 8 milliards de dollars américains en 2064 

 

 

Pour remédier à cette mauvaise exploitation, le gouvernement américain pourrait réserver certaines terres agricoles pour l’exploitation alimentaire uniquement. En effet, il pourrait faire en sorte que le maïs produit sur ces terres ne puisse pas être utilisé pour produire de l’éthanol, mais seulement pour nourrir la population et les bêtes comme les vaches. Si le gouvernement américain adoptait cette solution, les éleveurs n’auraient pas besoin de diminuer et de rationner leurs bêtes, la population n’aurait plus besoin de s’appauvrir en achetant du maïs importé des autres pays, une quantité encore importante serait disponible pour produire de l’éthanol et un équilibre qui rendrait le prix du maïs plus abordable serait restauré. Un équilibre aiderait aussi à arrêter la hausse des prix des aliments qui entrainent avec eux une hausse de l’inflation du pays.   

 

 

En conclusion, nos nombreuses recherches confirment notre hypothèse qui était que l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol cause une diminution du ratio de maïs disponible pour le secteur de l’alimentation. Cette diminution, causé par la hausse de la demande, entraine la hausse du prix du maïs. En effet, nos recherches nous ont démontré que cette mauvaise utilisation entraine non seulement un problème économique au niveau des éleveurs, mais aussi un manque au niveau de l’alimentation de la population. De plus, la tolérance du gouvernement et de sa population par rapport à la production de cet éthanol peut être expliquée par le profit tiré par cette activité. En effet, le montant auquel le gouvernement américain était prêt à se soumettre pour cette production est très élevé. La bioénergie a aussi été mentionnée, mais pas assez pour être un facteur significatif expliquant la tolérance de la population américaine. Les avantages donnés aux agriculteurs étaient cependant beaucoup plus significatifs et pourraient expliquer pourquoi les principaux concernés toléraient cette pratique. Finalement, la réservation de terres destinées à la cultivation du maïs pour l’alimentation uniquement permettrait de diminuer les différents impacts négatifs et permettrait de voir cette pratique comme révolutionnaire. 

 

 

Éliza Nadeau et Léa Mongeau 

Notre garde-manger en danger! Le déclin de la population d’abeilles

Présente sur Terre depuis environ 60 millions d’années, l’Apis mellifera, notre abeille domestique, a évolué pour devenir une des pollinisatrices les plus efficaces qui soient. Elle côtoie l’homme moderne depuis des millénaires, mais depuis quelques années, l’insecte connaît de gros problèmes : partout dans le monde, et pour différentes raisons, les colonies d’abeilles déclinent, si elles ne disparaissent pas carrément. Puisque l’abeille domestique est une puissante bio-indicatrice et qu’elle contribue à la production alimentaire mondiale, il semble impératif de chercher à comprendre le phénomène. Au moins, certains plans d’action pour les sauver ont été mis en place comme #RamenonsLesAbeilles par Cheerios, qui consiste à semer des graines de tournesols pour aider nos abeilles.

 

Tout d’abord, qui dit abeille domestique dit généralement miel, cependant, sa production de miel est un rôle bien secondaire si l’on songe que l’abeille contribue à la pollinisation des deux tiers des 3000 denrées alimentaires agricoles de la planète. Nous sommes portés à croire que le miel est la principale raison d’être de l’apiculture, mais il a été démontré que la valeur du service de pollinisation vaut environ 150 fois plus que du miel et de la cire. Des chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont estimé, en 2005, sa valeur à environ 231 milliards de dollars canadiens, soit 9,5 % de la valeur de l’ensemble de la production alimentaire mondiale. La pollinisation touche plusieurs catégories de cultures : les fruits, les légumes, les oléagineux (soja, tournesol, etc.), les stimulants (cacao et café), la production de semences légumières et autres. Il faut mentionner que l’agriculture occupe 38 % de la surface du globe et ces superficies cultivables sont situées dans les pays développés qui utilisent les services de pollinisation loués, Apis mellifera dans 90 % des cas. C’est alors une grande part de notre garde-manger qui repose sur ces frêles épaules! Ensuite, le miel, outre son goût sucré, présente d’autres propriétés intéressantes : antibactérien, anti-inflammatoire, cicatrisant, etc. Cependant, ce n’est pas le seul produit de la ruche ayant certaines propriétés médicales, il y a aussi la propolis, une substance aux vertus cicatrisantes, antibiotiques et immunostimulantes. Elle est aussi composée de diverses résines végétales, mélangées à de la cire et de la salive, et constitue un excellent antiseptique naturel. C’est d’ailleurs l’usage qu’en font les abeilles: elles en tapissent les murs intérieurs de la ruche afin de la stériliser. Le pollen, lui, est très riche en protéines, minéraux et vitamines, il est utilisé comme fortifiant du système immunitaire. Le dernier produit utilisé par l’humain comme immunostimulant, énergisant et substance nutritive est la gelée royale qui, pour l’abeille, sert à nourrir les œufs au cours des trois premiers jours de vie, ainsi que la reine durant toute son existence.

