Mohamed Adam Kamal

Une enfant, trois épreuves – Partie 2 : Complètement à l’Ouest!

Partie 2

Après avoir suivi les indications de Cornelius, la jeune Lizbeth se retrouva devant ce qui avait dû être, autrefois, un manoir.

— Alors ils sont là, les « décombres ». Bon, j’imagine que c’est une chose de faite. Alors maintenant… « Marche dos au Soleil levant, tu trouveras les décombres. Poursuis ton chemin, ne perds pas de temps, laisse-toi guider par ton ombre ». Ouais… très facile…

Elle n’avait jamais été exceptionnellement bonne en résolution d’énigmes. Il y a quelques années, ils avaient reçu, elle et le vieil homme, la visite d’un petit garçon. Enfin, « visite »… c’est bien peu dire : il était quand même resté deux ans à leurs côtés !

— Comment s’appelait-il déjà ? Josiah… Josias… Jochen…

Elle n’en avait plus la moindre idée. En même temps, ça faisait bien huit ans qu’ils ne s’étaient pas revus… Quoi qu’il en soit, ce garçon était encore plus mauvais qu’elle aux devinettes ! Chaque fois que Cornelius venait leur poser une énigme, le jeune enfant se creusait la tête pendant près d’une heure, sans arriver à rien. Puis, petit à petit, la compétition se fit plus rude et la jeune fille dû s’y mettre sérieusement afin de garder son titre de           « championne ».

Un jour, les deux jeunots —qui avaient presque atteint l’âge de sept ans— se bagarraient gentiment, à l’ombre du grand manoir. L’homme vint à leur rencontre et leur dit : « Marche dos au Soleil levant, suis la direction que t’indique ton ombre. Que trouveras-tu au bout du chemin ? ». Comme à leur habitude, ils s’allongèrent dans l’herbe, pensifs. Leurs séances quotidiennes de réflexion débutaient toujours de la même façon.

Le Soleil se couchait et ils n’avaient toujours pas trouvé de réponse convaincante. Alors, à l’heure du souper, le vieux leur donna la solution de l’énigme : « Au petit matin, en suivant la direction de votre ombre, vous trouverez… »

— L’Ouest !

Hurlant ces mots, tel un philosophe atteint d’une illumination, Liz s’élança dans les plaines. Enfin ! Elle avait trouvé ! Elle se dirigerait vers l’Ouest ! Maintenant, il ne lui restait qu’à trouver « l’antre des nuits éternelles »… Mouais…

Qui sait ? Peut-être sera-t-elle de nouveau foudroyée par un éclair de génie ?

Mohamed Adam Kamal

Les favoris et découvertes du mois de février 2017

Février est déjà terminé! Alors voici, comme à chaque mois maintenant, une autre édition des favoris.

 

  • La série télé Sherlock, Paul Vézina

C’est une série britannique complexe qui se compose de plusieurs saisons de trois épisodes chacune. Il faut par contre noter que chaque épisode a une durée d’environ 88 minutes: la durée d’un petit film. Cette série dont l’acteur principale est Benedict Cumberbatch est disponible sur Netflix!

 

  • Le blogue et le livre de Bernard Lavallée, Élodye Barré

  

Bernard Lavallée est un nutritionniste montréalais ayant un blogue, Le nutritionniste urbainet ayant écrit un livre, Sauver la planète une bouchée à la fois. L’environnement est un sujet qui lui tient à coeur et cela transparaît autant sur son blogue que dans son livre. Ce qu’il écrit est très intéressant et documenté à partir d’études et de sources fiables. Psst, son compte Instagram est super beau!

 

  • Le livre Votre premier roman, comment l’écrire et le faire publier, Mohamed Adam Kamal

Ce livre a pour but d’aider les jeunes écrivains souhaitant publier leur premier roman. Il a été écrit par deux auteurs d’expérience qui se nomment Oscar Collier et Frances Spatz Leighton.

 

Montréal en lumière est un festival qui se déroule à chaque année qui se déroule principalement dans le quartier des spectacles (Place des arts, place des festivals). Ce festival comprend une tonne d’activités et des spectacles! Cette année, ça se déroule du 23 février au 11 mars.

