Littérature

Spaceway: sauvetage interdit

J’ai lu Spaceway: sauvetage interdit, un roman de science-fiction, de suspense et d’action policière ayant pour thème l’espace.  Ce livre a été publié à la maison d’édition Direct Livre en 2005.  Le roman a été écrit Benoit Racette, un auteur québécois qui gagne à être connu.  De sorties spatiales dangereuses à des courses poursuites d’avions en passant par des meurtres intrigants, ce n’est pas l’action qui manque.  Une histoire surprenante et des personnages attachants, voilà ce dont ce livre est garni.

L’histoire

Un groupe d’une trentaine d’amis ouvre une compagnie d’aéronautique privée nommée Spaceway (à la manière de SpaceX d’Elon Musk).  Spaceway est la première compagnie d’aérospatial à produire des navettes pouvant faire plusieurs vols consécutifs dans l’espace, sans atterrir.  Quelques semaines après un dévoilement grandiose de leur exploit au public, un incident survient dans la Station Spatiale Internationale (ISS) et l’équipe décide d’envoyer de leurs hommes pour prêter main-forte.  Étrangement, les États-Unis s’opposent fortement et ouvertement à cette initiative, même si un astronaute américain fait face à un grave danger.  Ils s’acharnent à faire avorter la mission en utilisant tous les moyens.  Les médias du monde ont leurs yeux et leurs caméras rivés sur l’évènement, car l’hostilité incompréhensible des É-U risque de provoquer un conflit mondial.  De retour sur Terre, une conclusion imprévisible attend l’équipage de Spaceway.

Les personnages

Il y a, en effet, beaucoup de personnages (33+) dans ce livre.  C’est un peu mélangeant au début, mais on finit par s’y retrouver grâce au lexique du personnel.  Plus on lit, plus on apprend à connaitre chacun d’eux.  De tous les personnages importants, Greg, le président et fondateur, est l’acteur principal.  Ce dernier est un peu arrogant, mais il est toujours prêt à aider quelqu’un voulant lui rendre la pareille.  Les autres noms à se souvenir sont Fred, Petr, Hélène, Simon, Vladimir, Hugo et Donald.  Ce sont les autres dont l’auteur met beaucoup l’emphase sur eux.  Certains sont les amis de Greg, d’autres sont simplement important au développement de l’histoire.  Dans un contexte réel, toutes ces personnes ainsi que les autres auraient un rôle crucial dans une compagnie d’aérospatial.

Finalement, Spaceway: sauvetage interdit est un roman rempli d’action que j’ai adoré lire.  Je recommande ce livre à tout amateur d’histoires d’action, de science-fiction et de mystère.  La dernière chose que j’aimerais mentionner serait l’épigraphe que Benoit Racette a ajouté à son livre. « C’est de sa langue que l’homme tire sa force, car la faculté qu’il a de s’exprimer surpasse toutes celles qu’il a de se battre. » -Ptahhotep, Égypte ancienne, 2 500 ans avant J.-C.

 

Entrevue avec Benoît Racette

Florent: D’où vous est venue l’inspiration?

Benoît: Je suis un fan d’aviation et d’aérospatial. J’ai vu beaucoup de films comme Cosmos 1999, Star Trek, etc. J’ai aussi été inspiré par la compagnie AVRO Canada et leur CF105arrow.
F: Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans ce projet ?
B: Le syndrome de la page blanche. Aussi le va-et-vient entre écrire une heure / quatre heures / un jour, puis se dire « non, je peux faire mieux » ou quelque chose comme ça et ainsi gaspiller une heure / quatre heures / un jour de travail.
F: Avez-vous aimé l’expérience d’écrire un livre?
B: Oui! Tout sert à quelque chose dans la vie et écrire un roman m’a, entre autres, obligé et aidé à vulgariser les choses.
F: Combien de temps cela vous a-t-il pris pour écrire Spaceway?
B: De 2000 è 2003
F: Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire?
B: Je devais faire une chose sur l’ordinateur pour le travail et après un moment, j’ai décidé de prendre une pause. J’ai ouvert Word et j’ai commencé à écrire. Ce qui était écrit ne faisait pas beaucoup de sens, mais plus tard la nuit, j’ai rouvert le document et je me suis dit. « Attends un peu. C’est quand même bon, ça ». J’ai effacé ce qui était écrit et c’est là que j’ai commencé à composer.
F: La fin de Spaceway fait croire que c’est le premier roman d’une série. Y aura-t-il une suite?
B: Oui et non. Je m’explique. Après avoir écrit le premier roman, j’ai commencé à en écrire un deuxième. Peu de temps après, un magazine m’a contacté et j’ai signé un contrat avec eux. Je devais écrire six courtes aventures de Spaceway et j’en ai profité pour « résumer » le second volet de la saga. Malheureusement, la compagnie a fait faillite. Je possède encore toute la recherche ainsi que le plan pour écrire le deuxième livre. C’est un de mes projets de l’écrire un jour, mais pas tout de suite.
F: Même si vous n’écrirez pas d’autre Spaceway tout de suite, pensez-vous écrire d’autres livres?
B: Éventuellement, mais pas maintenant. Je ne suis pas auteur de métier, j’ai une famille, etc. Par contre, j’ai des idées. Alors, un jour peut-être, mais pas dans l’immédiat.

