Archives 2017-2018

Le crime de l’Orient-Express

 

Virginie lessard, journaliste

 

 

 

 

Agatha Christie est la reine du crime et en ce mois de novembre, je me suis plongée dans l’une de ses œuvres les plus célèbres, publiée en 1934 aux Éditions Le livre de poche, soit Le crime de l’Orient-Express. Ce roman de 218 pages est définitivement un incontournable du genre policier.

 

Le policier se distingue par une enquête menée par le protagoniste dans le but de résoudre une énigme. On cherche à élucider un mystère en se servant d’indices donnés au cours du récit. Le lecteur est alors amené à tenter de deviner la solution de l’intrigue et la curiosité est souvent stimulée. Agatha Christie est une des auteures phares de ce genre et ses romans ont une renommée mondiale.

Le crime de l’Orient-Express va mettre en scène le fameux détective belge Hercule Poirot. Ce dernier va tenter d’élucider un mystérieux meurtre survenu dans la voiture du train où il se trouvait. Plusieurs indices, plusieurs suspects, mais qui est le coupable? Pour le découvrir, il vous suffit de lire ce roman qui saura vous capturer. Maintenant, sans plus attendre, voici ma critique du crime de l’Orient-Express.

Tout d’abord, ce qui m’a le plus plu lors de ma lecture fut le récit en soi. En effet, Agatha Christie a su élaborer une histoire très complexe et détaillée. On retrouve de nombreux indices subtilement parsemés tout au long du roman et se rattachant entre eux lors du dénouement pour afficher un tableau élaboré. Chaque élément sans exception contribue à l’histoire d’une certaine manière. Je trouve fabuleux que l’auteure, à l’aide de sa seule imagination, parvienne à bâtir ce récit crédible et plein de complexité. Pour avoir lu plusieurs livres de ce genre, je dois dire que j’en ai rarement lu d’aussi recherchés et plausibles. De plus, comme je l’ai déjà dit dans ma critique de 1984, je trouve que c’est un atout que de rendre des événements se rapportant à la fiction presque réels pour le lecteur.

Ensuite, pour poursuivre sur la même lignée, je dois vous parler du suspense présent durant l’ensemble de l’œuvre. En lisant Le crime de l’Orient-Express, j’étais incapable d’arrêter ma lecture tant j’étais curieuse de connaitre le dénouement. Pour moi, il s’agit d’une caractéristique fondamentale d’un bon roman policier que de vous garder en haleine alors que vous tentez de deviner qui est le coupable. Je dois vous avouer que bien que je m’en approchais beaucoup, je n’ai pas réussi à découvrir la fin du roman. Loin de représenter un point négatif, je trouve que cela prouve que l’auteure a su bien élaborer son histoire. Il y a tant de détails qui s’ajoutent sans cesse et nous font douter de tout. On tourne les pages avec hâte, car on est très curieux de savoir comment tout se termine. Cela rend la lecture animée et intéressante.

Un autre élément particulièrement important de ce roman est la façon d’écrire de l’auteure. On retrouve un vocabulaire technique très riche et on fait l’emploi d’un langage soutenu. À ce point, vous avez sans doute pu remarquer que le langage soutenu est un atout de taille dans un roman lorsqu’il est bien employé. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est employé à merveille. Chaque mot est judicieusement choisi et utilisé avec précision, ce qui a pour effet de renforcer les deux aspects précédents. La langue est riche et on remarque une maîtrise sans pareille du registre choisi. De plus, étant donné que le vocabulaire technique est précis, cela va renforcer la crédibilité de l’histoire. On veut croire en Hercule Poirot et sa connaissance du monde criminel par les mots qu’il emploie renforce cette idée. Pour préciser une chose, malgré l’emploi d’un registre qui peut être plus difficile à interpréter, le roman demeure accessible à tous.

