Des questions de justice | Projet de débats en classe

Des questions de justice se posent aussi, lorsqu’il faut faire des choix de société…

Pour corriger les inégalités à l’intérieur d’une société, le gouvernement au pouvoir choisit parfois d’intervenir dans la vie des gens.

Cela se fait, parfois, par l’adoption ou l’amendement de lois.

Ces modifications sont généralement proposées pour essayer de maintenir un certain équilibre entre les besoins, les droits et les libertés des uns et,  les besoins, les droits et les libertés des autres.

Ces propositions, lorsque adoptées, viennent modifier les normes en place.

Cela se fait rarement sans débats préalables. Des valeurs sont parfois en tension.

Au Québec, ce sont les députés élus qui, à l’Assemblée nationale, débattent, décident et votent les lois.

Toutefois, depuis plus de 10 ans, des élèves du secondaire de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, chapeautés par la Fédération canadienne des débats d’étudiants, débattent, dans un style parlementaire et dans le cadre d’un championnat, de leurs propres projets de loi!

Cette année, une équipe de JBM participera au tournoi!

Serez-vous de l’aventure?

Peu importe, il y aura un projet de débats en classe pour tous, en lien avec le thème de la justice. Nous y expérimenterons, également, le style parlementaire.

En cliquant, ci-dessous, sur les différentes motions à débattre, vous aurez accès à un dossier de presse en lien avec le sujet concerné par le projet de loi sur lequel vous devrez travailler en équipe.

Les motions à débattre sont:

1- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] le gouvernement permette un accès légal au cannabis en contrôlant et en réglementant sa production, sa distribution et sa vente.

2- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] le gouvernement interdisent les bagarres au hockey.

3- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] le gouvernement autorise l’administration de médicaments ou de substances par un médecin à une personne en fin de vie, à la demande de celle-ci, dans le but de soulager ses souffrances en entraînant son décès.

4- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] le gouvernement exige que toute arme à feu sans restriction présente au Québec soit immatriculée.

5- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] le gouvernement augmente de 20 % le nombre d’immigrants et de réfugiés étrangers pour les cinq prochaines années.

6- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] que le gouvernement rende l’enseignement supérieur accessible à tous par l’instauration progressive de la gratuité scolaire jusqu’à l’université. 

7- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] cette chambre appuie les expériences faites sur les animaux dans le but de faire avancer la science et la médecine.

8- Qu’il soit résolu que [QSRQ ] l’on prélève les organes de tous les individus qui décèdent au Québec.

Photo:  Jason Taellious  | Justice | Artist: John Vanek| Flickr

La peine de mort: un débat clos?

https://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/12100/au-temps-des-pendaisons-histoire-de-la-peine-capitale-a-quebec

OTTAWA – Les Canadiens se disent majoritairement (63 %) en faveur du rétablissement de la peine de mort, selon un sondage Angus Reid.

C’est en Saskatchewan (75 %) et en Alberta (73 %), où les personnes interrogées souhaitent le plus qu’un criminel soit condamné à la peine capitale.

En Colombie-Britannique (55 %) et au Québec (58 %), une majorité de répondants sont également pour la peine de mort, mais dans des proportions moindres qu’ailleurs.

D’après ce nouveau sondage, dont les conclusions sont sensiblement identiques à l’enquête menée en février 2012, parmi les électeurs conservateurs, trois sur quatre (78 %) se prononcent pour cette mesure. Dans le camp libéral, 42 % des répondants sont contre l’idée.

Parmi les personnes qui sont en faveur du rétablissement de la peine de mort, 58 % estiment que cela permettrait de dissuader les criminels, 57 % pensent que cela permettrait de faire des économies parce que les coûts de la vie en prison reviendraient moins cher à la société, 53 % jugent qu’il faut tuer les tueurs, 39 % croient que cela soulagerait la famille des victimes et 20 % considèrent que les criminels ne sont pas capables de se réintégrer à la société.

À l’opposé, les Canadiens qui se disent opposés à la peine de mort craignent en grande majorité que le condamné puisse être victime d’une injustice (77 %), 53 % considèrent que c’est mal de donner la mort à quelqu’un, même s’il s’agit d’un criminel, et 50 % pensent que cela n’empêcherait pas les crimes.

Le sondage a été rempli en ligne par 1514 Canadiens les 10 et 11 mars.

Et toi, qu’en penses-tu?

La peine de mort: un débat clos ?

Afin de bien illustrer la situation, un bourreau de prison londonienne s’est livré à Amnistie Internationale et voici ce qu’il avait à dire : «Tous les hommes et les femmes que j’ai eues en face de moi à leurs derniers instants m’ont convaincu que tout ce que j’avais fait n’avait pas empêché un seul meurtre, […] la leçon de toutes ces années, c’est que l’exécution ne fait que susciter vengeance et rancœur.» . Ceci résume bien le fait que la peine capitale n’a pas d’effet dissuasif et que celle-ci ne fait qu’encourager un certain cercle vicieux de violence. En effet, il semblerait que les pays qui appliquent la peine de mort comme sanction judiciaire aient des taux de criminalité plus élevés que ceux qui ne l’ont pas adoptée.