 

C’est une chanson d’amour à la mélodie douce tiré du plus récent album de Caroline Savoie. Cette jeune artiste acadienne a actuellement deux EP et un album à son actif. Si vous ne la connaissiez pas déjà, allez écouter sa musique!

 

C’est un chanteur d’origine britannique de soul et de blues dont le vrai nom est  Rory Graham. Il n’y a pas très longtemps, il a sorti un nouvel album intitulé Human. Cliquez ici pour aller voir la vidéo de la chanson portant le même nom que son album.

 

Bon, voilà! J’espère que ce deuxième article sur les découvertes et favoris des membres du journal vous a plu et qu’il vous a inspiré.

Sinon, vous, quels sont vos favoris du mois de février? Dites-les-moi dans les commentaires!

Élodye Barré

Une enfant, trois épreuves – Partie 1 : Les paroles de l’aîné…

Partie 1 : Les paroles de l’aîné…

 

Lizbeth s’était mise en route. Ce cher Cornelius lui avait clairement indiqué le chemin à suivre pour se rendre au village. Enfin… « Clairement » n’était pas vraiment le terme approprié. En fait, les indications du vieil homme étaient à peine compréhensibles. Mais bon… Après tout, ce voyage devait l’aider à retrouver la trace de ses parents.

—« Marche dos au Soleil levant, tu trouveras les décombres. Poursuit ton chemin, ne perd pas de temps, laisse-toi guider par ton ombre »… Tu as toujours aimé les devinettes, n’est-ce pas grand-père ?

Elle se souvenait du temps où le vieil homme venait la border dans son lit, lui récitant ses plus beaux textes, lui contant des histoires merveilleuses.  Jamais elle n’allait oublier cet homme au grand cœur.

Ce n’était pas réellement son grand-père… ni même un membre de sa famille. Il n’empêche qu’elle s’en fichait. Il avait été si bon avec elle… le « monstre » du village. Il l’a logée, nourrie, dorlotée et, ce, sans se préoccuper de ce que les autres pouvaient en penser. Pourtant, il était clair que les autres villageois lui reprochaient la clémence dont il faisait preuve envers une «sorcière». Plusieurs fois, la jeune fille lui avait proposé de s’en aller, de lui éviter ce genre de problèmes. L’homme répétait inlassablement ces quelques mots : « Qu’ils viennent donc me le dire en face, ces malotrus, et je leur ferais ravaler leur bêtise ! ». Puis, il reprenait son souffle, se calmait… Il était très rare de le voir en colère, mais, dès lors que l’on s’attaquait à de jeunes enfants, il sortait de ses gonds.

Émergeant de sa rêverie, Liz poursuivit la lecture de ce petit papier que lui avait remis Cornelius.

—Bien… marche dos au Soleil… poursuit ton chemin… laisse-toi guider par ton ombre… Ah, voilà : « Arrivée devant l’antre des nuits éternelles, tu devras faire confiance à la terre. Dors, laisse aller ton esprit rebelle, abrite-toi sous sa couverture de pierre. C’est la première de trois, mais ne te décourage pas. C’est de la pire des misères que naissent les bons rois ».

Elle resta perplexe devant ces consignes. Puis, levant les yeux, elle aperçu un vieux manoir… en ruine.

Mohamed Adam Kamal

Des fleurs pour Armand !

L’heure du renouveau…

 

Êtes-vous lassés du paysage pauvre et gris de notre chère école secondaire ? Si tel est le cas, vous n’êtes pas le seul, car de nombreux finissants des années passées affirment que, même au départ, notre décor d’asphalte et de ciment était franchement déprimant. Ne voudriez-vous pas sortir vous prélasser au milieu d’un jardin fleuri ? Cela a beau ressembler à un compte de fée, je vous assure que, grâce à votre aide et à celle de nombreux parents bénévoles, nous pourrons faire de ce rêve une réalité.

Impliquez-vous ! Rejoignez-nous, le jeudi 9 mars 2017, de 19h à 21h30, et participez à l’atelier de votre choix. Deux formations sont disponibles, chacune avec un mentor différent. La même soirée, vous pourrez participer à la rédaction d’un album de travail qui décrira la procédure à suivre pour entretenir nos plantes.