Bibliographie

-Page couverture de Spaceway: sauvetage interdit: https://www.leslibraires.ca/livres/spaceway-sauvetage-interdit-benoit-racette-9782923040110.html

-« Spoiler alerts »: https://mcdreeamiemusings.com/blog/2019/5/26/spoiler-alert-why-we-actually-love-spoilers-and-what-this-tells-us-about-communication

-Station spatiale internationale: https://earthsky.org/space/20-years-iss-what-its-future-holds-nov-2-2020

-Feu sur la Station spatiale internationale: https://www.ksnt.com/news/local-news/people-forced-to-evacuate-during-overnight-apartment-fire-in-manhattan/

-Astronaute: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronaute-vivez-comme-astronautes-bord-station-spatiale-80527/

Florent Cloutier

 

Cyrano de Bergerac, 400 ans de théâtre

Cyrano de Bergerac, 400 ans de théâtre

 

« C’est un pic! C’est un roc! C’est un cap! Que dis-je, c’est un cap… C’est une péninsule! » Vous avez peut-être déjà entendu cette réplique, tirée de Cyrano de Bergerac, écrit par Edmond Rostand, en 1897. L’histoire de ce célèbre personnage de théâtre remonte à quelques siècles… Je vous invite à la revisiter dans cet article qui comprend le résumé de la pièce et une appréciation de son adaptation contemporaine, jouée par la troupe La comédie humaine, au Théâtre du Vieux-Terrebonne, le 20 février.à

 

 

Résumé

Cyrano de Bergerac (Hugo Giroux), homme au physique peu avantageux et poète à ses heures, entretient un amour à voie unique pour sa belle cousine Roxane (Mélanie Pilon), elle-même amoureuse du baron Christian de Neuvillette (Guillaume Champoux). Christian est beau et Cyrano est convaincu qu’il n’a pas sa chance. Il aide donc le baron à conquérir Roxane. Hélas, peu après le début de leur idylle, Christian meurt à la guerre, comprenant que ce n’est pas de lui que Roxane est amoureuse, mais de Cyrano. Quinze ans après le décès de Christian, Cyrano meurt heureux dans les bras de Roxane, alors qu’elle comprend que ce sont les mots de son cousin dont elle est tombée amoureuse, et non du baron.

 

 

Appréciation

Un des points positifs de cette pièce de théâtre est, sans aucun doute, les personnages. Si, au  début, ils semblent simples, ils sont en réalité complexes. Par exemple, au début, on croit que Roxane n’est qu’une charmeuse et une manipulatrice, qu’elle utilise sa beauté et sa grâce pour obtenir ce qu’elle veut, mais elle se révèle remplie d’amour et sincère. Elle prend même le risque de se faire arrêter et tuer en allant rejoindre l’escadron dont Cyrano est le sergent et Christian, le cadet, car le baron lui manque malgré toutes les lettres d’amour que Cyrano lui envoie deux fois par jour, se faisant passer pour son amant. Les choix effectués par les personnages sont, selon moi, basés sur leur personnalité et leur caractère profonds et dont l’étude est poussée.

 

Un autre point positif est la morale qui s’en dégage : que l’on soit beau ou laid, on peut toujours trouver l’amour et l’esprit est plus fort que le physique. Après tout, mieux vaut être intelligent que beau, n’est-ce pas ? Le physique, avec le temps, perd ses attraits, mais on gardera notre esprit toute notre vie.

