Cinéma

Le souvenir tient de l’émotion

Joël Burri-Rochon, journaliste

Blade Runner 2049 est le 9ème film de Denis Villeneuve racontant la suite de Blade Runner sorti en 1982 et réalisé par Ridley Scott. L’année dernière, Denis Villeneuve a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur pour Premier Contact et je me demande s’il finira un jour par réaliser un mauvais film.

Les Réplicants étaient des humanoïdes conçus par Tyrell Corp et servaient à obéir à la race humaine. Suite à de violentes rébellions, leur fabrication fut cessée et interdite. Face au dérèglement des écosystèmes des années 2020, la compagnie Niander Wallace fit fortune grâce à sa maitrise de l’agriculture de synthèse, évitant ainsi la famine. Wallace racheta ce qui restait de Tyrell Corp pour créer un nouveau modèle de Réplicants obéissants. Toutefois, de vieux modèles sont toujours en état de marche et sont pourchassés jour et nuit. Ceux qui les chassent sont connus sous le nom de Blade Runners.

Le film se déroule donc en 2049 et l’on suit le quotidien de K, un Blade Runner Réplicant. Celui-ci est chargé d’une enquête impliquant la recherche d’un enfant qui aurait été engendré par un ancien répliquant. K apprend alors que ses souvenirs, qui étaient à la base programmés, sont en fait réels. Il remettra alors en question son identité.

Un film que je n’oublierai jamais, que je ne peux pas oublier. Au milieu du film, un protagoniste déclare à notre personnage principal que les souvenirs de celui-ci tiennent de ce qu’il en a ressenti. Sa citation résume parfaitement ce que je retiendrai de Blade Runner 2049.

La forme

L’on plonge dans un univers malsain où l’on contemple une mégalopole matérialiste et sans âme. La musique intense combinée à une explosion visuelle caractérisée par une esthétique parfaite mais réaliste donnent naissance à une ambiance noire qui m’a cloué à mon siège pendant 163 minutes.

Le contenu

Ce qui m’a le plus marqué et c’est l’aspect le plus important du film, c’est son univers psychologique particulier. Ryan Gosling incarne à mon avis sa meilleure performance. Le personnage de K ne remet pas seulement en question son identité dans ce film, il remet en question son âme. De subtils éléments sont glissés dans le film pour mettre à l’épreuve la conscience de K, par exemple certaines phrases qui se répètent dans sa tête et qui le torturent.

« Vos nouveaux modèles sont heureux de racler la merde … parce que vous n’avez jamais vu un miracle. Tu te débrouilles pas mal pour quelqu’un qui n’en a pas. Pas quoi? Une âme. »

Certains penseront que le concept est un mélange entre Total Recall et A.I. Intelligence artificielle, mais la réalisation de Villeneuve est authentique. Toutefois, même si le film n’utilise aucun remplissage inutile, il manque parfois de rythme et beaucoup se plaignent de la longueur du film. Ensuite, cela dépend de la perception des gens. Il faut tout de même rappeler que ce n’est pas un film d’action, mais plutôt un drame psychologique dans un univers de science-fiction.

Faire le point

Blade Runner 2049 est un film qui se démarque principalement par ses aspects psychologique et visuel. D’autres points positifs pourraient être soulignés, mais sont pour moi secondaires et dépendent plus des goûts de chacun.

Globalement, je ne recommanderais pas ce film à ceux qui ont tendance à préférer l’action et qui n’ont pas l’habitude des longs films. En revanche, tout amateur de films psychologiques et d’émotions fortes devraient voir Blade Runner 2049.

Mon verdict :  17/20

 

 

Critique du film « Ça »

Nicolas Lecavalier, journaliste


Voyez le tout nouveau film d’horreur « Ça »! Il est maintenant disponible à la location!

Beaucoup de personnes se demandent: «Mais qu’est-ce que c’est que « Ça? ».

Cette production d’une durée de 2 heures et 15 minutes a été réalisée par Andrés Muschietti et adaptée du roman de Stephen King. Bien sûr, il y a eu la mini-série de 1990, mais le long métrage est très particulier.

L’histoire se déroule en 1989 (on a vraiment l’impression d’un vieux film) lorsque le petit Georgie disparait d’une étrange façon.  C’est alors que des jeunes se font maltraiter par des adolescents plus vieux. Tous sont victimes d’hallucinations effrayantes d’un clown nommé «Pennywise » ou encore « Ça ». Le groupe tente de localiser cette mystérieuse chose qui se cache dans les égouts et qui s’amuse à leur faire peur…

MA NOTE: 8/10

Personnellement, je m’attendais à avoir vraiment la frousse en regardant le film, mais au contraire, c’était plutôt amusant! C’est-à-dire qu’il y a des scènes où le clown est à la fois terrifiant, mais on se rend compte que c’est simplement « trop » et c’est rendu drôle. Ce n’est pas tout le monde qui va trouver « Ça » rigolo, c’est également terrorisant et même émouvant! Si vous avez lu le roman, vous aimerez, c’est certain! Si vous avez écouté la mini-série, vous préférerez cette nouvelle version! Puis si vous ne connaissez pas « Ça », écoutez-le quand même!