Avant de conclure, je dois vous mentionner ce qui est pour moi le seul point négatif de ce roman. La fin, pour moi, a été un peu précipitée. Alors que l’ensemble du livre est très élaboré et détaillé, on dirait que la fin est hâtive et finit sans dénouement réel. Pour ma part, je trouve qu’il manque de finition et le roman aurait gagné des points en ayant un dénouement plus complet.

Finalement, j’ai adoré ma lecture et les aspects positifs dépassent largement l’aspect négatif. Il s’agit d’une lecture idéale pour s’initier au roman policier. Comme toujours, je précise, pour les cinéphiles, qu’il existe une version cinématographique présentement à l’affiche. Sur ce, je vous souhaite de très bonnes lectures et on se retrouve dans une prochaine critique.

Frankenstein, un classique de l’Halloween!

 

L’Halloween est la fête idéale pour se plonger dans des classiques de l’horreur et c’est pourquoi j’ai décidé de lire Frankenstein, de Mary W. Shelley. Ce roman, publié en 1978 aux Nouvelles Éditions Marabout, est connu de tous et a su se créer une renommée dans le monde de l’horreur. Ce roman de 380 pages est un pilier de ce genre et il me semblait tout naturel de découvrir l’histoire originale de cette œuvre, qui a réussi à

me charmer malgré mes appréhensions.

Avant d’enchainer avec un bref résumé de l’œuvre, je vous invite à aller lire ma précédente critique sur le roman Carrie de Stephen King, pour en apprendre plus sur le genre de l’horreur.

Sur ce, bien qu’il s’agit d’une histoire dont tout le monde a déjà entendu parler, je vais quand même prendre la peine de vous la résumer. Donc, il s’agit de l’histoire d’un homme, du nom de Victor Frankenstein, qui raconte, à un capitaine de bateau l’ayant secouru, son récit. Il lui exp

lique la manière dont sa vie a basculé dans l’horreur à la suite de la création d’un terrible monstre qu’il poursuit en vain. Il existe plusieurs versions de l’œuvre et j’étais sceptique à l’idée de lire l’original, mais je dois avouer avoir été agréablement surprise. Il s’agit d’un roman pouvant être difficile à lire en grande partie à cause de son registre de langue soutenue. Maintenant, sans plus attendre, voici ma critique de Frankenstein.

Tout d’abord, une grande qualité de ce récit est la manière dont le suspense est présent tout au long de celui-ci. Bien entendu, ce n’est pas un suspense à n’en plus dormir, mais je dois dire qu’une fois ma lecture entamée, il m’était difficile de poser le livre. J’avais vraiment envie de connaître la suite des événements et la façon dont l’auteure les avait écrits. Ce qui est impressionnant, c’est le fait qu’il s’agit d’une histoire connue de tous et dont je connaissais déjà le dénouement, pourtant, j’étais tout de même curieuse de lire la suite. Il s’agit d’une immense qualité, selon moi, puisque ce suspense présent dans le livre nous démontre la grande maîtrise de l’horreur que possède l’auteure. Il est également toujours très agréable de lire un roman qui vous accroche complètement et vous fait tourner page après page en oubliant toute notion du temps qui passe. Ce point, à lui seul, est suffisant, à mon avis, pour expliquer la raison qui fait de ce roman un classique.

Ensuite, je dois poursuivre avec ce qui est, sans contredit, mon élément préféré de l’œuvre, soit le style d’écriture de l’auteure. En effet, je suis une grande amoureuse du langage soutenu et je dois dire qu’avec Frankenstein, j’ai été servie. L’auteure emploie un vocabulaire très riche et recherché. On retrouve très bien l’ambiance de l’époque à laquelle se déroule l’histoire. Le fait qu’on utilise un registre de langue comme celui-ci apporte un côté poétique à l’œuvre malgré qu’il s’agisse d’un roman d’horreur. L’auteure écrit de sorte à enrichir son récit pour lui donner un aspect intemporel. Je crois que la qualité supérieure d’écriture de l’œuvre fait en sorte qu’elle a traversé les époques.

