La personnalité marquante

Qui est Armand Corbeil ?

Nous passons 180 jours par année à l’école. Pourtant, nous ne connaissons pas celui dont notre établissement porte le nom. Il y a beau avoir un panneau informatif près de la salle Raymond-Gagnon, à côté du bloc des sports, à part son nom, nous ne savons pas grand-chose de son histoire, qui il a été, pourquoi notre école s’appelle ainsi. Qui est Armand-Corbeil?

 

Contexte historique et naissance de notre école

 

« L’école Armand-Corbeil commence dans un contexte. »

Le contexte, c’est après le rapport Parent, explique Martin Maisonneuve, enseignant en histoire et géographie dans notre établissement.

 

Le rapport Parent, c’est un grand rapport qui a été fait au début des années 1960 et qui évaluait l’éducation au Québec. L’éducation, avant 1964, au Québec, est donnée par les églises, principalement du côté francophone, et du côté anglophone, il y a déjà des commissions scolaires d’établies. Donc, du côté des francophones, c’est plus les religieux et les religieuses qui donnent l’éducation et c’est vraiment à deux vitesses, une éducation pour les filles et une éducation pour les garçons. L’éducation pour les garçons, c’est principalement deux types.

Encore là, ça se divise en deux grandes branches : on a tous les métiers qui sont donnés dans les collèges, les collèges techniques, et sinon, on a un autre aspect, que l’on appelle le séminaire, qui va diriger les jeunes garçons vers ce que l’on va appeler les professions libérales : médecin, notaire, avocat, et l’autre, plus vers l’aspect religieux, donc pour devenir un père, un curé. Mais c’est toujours l’Église catholique qui encadre cette formation. En 1964, maintenant, quand on fait le rapport Parent, on constate que les Canadiens français sont moins bien éduqués que le reste de la population canadienne, que du reste de la population québécoise anglophone et qu’en Amérique du Nord, avec les Noirs américains, donc avec les afro-américains, ils sont les plus pauvres de tous les groupes ethniques en Amérique de Nord. Et c’est alors qu’il y a un gros constat d’échec du système scolaire québécois.

Donc, le rapport Parent donne naissance, en 1964, au Ministère de l’Éducation, qui a fêté, il y a environ 5 ans, son 50e anniversaire, mais dont on n’a eu aucune mention. (…) Maintenant, il faut mettre en contexte que ça fait seulement deux générations que tous les Québécois et toutes les Québécoises ont droit à une éducation secondaire. En 1964, en plus des commissions scolaires qui sont créées, il y a aussi les cégeps qui sont créés, à partir des collèges techniques, et les séminaires, eux, seront fermés peu à peu ou transformés eux aussi en cégeps pour donner ce que l’on appelle la formation pré-universitaire. L’autre aspect, c’est la création des commissions scolaires.

Terrebonne… rurale. À droite, la montée Pincourt (boulevard Moody) est une route rurale à deux voies. C’était bien avant la construction des Galeries de Terrebonne. Au centre, la nouvelle autoroute 25, puis plus haut, la côte du sommet avec son motel, qui donne accès au secteur de Terrebonne-Heights où quelques nouvelles rues champêtres percent à travers les bois. (Photo : Fonds Aimé-Despatis, Société d’histoire de la région de Terrebonne)

Le contexte de Terrebonne 

Mettons-nous dans le contexte de Terrebonne, maintenant. Terrebonne n’a pas de commission scolaire. Terrebonne est rattachée à la commission scolaire de Laval, parce que la population y est environ de 10 000 habitants à ce moment, même un peu moins, 8 000 habitants. Aujourd’hui, on est rendu à plus de 110 000 habitants, il y a eu un boum démographique à Terrebonne depuis 50 ans.

Donc, on est attaché à la commission scolaire de Duvernay ou la commission scolaire de Laval, et on commence à avoir des personnages, des notables, des gens qui ont fait l’université mais qui vivent à Terrebonne. On a, par exemple, Léopold Gravel, Ouimet, qui a été curé, et Armand Corbeil. Eux font une formation libérale, comme j’ai parlé tantôt.

Donc, M. Corbeil va devenir notaire, il va avoir un bureau de notariat dans la région de Terrebonne et il commence à être un personnage de ce que l’on appelle la communauté libérale : médecin, docteur, avocat, ils se tiennent ensemble et sont en quelque sorte l’idéal des Canadiens français de l’époque. C’est la voie à suivre, parce que presque toute la population de Terrebonne travaille soit dans les usines, la Homeshoes exemple, ou Moody’s, il y a d’autres entreprises, il y avait un centre-milieu industriel à Terrebonne à cette époque-là. Ou bien ils vont travailler comme agriculteurs dans la grande région de Terrebonne.

Donc, eux ont un idéal, d’abord, c’est de créer une commission scolaire francophone sous la loi de l’instruction publique de 1964, donc ils vont créer la commission scolaire de Terrebonne pour le primaire et éventuellement, la commission scolaire de Terrebonne, mais pour le secondaire. Éventuellement, cette commission scolaire va changer de nom, ça va devenir la commission scolaire des Manoirs et ensuite, la commission scolaire des Affluents. Armand Corbeil et Léopold Gravel vont jouer des rôles importants parce qu’ils vont être des représentants, des gens qui sont élus comme commissaires à la commission scolaire de Duvernay puis de Terrebonne, éventuellement. Et eux vont faire la promotion de constructions d’écoles. Déjà à l’époque, il y a une école primaire à Terrebonne, c’est l’école St-Louis, qui a encore aujourd’hui sa vocation d’école primaire. C’est là qu’on va développer deux autres écoles, parce que la population de Terrebonne est en augmentation, due à l’étalement urbain, puisqu’un nouveau mode de vie apparaît: la vie en banlieue.