 

Cependant, même si l’abeille disparaissait, l’humanité ne mourrait pas de faim parce que les denrées comme le maïs, le blé et le riz, qui représentent 60 % des cultures dont se nourrit l’humanité, sont anémophiles, c’est-à-dire pollinisées par le vent. En revanche, la diversité alimentaire serait plutôt médiocre, mais l’importance de la pollinisation va au-delà d’une simple question de variété. Sans tomber dans l’équation simple « Pas d’abeilles = pas de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition de certaines espèces animales… », il faut songer à tous les services écologiques découlant de la pollinisation. Les services écosystémiques sont généralement classés en quatre groupes: d’approvisionnement, de régulation, culturel et de support.

Du reste, ils sont tous interreliés, car la pollinisation ne se limite pas à l’agriculture, mais s’étend aussi aux plantes sauvages et aux arbres, assurant non seulement l’inspiration à l’artiste, mais aussi la séquestration du carbone, la qualité de la filtration de l’eau, la conservation de la fertilité des sols, de même que le recyclage des nutriments et bien plus. En fait, qui dit pollinisation dit biodiversité et tout ce que cela sous-entend. Même en sachant que la pollinisation permet d’augmenter de 10 % la qualité germinative des semences, ainsi qu’un accroissement de la production de l’ordre de 5 à 50 % de la majorité des cultures. Même en prenant en considération la dépendance de l’humain et du bétail à certaines cultures pollinisées par les abeilles. Même en sachant que ces cultures ont une valeur économique plus importante que d’autres, qui n’ont pas besoin d’insectes pour les polliniser. Même si de nombreuses études ont démontré que ces dernières profitent également des pollinisateurs en produisant des fruits plus gros, plus symétriques et plus sucrés. Même en prenant tous ces faits en compte, il est à peu près impossible d’accorder une valeur monétaire réelle et justifiée au service de pollinisation. La seule chose qu’il soit possible d’affirmer, c’est que toute cette chaîne d’interrelations est le fruit d’une longue évolution. Il est donc permis de supposer qu’en ne brisant qu’un seul de ses maillons, le système risque de s’écrouler, faute de pouvoir s’adapter.

En conclusion, il faut garder en mémoire qu’Apis mellifera n’est pas un insecte banal. Elle côtoie les humains depuis des millénaires et leur rend de précieux services, en leur permettant non seulement d’avoir une diète riche et variée, mais aussi en leur offrant plusieurs produits utiles et appréciés. Elle semble indiquer que quelque chose ne va pas dans la relation qu’entretiennent les humains avec leur environnement. Si tout, dans la nature, est une question d’équilibre, alors on ne peut que constater que nous sommes face à un grave déséquilibre, peu importent les causes ou les synergies de facteurs dont il est question.

P.S : Abeilles VS guêpes

Contrairement à ce que tout le monde hurle pendant un repas à l’extérieur, l’abeille n’est pas celle qui vient fouiller dans notre nourriture, c’est la guêpe.  Les abeilles se distinguent des guêpes par leur corps plus trapu et nettement duveteux. Leur comportement aussi est différent: elles prêtent peu d’attention aux humains et se contentent d’aller de fleur en fleur. Elles font souvent un bruit en volant: le bourdonnement. Les abeilles sont inoffensives et piquent très rarement. Les guêpes appartiennent à différents genres et espèces. Elles sont plus longues que les abeilles, avec un net rétrécissement au milieu de leur corps, et paraissent sans poils. Aussi, leur vol est silencieux. Elles ne meurent pas après avoir piqué et peuvent ainsi piquer plusieurs fois. Les guêpes sont très agressives et piquent sans beaucoup de provocation. Leur présence près des humains ne doit pas être encouragée.