Un autre élément m’ayant plu en lisant Frankenstein est toute l’émotion qui s’en dégage. Il s’agit d’une histoire plutôt tragique et représentant bien ce qu’on pourrait appeler la désolation et la pitié. Tout au long de l’œuvre, alors que l’on suit les nombreux malheurs de Frankenstein, on éprouve beaucoup d’empathie pour lui. On réussit à se mettre facilement dans sa peau pour ressentir ses émotions. Je trouve encore plus fascinante la manière dont l’auteure arrive même à nous faire ressentir de la pitié pour le « monstre ». Bref, Mary Shelley a su exploiter au maximum ses thèmes pour les faire ressentir complètement au lecteur sous une gamme d’émotions complexes. En effet, les thèmes abordés sont assez communs, que ce soit la mort, l’ambition ou encore la nature humaine, ce qui explique pourquoi ils touchent autant en plus de faire réfléchir.

Finalement, je suis très heureuse d’avoir lu Frankenstein et d’avoir pu ainsi redorer ma perception de l’horreur. Il s’agit d’une lecture d’Halloween parfaite, malgré ses quelques longueurs qui passent totalement inaperçues face aux aspects positifs de l’œuvre. Comme toujours, je rappelle aux cinéphiles qu’il existe de nombreuses versions cinématographiques du roman. Sur ce, je vous souhaite de très bonnes lectures, une joyeuse Halloween et on se retrouve dans la prochaine critique.

 

Par Virginie Lessard

Le soir de tous les saints

 

Le soir du 31 octobre, des sorcières, des vampires et plein d’autres monstres vont se promener dans les rues pour réclamer des bonbons. Je parle bien évidemment de l’Halloween. Mais est-ce que cette fête s’est toujours déroulée ainsi? Et est-ce que les autres pays célèbrent aussi cette délicieuse tradition? C’est ce que vous découvrirez en lisant cet article.

En Irlande

L’Halloween est la veille de la Toussaint, le premier novembre. Or, le mot « Halloween » est un diminutif de « All Hallows Eve » en anglais, qui signifie « Le soir de tous les saints ». Cette fête a commencé en Irlande. À l’époque, quand les nuits commençaient à s’allonger, on croyait que les fantômes en profitaient pour venir hanter les gens. Pour éviter cela, ils ont commencé à se déguiser en terribles monstres pour les faire fuir. Cette tradition s’est ensuite propagée aux États-Unis quand des immigrants Irlandais sont arrivés.

En France

L’Halloween est très peu connue en France. En effet, ce sont les compagnies qui ont essayé de populariser cette fête, mais de manière tellement commerciale que l’idée a déplu aux français.

Au Mexique

Les Mexicains ne fêtent pas l’Halloween, mais plutôt la Fête des Morts. Puisque celle-ci se déroule le premier et le deuxième jour de novembre, on pourrait facilement voir un lien entre les deux fêtes. Pourtant, elles n’ont rien à voir et ce n’est qu’une simple coïncidence que les dates soient consécutives. Au Mexique, les habitants se retrouvent en famille, mangent des têtes de morts en sucre et vont au cimetière danser et chanter. C’est une fête pour rendre hommage aux proches décédés. Pour se faire, ils nettoient la tombe de leurs ancêtres et la décorent de chandelles et de petites fleurs oranges.

En conclusion, la fête de l’Halloween est un bon prétexte pour manger des bonbons et s’amuser avec sa famille et ses amis.

Sur ce, je vous souhaite de passer un excellent Halloween!

 

Par Rachel Starkey

Carrie, un incontournable de l’horreur… ou pas!

Stephen King, forcément, ce nom, vous le connaissez. Qui n’a jamais entendu parler de ce maître de l’horreur? Eh bien! En ce mois d’octobre, j’ai décidé de lire la première œuvre de cet auteur, publiée en 1976 aux Éditions Gallimard. C’est un roman de 283 pages qui appartient au genre de l’horreur.