Donc, Terrebonne, qui est à peu près à 25 kilomètres de Montréal, devient une destination de choix. Les maisons commencent à se construire, d’où notre quartier ici, construit dans les années 60, et de l’autre côté, à St-Louis-de-Terrebonne. Donc, on manque d’écoles, on va alors en construire une première, qui va prendre le nom de Léopold-Gravel, et on va acheter un terrain. Et la rumeur veut que ce soit Armand Corbeil qui a acheté la terre sur laquelle on est actuellement, ici.

Cette terre appartenait d’abord à M. Ouimet, d’où le nom de la rue Ouimet près d’ici. (…) M. Ouimet était fermier et la terre sur laquelle on est, c’est une ancienne cuvette. En termes géologiques, c’est un trou dans lequel l’eau ne se déverse pas, donc c’est un marais. Et donc on achète la terre pour très peu d’argent, d’ailleurs, la terre, elle continue jusque de l’autre côté de l’autoroute 25 et elle monte dans le coteau. (…) Et la cuvette qui est ici, elle appartient à M. Ouimet, et à l’époque, ce marais, on l’appelle le « trou noir », parce que les vaches de M. Ouimet, exemple, venaient mourir ici et les Terrebonniens venaient jeter les déchets ici. Alors la terre est achetée par Armand Corbeil, c’est la rumeur, ou alors il fait des pressions pour acheter cette terre-là. C’est de l’école Léopold-Gravel jusqu’à ici, au pied du coteau, que l’on achète la terre et que l’on fait des remblais pour une future école, l’école Armand-Corbeil.

L’école Armand-Corbeil, donc, est bâtie pour devenir une polyvalente, dans l’esprit de la loi Parent et dans l’esprit de la loi de l’instruction publique, c’est-à-dire de devenir un centre de formation secondaire et un centre de formation professionnelle pour les jeunes de la région de Terrebonne mais aussi de Mascouche. Elle devient donc un pôle important du développement économique mais aussi du savoir. Et on va donner le nom de celui qui a fait des pressions et qui a arrangé la vente, à l’école, l’école Armand-Corbeil. » Par la suite, la construction de l’école achevée, les élèves y entrent en septembre 1969, au nombre de 1700, nombre qui a beaucoup évolué jusqu’à plus de 2090 élèves aujourd’hui. L’école secondaire Armand-Corbeil est inaugurée le 27 mai 1970 par le curé René Grenon, qui donne sa bénédiction à l’établissement. Une plaque commémorative est également dévoilée devant la famille Corbeil.

 

L’histoire d’Armand Corbeil brièvement

Né Joseph Rodrigue Armand Corbeil le 21 avril 1899, à Terrebonne, il se marie avec Paulette Brière en 1921 et ouvre un bureau d’assurances trois ans plus tard, tout en continuant son travail de libraire. Une trentaine d’années après son union, il siège comme conseiller municipal à la ville de Terrebonne pour deux ans. Il est ensuite président de la Commission scolaire. Après avoir suivi Duplessis pendant quelques années, désabusé de la politique, il prend sa retraite et devient marguillier à la paroisse de St-Louis-de-France. Il a également été membre de la Commission industrielle, en 1958, et greffier de la cour municipale jusqu’en 1965, à son décès. Père de quatre enfants, Armand Corbeil décède à l’âge de 66 ans. Son bureau d’assurances est repris par son fils, Jacques, puis par son petit-fils Pierre. Dans Terrebonne, 110 ans d’histoire, on dit de lui qu’il avait « la parole facile et le verbe coloré, fier comme un paon, le sourire enjôleur, entêté comme une mule. »

Ses vestiges d’aujourd’hui

Comme vous le savez, Armand Corbeil a laissé son nom à notre école, qui fut la première de la Commission scolaire des Manoirs, ainsi qu’à une rue tout près, baptisée en son honneur. On dit de lui que bien qu’il n’ait siégé que deux ans et quelques mois en tant que conseiller municipal, il fut un exemple inspirant d’engagement pour la communauté terrebonnienne.

Pourquoi était-ce un personnage historique marquant?

« Il faut d’abord se remettre dans le contexte historique. Les Canadiens français utilisent les moyens pour intervenir dans leur société. Exemple, en politique, les commissions scolaires ont été longtemps un moyen pour une personne des professions libérales d’entrer en politique et de faire sa marque, en politique, mais aussi le souci d’aider sa communauté. C’est un élément important. On voyait ça souvent à l’époque, les avocats, les notaires, le médecins, mais surtout les avocats et les notaires, s’impliquer dans le processus des commissions scolaires. (…) Donc, quand on a des jeunes hommes qui reviennent de leur formation universitaire dans leur patelin, comme M. Corbeil, qui revient à Terrebonne, ils viennent s’impliquer dans leurs milieux. (…) Si on le connait aujourd’hui, c’est parce que c’est un individu qui tout en ayant son bureau à Terrebonne et qui fait ses affaires à Terrebonne, peut donner du temps à sa communauté et en même temps jouer un rôle politique, dans sa communauté. (…) Donc le système scolaire devient, en quelque sorte, le moyen de monter les échelons de la société du Québec du début des années 70. (…) Alors, créer un centre important d’études secondaires mais aussi professionnelles à Terrebonne, c’était important aussi pour les gens de la communauté. Donc, (Armand Corbeil) était vraiment un précurseur de l’importance d’avoir des milieux scolaires dans la communauté. »