Si l’on prend en exemple les États-Unis, «le taux d’homicides moyen était de 5,71 pour 100 000 habitants pour les États recourant à la peine de mort, et de 4,02 pour 100 000 pour les États n’appliquant pas ce châtiment» . Donc si on fait le calcul, un État américain appliquant la peine de mort comme la Pennsylvanie qui a une population de 12 702 379 (2010) habitants aurait un total de 725,31 meurtres versus l’État de l’Illinois, qui n’applique pas cette sanction, a une population similaire de 12 830 632 (2010) habitants aurait un total de 515,79 meurtres. Il y a donc une différence de 209,52 homicides de plus pour l’État octroyant la peine capitale. Ce chiffre est non négligeable!

On observe cela partout ailleurs, même au Canada, où le pourcentage d’homicide a diminué de 52% depuis l’abolition de la peine de mort. C’est plus de la moitié!

Coupable, vraiment?
La peine de mort est sans aucun doute la sanction la plus sévère qui puisse être octroyée en conséquence à un crime commis. Cependant, le problème majeur avec celle-ci est qu’elle est irréversible. Il ne faut pas oublier que les erreurs judiciaires existent et que des gens se font parfois acquitter après plusieurs années d’incarcération. Dans le cas qui nous intéresse, lorsque l’on se rend finalement compte que la personne condamnée à la sentence de mort est décédée pour un crime qu’elle n’a pas commis, non seulement on ne peut plus rien faire pour cet individu puisqu’il n’est plus de ce monde, mais la famille et les proches du défunt doivent accepter le fait qu’une personne qu’ils aimaient et estimaient soit décédée par erreur. Il arrive cependant des cas où les personnes se trouvant dans le couloir de la mort se voient innocenter peu avant leur exécution. Toutefois, il n’en reste pas moins que plusieurs années de leurs vies ont été gâchées à cause d’une erreur judiciaire. En fait, selon la une étude de l’Académie américaine des sciences, sur tous les condamnés à mort dans les trente années précédant l’année 2004 et se chiffrant à près de 7500 individus, près de 4,1% d’entre eux se verraient innocenter, ce qui équivaut près de 307 vies innocemment condamnées à mourir pour un crime qu’ils n’ont pas commis!

Alternatives efficaces
Comme il a été mentionné précédemment, la peine de mort n’a pas d’effet dissuasif sur la commission ou non d’un acte criminel. Des méthodes beaucoup plus efficaces ont fait leurs preuves. La répression drastique n’aide en rien et ce n’est pas en augmentant la sévérité des peines que le taux de criminalité descendra. La certitude de punition de l’acte criminel, et non pas l’élimination de la personne, suivi de prévention de type récidive ainsi que des programmes de réinsertion sociale sont en l’occurrence les meilleures options pour la réhabilitation des judiciarisés et ex-judiciarisés. Ce dernier point est d’ailleurs approuvé par une étude menée par la Sécurité publique du Québec qui mentionne que : «En clair, l’utilisation des processus de libération graduelle accompagnée de programmes et de services associés aux problématiques en lien avec la délinquance (employabilité, toxicomanie, éducation, etc.) demeure la meilleure façon d’augmenter les possibilités d’éviter un retour en prison.» . Le but dans tout cela est de permettre à l’individu concerné de trouver des ressources adéquates et de développer les aptitudes nécessaires à un bon fonctionnement en milieu social pour ainsi réduire les chances de récidives.

Bref, la peine de mort est une sentence inefficace qui favorise l’excès de violence plutôt que sa réduction. De plus, celle-ci peut affecter la vie d’innocentes personnes en les condamnant à tort, laissant ainsi des familles brisées par une quelconque erreur judiciaire. Il existe des moyens beaucoup plus efficaces en prévention du crime qui peuvent réellement réduire le taux de criminalité ainsi que réduire le taux de récidive. La loi est censée être celle qui montre la bonne voie à suivre, bref qui donne l’exemple. Cependant, comment peut-elle proscrire le meurtre et le rendre légitime à la fois pour son propre usage? Au fait tout cela ne fait aucun sens, c’est une contradiction pure et dure et comme le dit si bien « Victor Hugo  » Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant ! « » . Alors parler d’efficacité en ces circonstances… il n’en tient qu’à vous de décider.

Prendre (la) parole!

Situation d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ) pour s’initier au débat – JBM 2019

Les textes qui suivent sont des extraits intégraux (ou très légèrement modifiés) de:

« Le débat – cahier préparatoire » Document de travail créé par Nadia Bélanger, enseignante en ECR et Paule B. Hamelin, CP en ECR, CSRDN, novembre 2018  – Modifié par Paule B. Hamelin, CP en ECR, CSRDN, Avril 2019″

1. Pourquoi faire un débat?

En faisant appel au dialogue (notamment au débat), « on cherche à développer chez les élèves des aptitudes et des dispositions leur permettant de penser et d’agir de façon responsable par rapport à eux-mêmes et à autrui, tout en tenant compte de l’effet de leurs actions sur le vivre-ensemble » . De plus, « on cherche à développer chez les élèves un esprit d’ouverture et de discernement. »

En effet, « la reconnaissance de l’autre et la poursuite du bien commun constituent les deux grandes finalités » du programme ÉCR.

Le débat permet de prendre position sur un sujet (l’objet du dialogue) et de tenter de convaincre l’adversaire ou l’assemblée du bien fondé de cette position. Pour ce faire, il faut utiliser des arguments pertinents, cohérents et en nombre suffisant.