L’horreur est sans aucun doute LE genre à lire à ce temps-ci de l’année. Les récits d’horreur cherchent à créer la peur, l’effroi et l’angoisse chez le lecteur avec des romans à suspense tournant autour de la peur. L’horreur est souvent associée au fantastique dû au fait qu’on y retrouve, la plupart du temps, des phénomènes surnaturels ou paranormaux. Stephen King est de loin l’auteur le plus connu de ce genre et son roman Carrie figure parmi les classiques.

Carrie, c’est l’histoire d’une adolescente victime de l’intimidation de ses pairs et du fanatisme religieux de sa mère. C’est l’histoire d’une adolescente possédant de mystérieux pouvoirs de télékinésie. C’est l’histoire d’une tragédie commise par une victime réclamant vengeance. Carrie, c’est l’histoire d’une fille seule et désespérée. Bon, je n’en dis pas plus, je ne voudrais pas gâcher la fin après tout! Il s’agit d’un livre assez simple à lire du fait de sa longueur et de la manière générale dont il est rédigé. Par contre, les thèmes abordés peuvent être plus délicats pour certaines personnes. Maintenant, sans plus attendre, voici ma critique de Carrie

Tout d’abord, commençons par le positif. Ce qui m’a le plus plu de ce roman, c’est la manière générale dont il est écrit. En effet, la trame narrative est ponctuée d’articles de journaux, d’entrevues, de parties de la commission d’enquête et de nombreux « flashbacks ». Cette chronologie brisée contribue à créer un effet de suspense. Bon, suspense, c’est peut-être un peu fort, disons simplement que cela nous rend curieux d’en savoir plus sur les événements de la fin. Par contre, je dois avouer que je connaissais déjà le dénouement de l’histoire et je pense que le suspense peut être davantage au rendez-vous pour quelqu’un qui serait peu familier avec l’intrigue. Il n’en reste pas moins que cette structure m’a beaucoup plu et a rendu ma lecture moins pénible. Je n’ai pas lu énormément de romans écrits de cette façon et je serais tentée d’en lire d’autres dans le futur.

Ensuite, nous passons au négatif, car, hélas, je ne peux dire que j’ai été charmée par Carrie au‑delà de l’aspect précédent. Je ne doute pas non plus que King est un grand auteur et je ne renonce pas à lire autre chose écrit par lui, seulement, avec ce livre, l’effet « King » n’a pas été au rendez-vous. Une des grandes lacunes de l’œuvre, à mon avis, réside dans sa simplicité et tout simplement son manque d’originalité. Carrie, pour moi, c’est la même histoire d’adolescente maltraitée que l’on a vue des millions de fois. Le livre enchaîne cliché après cliché et aborde chaque thème avec une simplicité déconcertante. Le pire dans tout cela, c’est que l’histoire et les thèmes abordés ont du potentiel. Le roman aurait pu être, à mon avis, beaucoup mieux si l’auteur avait réellement pris la peine de les élaborer et de les traiter en profondeur. Carrie avait le potentiel de me faire réfléchir sur des aspects sociétaux importants, mais ceux-ci ont été, selon moi, uniquement effleurés et non approfondis comme ils auraient dû l’être. Par contre, redonnons à César ce qui revient à César et admettons qu’au moment de sa sortie, l’œuvre de King ne manquait pas d’originalité. Je reproche donc à l’auteur de ne pas avoir su écrire un livre sachant vieillir et traverser les époques.

Un autre élément m’ayant déplu chez Carrie est l’ensemble des personnages pour lesquels je n’ai éprouvé aucune émotion. Je n’ai pas réussi à m’attacher à aucun d’eux. Alors que certains personnages vivaient l’enfer, je restais indifférente et poursuivais ma lecture sans sourciller. J’attribue ce phénomène au fait que le style d’écriture de l’auteur pourrait être qualifié de froid et distant. En effet, on ne ressent pas d’attachement particulier avec les personnages, car ceux-ci ne semblent pas en avoir pour eux-mêmes. L’auteur écrit d’une telle manière qu’il ne fait qu’exposer les faits de l’histoire. C’est une écriture plutôt explicative et pas assez littéraire à mon goût.