Par Auralie Goudreault

sources:

Quand l’humain est à la merci de l’argent

Dans notre société moderne, l’argent occupe une place très importante. Il permet de se procurer tout ce dont on a besoin, contribue à des vies et est l’objet du désir de plusieurs. Mais que fait-on quand l’argent devient le but premier? Quand il passe avant tout? Que fait-on quand l’argent est plus important que des vies, que l’environnement et tous les droits de l’homme? Que fait-on quand l’humain est à la merci de l’argent?

 

Où l’argent entre en jeu

Nous le savons, une importante crise environnementale a lieu partout sur la planète. Des campagnes de sensibilisation sont lancées, des manières de contrer la dégradation de l’environnement sont proposées… Par exemple, en alimentation, on nous suggère d’acheter des aliments locaux, d’éviter la surconsommation et le gaspillage, de faire du compost ou même de devenir végétariens ou végétaliens. Cependant, beaucoup de ces mesures coûtent plus cher que de continuer notre quotidien sans rien changer et cela constitue un dérangement, voir une raison pour ne pas les adopter. Des produits de remplacement sont également créés et pourraient être adoptés eux aussi. Par exemple, le plastique biodégradable à base de maïs. Les gouvernements pourraient bannir le plastique dérivé du pétrole et instaurer celui d’origine végétale. Il existe de multiples façons de faire mieux, mais il faut tous s’y mettre. Le problème, c’est que des gestes d’impact importants comme celui-ci coûtent plus cher que de ne rien faire. On accorde donc plus d’importance à l’argent qu’à notre planète, notre air, notre eau et des milliards de vies, sans compter celles des gens des générations futures? Il faut se souvenir que ces générations futures ne sont pas que des personnes sans importance, mais nos enfants, nos petits-enfants et nos arrières-petits-enfants. Voulons-nous vraiment accepter qu’ils n’aient pas la chance de vivre sur cette terre à cause de nos mauvais choix? Serions-nous prêts à leur dire : « Si tu es malade à cause de l’air et de l’eau pollués aujourd’hui, c’est parce que je n’ai pas fait l’effort de faire le bon choix »?

Tous faire un effort

«Quand on nous parle du mode de vie « zéro déchet » dans les médias, on le fait toujours en nous présentant l’exemple de Stéphanie, la mère de trois enfants qui réussit à faire entrer tous ses déchets d’une année dans un petit pot d’aspirines. « Ce n’est pas si compliqué » explique-t-elle à la caméra. « J’ai simplement changé toute ma façon de vivre. J’ai un jardin où je fais pousser mon sel et mon poivre, et je consacre tous mes mercredis après-midi à mâcher de vieux journaux pour en faire du papier de toilette maison. Simple simple simple ! » Notre enthousiasme pour le zéro déchet diminue alors à la même vitesse que la quantité d’espèces animales sur la planète. On ne sera jamais assez bons. Pourquoi essayer? La même chose arrive quand on s’imagine devenir végétarien ou même végane. Je sais de quoi je parle, parce que j’ai déjà été complètement végane. Pas d’œufs, pas de lait, pas de poulet frit. Ce régime a tenu deux ans.

Aujourd’hui, je suis végétarienne 50% du temps, végane 35% du temps et j’ai des rechutes de poulet frit le 15% restant. C’est bon le poulet frit, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise?

Ça semble paradoxal, mais mes écarts carnivores m’aident énormément à garder le reste de ma diète végé. Ils m’évitent de voir mon alimentation comme une prison et ça garde du plaisir dans chaque repas. J’ai comme ambition de redevenir végane éventuellement, au moins à 95% (le poulet frit, encore une fois…). En attendant, je refuse de me fouetter pour mes failles. Selon les plus récents calculs, manger de la viande une fois par deux semaines, ça reste mieux que d’en manger tous les jours.

 

Pour citer approximativement Anne-Marie Bonneau, une cuisinière qui se spécialisera dans le zéro déchet : nous n’avons pas besoin d’une poignée de personnes qui vivent parfaitement un style de vie zéro déchet. Nous avons besoin d’un million de personnes qui le font un peu tout croche. Si on compte que sur les plus crinqués capables d’être de parfaits écologistes pour sauver la planète, on n’y arrivera pas. Le « un peu tout croche », tout le monde est capable, et ça risque de faire plus d’adeptes qu’une invitation à lâcher son emploi et ses loisirs pour passer tout son temps à faire pousser son propre tofu.» 