Amoureux de la nature, vous serez comblés !

 

Vous êtes un passionné des plantes ? Votre cour arrière est parsemée de mille-et-une fleurs aux couleurs plus éclatantes les unes que les autres ? Ressortez votre attirail de jardinage et suivez-donc le cours de Normand Bastien, horticulteur de profession, gestionnaire de projet hautement qualifié et propriétaire du très réputé complexe Horticole Bastien. Il vous expliquera comment cultiver et entretenir le futur jardin de notre école.

Si la communication n’a plus aucun secret pour vous…

 

Le domaine médiatique vous intéresse ? Vous savez tenir une conversation, faire valoir vos arguments et débattre d’un sujet précis ? Vous êtes un vétéran de la recherche informatique, un photographe de talent ou un spécialiste de l’infographie ? Nous avons besoin de vous ! N’hésitez plus ! Rejoignez Chantal Caissié et allez à la rencontre de journalistes, discutez avec des reporters, laissez aller votre esprit créatif et faites rayonner, aux yeux de tous, ce projet de grande envergure.

 

L’album de travail… d’accord… mais qu’est-ce que c’est ?

 

Tout au long de ces deux heures et demi d’atelier (de 19h à 21h30), nous allons noter diverses informations qui pourraient s’avérer utiles à l’entretient de nos plants de fleurs. C’est ce qui constituera l’album de travail qui sera conservé dans les archives de l’école afin d’être consulté lors de nos futures séances de jardinage.

 

Et pour ce qui est des subventions…

 

Effectivement, vous savez que, pour un projet de ce genre, il faut nécessairement des subventions. Certaines peuvent provenir directement de l’État, tandis que d’autres, arrivent de domaines privés. Dans le premier cas, le gouvernement se doit de peser les « pour » et les « contre » d’un projet avant de l’appuyer. Ainsi, un don de la part de l’État est synonyme d’investissement et de développement durable pour le peuple québécois. Dans le second cas, des organisations privées vont offrir leur contribution à une initiative qui semble pouvoir aboutir, que ce soit en termes d’argent ou de travailleurs bénévoles.

 

Un grand « Merci ! » s’impose…

 

Cet important projet n’aurait probablement jamais vu le jour sans la participation de parents bénévoles, qu’ils sont déjà nombreux à travailler activement sur ce projet. Des gens au grand cœur qui sont tous incroyablement impliqués dans leur communauté. Ce sont, comme vous et moi, étudiants, employés, patrons d’entreprise, organisateurs d’événements, gestionnaires… Impossible de tous les nommer ! Leur objectif ? Construire un milieu saint où leurs enfants pourront se développer dans la paix et l’harmonie. À l’heure où vous lisez ces lignes, ils sont sur le terrain, en train de débattre, de poser les bases de ce projet qui, nous en sommes convaincu, profitera à chacun d’entre nous.

 

Au travail, chers apprentis !

 

À la suite de votre formation, vous pourrez user de votre savoir faire en mettant la main à la pâte. Sortez vos pelles et armez-vous de patience ! Un jour, vos propres enfants, le sourire aux lèvres, contemplerons leur havre de paix en se disant « Ce cadeau, c’est mes parents qui me l’ont fait… ».

Les élèves du passé et du présent travailleront ensemble pour ceux du futur !

 

Une parole de l’auteur…

 

Eh oui, je tiens tout de même à laisser ma signature sur cet article !

Plus sérieusement… Savez-vous pourquoi j’adore l’écriture ? Laissez-moi vous expliquer :

Parler, c’est pratique. N’est-ce pas ? Cela nous permet d’exprimer nos idées, nos pensées, nos envies et bien d’autres choses encore. Mais, songez-y… est-il possible de transmettre nos sentiments à travers la parole ? Je veux dire… de façon fidèle ?

Je répondrais que « Non ». Voilà pourquoi j’aime écrire.

Maintenant, revenons à l’article…

Pour moi, la réflexion est simple : tout dépend de ce en quoi l’on croit. Souhaitez-vous changer votre entourage ? Voulez-vous avoir une influence sur votre futur ? Ou peut-être chaque jour songez-vous « Changer les gens est impossible ! Je suis trop jeune… que pourrais-je bien faire ? ».