Finalement, si je devais vous recommander un roman pour Halloween, ce ne serait certainement pas Carrie. Cela ne vous empêche en rien de le lire pour vous en faire votre propre opinion et je ne regrette pas de l’avoir lu, car cela m’a permis de découvrir un nouveau genre, soit l’horreur. Je vais sans doute relire du King à l’avenir, malgré cette déception littéraire, car je suis convaincue qu’il s’agit d’un bon auteur. Carrie étant son premier livre, je suis persuadée que le reste de son répertoire va en s’améliorant. Je vous rappelle également, pour les cinéphiles, qu’il existe une version cinématographique de Carrie. Sur ce, je vous souhaite de bonnes lectures et on se retrouve dans une prochaine critique.

 

Par virginie Lessard

 

Congestion dans les corridors

Par Mylène Charland, journaliste

Crédit photo : André Massé

Nous savons tous que notre école est surpeuplée. Cela amène une circulation plus difficile dans les corridors autant pour les élèves que pour les enseignants. Je vous énonce aujourd’hui les normes à respecter pour que nous puissions éviter les bouchons de circulation et les grafignes causées par les cartables sur les avant-bras.

Garder la droite

Autant en descendant les escaliers, en marchant dans les couloirs ou bien en passant une porte. Cela évitera d’avoir un face à face avec une personne qui circule à sens envers et empêchera les arrêts soudains qui font fâcher les personnes derrière vous. Pourquoi garder la droite? Eh bien, imaginez-vous que c’est la même règle en conduite automobile partout au Canada. Imaginez ce que seraient les routes sans cette loi, un véritable chaos.

Crédit photo : Rosalie Poulin

Éviter de trop coller la personne devant vous

Malheureusement, il y a souvent des arrêts de circulation brusque. Garder une certaine distance avec la personne devant évitera qu’elle perde son soulier puisqu’elle s’est fait piler sur les talons. Le fait d’avoir une certaine bulle aidera aussi à se sentir moins étouffé et plus détendu.

Crédit photo : Rosalie Poulin

S’abstenir de faire des regroupements au milieu d’un corridor passant

Il y a déjà assez de murs dans l’école, n’en créez pas d’autres en faisant des regroupements. De préférence, allez dehors avec vos amis. Vous allez pouvoir vous parler sans avoir à élever la voix dû au bruit ambiant dans les couloirs.

Éviter de faire un arrêt soudain

Cette action crée un embouteillage à toutes les personnes derrière vous. Éviter à ces personnes de perdre leur patience de la journée. Si vous avez quelque chose d’important à dire à votre ami, allez plutôt le rejoindre à son casier.

Je crois que si tout le monde respectait ces normes toutes simples, cela aiderait grandement à améliorer le bien-être de chacun et faciliterait les déplacements. Toi qui lis cet article, veux-tu contribuer à faire de notre école un milieu plus agréable?

Crédit photo : Rosalie Poulin

Petit canard un jour quittera la mare

Gabrielle Hurteau

 

Poème

Petit canard, deviendra grand gaillard.
Il courra les champs,
migrera au printemps
Il chantera l’été
Jusqu’à s’en essouffler.
Mais Petit canard n’est pas prêt à partir.
Petit canard ne veut pas revenir.
Il souhaite rester, sans jamais s’envoler
Sous les ailes de sa mère, il désire se cacher.

En suivant ses courants sans jamais penser.
Suivant ses demandes, n’osant pas contester
Au fond, c’est logique,
Il ne sait pas parler.
Il ne connaît qu’les mots qu’on lui a enseignés.
Ordonné, affairé, et obéissant
Jamais il ne lancera les dés si puissants.
Petit canard ne pose pas de questions.
Petit canard ne crée pas réflexion.