Bref, ce que cet extrait de Mathieu Charlebois, du magazine Curium exprime, c’est qu’on doit tous faire notre part, aussi petite soit-elle, et travailler en équipe. Faire sa part, ça peut être d’être végétalien à tenter de réduire sa consommation de viande. Ça veut dire qu’on peut être végétarien mais manger du poulet, ou encore manger de la viande toutes les deux semaines plutôt que chaque semaine. Et par travailler en équipe, j’entends s’encourager et se féliciter mutuellement plutôt que de réprimander ceux qui ne sont pas parfaits dans leur mode de vie zéro déchet. Notre but n’est pas la perfection, c’est notre mieux. Et ça, tout le monde est capable de le faire, même si parfois, ça coûte un peu plus cher que de se cacher la tête dans le sable et faire semblant qu’il ne se passe rien du tout. C’est notre faute, vaut mieux tout de suite l’assumer et commencer à réparer nos erreurs avant que ce ne soit plus possible.

Par Amélia Gélineau

ZOOM sur le compost, un projet pilote

Au cours des derniers mois, le compost a beaucoup fait parler de lui comme étant une alternative pour donner une deuxième vie à nos déchets alimentaires. Au départ, c’était une initiative personnelle et c’est devenu un souhait de société.

Est-ce une mode ou une habitude qui pourra améliorer le monde de demain? Seul l’avenir nous le dira.

Dernièrement, j’ai pu rencontrer la directrice générale de notre école, madame Isabelle Gauthier, pour qu’elle me parle du compost qui va bientôt arriver au sein de notre établissement. Ce fut une entrevue intéressante sur les bienfaits et les inconvénients de cette nouveauté.

Au début de février arriveront les bacs bruns dans les cafétérias Nord et Sud. Un entretien quotidien et une collecte régulière, faite par nos concierges, permettront de gérer les insectes indésirables. C’est pourquoi il n’y aura pas de compost dans les classes.

Si l’intégration du compost dans les deux grandes cafétérias se déroule bien, ce dernier sera également possible dans les autres cafétérias (la salle Raymond-Gagnon, la cafétéria d’art dramatique et celle dans le bloc sportif). Puisque les bacs de compost ne seront pas sélectifs, tout ce que contient votre assiette peut y entrer!

“Les écoles secondaires sont des grands milieux de vie, il faut adapter certaines routines, certaines façons de faire ”, explique Mme Gauthier. En effet, les bacs de compost sont déjà installés dans la plupart des écoles primaires (Mme Gauthier a d’ailleurs implanté les bacs bruns à l’école le Rucher), mais pas beaucoup d’écoles secondaires en possèdent.

C’est la ville qui fournit les bacs et les collectes (comme dans les maisons). Par contre, à l’interne, ce sont les employés, les enseignants et les élèves qui vont gérer les contenants. Le conseil des élèves et le club environnemental vont pouvoir aider à promouvoir le compost dans l’école. De plus, quelques kiosques d’information seront faits afin de s’assurer que cette saine habitude s’installe graduellement et définitivement dans notre quotidien.

Comme n’importe quelle initiative environnementale, il faut que tous mettent la main à la pâte pour que ce projet de donner aux déchets alimentaires une deuxième utilité soit un succès. Il sera de notre devoir d’utiliser intelligemment les bacs bruns pour contribuer au mieux-être de notre école, de notre société, de notre planète.

 

Maya Rioux, qui cherche à améliorer le monde de demain.

3 semaines de diète végétalienne

Ce mois-ci, j’ai poursuivi mon expérience en mangeant selon la diète végétalienne pendant 3 semaines. J’ai essayé de comprendre pourquoi vouloir faire ça, les difficultés, la popularité et apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur la diète. 

 

Trois semaines de diète cétogène

Pendant 3 semaines, j’ai testé le végétalisme, c’est-à-dire de ne manger aucun aliment d’origine animale, à ne pas confondre avec le végétarisme qui consiste seulement à ne pas manger de viande.  Beaucoup de végétaliens utilisent aussi des produits (hygiène et beauté) non testés sur les animaux et mangent biologique, mais je m’en suis tenue à la diète uniquement, car ces produits coutent très cher. J’ai tout de même beaucoup de respect pour ceux qui le font. Aussi, je tiens à préciser, même si tous mes commentaires peuvent sembler négatifs, j’ai énormément de respect et d’admiration pour les végétaliens à temps plein.