Ces traces dans notre école

Comme me l’a fait remarquer M. Maisonneuve, des traces de l’époque d’origine de notre école sont encore visibles aujourd’hui. Par exemple, les noms des rues dans nos couloirs. Au deuxième étage, si on soulève le nom de l’Avenue de la Mémoire, on voit Avenue de la Physique. « Les cours de physique étaient donnés ici » m’a expliqué M. Maisonneuve. Et près de l’escalier 2, c’est le nom Avenue des Gâte-Sauces qui est visible, puisque les cours de cuisine y avaient lieu. Il reste encore des traces du passé dans notre école, il suffit de bien regarder.

Par Amelia Gélineau

Notre directrice décorée !

Nous désirons féliciter madame Isabelle Gauthier, directrice de l’école secondaire Armand-Corbeil, qui a été décorée, ce jeudi 11 avril, de L’Ordre de la reconnaissance nationale de la FQDE.

Isabelle s’est mérité cet honneur en raison de son implication continue dans le milieu de l’éducation non seulement en tant que directrice d’école, mais également sur le plan associatif tant au niveau local que national. Son parcours remarquable l’a notamment menée à la présidence de l’ACÉDA avant qu’elle ne revienne à Armand-Corbeil, école au sein de laquelle elle a débuté sa carrière de direction en 2007 à titre d’adjointe.

 

« Au départ, je suis devenue directrice parce que je désirais faire une plus grande différence dans la vie des élèves que lorsque j’étais enseignante. Aujourd’hui, je demeure direction parce que j’ai la chance d’aider, de conseiller, d’orienter, de mobiliser et d’accompagner tous les acteurs qui rendent possible la réussite des élèves. J’aime travailler en collaboration avec le personnel et les parents pour améliorer les pratiques et le milieu de vie des élèves afin qu’ils reçoivent une éducation de qualité dans un environnement sécuritaire et stimulant. Pour moi, l’école idéale devrait répondre à tous les besoins de ses élèves en leur offrant, dans un délai raisonnable, des services de qualité. Je rêve d’une école qui évolue dans un système de gestion décentralisée avec une bureaucratie minimaliste. Bref, d’une école centrée sur l’essentiel : l’élève. »

  • Portrait d’une direction – Isabelle Gauthier

Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)

 

Félicitations, Isabelle !

L’ensemble du personnel de l’école secondaire Armand-Corbeil.

Les revers du patinage artistique

Passionnée par le patin depuis ses trois ans, Arianne Delorme est une patineuse qui ne cesse de performer dans sa discipline. Confrontée à plusieurs obstacles, elle sait les remonter avec brio et de manière positive. Elle une inspiration qui aspire à persévérer dans son sport.

Le patinage depuis toujours dans sa vie

C’est à l’âge de trois ans que la mère d’Arianne, Josée, l’inscrivit à des cours de patin. Ayant été elle-même patineuse à son heure, elle désira lui transmettre une de ses passions antérieures.

Toutefois, l’inspiration de cette jeune fille a aussi été déclenchée par son grand frère. Avant de commencer le hockey, il a pris des cours de patinage. Du haut de ses trois ans, Arianne, toute admirative envers son frère, désira commencer à s’y mettre aussi et percer dans le patin.

« Lorsque mon frère patinait, je me disais toujours que moi aussi je voulais en faire dans le but d’être comme lui », me mentionne la patineuse.

Sa carrière s’est toujours concentrée sur le patinage solo. Chaque hiver, lorsque la saison de compétition grouille à son maximum, la sportive participe à plusieurs compétitions au Québec. Nombreux sont les prix qu’elle a rajoutés à sa collection tels que sa première position lors de la compétition qui avait lieu à Mascouche cet hiver.

Les côtés difficiles de ce sport

Malgré l’élégance et la beauté que démontre le patinage, Arianne Delorme me confirme qu’il y a des difficultés. La nouveauté amène un défi chaque fois puisqu’elle est confrontée à de nouvelles chorégraphies à maîtriser parfaitement, de nouveau sauts à connaître et l’ajustement de ses patins. Qui aurait pensé à cela? Eh bien, oui, Arianne me confirme qu’ajuster ses patins est un phénomène très courant. De son côté, elle a eu une poussée de croissance entre la 6e année et la première secondaire. Cet événement a eu comme effet un débalancement au niveau des patins de la jeune fille.

En effet, pour remédier à la situation, elle a dû se procurer de nouveaux patins. En moyenne, les patins de compétition peuvent coûter un total de 800$ à 1000$ et même plus. La botte est environ 600$ et la lame varie à partir de 200$. Ce sont des dépenses assez excessives… et c’est sans compter le prix du costume de la saison!

Le patinage, un sport ingrat?

Avec un sourire en coin, Arianne me confie une chose à la fois surprenante et comique.