Petit canard suit les pas en avant.
Jusqu’à l’usine, pour ne pas voir trop grand.
Petit canard ne quitte jamais les rangs.
Petit canard ne rêve pas d’être grand.

Petit connard refuse de parler.
Une langue il apprend
« oui oui, pas maintenant »
Il se tait, le bec clos,
Et respire de nouveau
Sa vie est si simple, se dit-il gaiement
Mais il a tant à dire qu’il ne sait pas comment
Peut être attend-il seulement le bon moment
Jour après jour il y pense fortement
Mais petit canard a très peur d’être grand
De parler si fort serait crier sa mort
De tout questionner le jetterait au bûcher
Alors petit canard se tait
Et suivant les pas de sa si belle maman
Adopte le fameux
« oui oui, pas maintenant »
Petit canard connaît toute sa grammaire
Il est si ignorant que c’en est éphémère
Suivant les traces des marchands devant soi,
Regardant le ciel, méprisant les oies,
Petit canard apprit pas par pas
Comment flotter, c’est si simple tu vois.
Sans interruption ce n’est pas trop compliqué.
Il suffit seulement de se laisser porter.
Rien besoin de plus, déjà c’est assez
Pourquoi chercher plus loin?
Pourquoi se tracasser?
Une mare c’est tranquille,
La vie y est facile
Petit canard peut donc être paisible.

Mais Petit canard ne savait pas nager.
Il n’avait même pas songé à l’essayer
Et Petit canard, maintenant essoufflé
Au milieu du rang devient canard noyé.

Woili woilou

« ANIMALIBUS  NOCTU»

Par Mohamed Adam Kamal et Paul Vézina

 

Nous arrivâmes là-bas sans trop savoir à quoi s’attendre, un tantinet inquiétés par la foule
monstre qui patientait devant le pont. Après que les quelques retardataires de notre groupe nous
eurent rejoints, nous fîmes la file pour pénétrer sur la mystérieuse « Ile de Minlou* »…
Sitôt arrivés, des acteurs costumés nous mirent dans l’ambiance d’Animalibus avec un court
sketch. L’aventure put alors commencer.

De 7h à 11h se déroula une longue et « périlleuse » chasse aux indices partout sur l’Ile des
moulins. On nous avait remis une chandelle dont il nous fallait préserver la flamme du souffle des
wendigos (bêtes sauvages originellement humaines) avant de nous lancer à travers le parc infesté.
Notre mission : trouver des indices pouvant servir à innocenter une certaine sorcière promise au
bûcher et, au passage, vaincre le wendigo originel.

 

 

Les costumes était bien réussis et, malgré les quelques fauteurs de troubles, on put se prêter au
jeu assez facilement. Les énigmes, sans être irréalisables, nous forçaient cependant à nous creuser
la tête un minimum. Comme dans bien des jeux de ce genre, le plus amusant ne fut pas d’atteindre
l’objectif final, mais de parcourir le chemin qui y menait.

Obtenir une pièce d’argent de la part du ménestrel pour l’échanger à un fou contre une souris que
l’on irait ensuite offrir à un « simplet » en échange d’une bille. Reproduire sur un xylophone la
musique jouée par le fou, se faire la croix de purification sur le front, échanger la bille à un prêtre
contre de la monnaie, essayer de corrompre les acteurs avec celle-ci pour recevoir des indices
(sans succès), réveiller une mère ours, envoyer de la neige au visage d’un bébé ours, tuer le
wendigo originel avec un arc (sans raison apparente) et, finalement, se rendre au bûcher de la
sorcière pour l’innocenter avec les indices qu’avec tout cela nous avions oublié de chercher…
Finalement, malgré le peu d’information que nous recueillîmes, nous eûmes le droit de voter pour
la vie ou pour la mort de la sorcière. Quasi-unanimement, ce fut la mort qui l’emporta. La
présumée sorcière périt au bûcher au beau milieu des wendigos enragés.