 

 

Beaucoup trop de toasts…

Je vais vous avouer qu’au début, je ne savais pas trop quoi manger. Alors, la solution facile m’a semblé de manger des toasts et du gruau au diner et au déjeuner… oups. Pour ma défense, je ne pouvais pas en manger lorsque j’étais Keto, alors j’en ai profité. La plus grosse différence que j’ai remarqué entre la diète cétogène et le végétalisme, hormis la consommation de viande, c’est le temps passé à cuisiner. J’explique.

Dans la diète cétogène, faire un repas prend peu de temps. On fait simplement cuire un steak et on l’accompagne de quelques légumes faibles en glucides. Si on y tient, on peut cuisiner des à-côtés comme du pain par exemple.

Dans la diète végétalienne, à peu près tous les accompagnements sont permis (pain, pâtes, riz…). Par contre, sans viande, il faut vraiment cuisiner pour  faire un repas qui se respecte. Cela prend un certain temps, surtout si l’on n’est pas un expert en la matière. Il est donc très facile de tomber dans la facilité et de manger plein de tartines au beurre d’arachide.

Je n’aime pas YouTube

Demandez à n’importe quel vegan, il vous répondra que tous les trucs pour réussir la transition au végétalisme sont sur YouTube. Je suis donc allée sur cette application naïvement, sans m’imaginer que quelque chose pourrait mal tourner. Je ne comprends pas l’algorithme de YouTube. Il ne m’a jamais proposé de recette, alors pourquoi maintenant? En tous cas, elle aurait été parfaitement bienvenue, car il faut le dire, cette recette était très alléchante, mais elle était destinée aux amoureux de fromage! J’ai regardé la vidéo… pourquoi me suis-je infligé ça à moi-même? Sincèrement, le pire, ce n’est pas le fait que je ne puisse plus manger de viande, c’est assez facile en vrai.

Le pire, c’est de se priver des œufs et du fromage.

 

La quête pour un resto

Je suis allée à l’opéra pendant mon expérience et j’ai bien évidemment dû manger. C’est après avoir bien cherché (pas vraiment) que j’ai désespérément pris la décision de manger une grosse frite au McDonald, ne trouvant rien d’autre.

Après mon souper très nutritif, j’ai eu un mal de cœur…

 

et j’ai eu encore plus mal au cœur quand j’ai vu qu’il y avait un restaurant vegan un peu plus loin…

 

 

Mes observations

Contrairement à la diète cétogène, je n’ai ressenti aucun symptôme. En fait, je n’ai remarqué aucun changement physique particulier. J’ai plutôt vécu un manque d’inspiration pour savoir quoi manger. Une autre grosse différence avec la diète cétogène, c’est le temps d’adaptation. Après une semaine, j’étais complètement adapté à la diète Keto.

Par contre, pour le végan, ça a été une toute autre histoire. J’ai commencé à être efficace et à me préparer des repas à base de tofu, de noix et de légumineuses seulement vers la fin de mes trois semaines. Mes amis me trouvaient courageuse de tenter cette expérience, mais en fait, ce n’était pas trop difficile sur le moral.

 

– Il faut avouer que les recettes végétaliennes ont beaucoup de goût quand on s’y met et toute diète qui permet les croustilles me semble parfaitement sympathique!

Aussi, j’aime beaucoup les graines de sésame PARTOUT. Saviez-vous que c’est une excellente source de protéine et que c’est bon dans tout? Ce n’est pas si compliqué! Si vous voulez tenter l’expérience, ne vous découragez pas, car à mon avis, les deux premières semaines sont les plus difficiles. D’ailleurs, j’ai lu que le meilleur truc pour continuer à s’alimenter selon les principes du végétalisme est de se rappeler pourquoi on le fait. Se dire qu’on le fait pour le bien-être des animaux et pour la protection de l’environnement, c’est vraiment inspirant.

 

Dans mon cas, je l’ai fait pour l’amour du journalisme… on a trouvé plus motivant!