 

J’ai également apprécié le jeu des comédiens. Malgré les 2900 alexandrins qui composent Cyrano de Bergerac, dont plus de la moitié sont déclamés par le personnage principal, les comédiens ont, à mon avis, su représenter cette pièce de théâtre d’une façon plus moderne, plus contemporaine, comme était leur but. Leur jeu, tant durant les batailles à l’épée jusqu’aux moments les plus mièvres, nous faisait sentir comme si l’on était sur la scène. Je crois que c’est véritablement grâce aux comédiens que la pièce a pris vie sous nos yeux.

 

Finalement, il y a le langage à évaluer et sur ce point, les opinions divergent grandement. Le texte étant composé de vers dans presque toute son entièreté et le vocabulaire étant de très haut niveau, cela pouvait nuire à la compréhension du public. Pour ma part, je n’ai eu que quelques difficultés, à certains passages, puisque je connais un peu la façon de parler de l’époque, mais pour la majorité des gens, et j’en suis consciente, les termes «fiel» et «pleutre» ne font pas partie du langage familier ni même populaire.

 

Était-ce donc une pièce appropriée aux jeunes de PEI secondaire 1 à 3 ? Je crois que le thème abordé, l’époque et le langage ont nui à plusieurs. Cependant, cela n’était pas le choix des comédiens, mais celui du personnel de l’école. Pour ma part, bien que j’aie apprécié, j’ai préféré la pièce de théâtre de l’an dernier, soit Anne, la maison aux pignons verts.

Selon moi, Cyrano de Bergerac rejoignait peu les élèves et pouvait être, sur certains passages, long et éternisé, voire ennuyeux. Bref, j’ai apprécié cette pièce de théâtre malgré certains désavantages liés au public qu’elle présentait.

 

Par Amélia Gélineau

La Semaine des bibliothèques : un événement à ne pas manquer

 

Les bibliothèques ne font pas qu’offrir lecture et information, elles sont aussi le berceau de la connaissance. Il y a de nombreuses bibliothèques publiques près de chez nous, que ce soit à Mascouche, à Terrebonne ou tout simplement à l’école, où on retrouve de nombreux ouvrages de tous genres : contes, récits, textes documentaires, nouvelles littéraires, biographies… Cependant, tout le monde n’a pas la chance d’avoir accès à une bibliothèque.  Prenons-nous vraiment en compte l’importance de ces endroits ? Des quartiers défavorisés, des villages peu habités ou simplement certaines villes n’en ont pas.

La Semaine des bibliothèques publiques du Québec vise à nous faire réaliser la place qu’occupent ces endroits dans nos vies. Du 20 au 27 octobre 2018, les 1055 bibliothèques publiques québécoises organiseront des activités de tous genres et pour tous : lecture de contes, clubs de Scrabble et de lecture, conférences, rencontres avec des auteurs québécois et autres. C’est également une bonne occasion de s’abonner pour les concitoyens qui ne l’ont pas déjà fait.

Cet événement est présenté par l’Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ), en partenariat avec BiblioPresto.ca et la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BanQ). Bien que nous n’entendions pas parler régulièrement de ces associations et institutions, elles ont un rôle important dans la réalisation du projet et dans la gestion de nos bibliothèques publiques. En effet, l’ABPQ est le principal organisme qui représente ces établissements et dessert plus de 81% de la population totale de la province. Il compte 165 membres et gère 305 bibliothèques autonomes. Son but est de participer au rayonnement et au développement de ces établissements et de positionner des bibliothèques pour rejoindre le plus grand public possible. BiblioPresto.ca, quant à lui, offre en autres la plateforme de lecture numérique PrêtNumérique.ca. Pour finir, la BAnQ, plus grande institution culturelle du Québec, propose des activités dans 12 succursales, recueille et diffuse de nombreux ouvrages du patrimoine québécois ou en lien avec notre province. De plus, elle a reçu, il y a deux ans, le mandat de redorer le blason de la bibliothèque de Saint-Sulpice, à Montréal.