Encore aujourd’hui, nous nous demandons si l’activité n’avait pas un peu manqué d’organisation,
mais, chose certaine, nous avons eu beaucoup de plaisir et vous invitons fortement à nous
rejoindre si la ville de Terrebonne organise une nouvelle activité dans le genre.

 

Minlou : « Moulin » dont les organisateurs ont habilement déplacé les lettres (pour ceux qui
n’avaient pas compris…)

 

Parlons des ouragans

Par Jessica Carmen Fotsing

Journaliste

Vous avez sans doute entendu parler d’Irma, un des ouragans de la saison cyclonique 2017. En effet, cette catastrophe a eu lieu très récemment, au mois de septembre. Plus de 1000 personnes s’en sont sorties blessées et 124 personnes sont malheureusement décédées suite à ce cyclone. Les petites Antilles, Puerto Rico, la République dominicaine, Haïti, Cuba, les Bahamas, la Floride et la Géorgie, Irma a réussi à les saccager et ils en auront pour 113 milliards de dollars de dégâts. Sur l’échelle Saffir Simpson, nous en parlerons plus en profondeur dans quelques instants, Irma se situe à 5.
Mais saviez-vous que l’un des premiers ouragans enregistrés se nomme Grand Ouragan, qu’il a eu lieu aux petites Antilles, à Porto Rico, à Saint-Domingue et aux Bermudes en 1780 et qu’il y a eu plus de 22 000 morts? Et que l’ouragan le plus meurtrier s’appelle Cyclone de Bhola, avec 300 000 à 500 000 morts en novembre 1970? Ou bien que l’ouragan le plus récent s’appelle Maria et que 73 morts et 100 blessés ont été confirmés?


D’ailleurs, comment fait-on pour nommer les ouragans?

En fait, tout cela remonte à 1950. Avant ça, on nommait les ouragans par l’année où ils avaient eu lieu suivi d’une lettre. Puis, le Bureau météorologique américain a commencé à les nommer avec des prénoms humains. Des prénoms féminins pour être précis. Évidemment, les femmes américaines n’ont pas apprécié que leurs noms soient associés à quelque chose de dévastateur. Donc, vers la fin des années 70, quelques noms masculins ont commencé à être utilisés.
Aujourd’hui, c’est le Centre national des ouragans qui détermine le nom des ouragans. Il a créé six listes de 21 prénoms. Chaque liste correspond à une année et après six ans, on recommence au début et les mêmes noms sont réutilisés. Sur chaque liste, les prénoms sont en ordre alphabétique et il n’y a qu’un seul prénom par lettre. Les lettres Q, U, X, Y et Z ne sont pas utilisées, car il était trop difficile de trouver des prénoms avec ces lettres. De plus, les noms des ouragans, comme Katrina, qui ont fait trop de désastre ou marqué les esprits, sont supprimés des listes et ne peuvent plus être réutilisés.

Finalement, comment mesure-t-on l’intensité des ouragans?

Avec l’échelle de Saffir Simpson, qui ne s’occupe que des ouragans dans l’océan Atlantique et le nord du Pacifique, créée par l’ingénieur Hébert Saffir et le docteur Robert Simpson. Il y a 5 degrés. Le degré 1 illustre des dégâts quasiment nuls, exceptés quelques bris du côté de la végétation ou des panneaux de signalisation. Le degré 2 démontre un ouragan un peu plus puissant, assez pour défaire la structure d’une maison. À partir du degré 3, on parle d’ouragans majeurs. Au degré 4, on peut observer des dégâts considérables, dont certains irréparables. Au degré 5, le plus élevé, on parle d’ouragans destructeurs, comme Irma.


Quoiqu’il en soit, ce n’est pas drôle du tout pour les familles victimes des ouragans et je ne leur souhaite que du bien pour la suite. Comptons-nous chanceux de ne pas en vivre au Québec.

 

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