Normalement, à cet instant, vous devez probablement vous dire : « Mais qu’est-ce qu’il raconte ? On parle d’aller planter des fleurs là ! Ça ne vaut pas la paix dans le monde ! »

Très bien, je vous l’accorde : ça ne risque pas de révolutionner votre perception de l’univers. Enfin… surtout si vous pensez ainsi. Car les fleurs ne sont pas inutiles.

Pour ce qui est des fleurs, voici ce qu’elles font :

Elles répandent la bonne humeur et produisent l’air que nous respirons,

Parfumant les plaines de leur senteur et guérissant les cœurs bons.

Elles nourrissent de leurs couleurs, les iris des femmes en deuil,

Absorbant le moindre pleure, sans jamais bouger une feuille.

Osez-vous dire qu’elles sont inutiles ?

Leur pouvoir est fort, mais subtil.

Pour vous, il est simple de bouger, croyez-moi.

Si, elles, peuvent nous changer…

 Ne le pouvez-vous donc pas ?

Mohamed Adam Kamal

Le peintre aux yeux de verre – Parti 5 : Un nouveau départ

Parti 5 : Un nouveau départ

Il se sentait revivre : il avait récupéré son cinquième sens et reçu la petite fille qu’il avait toujours voulue ! Il l’accueillit chez lui, la prit sous son aile, lui offrit un toit et de la nourriture. Pendant dix ans, la petite et son grand-père vécurent ensemble dans son immense manoir. Il consacra le restant de son existence à combler ses besoins. Après de longues recherches, l’homme avait réussi à retrouver la trace des deux parents de l’enfant. Elle avait bien grandit. Elle était devenue une magnifique adolescente.

Le jour de ses 15 ans, le vieil homme lui transmit tout ce qu’il savait sur ses origines et sur la quête qu’elle devait entreprendre.

« Il existe encore, en ce monde, des lieux où l’être humain vit dans l’ignorance, où la peur règne en maître et où l’on redoute la différence. Tous ceux ne répondant pas à la norme, tous ceux possédant quelque chose d’unique, de spécial, de mystérieux : chacun d’entre eux est redouté, pourchassé, puis tué. C’est en cette terrible période que tu es née ma pauvre enfant. « Pourquoi moi ? » me demanderas-tu. Je peux maintenant te le dire. Tes parents ont laissé des traces de leur passage dans un petit village, pas bien loin d’ici. On raconte qu’ils étaient tous deux issus d’une étrange lignée : des personnes étranges avec d’étranges manies, possédant d’étranges animaux et vêtus d’étranges habits. Cependant, ce qui rendait ces gens réellement uniques, ce n’était pas leurs chants ni leurs danses, ni même leurs tigres ou leurs serpents, pas même leurs grandes capes ou leurs larges chapeaux. Non, ma fille. Tes parents ne connaissaient rien de tout cela. Quelque chose d’autre faisait d’eux des créatures redoutées : ton père avait un éclat d’émeraude dans le regard et ta mère possédait des yeux de saphir. Tu tiens des deux, mais surtout d’elle. Tu peux les retrouver, j’en suis certain. Bats-toi, mais ne reste pas seule. Trouve quelqu’un sur qui tu pourras te reposer. Devient forte… ma petite Lizbeth.

Mohamed Adam Kamal

Le peintre aux yeux de verre – Partie 4 : Le miracle des larmes

Partie 4 : Le miracle des larmes

   Suite au cri poussé par Cornelius, la petite s’était écroulée. « Mais pourquoi les laisses-tu te faire du mal ! » avait-il hurlé. Pleurant silencieusement, elle resta ainsi plusieurs minutes. Puis, elle murmura :

   — Je sais pas pourquoi… je les laisse me frapper…

   Cornelius se ressaisit.

   — Pardonne-moi d’avoir crié. Mais ça ne te fait pas mal… ces coups de bâton ?

   — Oui… dit-elle la tête enfouie dans ses petits bras.

   — Pourquoi les laisses-tu faire dans ce cas ?

   — Eux, ça les fait rire… Je dois les faire rire, sinon j’aurai plus aucun ami…

   — Où sont tes parents ?