De plus, le débat permet de faire évoluer les idées de chacun. Il permet aussi de réfléchir sur les valeurs et les normes de la société pour favoriser des options ou des choix judicieux.

2. Formuler une motion à débattre (débat de style parlementaire)

La motion porte sur un sujet de réflexion ou un problème à résoudre concernant des valeurs et des normes que se donnent les membres d’une société. Cette motion issue d’un sujet controversé est proposée par un député pour que l’assemblée exprime son opinion ou sa volonté. Cette motion est ensuite votée par l’assemblée. En classe, c’est le premier ministre qui va clarifier et présenter la motion à débattre.

La motion est en lien avec un des thèmes du programme ÉCR du 2e cycle au secondaire, soit la tolérance, l’avenir de l’humanité, la justice, l’ambivalence de l’être humain. Pour formuler une motion, l’élève peut s’inspirer d’un article de journal, des images, d’un projet de loi, etc.

La formulation d’une motion est :
Qu’il soit résolu que le gouvernement [appuie], [supporte], [interdise], [refuse], etc.

La motion est porteuse de TENSIONS ou de CONFLIT DE VALEURS

Les élèves distinguent, parmi les valeurs et les normes, celles qui sont en tension ou en conflit.

En fonction de cette prise de conscience, les élèves vont réfléchir aux arguments possibles en lien avec la motion à débattre.

3.  Exemples de motions en lien avec les thème en éthique

La tolérance: Qu’il soit résolu que le gouvernement appuie que le sexe neutre puisse figurer sur des documents officiels.

L’avenir de l’humanité: Qu’il soit résolu que le gouvernement s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici 2030.

L’ambivalence de l’être humain: Qu’il soit résolu que pour des raisons de sécurité, le gouvernement se réserve le droit de limiter les droits de certains citoyens

La justice: Qu’il soit résolu que le gouvernement rétablisse la peine de mort au Canada.

4. Prise de position  (pour ou contre la motion)

Les élèves choisissent la position qu’ils vont défendre. Parfois, l’enseignant détermine le côté que défendront les élèves (la position du gouvernement ou celle de l’opposition). L’élève doit se situer comme énonciateur de son parti.

De quel sujet aimerais-tu débattre cette année?

Réponds en cliquant sur « Laisser un commentaire » sous le titre de l’article.

Pour te choisir un avatar, c’est ici:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_divinit%C3%A9s_de_la_mythologie_grecque

 

Photo: Marée étudiante dans les rues de Montréal le 22 mars 2012 – 22 mars 2012 094 – André Querry – FLICKR- Sous licence Creative Commons.

Les expériences sur les animaux

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Expérimentation animale: le dilemme

L’être humain a une attitude ambiguë vis-à-vis des animaux: d’une part, il cultive des relations étroites avec eux, en particulier avec les animaux de compagnie – les animaux, les chats ou les chevaux, par exemple. Les chiens aident les aveugles et sont souvent qualifiés de meilleur ami de l’homme, les chats remplissent de vie un foyer solitaire et, comme on le sait, le bonheur se trouve à dos de cheval. L’être humain considère souvent ses animaux familiers comme ses amis et comme faisant partie de la famille.

D’autre part. les animaux sont aussi des animaux dits «de rente». 3,56 millions de porcs, de chèvres, de moutons, de bovins et de chevaux ainsi que 50 millions de volailles sont abattus chaque année en Suisse. On les utilise aussi pour mener des expériences sur animaux; en Suisse, on en compte chaque année environ 500’000 – le plus souvent des souris et des rats. Le fait que les êtres humains que nous sommes abattent des animaux pour consommer leur viande fait partie de notre culture. Mais certains éthiciens – parmi eux, l’Américain Peter Singer – rejettent fondamentalement cet aspect parce que nous ne sommes pas impérativement tributaires de la viande animale et que nous pourrions tout aussi bien nous nourrir avec des plantes et des compléments alimentaires.

Tout le monde ne peut pas non plus se déclarer d’accord avec les expériences sur animaux. Pourquoi procède-t-on en réalité à ce type d’expériences?

Voici quelques réponses: ICI

Pour ou contre l’expérimentation médicale sur les animaux ?

Le principe du Drenche est de présenter l’actualité sous forme de débats. Le but est qu’en lisant un argumentaire qui défend le « pour » et les arguments du camp du « contre », vous puissiez vous forger une opinion ; votre opinion.

Voir les deux argumentaires ICI

Argumentaire POUR

  1. 40 raisons en faveur de l’utilisation d’animaux dans la recherche: Cliquez ICI
  2. L’expérimentation sur l’animal : nécessaire, hélas: Cliquez ICI
  3. Tout ce qu’il faut savoir sur les animaux et la recherche médicale: Document PDF ICI
  4. Assez de caricatures sur l’expérimentation animale: Cliquez ICI

Argumentaire CONTRE

  1. Peta France présente arguments pour faire cesser les expérimentations sur les animaux: Cliquez ICI
  2. POURQUOI JE DIS NON AUX TESTS SUR LES ANIMAUX: Cliquez ICI
  3. Des gestes brutaux «inacceptables» envers les animaux: Cliquez ICI:
  4. La recherche médicale sans test sur les animaux, c’est possible ! Cliquez ICI

Crédit photo: AFP/ PHILIPPE MERLE

Le don d’organes: obligatoire?