 

 

Après l’expérience

Pas de réhabilitation à la consommation de viande, ça, je vous le dis. Les ailes de poulet que j’ai dégustées me semblaient être les meilleures que j’ai mangées de ma vie. Probablement qu’il faudrait un plus grand temps où l’on ne consomme pas de viande pour avoir besoin d’y réhabituer son corps.

 

En conclusion, j’ai appris beaucoup de cette diète, mais je ne reproduirais pas l’expérience. Par contre, un repas végan par semaine ne me ferait pas de mal. Ce que je vais retenir, c’est que lorsque l’on se donne, il est très possible de manger uniquement des aliments d’origine végétale. La prochaine étape est le paléo, la diète des chasseurs-cueilleurs, qui est très différente du végétalisme.

 

Par Sandrine Jean

 

 

Trois semaines de diète cétogène

Depuis plusieurs années, on voit des modes de vie et des diètes étranges envahir les réseaux sociaux. Cétogène, paléolithique et même végétalienne, qu’est-ce que c’est et pourquoi vouloir faire ça? C’est dans cette mentalité que je me suis décidée à les essayer.

 

Cela fait maintenant 10 jours que je suis le régime cétogène. Avant toute chose, je tiens à dire qu’il faut avoir l’avis de son médecin avant de faire tout changement dans son alimentation, c’est donc après avoir reçu l’approbation de mon médecin que j’ai commencé mes recherches. J’ai lu de multiples articles sur Internet, des livres, je suis allée suivre des pages Keto sur Facebook et je suis même allée voir une nutritionniste. Au début, je voulais faire un mois cétogène, un mois paléolithique et un mois végétalien, mais ma nutritionniste m’a vite fait comprendre que changer de diète du jour au lendemain n’était pas une bonne chose et que je risquais de faire des carences.

Je parle de diète cétogène depuis le début de cet article, mais qu’est-ce que c’est exactement ? La diète cétogène ou the Ketogenic diet (Keto) en anglais, est une diète ou l’on réduit le nombre de glucides au minimum. Donc, vous avez bien compris, pas de gâteau et de biscuit, mais ça serait trop simple. Les grains contiennent beaucoup trop de glucides, donc pas de pain et de pâtes. On peut aussi ajouter à cette liste les patates et le maïs. Ce n’est pas tout, plusieurs adeptes de cette diète souhaitent aussi couper dans tout ce qui est inflammatoire comme le soya. Ne vous inquiétez pas, lorsque l’on coupe quelque part, il faut bien évidemment compenser ailleurs, par exemple chez les Keto avec le gras et le corps l’utilise comme énergie pour remplacer le glucide. Cette diète est aussi appelée la « diet doctor » et plusieurs affirment que cette diète peut aider pour l’épilepsie, le diabète, les inflammations et pourrait même réduire les chances de cancer. Par contre, rien n’est prouvé.

 

 

Mon expérience jusqu’à présent

Le premier octobre est le jour que j’ai le plus redouté et où j’ai commencé la diète. Petit avertissement, si vous avez des petits frères/sœurs ou même des amis immatures, la tâche pourrait être plus difficile, car je vous préviens qu’ils vont se faire un plaisir de manger des chips, quand ce n’est pas un cupcake, devant vous. Ensuite, j’ai probablement choisi un des pires moments pour commencer cette diète, car si vous vous souvenez bien, c’était l’action de grâce le 8 octobre dernier. J’ai pu manger de la dinde avec le minimum de sauce possible et des petits légumes, donc pas de farce pour Sandrine. Le point positif, c’est que j’ai commencé à cuisiner beaucoup plus et j’ai découvert des choses que je n’aurais jamais essayées avant. Comment j’ai pu tenir 10 jours sans tricher? Le chocolat noir. C’est ma nouvelle raison de vivre. En parlant de découverte, j’ai aussi trouvé ma nouvelle collation préférée : les Whisps. Ce sont des croustilles de parmesan. Aussi, ma plus grande découverte est en fait assez simple. Le petit pain Keto au micro-ondes. Je l’ai trouvé sur Facebook.

 

Dans une tasse ajoutez :

* Une cuillère à soupe de beurre fondu

* Trois cuillères à soupe de farine d’amande (allez chez Costco)

* Un œuf

* ¼ de cuillère à thé de poudre à pâte.