   Un long silence suivit sa question. L’enfant finit toutefois par répondre.

   — Ils sont partis…

   En entendant ces paroles, le cœur du vieux Cornelius se fendit en deux. Elle était seule. Tout comme lui. Il prit alors une décision.

   — Dit-moi, où habites-tu ?

   — Dans la forêt… il y a un arbre creux. C’est là que j’habite.

   — Et où trouves-tu ta nourriture ?

   — Dans un trou, près de l’arbre. Quand je me réveille, je trouve plein de bonnes choses dedans.

   — …

   — Monsieur ?

   — Que dirais-tu de me tenir compagnie ? dit-il en souriant. J’ai une très grande maison, il y a largement assez d’espace pour deux.

  La petite releva la tête. Tout en reniflant, elle demanda :

   — Je pourrai t’appeler grand-père ?

   Le vieux Cornelius pleura encore : de joie cette fois-ci. Ils poursuivirent leur route, la fillette tenant la main robuste du vieux colosse barbu. Il n’avait cessé de pleurer tout le long du trajet. Arrivés devant l’immense manoir, elle demanda les yeux pétillants :

   — C’est ici qu’on va vivre ?

   — Oui, mon enfant… dit-il en reniflant. Mais avant tout, j’aimerais savoir. Pourquoi les autres enfants ont-ils si peur de toi ?

   — Ils disent que je suis bizarre… Que j’ai de drôles d’yeux…

   Pétrifié, empli de compassion pour l’enfant qui se tenait devant lui, Cornelius laissa glisser deux dernières larmes : l’une d’or et l’autre d’argent.

   Il ouvrit les yeux.

   Pour avoir tant pleuré sur le sort d’autrui, on lui accorda un autre don… celui de la vue !

 

Mohamed Adam Kamal

Quelques poèmes

Quand l’on pense à St-Valentin, les poèmes nous viennent vite à l’esprit. Par contre, cette fois-ci, pour faire un peu différent, ce sera oui des poèmes, mais ils ne seront pas sous le thème de l’amour.

 

Les livres

Derrière cette couverture,
Se cache un monde merveilleux.
À la suite de mon ouverture,
Tu découvriras ces lieux.
Au cœur de ces feuilles noircies,
Des mystères sont enfouis.
Ces paroles au sens caché,
T’en livreront les clés.
Suivant ta lecture,
L’esprit revigoré,
Tu auras apprécié,
Le travail des romanciers.

Mohamed Adam Kamal

 

La vie n’est pas parfaite

Libre de penser, de rire, et d’amitié, profiter des secondes de bonheur, de paix, de joie et de savoir décider sans aucune crainte et sans peur, Savoir dire non, oser et choisir, construire, entreprendre et bâtir

Il suffit si peu de chose, un peu  de courage si j’ose. La vie n’est pas toujours facile, mais il suffit de redresser la tête, d’affronter certaines adversités, avec beaucoup de sincérité

Suivre son cœur,

ses pensées, ses choix et ses propres idées, C’est alors et seulement ainsi, Que l’on devient acteur de sa vie .

Il faut dans la vie savoir aussi, tendre la main à qui en a besoin  sans espérer un retour… n’y rien  juste de se dire que c’était bien.

Sterline Chery

 

L’avis d’un enfant

Aujourd’hui, amour il n’y a plus,
Car ce monde est peuplé d’hommes louches.
Prêts à vous dévorer tout cru,
À vous écraser comme une mouche.
Comprenez que lorsque j’ai su,
Je leur ai demandé « Pourquoi? ».
Chacun leur tour, ils ont répondu,
« Jamais tu ne comprendrais cela ».
Mais offrez-moi donc cette chance,
Celle de bâtir un monde meilleur.
Si chacun de nous se dépense,
Il en sera fini des pleurs.

Mohamed Adam Kamal

 

La pensée

Je suis occupé à penser…
La pensée: vous connaissez?
Celle qui, sans que vous en fassiez quoi que ce soit, vous glisse des sons… des songes.
C’est insensé, allez-vous songer.
Mais c’est seulement si vous saisissez le sens de ces songes, que vous saurez s’ils sont surfaits. Si vous saviez! Y songez-vous? Si chacun entendait ces sornettes et savait se sustenter des sons, nous serions tous certainement savants. Sachez que seul ceux qui ont saisi le sens des songes, seul ceux qui savent savourer le souffle du Soleil dans ses plus sombres instants…
Eux seuls sourient, dans leur dernier souffle…
Pensez-vous souvent, vous?