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Argumentaire POUR

  1. Dépôt d’une pétition pour le don d’organes obligatoire: Cliquez ICI
  2. Le don d’organes, c’est vital: Cliquez ICI
  3. Don d’organes obligatoire ; une solution ? Cliquez ICI
  4. Le don d’organes : un geste altruiste. Cliquez ICI

Argumentaire CONTRE

  1. Votre corps appartient-il à l’État ? Cliquez ICI
  2. Arguments scientifiques, philosophiques et spirituels CONTRE les dons d’organes: Cliquez ICI
  3. Contre le prélèvement automatique d’organes: Cliquez ICI
  4. Les dons d’organes, c’est un peu complexe. Cliquez ICI

Crédit photo:  Radio-Canada/Christian Côté

Dossier de presse #2: Les batailles au hockey

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Présentation du dossier:

L’ancien joueur du Canadien de Montréal  Georges Laraque et d’autres ex-joueurs de la LNH (George Parros, Brendan Prust et Colton Orr)  jouent un petit rôle dans la comédie Goon 2 : le dernier des durs à cuire.

Si le but du film est de faire rire, le sujet n’en est pas moins sérieux!

En décembre 2015  » (…) le réseau TSN et la branche d’enquête du réseau CTV, W5 ont rendu public quelques courriels échangés entre des dirigeants de la LNH, lesquels comprennent des mentions à l’effet que la ligue promeut la violence sur glace.

Entre autres, dans un courriel daté de mars 2010, l’ancien directeur de discipline de la LNH, Colin Campbell, écrit à l’analyste Mike Milbury : « Let’s face it Mike… we sell rivalries, we sell and promote hate… (« Regardons les choses en face Mike, nous vendons des rivalités, nous faisons la promotion et la vente de la haine. »). Notons que ce courriel a été envoyé six jours après que Matt Cooke ait mis fin à la carrière de Marc Savard à la suite d’une violente mise en échec.

(…)

Le problème est qu’ici les courriels démontrent que la LNH elle-même promeut la haine et l’agressivité chez ses joueurs. Conséquemment, peut-on conclure qu’elle respecte son obligation de sécurité? À ce titre, les demandeurs se plaignent d’avoir été exposés à des dangers inutiles qu’ils auraient pu éviter, sachant que la LNH tolère les bagarres au hockey. Même si la LNH a renforci sa règlementation en interdisant notamment les coups à la tête en 2010, elle ne prohibe toujours pas à ce jour les bagarres*. »

Violence au hockey: des particularités dans l’application de la loi

NANCY MASSICOTTE
Le Nouvelliste | 29 mai 2015

« L’agression dont a été victime ce week-end un joueur du Bigfoot de Saint-Léonard-d’Aston vient mettre en lumière certaines particularités dans l’application de la loi quant à la violence dans les sports.

En effet, même si le joueur en question, Louis-Étienne Leblanc, porte une plainte à la police, le procureur aux poursuites criminelles et pénales chargé du dossier devra tenir compte de critères bien précis avant d’autoriser ou non le dépôt d’une plainte criminelle pour voies de fait causant des lésions corporelles.
D’emblée, il faut savoir que la pratique de certains sports et tout particulièrement du hockey comporte un degré de violence inhérent qui fait l’objet d’un consentement implicite des parties. »

Lire la suite ICI

 

Les bagarres au hockey sont-elles l’expression d’une violence inutile, ou font-elles partie intégrante du jeu et du spectacle? De plus, devrions pouvoir traduire devant la justice les instigateurs de ces batailles?

Argumentaire  EN FAVEUR

 

Les bagarres au hockey, là pour rester!

Richard Marr | 8 octobre 2013 | L’Éveil et La Concorde | Commentaires sportifs

 » (…)

Ma réponse à la question de La Presse, je vous la donne en mille. Je suis pour les bagarres au hockey. Attention! Je ne suis pas pour les bagarreurs professionnels, style Parros, Moen et autres membres inutiles assis sur le bout du banc attendant un signe de l’entraîneur. Je suis pour les bagarres comme lorsque Maurice Richard plantait Ted Lindsay, lorsque Serge Savard servait une rincée à Dave Schultz et si Vincent Lecavalier décidait de régler le cas d’un Alexei Emelin, qui en aurait beurré trop épais. Je suis pour les gars qui en imposent comme les Iginla, Lucic, Emelin, Kronwall et autres, mais qui sont aussi de vrais joueurs de hockey. »

Lire l’ensemble du billet ICI

Les bagarres dans la LNH sont là pour rester, clament les joueurs

3 octobre 2013 |La Presse canadienne | Hockey

 » (…)

« Les bagarres font partie intégrante du jeu. Elles sont là pour rester », martelaient les joueurs des deux camps, après la victoire de 4-3 des Maple Leafs de Toronto.

Une unanimité qui ne s’effrite pas. On évoquait d’ailleurs dans les réseaux sociaux, mercredi matin, un sondage mené auprès des joueurs en 2010-2011, dans lequel 98 % d’entre eux s’étaient prononcés en faveur des bagarres. »

Lire la suite de l’article ICI

Gary Bettman trouve qu’on parle trop des bagarres.