Pourquoi célébrer les bibliothèques publiques ? Car celles-ci offrent tout d’abord un service gratuit d’utilisation et fort utile, mais en plus, des activités hebdomadaires, des séances de dédicace, etc. Dès le plus jeune âge des enfants, avant même qu’ils apprennent à lire et à écrire, des initiations à la lecture sont proposées. Quand ils apprennent à lire, la bibliothèque devient un petit monde où ils peuvent s’instruire, s’amuser et apprendre dans le calme. Ils peuvent aussi y rencontrer des auteurs qu’ils apprécient et améliorer leur lecture. La bibliothèque leur permet d’évoluer dans le monde littéraire à mesure qu’ils grandissent. Lorsqu’ils deviennent des adultes, ils peuvent prendre part aux conférences qui y sont présentées, trouver des ouvrages d’information avancée et même s’y rendre avec leurs propres enfants. Ces établissements renferment énormément de connaissances et les mettent à la disposition de tous, non sans être gratuits. En bénéficier est un important privilège, et la Semaine des bibliothèques publiques du Québec veut nous faire remarquer l’importance de ce privilège dans nos vies, quel que soit notre âge. 

Comme mentionné plus haut, une tonne d’activités seront organisées dans plus de mille bibliothèques. Voici une liste des ces idées de divertissement présentées à Terrebonne dans le cadre de cet événement :

20 octobre 

L’heure du conte, à la bibliothèque André-Guérard

J’écris ma vie première année, animé par Marie-Josée Legris, à la bibliothèque de Lachenaie

L’heure du conte en pyjama, à la bibliothèque André-Guérard

22 octobre

Le Club des Zanimots, à la bibliothèque de Lachenaie

Il va y avoir du jeu, à la bibliothèque de La Plaine 

24 octobre

L’heure du conte, à la bibliothèque de L’Île-des-Moulins

25 octobre

L’heure du conte, à la bibliothèque André-Guérard 

L’heure du conte, à la bibliothèque de L’Île-des-Moulins 

Club tricot-thé, à la bibliothèque de Lachenaie 

L’heure du conte en anglais, à la bibliothèque de Lachenaie 

Déjouer les allergies alimentaires, animé par Marie-Josée Bettez, à la bibliothèque de La Plaine

L’heure du conte, à la bibliothèque de La Plaine 

Mystérieux trous noirs, qui êtes-vous ?, à la bibliothèque de Lachenaie 

27 octobre

L’heure du conte, à la bibliothèque André-Guérard 

J’écris ma vie deuxième année, animé par Marie-Josée Legris, à la bibliothèque de Lachenaie 

Pour plus de renseignements sur les activités qui se dérouleront durant cet événement à la bibliothèque près de chez vous, consultez le calendrier de la Semaine des bibliothèques publiques, disponible sur Internet.

L’édition présentée en 2018 est la 20e, et les prochaines se dérouleront du 19 au 26 octobre 2019, du 17 au 24 octobre 2020 et du 16 au 23 octobre 2021. En effet, cet événement est toujours présenté durant la troisième semaine de ce mois d’automne. Surveillez donc les possibles activités offertes dans votre bibliothèque municipale après les Journées de la Culture et peu avant l’Halloween.

La bibliothèque ne nous offre pas que des bouquins : dans la plupart de celles-ci, on peut aussi trouver des réalisations cinématographiques (films, documentaires, etc.). Un calme plat y règne généralement et est bénéfique pour la concentration. C’est l’endroit idéal pour travailler, faire ses devoirs, élaborer un projet, réfléchir ou simplement passer du temps seul. Elles nous offrent le silence devenu rare dans nos vies et sont comme une bulle où on peut être tranquille et profiter du moment sans être pressé. Leurs larges horaires nous permettent également de s’y rendre plus souvent et dans la majorité, une chute à livres est aménagée pour les abonnés.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, rendez-vous à une bibliothèque publique, que ce soit celle de votre ville ou celle de l’école et découvrez les mondes merveilleux que renferment les bibliothèques. Qui sait, peut-être même découvrirez-vous une passion pour la lecture ou encore un style littéraire qui vous était jusque-là inconnu. De plus, on peut y trouver un lot d’informations sur un sujet qui nous intéresse ou pour un exposé oral. C’est en lisant qu’on voit et qu’on améliore notre orthographe et notre écriture. De nombreux lecteurs écrivent même eux aussi, inspirés par leurs livres et auteurs préférés. Quant aux plus fervents de lecture, continuez à fréquenter ces beaux établissements, seuls, avec des amis ou la famille. Comme le dit le dicton, «c’est en mangeant que vient l’appétit ».