Selon moi, « Ça » est un très bon film à voir, mais ne vous attendez pas à un grand film technologique. Le réalisateur nous plonge dans un univers auquel on ne s’attend pas du tout avec d’excellents jeunes acteurs formidables et Pennywise qui est vraiment épeurant au niveau maquillage. « Ça » nous donne la chair de poule! Les comédiens sont très doués et on s’attache aux différents personnages, ce qui rend le film encore meilleur!

En conclusion, je vous conseille fortement de l’écouter jusqu’à la fin, que vous soyez fan d’horreur ou pas, «Ça» vaut le coup! Alors, installez-vous confortablement et préparez-vous pour « Ça »!

 

 

 

 

L’Académie, une série à voir absolument!

 

 

 

 

 

Ophélie Rancourt, journaliste

 

L’Académie est une nouvelle série québécoise qui a fait son apparition sur les ondes de Club Illico en octobre dernier. Elle met l’emphase sur des problèmes de la vie quotidienne vécus par une adolescente, tels que l’amour, l’amitié, l’orientation sexuelle et ainsi de suite.

Les personnages principaux sont Agathe (Léa Roy), Marie (Juliette Gosselin) et Wendy (Sabrina Bégin Tejeda). Par leur merveilleux jeu, elles réussissent à nous faire ressentir des tonnes d’émotions qui nous donnent tout simplement encore plus l’envie de rester ‘’scotché’’ sur le sofa pour poursuivre leurs péripéties. On ne peut plus s’arrêter!

En voici un petit résumé :

Trois amies (Agathe, Marie et Wendy) font un pacte, celui consistant à ne pas avoir de ‘’chum’’, ne pas texter de gars ou rien d’autre du genre jusqu’à la fin de l’année scolaire … Ce pacte va causer plusieurs problèmes et disputes, car un nouveau programme est instauré à l’école et il y aura maintenant des gars à l’Académie. Les filles devront se serrer les coudes pour surmonter les épreuves que cette réalité leur imposera. Une série pleine de rebondissements et de suspense!

J’apprécie beaucoup cette émission et j’espère que c’est le cas d’autres jeunes filles à travers le Québec. Une chose que j’apprécie, c’est le fait qu’il y ait une morale: cette émission nous en apprend plus sur la vie et nous donne des conseils. Pour ma part, il n’y avait aucun défaut, tout était parfait! Du style jusqu’à l’histoire, c’était une excellente idée de la part de l’auteure jeunesse Sarah-Maude Beauchesne!

Alors, qu’est-ce que vous attendez pour l’écouter?

 

La Belle et la Bête

Le 17 mars dernier, j’ai eu la chance d’assister à la première du long-métrage de Disney : La Belle et la Bête. Cette réédition en live-action du classique d’animation, portant le même nom, a été, selon moi, un franc succès.

Tout d’abord, la première chose que j’ai remarquée lorsque le film a commencé fut les décors. Ceux-ci étaient tout simplement magnifiques et recréaient parfaitement l’ambiance du film original. Que ce soit le petit village de Belle ou encore le majestueux château de la Bête, tout s’assemblait à merveille pour créer un visuel à couper le souffle.

Les costumes représentent également un des points forts de ce film à mon avis. En effet, tous les costumes semblaient très travaillés et sortis tout droit d’un conte de fées. Lors de la scène iconique où la Bête et Belle partagent une danse, la robe jaune portée par la jeune femme était absolument époustouflante. Ceci, sans parler de l’habit bleu de la Bête qui vient compléter le tableau pour ajouter à la féérie de la scène. J’ai également une mention spéciale aux côtés moderne et pratique que les costumiers ont su donner aux tenues de Belle.

Un autre aspect du film que j’ai particulièrement apprécié est la bande sonore. La musique contribuait à l’intensité de l’histoire et ajoutait un degré d’émotions. J’ai été heureuse d’entendre les chansons du film original, ainsi que les nouvelles qui étaient tout aussi excellentes. J’ai vraiment eu l’impression de retomber en enfance et je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver une certaine nostalgie lors du visionnement. Je dois avouer que j’ai eu un coup de cœur pour la chanson C’est la fête et la scène qu’elle accompagne, qui est l’une de mes favorites du film.

Je ne pouvais pas faire une critique de ce film sans vous parler des acteurs et leur incroyable performance. Je crois qu’il n’aurait pas été possible de choisir de meilleurs acteurs pour interpréter les personnages de ce classique. Emma Watson était fantastique dans le rôle de Belle et faisait, à mon avis, justice à la célèbre princesse. L’émotion qu’elle nous transmettait était palpable et les scènes où elle était avec la Bête étaient hautes en émotions. Je dois également avouer que l’acteur qui interprète Lefou, le fidèle acolyte de Gaston, m’a arraché quelques rires avec ses répliques loufoques. En parlant de Gaston, je dois dire qu’il s’agit d’un personnage qu’on aime détester et l’acteur l’interprétant a été à la hauteur de mes attentes.