La Presse | Publié le 11 novembre 2013 à 13h07 | Mis à jour le 11 novembre 2013 à 18h25

(…)

 » Je préfère qu’il s’envoie des coups de poing que des coups de bâton.»

L’un des arguments contre l’abolition des bagarres, ou même l’instauration d’une inconduite de partie ou une suspension pour le geste, consiste à dire que ça entraînerait plus de coups salauds. Bettman n’a pas déclaré ouvertement s’il était en faveur ou contre, mais a confié qu’il avait remarqué que les arguments de chaque côté étaient «vraiment enracinés».

«Dire qu’on va abolir les bagarres, je ne suis même pas certain de ce que ça veut dire parce qu’on peut changer la pénalité et la rendre plus sévère, a-t-il expliqué. Ça ne veut pas dire que si quelqu’un a la motivation nécessaire, alors il s’empêchera de se battre. Alors nous prendrons ce cas hypothétique. Tu es expulsé de la rencontre si tu te bats. O.K., alors je crois que les gars vont tout de même se battre s’ils en ont l’intention.» »

Lire l’ensemble de l’article ICI

HOCKEY SANS BAGARRE? BOXE SANS COUP DE POING!

RAPHAËL BERGERON-GOSSELIN 4 OCTOBRE 2013

 » (…)

Le risque fait toutefois partie de ce sport. Il est autorisé de se battre. Les athlètes sont entraînés pour faire face à ce genre de situation. Ils acceptent, en jouant à ce sport, de prendre le risque qu’ils se blessent. Donc pourquoi se questionner sur la pertinence des bagarres lorsqu’un accident survient?

(…)

La LNH s’entête et avec raison à éliminer les coups vicieux que l’on ne veut absolument pas voir lors d’une partie de hockey. Si les joueurs ne peuvent plus régler leur différents avec les bagarres (car ils en ont le droit) comment le feront-ils quand la tension et l’adrénaline sera au maximum?  »

Lire l’ensemble du billet ICI

Hockey junior : 89 % des DG s’opposeraient à l’élimination des bagarres

Mardi 23 septembre 2014 à 12 h 01 | Martin Leclerc

Radio-Canada | Sports

« L’adoption de nouveaux règlements a permis de réduire substantiellement le nombre de bagarres dans le hockey junior au cours des dernières années. Mais s’il n’en tient qu’aux directeurs généraux de la LHJMQ, les combats sont là pour de bon et ne doivent pas être abolis. Selon eux, les bagarres font partie intégrante du sport, préviennent les abus et assurent, en quelque sorte, la sécurité des joueurs. »

Lire l’ensemble de l’article ICI

Les Canadiens amateurs de hockey veulent conserver les bagarres, mais imposer des pénalités plus sévères pour les coups à la tête.

Harris Decima | Communiqué de presse | Mars 2011

« Dans le dernier sondage La Presse Canadienne-Harris/Décima les Canadiens ont été interrogés sur coups à la tête au hockey.

Selon Doug Anderson, vice-président principal de Harris/Décima : « Les Canadiens amateurs de hockey veulent que ça brasse et s’opposent à l’idée d’interdire les bagarres, mais ce sont eux qui sont les plus convaincus que la LNH devrait renforcer ses règles concernant les coups à la tête. Ces points de vue peuvent sembler contradictoires, mais ils laissent entendre que les Canadiens n’ont pas l’impression que la violence des bagarres nuit autant à la qualité du jeu que les coups à la tête. Bien que nos questions n’aient pas abordé directement le sujet, il est bien possible que certains trouvent que les bagarres ajoutent au divertissement, mais il est plus difficile d’imaginer que les coups à la tête sont perçus comme étant divertissants. » »

Voir l’ensemble des conclusions du sondage ICI

Argumentaire  CONTRE

Les bagarres ont-elles lieu d’être?

ME MARIANNE SAROLI| JEUDI, 3 OCT. 2013. 09:28 | RDS.CA

(…)

« Or, il y a une apparence de contradiction dans les règlements de la LNH en ce qu’elle interdit depuis 2011 les coups à la tête à sa règle 48 [vi], mais tolère les combats, qui, forcément impliquent ce type de coups. Mais à quoi bon sert de prohiber les coups à la tête si on les permet lors d’un combat sur glace? Un coup à la tête constitue une infraction conformément à la réglementation de la LNH, mais il est permis dans la mesure où il est donné dans le cadre d’une bagarre.

Bien que la LNH prétend qu’elle place au cœur de ses priorités la santé et la sécurité de ses joueurs, elle édicte des règles qui ne prohibent pas en soi les combats sur glace. Certes, la LNH impose des sanctions aux joueurs impliqués dans les combats, mais est-ce que purger quelques minutes au banc des pénalités est suffisant pour en tirer une leçon lorsqu’un adversaire quitte sur une civière en plein milieu d’un match? »

Lire l’ensemble du billet ICI

Bagarres au hockey – Faire un homme de soi.