« Les personnes du monde du patin disent que le patinage est un sport ingrat. Tu peux effectuer de belles pratiques et, une fois arrivées à la compétition, très mal performer. Ou ça peut-être l’inverse, mais rien n’est assuré.»

Toutefois, la patineuse me mentionne qu’il faut rester « focus » sur nos efforts et toujours donner le maximum, des qualités importantes pour la patineuse. Cette vision lui a permis de grandir, d’avoir du bon caractère et de se relever lors des moments plus difficiles auxquels elle a fait face.

« Le patinage solo n’est pas un sport d’équipe, tu es la seule qui peut s’améliorer. Tu décides de l’envergure de tes efforts et tu verras les résultats par la suite», me dit-elle avec le sourire jusqu’aux joues.

 

Par Évelyne Fortin

De l’Espagne au Québec

De passage au Québec pour un mois et demi, Alicia Del Prado est une espagnole venue ici dans le cadre d’un échange étudiant. Son passage dans notre belle province a eu pour but de lui faire apprendre le français et de lui faire connaître notre belle culture.

C’est dans le cadre d’un échange étudiant qu’elle est arrivée au Québec pour sa première fois le 12 janvier dernier. Ses premières impressions ont été de constater qu’il ne fait pas autant chaud que dans son pays d’Europe. Toutefois, elle a tout simplement eu un coup de coeur pour la neige.

 

Ses apprentissages tout au long de son expérience

Cette fille à la fois pétillante et de bonne humeur affirme avoir appris énormément sur la culture québécoise.

« Une chose qui m’a beaucoup marquée est de comprendre la différence entre ma culture et celle-ci. À simplement un continent de différencerien n’est pareil. Au moins, je me considère chanceuse de l’avoir vécu en tant que «vraie Québécoise» comparée à une simple touriste en voyage ici», m’explique Alicia.

 

Une question d’adaptation

L’adaptation de cette Espagnole n’a pas été de tout repos à ses débuts. Pas simplement le froid, mais également la langue, l’horaire américain et l’école lui ont posé des défis d’envergure. Pour elle, de simples petites choses banales diffèrent de son mode de vie européen. À titre d’exemple, le simple fait de prendre l’autobus jaune lui procurait une joie inexplicable. Ou encore avoir un casier à l’école avec un cadenas qui empêche les autres d’y accéder. Cependant, une fois bien intégrée et habituée aux différences, elle a su profiter à fond de son aventure.

Alicia a beaucoup apprécié la liberté que nous avons ici. Elle m’a confié qu’elle était surprise de voir à quel point les jeunes sont respectés ici, que nous avons le droit de partager nos opinions qui sont considérés par les autres et que nous pouvons aborder les sujets de politique.

En Espagne il n’y a pas cette même liberté. À l’école, tout est plus sévère, les enseignants ont une certaine rigidité à respecter et les études sont très importantes. Il n’y a pas autant de place aux échanges portant sur des sujets de la vie quotidienne. C’est une belle différence qu’elle a appréciée!

Durant ses 6 semaines ici, elle a pu connaître les joies de l’hiver en commençant par une de nos activités favorites: le patin! Elle a été récompensée à ce niveau puisque notre hiver a été particulièrement froid. C’était donc un moment parfait pour cette activité.

 

Son expérience à Corbeil

Cette Espagnole aux énergies débordantes a beaucoup aimé fréquenter notre école secondaire. Elle a tout d’abord trouvé cela gigantesque! Elle a apprécié en apprendre plus sur notre système scolaire qu’elle trouve génial.

« J’aime beaucoup le système de l’éducation au Québec. Je trouve que les jeunes ont le choix de cours qu’ils aiment et qui les intéressent. Je trouve cela super!», m’a confié Alicia.

 

Son passage à Armand-Corbeil lui a laissé de bons souvenirs tout comme son expérience en Amérique. Durant toute son expérience, elle a constamment répété que son échange étudiant se caractérisait comme un «rêve américain» et qu’elle allait se réveiller en Espagne, six semaines plus tard, c’est-à-dire le 24 février dernier.

 

Par Évelyne Fortin

Mélodie Bonneau, une élève persévérante

Le 27 février dernier, j’ai eu la chance de m’entretenir avec une élève du nom de Mélodie Bonneau et son ancienne enseignante de classe langage, Lucie Maillette. Je dis « ancienne enseignante », car Mélodie ne fait plus partie des classes langage, mais elle fait maintenant partie du programme Leader. Je vais donc vous en apprendre plus sur son incroyable parcours qui lui a permis d’atteindre son but premier, les classes Leader.

Avant de commencer, il faut savoir que Mélodie a un trouble de dysphasie sévère. De ce que j’ai compris, c’est un trouble du langage: elle a de la difficulté à comprendre l’information dite. Mélodie est aussi dyslexique, ce qui veut dire qu’elle a de la difficulté à reconnaitre les lettres.

Dès sa première année au primaire, elle faisait partie des classes langage. Elle a continué d’y être pendant 2 ans au secondaire où elle a fait la rencontre de son enseignante, Lucie. En septembre 2018, Mélodie a atteint les classes ressources et sa nouvelle enseignante était Nadine Girouard. Ce n’est qu’en février dernier qu’elle est entrée au programme Leader.