Je termine cette critique en vous parlant de l’histoire. Bien qu’il s’agisse d’une histoire que la plupart connaissent, je crois qu’elle est intemporelle. Le message qu’elle souhaite communiquer : la véritable beauté se trouve à l’intérieur de soi. Bien qu’il y ait eu quelques changements mineurs, l’histoire reste très fidèle à l’original. Il s’agit de mon conte de fées favori et j’ai été ravie de le découvrir sous cet angle.

Finalement, je vous recommande vivement de regarder ce film, qui est l’un des meilleurs que j’ai vu, que ce soit pour découvrir pour la première ou la millième fois l’histoire éternellement parfaite de La Belle et la Bête.

 

 

Virginie Lessard

Un court-métrage d’un élève d’Armand-Corbeil!

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

Je crois que tout le monde a entendu parlé du 375ième anniversaire de Montréal, mais saviez-vous qu’il y a eu un concours relié à l’événement? Il était destiné aux jeunes de moins de 22 ans et ceux-ci devaient créer un court-métrage ayant un regard humoristique ou amoureux de la ville. Il y a ensuite 12 des 150 courts-métrages qui ont été retenus et qui ont été ou vont être présentés en avant-première des films dans les salles Cineplex du Québec. À chaque mois, ils changent le court-métrage et celui qui est présenté durant tout le mois d’avril est celui de William des Marais, un étudiant de l’école Armand-Corbeil!

Si vous voulez en savoir plus sur les gagnants cliquez ici.

Et voici le court-métrage de William:

Élodye Barré

1:54, un film boulversant !

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Le 13 octobre dernier, le premier long-métrage de Yan England est sorti au cinéma. Antoine Olivier Pilon, Sophie Nélisse, Lou-Pascal Tremblay et d’autres très bons acteurs y jouent.

C’est l’histoire de Tim, un adolescent qui se fait intimider à l’école. Il en souffre et tente de supporter tout ce qu’il vit avec l’aide de Francis, son meilleur ami. Tim se relance dans la course à pied contre son intimidateur. Il devra dépasser ses limites tout en supportant les menaces et les coups bas de ceux qui lui pourrissent la vie.

Alors, voici ce que nous en avons pensé : Ce film nous a fait passer par toutes les émotions possibles et nous a fait réaliser beaucoup de choses. Il nous a aussi fait remettre en question l’impact que peuvent avoir nos propos. Nous croyons donc que tous les adolescents du Québec devraient le voir afin de les conscientiser sur l’intimidation. Dans 1 :54, le sujet de l’intimidation est traité d’une nouvelle manière. En effet, contrairement à ce qu’on voit habituellement, le sujet n’est pas minimisé et il est présenté de façon très réaliste. De plus, on voit ce que les personnages touchés de près ou de loin (les parents, les élèves, le personnel de l’école, etc.) ressentent par rapport au sujet. Aussi, le jeu des acteurs est irréprochable, ils transmettent très bien les émotions qu’ils vivent, et ce, dans toute leur intensité. De plus, ils se sont tellement bien approprié leur personnage que nous ne pensons pas aux autres personnages qu’ils ont joués dans leur carrière.

Voici ce que d’autres en ont pensé :

«Je l’ai vraiment trouvé touchant et nécessaire pour faire comprendre l’impact de l’intimidation! Le jeu d’acteur était super, surtout pour celui qui jouait Tim! J’ai vraiment apprécié le film!»

«J’ai trouvé le film vraiment touchant et réaliste parce que ce genre d’histoire peut arriver à n’importe qui dans notre école ou dans une autre. Le message que le film envoie est vraiment à retenir parce que chacun de nos actes ont des conséquences parfois pires que ce que l’on peut imaginer.»

«C’est un film très touchant que tout le monde devrait voir pour contrer l’intimidation.»

«J’ai vraiment été impressionnée par le nouveau film de Yan England! Les techniques utilisées faisaient croire à une œuvre américaine, et l’histoire était bien bâtie et réaliste. En effet, j’ai trouvé que le créateur a bien cerné notre quotidien adolescent et les sujets tabous dont il faut pourtant parler. À voir!»

«C’est un film qui montre vraiment ce qui se passe dans une école secondaire et toutes les répercussions que cela peut avoir et je pense que tous les adolescents devraient aller voir ce film là pour les sensibiliser à l’intimidation.»

En conclusion, nous vous conseillons grandement d’aller voir ce film à la fois choquant et touchant.

Pour voir la bande-annonce :

Roxanne St-Hilaire et Élodye Barré,

Directrices de l’information

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