Le Devoir | 12 février 2009 |Guy Taillefer | Hockey

« Un comité d’experts sur les commotions cérébrales qui surviennent au hockey arrive à la conclusion que les bagarres devraient être bannies du jeu, y compris dans la LNH. «Les bagarres sont une cause connue de commotion cérébrale et peuvent entraîner des complications à long terme…» Dont la plus définitive est la mort, juge utile de préciser le comité, qui voudrait aussi que la sale habitude qu’ont certains joueurs de viser la tête en frappant l’adversaire ne soit plus tolérée. »

Lire la suite de l’article ICI

Violence au hockey : les médecins du pays accusent de complaisance les patrons d’équipes.

Par Stéphane Parent | jeudi 22 août, 2013 | Radio-Canada International

« Trop de blessures graves au corps et à la tête injustifiables.

Les deux tiers des délégués au congrès annuel de l’Association Médicale Canadienne (AMC)ont voté en faveur d’une résolution qui « condamne la complaisance » des propriétaires ».

Commentant le vote des délégués, le président de l’AMC, le Dr Louis Francescutti, affirme que lui-même a trop vu de jeunes joueurs de hockey souffrant d’une sérieuse blessure être transportés à l’urgence de l’hôpital où il pratique. »

Lire la suite de l’article ICI

Les Québécois contre les bagarres

Pierre Durocher | Publié le 6 septembre 2011 à 04:41

 TVA Nouvelles

(…)

 » Selon les résultats de ce sondage effectué par Internet auprès de 600 adultes répartis dans toutes les régions de la province, 70 % des répondants croient que la LNH devrait interdire les combats.

Si les bagarres étaient bannies de la patinoire, 91 pour cent des répondants ont indiqué que leur niveau d’intérêt pour le hockey augmenterait (28 pour cent) ou resterait le même (63 pour cent).

«C’est certain que les décès de Boogaard, de Rypien et de Belak ont eu une influence sur les résultats de ce sondage. Toutefois, ce n’est pas le premier sondage qu’on fait concernant la violence au hockey qui en vient à ces conclusions», a indiqué Christian Bourque, vice-président exécutif chez Léger Marketing. »

Lire l’ensemble de l’article ICI

Patrick Roy veut l’élimination des batailles au hockey

Réal-Jean Couture | 19 novembre 2011 | Québec Hebdo

(…)

 » Peut-on faire une lutte contre les coups à la tête et, en même temps, permettre les bagarres ? « Très bonne question. Si on veut éliminer les coups à la tête, évidemment il faudra examiner les bagarres. De toute façon, nous, notre position est claire : c’est certain que nous ne sommes pas en faveur des batailles. »

« On ne pense pas que ça rend service au hockey, même si on pense que ça peut régler certaines situations dans les matchs. Je pense que c’est avoir une petite vision. (…) »

Lire l’ensemble de l’article ICI

 

Photo: Erna Bouillon | Baston générale | Flickr

Dossier de presse #4: Création d’un registre québécois des armes à feu

 Ce billet s’inscrit dans le cadre de la SAÉ « Des questions de justice: Projet de débats en classe! »  

Présentation du dossier:

Registre des armes à feu : Québec repart à zéro

ICI Radio-Canada Mise à jour le jeudi 3 décembre 2015 à 18 h 45 HNE
Un reportage de Julie Dufresne

 

« Le projet de loi sur l’immatriculation des armes à feu, qui porte le numéro 64, prévoit que toute arme à feu « sans restriction » doit être immatriculée et que le gouvernement doit émettre un numéro unique pour chacune des armes enregistrées.

L’immatriculation des armes à feu sans restriction – essentiellement des armes de chasse – sera obligatoire et pourra se faire gratuitement en ligne sur le site du Directeur de l’état civil.

Le projet de loi prévoit un délai de grâce de 12 mois, à partir de l’adoption du projet de loi, pour les détenteurs d’arme à feu qui devront immatriculer leurs armes au cours de cette période. « Dès que la loi sera adoptée, toute nouvelle transaction devra immédiatement faire l’objet d’une immatriculation », a précisé le ministre Moreau en conférence de presse. »

Consulter l’ensemble du reportage ICI
 Aussi, débat intéressant sur la question ICI, à Bazzo. TV                            (3 mars 2016)

 

Argumentaire  EN FAVEUR

 

BESOIN URGENT D’AIDE POUR APPUYER LE REGISTRE QUÉBÉCOIS DES ARMES D’ÉPAULE!

12 février 2016 | Communiqué | Site Internet du CDEACF

« Ce n’est pas seulement dans l’Ouest qu’il y a un puissant lobby pro armes. Au cours des dernières semaines, nombreux groupes québécois de propriétaires d’armes se sont publiquement manifestés pour s’opposer au projet de loi 64. La Coalition pour le contrôle des armes appelle à la mobilisation.

Face à cette mobilisation contre le registre, il revient aux citoyens ordinaires en faveur d’une société sécuritaire de même que les experts prévention et en sécurité publique (organisations policières, santé publique, groupes luttant contre la violence conjugale, association de prévention des suicides) de se faire entendre auprès des députés et sur l’arène publique pour défendre ce projet de loi. Nous vous demandons donc d’investir un peu de temps afin d’appuyer le projet de loi 64 – loi sur l’immatriculation des armes à feu.

Nombreux députés ont été nouvellement élus et ne connaissent que très peu les enjeux relatifs au contrôle des armes. »

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Registre des armes à feu: Couillard inébranlable.