Lors de ma rencontre, Mélodie m’a affirmé que pour l’aider à y arriver, ses enseignants du secondaire comme du primaire lui ont donné plusieurs trucs pour l’aider à surmonter sa dysphasie. Ils l’ont aussi amenée à se dévouer et à avoir plus confiance en elle. De son côté, Lucie m’a dit que Mélodie n’est pas une élève comme les autres, elle est capable de relever des défis pas toujours facile, mais puisque c’est quelqu’un qui aime apprendre, ça rendait la tâche moins difficile. L’ancienne enseignante de Mélodie la décrirait comme étant persévérante et dit qu’elle fait preuve de rigueur. De ce que je comprends, Mélodie est quelqu’un qui apporte du positif à la classe, c’est pourquoi Lucie aime bien l’appeler Mélodie du Bonheur.

La progression de Mélodie a rendu Mme Maillette très fière. Pour elle, c’est une sorte de réussite, car son but, c’est d’amener les élèves à se surpasser et comme elle a vu que c’était possible avec Mélodie, elle a maintenant de l’espoir pour les autres élèves. Lucie a aussi ajouté que Mélodie est un bon modèle. J’ai également demandé à Mélodie comment elle se sentait face à sa réussite et elle m’a affirmé que le fait d’avoir aussi bien progressé, ça l’a rendue très heureuse, ça lui a amené beaucoup de fierté et de joie.

Entrer au régulier après environ 8 ans dans les classes langages, c’est une grosse adaptation. Mais pendant toutes ces années, Mélodie a appris des bonnes méthodes de travail, elle a appris à être bien organisée et à faire preuve de rigueur. Grâce à ça, elle trouvera le programme Leader moins difficile et réussira ce défi haut la main!

Aujourd’hui, son objectif principal est de réussir toutes ses années au secondaire, d’avoir son secondaire 5 ainsi que son diplôme.

Lucie Maillette, son enseignante de classe langage et Nadine Girouard, son enseignante de classe ressource sont restées vigilantes tout le long de son parcours, ce qui leur a permis de prendre les bonnes décisions sur l’éducation de Mélodie.

 

Par Laurence Drouin

Dans l’œil de Claire Poulin

Dans l’œil de Claire Poulin

Claire Poulin

Ancienne ambassadeure du Canada, ex-coopératrice internationale, trilingue, grande voyageuse : âgée de 64 ans, cette femme possède une histoire des plus captivantes. J’ai eu la chance de m’entretenir avec elle via l’application Skype la veille de son départ en Indochine.

Études avant tout

Dès son plus jeune âge, elle accorda une grande importance à son éducation. Agathe, sa mère, lui enseigna la lecture et l’écriture avant son entrée à l’école. Étudiante modèle, elle refusa le rôle de femme au foyer auquel elle était destinée et poursuivit ses études jusqu’au cégep. Une passion grandissante pour les nouvelles connaissances l’entraina à l’université. Elle mit ses études en priorité pendant l’entièreté de sa scolarité.

Amour avec un grand « A »

Claire a toujours su, au plus profond d’elle, que son but ultime dans la vie était de voyager. C’est alors qu’elle rencontra Gaston Gauvin. Non seulement partageaient-ils le besoin vital d’explorer le monde, mais aussi un sentiment spécifique : l’amour. Ensemble, ils virent énormément de paysages. D’abord, ils firent un petit voyage en Europe. Par la suite, un road trip en Amérique du Sud. Puis, ils firent le tour du monde pour leurs thèses de doctorat en cinéma et en littérature en 1982. On compte à ce jour plus de 100 pays où ils ont posé pieds. Ayant une vie de globe-trotteurs, ils n’ont jamais désiré agrandir leur duo et vivent très bien avec ce choix.

Claire Poulin, exerçant son métier d’ambassadeure du Canada

Coopération internationale

Pendant quatre ans et demi, le couple a été posté en tant que coopérants internationaux pour l’ACDI (Agence Canadienne de Développement International), en République Dominicaine, en Tunisie ainsi qu’au Pakistan. Cet emploi consiste, entre autres, à instruire, par le biais de documentaires, les habitants de pays en voie de développement sur des enjeux locaux (hygiène, ITSS, etc.). Au bout de quatre ans, un concours attira particulièrement son attention. Il lui permettrait d’entrer au Ministère des affaires étrangères du Canada.

Ministère des affaires étrangères 

Elle fut sélectionnée en 1991 pour représenter son pays. Sa mission était, en partie, de démontrer une image positive du Canada à travers le monde. Durant ses 25 années de carrière, elle eut cinq postes à l’étranger. Elle a d’abord été agent politique en Argentine et en France, puis fut nommée ambassadeure dans les pays Baltes, au El Salvador et finalement en Uruguay. Lors de l’entrevue, elle me confia que le danger pouvait parfois se faire ressentir. C’était le cas au El Salvador, en 2008, en raison du taux de criminalité élevée. « Pour faire partie d’un gang de rue, à l’époque où j’étais là, il fallait qu’une personne tue trois [autres] personnes. Alors, disons que si tu es à un feu rouge et que la personne décide que c’est toi qu’il tue… », raconte-t-elle.