Mohamed Adam Kamal

 

La colère

Cette créature indomptable
Est de loin la plus méprisable.
On la croit sortie d’une fable,
Tant son histoire est effroyable.

Nombreux sont ceux, qui la connaissent
Rares les personnes, qui la délaissent.
Simples victimes de leur faiblesse,
Manipulées par cette diablesse.

Elle apparaît sans jamais prévenir,
Cherchant constamment à faire souffrir.
Sans que vous ne puissiez agir,
Elle fera de vous son martyr.

Ceux qui chercheront à l’affronter.
Seront, en effet, gravement blessés.
Par ce fléau de la bonté,
À vie ils seront marqués.

Mohamed Adam Kamal

Le peintre aux yeux de verre – Partie 3 : Les malheurs d’une enfant

Partie 3 : Les malheurs d’une enfant

Sous les décombres, le corps du jeune homme fut secoué de tremblements. Cornelius s’éveilla. Pourquoi avait-il survécu ? Lui-même l’ignorait. Il avait tout perdu. Les trois choses les plus chères à ses yeux. Son père, sa mère et le seul et unique héritage de ces derniers : ses étranges prunelles. Il ne voyait plus. Quelle était la cause de sa cécité ? Les flammes ? Les débris ? Les larmes ? Ça aussi, il l’ignorait.

Ce jour-là, encore, le vieil homme se remémorait ces événements tragiques. Cette terrible cicatrice, cette douleur refoulée, transparaissait dans ses œuvres. Comme à chaque fois qu’il y songeait,  le vieux Cornelius remercia le ciel de lui avoir fait don de ce pouvoir unique. Il réalisait ses peintures sans aucune aide : pas même celle de ses yeux ! On lui demanda bien souvent : « Comment faites-vous cela ? Comment est-ce possible ? ». Chaque fois, il répondait « Je vois plus de choses à travers mon cœur que ce que dix d’entre vous verraient de leurs yeux ! »

C’était un matin comme les autres. Finissant sa promenade, Cornelius décida de rentrer chez lui. Arrivé à l’orée de la forêt, il sentit une présence à ses côtés : une petite fille. Il marcha encore un peu et constata qu’elle le suivait. Il lui fit face et lui demanda :

— Qu’y a-t-il mon enfant ?

— Pourquoi pleuriez-vous monsieur ?

— Ce n’est rien ma petite… je ne fais que ressasser quelques souvenir d’il y a très longtemps.

Il posa délicatement sa main sur la frêle épaule de la fillette. L’instant suivant, les larmes s’étaient remises à couler.

— Que t’est-il arrivé ma pauvre…

— C’est rien monsieur. Je joue à un jeu avec mes amis. Au début, ils avaient un peu peur de moi, mais après, ils m’ont laissé jouer avec eux.

— À quel jeu… avez-vous joué ? demanda-t-il la gorge serrée.

— Aux chasseurs de démons ! Il fallait prendre un bâton et chercher le démon dans la forêt. Lui, il devait se cacher pour pas se faire attraper.

Cornelius s’arrêta brusquement. Il songea : « Pas ça ! C’est impossible…».

— Ça va bien monsieur ?

Il réussit à articuler :

— Dans votre jeu… qui était le démon ?

— C’était moi. Parce que je fais peur… tout le monde dit que je suis très forte pour faire le démon !

— Mais pourquoi les laisses-tu te faire du mal !

La petite tomba à la renverse. Fixant le vieil homme, elle joignit ses genoux et y fourra sa tête pendant que des larmes perlaient sur ses joues roses.