Le Journal de Montréal

GENEVIÈVE LAJOIE ET MARC-ANDRÉ GAGNON
Jeudi, 21 janvier 2016 10:04
MISE à JOUR Jeudi, 21 janvier 2016 10:04

« Le premier ministre Philippe Couillard ne comprend pas comment on peut s’opposer à la création d’un registre québécois des armes à feu.

Cet enjeu divise pourtant tous les partis à l’Assemblée nationale.

«J’ai de la difficulté à comprendre cette hésitation parce que moi, j’en ai deux armes de chasse chez moi, je n’ai pas été du tout traumatisé par le fait d’avoir à les enregistrer, je trouve ça normal», a-t-il affirmé jeudi, en marge du Forum économique de Davos.

Il a rappelé qu’outre les familles des victimes de crimes perpétrés avec des armes à feu, les forces policières réclament également la mise sur pied d’un registre.

M. Couillard ne voit pas pourquoi certains chasseurs ont l’impression d’être ostracisés dans ce débat. «Je ne vois pas l’oppression. Remplir une formule en ligne pour dire j’ai une arme à feu, je ne vois pas en quoi ça brime qui que ce soit», dit-il. »

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Registre des armes à feu, une solution pour réduire les suicides au Québec?

Caroline Legault | ASSOCIATION LAVALLOISE DE PARENTS ET AMIS POUR LE BIEN-ÊTRE MENTAL (ALPABEM)

(…)

Baisse de 60% des suicides par arme à feu depuis 1995

Depuis l’arrivée du registre en 1995, on note que le nombre de suicides par arme à feu au Québec est en forte diminution. Au Québec, nous avons observé une baisse de 60 % ; 343 suicides par arme à feu ont été commis en 1995, comparativement à 137 en 2008 (2).

Dans des études publiées en 2009 et 2011, la thèse du déplacement tactique est démentie. Les baisses dans les taux de suicide commis par arme à feu n’ont pas pour effet d’augmenter les suicides commis par d’autres méthodes (3). Bref, on retrouve beaucoup de statistiques qui sont favorables au maintien du registre des armes à feu et plusieurs coroners québécois clament son importance lorsqu’il est question de prévention du suicide (4). »

(…)

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Québec solidaire salue le dépôt du projet de loi sur l’enregistrement des armes d’épaule

3 décembre 2015 — Communiqués de presse                                                 Site Internet de Québec solidaire

« Après plus d’un an d’attente, la députée de Québec solidaire dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, souligne le dépôt du très attendu projet de loi visant à mettre sur pied un registre des armes à feu québécois

« Voilà bientôt 26 ans que la fusillade de la Polytechnique a eu lieu, mais le drame est encore frais en nos mémoires. Chaque année, le triste anniversaire de ce massacre misogyne rappelle l’urgence d’agir de toutes les façons possible contre la libre circulation des armes à feu, les puissants lobbies et contre toutes les violences faites aux femmes. Aujourd’hui, nous franchissons un pas considérable avec l’engagement formel du gouvernement de Philippe Couillard de mettre sur pied un registre des armes à feu québécois », a indiqué Mme Massé suite au dépôt du projet de loi 64 sur l’enregistrement des armes à feu.

Mme Massé invite le gouvernement à la surprendre en allant jusqu’au bout dans son engagement à mieux protéger la population, et ce, peu importe le prix. »

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Avaler de travers

Marilyse Hamelin | Journaliste indépendante, chroniqueuse et blogueuse | Huffington Post | 13 janvier 2016

« Qwef-qwef-qewf-aergaergaerg….

Ça, c’est moi qui avale mon thé vert de travers en regardant la une du Devoir de mercredi matin :

«Malgré les apparences, l’idée de créer un registre québécois des armes à feu ne fait pas l’unanimité à l’Assemblée nationale. Plusieurs élus libéraux, péquistes et caquistes n’excluent pas la possibilité de s’opposer à l’adoption du projet de loi 64.»

Je ne peux pas croire. J’estimais la chose entendue depuis la motion unanime de l’Assemblée nationale à l’encontre de la destruction du registre canadien et l’annonce par Philippe Couillard, à l’occasion du 25e anniversaire de commémoration de la tuerie de Polytechnique, de la création d’un registre québécois.

Mais voilà que la possibilité d’un vote libre sur la question surgit, en vertu des bons vieux arguments débiles qui refont surface, pour la majorité en provenance de députés représentant des régions rurales (au fait, je dis ça, je ne dis rien, mais saviez-vous que les taux de décès et de blessures par arme à feu sont plus élevés dans les régions rurales que dans les villes?).

Parmi ces arguments infondés, mon «favori» : un registre serait inutile et créerait un «faux sentiment de sécurité au sein de la population».

Un faux sentiment de sécurité???!!!! »

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Argumentaire  CONTRE

 

Qui sont les opposants au registre québécois des armes à feu?

Patrick Bellerose | Huffington Post | Publication: 05/02/2016 22:49

« Depuis la tuerie de Polytechnique en 1989, la nécessité d’un registre des armes à feu semblait faire consensus au Québec. Mais cette harmonie apparente commence à se fissurer sous l’effet de groupes de pression. Entrevue avec deux ténors du mouvement anti-registre.