Ambassadeur e

Claire m’affirma que le mot ambassadeur ne possède pas de e. Elle demande tout de même cet usage à son égard. Mais pourquoi ce souhait ? La raison est simple : le féminin d’ambassadeur est ambassadrice. Sauf que les définitions sont différentes. Une ambassadrice est l’accompagnatrice de l’ambassadeur. C’est pour ces raisons que Claire créa son propre mot. Elle avait pris conscience qu’à cet époque, très peu de femmes exerçaient ce métier hors du commun et que c’était de son devoir de changer les choses. 

Rencontres marquantes

Sa carrière fut des plus enrichissantes au niveau relationnel. Elle fit la connaissance de diverses personnes, de leurs langues, de leurs cultures ainsi que de leur histoire unique. Une rencontre plus mémorable pour celle-ci fut en 2002, lorsqu’elle rencontra le Pape Jean-Paul II.

Retraite 

Elle quitta son poste en 2017, la tête haute. 

« Les 20 premières années de ma vie, je les ai faites avec ma famille […]. Les 20 autres années de ma vie ,[…] je les ai passées à voyager. Je me disais : il me reste plus ou moins 20 autres années… Qu’est-ce que je veux en faire ? »

 

Elle m’avoue un désir de se consacrer à de nouvelles occupations. Elle parle d’une envie d’écrire un roman, de recommencer l’aquarelle et, bien sûr, de voyager avec son fidèle compagnon. 

10 mars 2019

Rosalie Poulin, élève d’Armand Corbeil

Une femme influente pour les élèves de Corbeil

Il faut beaucoup de personnes pour faire fonctionner une école adéquatement. C’est le cas à l’école secondaire Armand-Corbeil. Mis à part les enseignants, les directeurs, les secrétaires et les surveillants, il y a des gens importants qui sont dans l’ombre, tels que des psychoéducateurs, des orthopédagogues ou bien des concierges. Par contre, il y a une personne très importante, mais pourtant peu reconnue, qui travaille autant pour les élèves que pour les enseignants. J’ai nommé Josée Quenneville, la conseillère en information scolaire et professionnelle.

Un parcours scolaire pas aussi éclairé qu’on ne l’aurait cru

À ma plus grande surprise, Josée Quenneville n’a pas eu un parcours scolaire déjà tout planifié. Comme elle me le disait, à la base, son choix de carrière n’était pas prédéterminé, elle n’avait pas une idée claire par rapport à ce qu’elle avait envie de faire dans la vie. Elle m’a même confiée que le BACC en information scolaire était son plan B. Par contre, elle a toujours su qu’elle voulait faire un métier qui viendrait en aide aux gens dans un contexte dynamique. Josée Quenneville a eu recours à quelques changements de programme lors de son parcours scolaire. Pour vous donner un exemple, elle a considéré plusieurs options telles que le journalisme et le droit pour l’Université. Petite nuance ici, elle a changé de voie à l’Université, c’est-à-dire qu’elle a fait une année en sociologie, mais elle s’est rendue compte que le métier de sociologue ne lui correspondait pas tout à fait, que ce n’était pas ce qu’elle voulait à 100%. C’est après cette conclusion qu’elle a fait plusieurs recherches, qu’elle s’est permise un temps d’arrêt et qu’elle est finalement tombée sur le BACC en information scolaire. Ce programme-ci l’a particulièrement intéressée puisqu’il touchait à la psychologie, à l’éducation puis à l’enseignement. Elle m’a avoué qu’elle n’avait pas de ligne directrice non plus à ce moment-là, mais qu’elle avait confiance qu’elle allait probablement trouver une branche qui allait coller à sa personnalité. Heureusement, c’est en réussissant ce cours qu’elle ne s’est plus posée de question et qu’elle a trouvé le métier de conseillère en information scolaire et professionnelle. C’est donc avec un brin d’étonnement que j’ai appris que ce n’est pas parce que la conseillère d’information scolaire exerce ce métier qu’elle n’était pas elle non plus perdue à mon âge en ce qui attrayait son choix de carrière.

 

Il est totalement normal qu’à 16 ans, un étudiant ne sache vraiment pas ce qu’il a envie de faire comme métier

– Josée Quenneville

Choix de carrière à 16 ans ?

Avant mon interview avec Josée Quenneville, je me suis posée la question suivante : est-ce normal de n’avoir aucune idée en ce qui concerne la voie dans laquelle nous nous dirigeons pour le futur? Je l’ai alors demandé à l’experte en la matière, et je vous dirais que je ne suis pas du tout déçue de sa réponse. Selon Josée Quenneville, il est totalement normal qu’à 16 ans, un étudiant ne sache vraiment pas ce qu’il a envie de faire comme métier. Elle irait même jusqu’à dire que c’est irréaliste d’être certain à 100% du travail qu’on veut faire à notre âge étant donné qu’un choix de cette ampleur est généralement basé sur le vécu d’une personne. Elle m’a aussi expliquée qu’il y a un vaste de choix de métiers et de programmes scolaires et qu’on ne peut pas devancer un processus, c’est-à-dire que oui il est possible de faire des démarches pour en apprendre davantage sur un métier en particulier et d’être capable de faire ressortir certains traits de notre personnalité, mais que c’est vraiment avec l’expérience qu’on peut apprendre à mieux connaître ses intérêts et de savoir ce qui est la meilleure décision pour nous. De plus, elle dit que l’identité d’une personne change beaucoup avec les expériences au fil des années, alors il se peut qu’à 16 ans quelqu’un ait envie de devenir orthodontiste, mais qu’au final, à 20 ans, il se rende compte que ça ne correspond pas du tout à sa personne et à ce qu’il veut faire. Un conseil important qu’elle aurait à donner serait de se lancer et essayer différentes choses pour se faire une idée de ce qui nous convient.