Mohamed Adam Kamal

Le peintre aux yeux de verre – Partie 2 : La tragédie


Partie 2 : La tragédie

Le jeune Cornelius fit part du complot à ses parents : «Les villageois préparent quelque chose. Il faut partir ! Tout de suite ! ». Le soir même, alors qu’il venait d’entamer ses 11 ans, ils quittèrent le village pour aller s’installer dans un lieu reculé, tout en haut d’une immense colline. À l’abri des regards, ils purent retrouver une vie normale. Sans avoir à s’inquiéter du regard des gens, sans avoir à se cacher. C’était trois ans avant la tragédie…

Un soir, des cris résonnèrent, plus bas, dans les plaines. Au clair de lune, la petite famille vit des torches s’allumer à quelques kilomètres de leur demeure. Gravissant la colline, elles approchaient en exécutant une danse des plus effroyables, sombres et inquiétantes. Arrivées devant les portes de la mystérieuse maison, celle de Cornelius et sa famille, les torches éclairèrent enfin les visages de ceux qui les brandissaient. Les habitants du village, ils les avaient retrouvés ! Tandis qu’un groupe, armé de torches, poursuivait la danse macabre, un autre transporta un immense tronc d’arbre devant l’entrée : un bélier. Ils abattirent le lourd morceau de bois sur la porte, faisant peu à peu craquer les solides planches qui les séparaient de la pauvre famille. Un premier coup… rien. Un deuxième… toujours rien. Le troisième fit sauter le premier gond. Au quatrième, la porte céda. Les seuls souvenirs que le jeune Cornelius gardait de cette terrible nuit, c’était la vue de ses parents, battus et torturés. À tous les trois, on leur avait brulés les paupières. Sur le planché du rez-de-chaussée, Cornelius se tordait de douleur tandis que l’odeur du sang lui emplissait les poumons. Des hurlements sauvages retentirent à l’extérieur et des torches enflammées fracassèrent les fenêtres. Rapidement, le feu s’empara de la triste demeure. Les parents de Cornelius, dévorés par les flammes, puisèrent dans ce qui leur restait de force et rugirent ensemble :

« Abraseum Mortifierna ! ». En un instant, les corps de leurs bourreaux s’embrasèrent. Dans un terrible râle d’agonie, tous s’écroulèrent brutalement.

 

Mohamed Adam Kamal

Les favoris et découvertes du mois de janvier 2017

Je me disais qu’il manquait un endroit pour vous faire découvrir de nouvelles choses sur le blogue ! C’est donc pour cela que je me suis dit que je pourrais faire un article sur les coups de cœur et les découvertes des membres du journal. Pour clarifier un peu la chose, à chaque fin de mois, on publiera ce type d’articles.

 

  • La compagnie Loop, Pénélope Beauchemin

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C’est une compagnie québécoise qui fait des jus pressés à froid. Elle milite pour qu’il n’y ait pas de gaspillage alimentaire, et ce, d’une façon très bien pensée! Vous  pouvez aller les suivre sur Facebook. Aussi, il y a eu un article qui a été écrit sur cette jeune compagnie qui explique très bien tout leur concept.

 

  • Le livre Le Don, Mohamed Adam Kamal

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C’est le premier tome de la trilogie Le Dernier Souffle qui a été écrite par l’auteure Fiona McIntosh. Ce roman est de type fantastique médiéval.

 

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C’est une série télévisée qui compte treize épisodes d’environ quarante-deux minutes chacun. Celle-ci est seulement disponible sur Netflix actuellement pour les résidents canadiens. Allez voir la bande-annonce!

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C’est une série de romans fantastiques écrite par Robin Hobb. Elle contient beaucoup de tomes comptant chacun entre 300 et 450 pages environ.

the king

C’est une chanson de Matt Holubowsky qui est tirée de son plus récent album intitulé SolitudeVous allez peut-être reconnaître la voix unique du chanteur puisqu’il a été l’un des finalistes de La Voix III.

cobayes

C’est une série de romans qui raconte l’histoire de cobayes qui testent un médicament et qui réagissent de façons très étranges. Chaque roman est écrit par un auteur différent. Si vous vous intéressez à ce sujet, il y a même un blogue. Par contre, faites attention cette série n’est pas faite pour les cœurs sensibles et est de style horreur.

J’espère que l’article vous a plus et qu’il vous a donné envie de faire de nouvelles découvertes! N’hésitez pas à écrire votre favoris du mois de janvier dans les commentaires.

 

Élodye Barré

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