* 90 sec au micro-ondes

* Bacon et fromage (facultatif)

Symptômes

La diète cétogène crée plusieurs changements dans notre corps. Certains vont vivre ce qu’on appelle le « keto flu » ou la grippe cétogène. Je fais partie des chanceux qui ne l’ont pas vécue. Ceux qui l’ont vécue décrivent des maux de tête, des hauts le cœur, bref, rien de très sympathique. Par contre, c’est seulement pendant que le corps s’habitue au nouveau régime. Ensuite, j’ai remarqué une déshydratation assez intense. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais tout le temps en train de boire de l’eau. Au niveau de l’énergie, je n’ai rien remarqué d’anormal. Le plus gros changement que j’ai remarqué est que mes rages de sucre se sont transformées en des rages de gras. J’ai lu les témoignages de personnes qui ressentaient tellement le besoin de manger du gras qu’elles mangeaient des cuillères d’huile ou de beurre. Je ne me suis pas rendue là, mais le bacon me semblait tellement plus tentant qu’à l’habitude.

 

La réhabilitation

Après avoir terminé mon expérience, j’ai commis l’une des pires choses que j’aurais pu faire : j’ai mangé des pâtes. Oui, soyez déçus, je sais que vous vouliez quelque chose de scandaleux. Mon corps ne tolérait plus le sucre. J’avais lu qu’il fallait réintégrer le sucre progressivement et je comprends maintenant pourquoi. J’ai eu un mal de cœur incroyable. C’est donc une tranche de pain brun à la fois que je réhabitue mon corps aux glucides. Il me reste des croûtes à manger… littéralement.

 

Ce que je vais retenir de cette expérience est que, contrairement à l’opinion populaire, on n’a pas besoin de glucides pour vivre et que la nutrition va bien au-delà du guide alimentaire canadien. Ma prochaine étape est la diète végétalienne et j’en ai encore beaucoup à apprendre sur le sujet.

 

Diète cétogène : secte ou diète?

Après m’être renseignée sur la diète cétogène, je me suis amusée à suivre des pages Facebook sur le sujet. Des gens y partagent leurs recettes. Ça semblait être un monde où tout le monde était en harmonie… jusqu’à ce que je trouve cette catégorie de personnes qui se nomment la “Keto police”.

 

La diète cétogène est une diète où l’on mange très peu de glucides. Elle a plusieurs bénéfices sur le corps, mais celle-ci est plus connue pour sa capacité à faire perdre du poids rapidement. Généralement, les nouveaux adeptes se rendent sur des forums et des pages Facebook pour partager avec d’autres qui suivent la même diète. Tout le monde peut y partager ses recettes, mais comment savoir si ce que vous avez partagé est vraiment cétogène ? Ne vous inquiétez pas, la « Keto police » est là pour vous le faire savoir. Ce superhéros que… personne n’attendait n’hésitera pas à vous faire savoir que vous êtes un danger pour tous les membres de ce groupe. Ces extrémistes sont généralement des personnes qui ont changé leur vie en essayant la diète. Ils font des jeûnes et des tests de cétones (molécule qui se retrouve dans ton corps lorsque celui-ci utilise le gras et non le sucre comme principale source d’énergie).

 

Niveau d’intensité

Comme dans toutes les diètes, il y a plusieurs niveaux d’intensité. Certains font des jeûnes, des tests, ils pèsent tout ce qu’ils mangent et pleurent sur Facebook lorsqu’ils ont mangé un gramme de glucides de trop. Personnellement, je préfère couper tout ce que je sais qui contient énormément de glucides, mais sans plus. Je crois que leur mode de vie peut vraiment entraîner la maladie mentale et que ce n’est pas très sain.

 

Cette « Keto police », patrouilleurs intégristes qui surveillent les blogues, sont la première ligne de défense dans la guerre aux glucides. Ils sabrent les féculents et attaquent les petits creux à coups de « fat bombs » (collations cétogènes constituées essentiellement de beurre, d’huile et de graisse de bacon!) . Au même titre que les véganes qui attaquent des boucheries en Europe, la « Keto police » est un groupe d’extrémistes alimentaires. Serait-ce la « Keto police » qui aurait mis feu à la boulangerie Lazio? Y a-t-il un danger pour Mr. Puffs? Seul l’avenir nous le dira, mais en attendant, je vais essayer de comprendre ce phénomène étrange.

 

Par Sandrine Jean

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