C’est grâce à elle si nous sommes si bien informés et au courant des différentes possibilités en ce qui concerne nos études futures, mais aussi en ce qui concerne le marché du travail

L’importance d’une conseillère en information scolaire et professionnelle dans une école secondaire

D’après la description de tâches que Josée Quenneville m’a faite, je crois qu’avoir une conseillère d’information scolaire et professionnelle est primordial dans une école secondaire. C’est grâce à elle si nous sommes si bien informés et au courant des différentes possibilités en ce qui concerne nos études futures, mais aussi en ce qui concerne le marché du travail. Pour vous donner des exemples, Josée Quenneville fait des présentations de groupe autant que de l’individuel, c’est-à-dire qu’elle doit donner la même information de base à tous, donc les différentes options de parcours scolaire, des outils ainsi que les documents importants, et qu’elle peut rencontrer un étudiant individuellement afin de plus se concentrer sur un parcours scolaire en particulier. Pour faire une petite tranche de vie personnelle ; j’ai rencontré Josée Quenneville afin de m’éclairer un peu plus par rapport à mes idées, et c’est grâce à son aide et ses bons conseils que j’ai pu réaliser un stage d’un jour et que maintenant j’ai une très bonne idée du métier qui m’attend plus tard. Bref, l’aide d’une conseillère en information scolaire et professionnelle est, selon moi, importante lors d’un cheminement scolaire. Aussi, il est important de mentionner que Josée Quenneville participe à l’organisation d’activités, telles que des conférences et des stages. De plus, une fois par année, elle organise une grosse soirée d’informations ouverte à tous les parents et élèves de l’école afin de les guider ou simplement de les informer. Il est aussi important de mentionner qu’elle fait du ressourcement, c’est-à-dire qu’en automne, elle fait la tournée des CÉGEPS et des Universités afin de recueillir les documents importants et de l’informations supplémentaires par rapport à certains programmes ou par rapport à des changements ou des nouveautés. Vous aurez donc compris qu’elle fait des mini-stages pour mieux connaître certaines techniques afin de pouvoir mieux les expliquer aux élèves, puisqu’elle participe aussi à des comités et à des congrès.

Un défaut du métier

Selon Josée Quenneville, le gros point négatif de ce métier serait le manque de temps individuel pour chaque personne. En d’autres mots, elle aimerait pouvoir se concentrer plus longtemps avec un élève afin de l’aider plus en profondeur et de l’aider à cheminer à travers l’année scolaire. Faute de budget et de temps. Heureusement, il y a une nouveauté à l’école cette année, et c’est l’ajout d’une conseillère d’orientation qui est présente 2 jours par semaine afin de donner un coup de main à Josée Quenneville.

Pourquoi avoir deux conseillères dans l’école ?

La raison d’avoir deux conseillères dans la même école est bien simple. Plusieurs d’entre nous confondent les deux métiers suivants : conseillère d’information scolaire et professionnelle puis conseillère d’orientation. Les différences majeures entre ces deux professions sont le niveau d’études et les tâches à effectuer. Comme m’a si bien expliqué Josée Quenneville, la conseillère d’orientation possède une maîtrise, et elle a le mandat d’aider et d’orienter des jeunes, oui par rapport à leur choix de carrière, mais des jeunes qui ont des besoins particuliers tels que les jeunes dyslexiques ou ceux qui sont atteints de maladies mentales.

L’une de ses principales tâches est d’aller en profondeur en ce qui concerne l’évaluation de la personnalité d’un étudiant. Et oui, je sais que vous vous posez la même question que moi ; pourquoi la conseillère d’information scolaire et professionnelle est présente 5 jours semaines tandis que la conseillère d’orientation n’est présente que 2 jours par semaine.

 

Et bien la réponse est simple, c’est une question de budget!

 

Il y a d’autres ressources à payer dans l’école telles que le psychoéducateur, alors il faut couper à quelque part et distribuer l’argent dans différents secteurs de l’école. En gros, Josée Quenneville se charge plus de la distribution de l’information et des rencontres individuelles afin de favoriser une meilleure connaissance de soi, du monde scolaire et du marché du travail, tandis que la conseillère d’orientation se concentre plus à aider les jeunes ayant des cas particuliers puisqu’elle possède le droit de le faire (la maîtrise).

Par Justine Gosselin

 


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Une belle rencontre avec un journaliste

Le journaliste Alain Théroux est venu faire un tour à Armand-Corbeil pour rencontrer nos jeunes journalistes. Une occasion précieuse pour les élèves d’apprendre à mieux choisir leurs sources.

 

Rédacteur en chef de l’Agence de presse du Qc et éditeur de l’Agenda prévisionnel

 

Le 14 novembre dernier, j’ai eu la chance de me joindre au groupe de journalisme de Marc Michaud pour assister à une rencontre avec le journaliste Alain Théroux. Celui-ci a eu la gentillesse de venir nous rencontrer et nous parler de son métier et des fausses nouvelles communément appelées « fake news ».