 

Par Amélia Gélineau

 


Sources :

https://www.google.ca/amp/ici.radio-canada.ca/amp/1062661/semaine-bibliotheques-publiques-quebec-livres

http://semainedesbibliotheques.ca/apropos.php

http://biblio.ville.terrebonne.qc.ca/client/default/?dt=lis

http://www.ville.deux-montagnes.qc.ca/5960-2/

La diversité en lecture

Le 17 mai a lieu la journée contre l’homophobie et pour cette occasion, j’ai décidé de vous présenter une sélection de cinq livres traitant de l’homosexualité et prônant l’égalité pour tous. Il s’agit bien entendu d’une liste non-exhaustive et les romans que je vous présente ne sont pas classés dans aucun ordre précis.

 

Premièrement, je vous propose un roman de Becky Albertalli paru en 2015 et intitulé Moi, Simon, Homo Sapiens. Le livre raconte l’histoire de Simon qui homosexuel, mais n’ose l’avouer à personne, sauf à Blue, un garçon avec lequel il échange en ligne. Malheureusement, un camarade de classe du jeune homme découvre ses courriels et décide de faire du chantage à Simon qui se retrouve au milieu d’un dilemme. Il s’agit d’une histoire qui traite très bien la difficulté que peut représenter un « coming-out » et le fait de subir de l’homophobie, tout cela en restant une lecture assez légère. Le livre a été adapté au cinéma en 2018 sous le titre Avec amour, Simon.

 

 

Deuxièmement, je vous propose une bande-dessinée française de Julie Maroh parue en 2010 et intitulée Le bleu est une couleur chaude.  Dans ce récit de 152 pages, on découvre la relation entre Emma et Clémentine, alors qu’Emma lit le journal intime de cette dernière suite à sa mort. Elle y raconte leur première rencontre et explore le reste de leur histoire jusqu’à son décès. Le roman aborde les questionnements de Clémentine sur son orientation sexuelle et le regard des autres face à son homosexualité. Le livre a été adapté au cinéma en 2013 sous le titre La vie d’Adèle et a gagné la Palme d’or au festival de Cannes la même année.

 

Troisièmement, je vous propose un roman de John Green et David Levithan paru en 2010 et intitulé Will et Will. Il est resté trois semaines dans la liste des best-sellers pour enfant du New York Times et il s’agit du premier roman jeunesse LGBT à être entré dans cette liste. On y raconte l’histoire de deux garçons ayant le même nom qui se rencontrent lors d’un concours de circonstances. L’un d’eux est hétérosexuel et l’autre est homosexuel, ce qui permet de briser à la fois des stéréotypes sur les différentes orientations sexuelles, mais de montrer le rôle des alliés de la communauté LGBT. En plus, le livre vient aussi traiter de plusieurs autres thèmes, comme celui de l’anxiété.

 

 

Quatrièmement, je vous propose un roman de Patricia Highsmith paru en 1952 et intitulé Carol ou Les eaux dérobées. On y raconte l’histoire de Thérèse et Carol qui sont amoureuses l’une de l’autre, mais sont séparées par plusieurs obstacles. Pour qu’elles puissent vivre leur amour, Carol amène Thérèse dans un « road-trip » ou les deux femmes seront complètement libres. Il s’agit d’un roman ayant une fin heureuse, ce qui était plutôt rare à l’époque où les livres traitant de ce thème étaient souvent pessimistes et montraient une représentation négative. Le roman a été adapté au cinéma en 2015 par Todd Haynes.

 

 

Cinquièmement, le dernier roman que je vous propose est un livre de Benjamin Alire Sáenz paru en 2015 et intitulé Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers. On y raconte l’histoire de deux garçons que tout oppose qui se lient d’une profonde amitié l’un pour l’autre. Ensemble, ils découvrent peu à peu leur identité, alors qu’ils apprennent à mieux se connaître. Il s’agit d’un roman bouleversant et attachant qui vous fera découvrir, à travers son récit, «les secrets de l’univers».

 

 

Finalement, il existe plusieurs livres qui traitent de la cause LGBT+ et je vous invite, pour la journée contre l’homophobie, à partager votre propre liste de romans traitant de ce sujet sur les médias sociaux.

 

 Par Virginie Lessard

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