Cette rencontre était une belle occasion pour les élèves d’interagir et de poser des questions afin d’en apprendre plus sur le sujet. Nous en avons appris davantage sur la publicité dans les médias. Celle-ci n’est pas toujours une source fiable. M. Théroux nous a expliqué que les entreprises payent pour que leurs publicités se retrouvent sur plusieurs plateformes que nous consultons régulièrement. Donc, lors d’un partenariat rémunéré, les médias embellissent la réalité et sont forcés de donner des commentaires positifs à l’égard de la compagnie qui les payent. Ce n’est donc pas toujours une critique sincère ou juste et il faut s’en méfier. De plus, certains sites ne sont pas fiables et sont remplis de fausses nouvelles. Les créateurs de ces sites cherchent seulement à faire de l’argent en attirant un grand nombre de clics. En bref, pour ne pas perdre notre crédibilité de journaliste, il faut savoir détecter les sources fiables et celles qui ne le sont pas.

 

J’ai vraiment apprécié cette rencontre avec M. Théroux, puisqu’il nous a parlé davantage du métier de journaliste et nous a donné de très bons conseils. Ceux-ci sont bien intéressants, surtout pour un groupe de jeunes journalistes qui veulent perfectionner leurs articles.

 

Par Charlie Garcia


 

À voir aussi :

L’option journalisme débarque à Armand-Corbeil

 

Une rencontre touchante avec notre directeur

Lorsque l’on m’a demandé, le 20 septembre dernier, d’écrire au sujet du directeur de l’école, j’ai trouvé que c’était un gros défi. À vrai dire, en cinq ans d’études à l’école Armand-Corbeil, je n’avais jamais eu de discussion avec M. Robitaille. Il était pour moi un homme très accessible et sociable, mais je n’avais jamais eu le plaisir d’échanger avec cet homme.  La rencontre m’était très angoissante et c’est avec une grosse boule dans l’estomac que je suis allée rencontrer le directeur. De manière très accueillante, il m’a offert un caramel pour me mettre en confiance, il a dû sentir que j’étais un peu stressée.

Comme cette année scolaire est ma dernière, on m’a confié l’heureuse responsabilité d’en apprendre plus sur notre capitaine de bateau. Saviez-vous que notre directeur a tout d’abord été enseignant de mathématique?  Il m’a révélé avoir enseigné pendant environ quatre ans à JBM, une école secondaire de Repentigny en plus d’y avoir fait ses études au secondaire.  M. Robitaille m’a même appris qu’au secondaire, il s’est impliqué dans le conseil étudiant, ce qui lui a permis de développer son leadership ainsi que son plaisir d’organiser des évènements.

Il quitte son poste de directeur pour réorienter sa carrière vers de nouveaux défis. Notre directeur m’avoue qu’il va beaucoup s’ennuyer de ses élèves et de toute l’équipe du corps enseignant qui l’entoure.

Écoutez la discussion complète

 

Je vous invite également à lire ou relire l’article de La Presse sur la participation de notre directeur au marathon de Montréal.

https://www.lapresse.ca/suite/201807/12/01-5189255–cest-arrive-au-marathon-.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5197344_article_POS3

« C’est arrivé au marathon »

 

 

Par Cassandra Verge

 

Un prof marquant…

« Dans mon temps, y’avait un vieux qui faisait jeune… »

 

Armand-Corbeil compte de nombreux enseignants bourrés de talent, qui marquent à jamais les élèves qui ont croisé leur chemin (certains avec des règles, d’autres pas…). Aujourd’hui, je vous parlerai d’un dégourdi, un fou qui m’a complètement pris au dépourvu au début de mon secondaire cinq… Un enseignant qui a su me faire rire 70 minutes par cours (on ne compte pas les cinq minutes de matière…), cinq jours sur cinq (une matière qu’on avait beaucoup trop souvent…), tout en me faisant pleurer au moins deux heures par soir (avec les deux, trois numéros à quarante-six lettres de nos devoirs…). Je parle bien évidemment du grand (très grand) « Bro » de Thomas (pardon aux générations futures qui ne connaîtront jamais ce duo infernal…improbable)… 

 

Sébastien Huot !

 

 

 


 

Soyons francs, si quelqu’un vous annonçait que vous alliez passer les 11π/6e de vos cours de mathématiques à écouter des histoires, à vous cultiver et à rire autant qu’à un spectacle d’humour… Vous lui demanderiez sans doute son numéro de cellulaire pour l’enregistrer dans vos contacts en tant que « Gars optimiste (à contacter tous les dimanches lorsque je n’arrive pas à oublier lundi…) ».

J’ai pourtant la joie de vous annoncer que c’est toute la vérité ! (mon numéro est le 514…)

 

Sébastien, je t’adresse un bon nombre de « mercis »…

  • Merci pour tes anecdotes interminables et fascinantes.
  • Merci pour tes jeux de mots absolument abominablement atrocement réfléchis.
  • Merci pour ta correction, toujours rapide et efficace.
  • Merci pour ton ironie.
  • Merci pour tes paroles sincères (et dures lorsque nécessaire).
  • Merci d’avoir débattu avec nous de tout (et de beaucoup de « n’importe quoi »).
  • Merci de nous avoir rappelé qu’un enseignant est en partie humain (en partie…).

Et, bien sûr… 

Merci de m’avoir fait découvrir que moins deux est égal à plus d’éléphants !

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