Pour le porte-parole du mouvement Tous contre un registre québécois des armes à feu, les victimes de Polytechnique ont eu le «monopole» du débat public depuis la tragédie qui a fait 14 victimes. «Nous, au niveau des propriétaires d’armes à feu, on n’a pas l’intention d’embarquer dans une histoire encore à dormir debout, qui est un faux sentiment de sécurité pour plaire à quelques personnes traumatisées depuis 25 ans», lance Guy Morin. »

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Les opposants au registre québécois des armes à feu s’organisent

ICI Radio-Canada| Michel Marsolais Mise à jour le samedi 9 janvier 2016 à 18 h 28 HNE

« Après une longue bataille avec le gouvernement fédéral, le Québec a annoncé son intention de créer son propre registre des armes de chasse au coût de près de 20 millions de dollars. Une mesure applaudie par certains, mais décriée par les propriétaires d’armes qui y voient une contrainte additionnelle et une dépense inutile. Ils veulent se faire entendre avant l’adoption du projet de loi.

Au pro rata, les Canadiens seraient presque aussi armés que les Américains. Pourtant, contrairement à nos voisins, le nombre d’homicides au Canada est en baisse depuis 1972. Et les crimes sont surtout commis avec des armes blanches plutôt qu’avec des armes à feu.

Après le démantèlement du registre fédéral des armes longues, le Québec est la seule province à vouloir en recréer un nouveau. »

Consulter la suite du reportage ICI

Pétition contre un registre québécois des armes à feu: 37 000 signatures

Sidhartha Banerjee | La Presse Canadienne | Journal L’Avantage    28 février 2016

« Après avoir tenu plusieurs manifestations à travers le Québec ces dernières semaines, le mouvement «Tous contre un registre québécois des armes à feu» s’apprête à remettre une pétition de plusieurs dizaines de milliers de signatures au premier ministre Philippe Couillard.

Environ 300 personnes se sont mobilisées devant les bureaux de circonscription de la député de Chauveau, Véronyque Tremblay pour réclamer l’abandon du projet de loi 64 sur l’immatriculation des armes à feu. (Photo TC Media – Monica Lalancette)

La pétition, qui peut être consultée sur le site web de l’Assemblée nationale jusqu’au 11 mars, a recueilli plus de 37 000 signatures.

Elle demande au gouvernement de renoncer à créer son propre registre des armes à feu pour le Québec, après la destruction du registre fédéral.

Les opposants au projet affirment d’abord qu’un tel registre est inutile et inefficace. De plus, dans un contexte d’austérité budgétaire, ils déplorent que le gouvernement soit prêt à dépenser des millions de dollars pour une telle initiative.

Le Québec est la seule province à vouloir réinstaurer un registre des armes à feu. »

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10 mythes du registre des armes d’épaule.

Canadian Shooting Sports | Site Internet de l’organisme

 « Mythe #1: Le registre d’armes est un outil important pour la police qui le consulte 6 500 fois par jour.

Faux. Le nombre de 6 500 visites par jour rapporté par le Registre canadien des armes à feu en direct (RCAFED) peur, comme l’indique le site Web du Ministère de la Sécurité publique en date du 17 mai 2006 (Question 18).

Lorsque les policiers ont accès au Centre d’information de la police canadienne (CIPC), pour quelque raison que ce soit, comme par exemple pour une vérification d’adresse, la requête est automatiquement communiquée au RCAFED, peu importe si de telles informations sont requises. Ceci se produit, par exemple, pour les services de police de Toronto (5 000 policiers), de Vancouver (1 400 policiers) et d’Ottawa (1 050 policiers) ainsi que pour la GRC de la Colombie-Britannique (5 000 policiers).
De plus, l’achat légal d’une arme à feu génère trois requêtes administratives dans le registre : une pour l’acheteur, une pour le vendeur, ainsi qu’une pour l’arme à feu. Ces changements aux dossiers informatiques sont gérés par les services de police et sont inclus dans les chiffres totaux. En raison du fait qu’il y a sept millions d’armes à feu enregistrées dans le système, les transferts légaux représentent donc une grande majorité des requêtes. Ainsi, il est évident qu’une requête au sein du registre ne dénote pas nécessairement une intention d’enquête.  »

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Registre québécois d’armes à feu.

Lettre d’opinion | Benoît Michaud| St-Valérien, QC.                               Journal L’Avantage | Publié le 31 janvier 2016

« D’abord, rappelons-nous du défunt Registre canadien, mort dans l’âme sans arme.

Estimé au coût de 2 millions $CAD au départ, il totalisa environ un milliard $CAN en 2006, soit 500 fois le montant initial. Bien qu’il ait été un programme gouvernemental, ce dépassement de coût a été considéré excessif par plusieurs

Le coût d’exploitation annuel du programme canadien des armes à feu a été de 68,5 millions de dollars uniquement pour l’année 2009 selon un rapport de la GRC.

Sur son site internet, le Ministère de la Sécurité publique nous informait que depuis 2003, moins de 2 % des homicides en sol canadien ont été commis avec des armes d’épaule enregistrées (sur plus de 7 millions d’armes longues enregistrées, incluant les armes longues semi-automatiques).

Saviez-vous que même si le registre canadien n’existe plus, il est illégal de posséder, partout au Canada incluant le Québec, une ou des armes à feu sans détenir un permis renouvelable aux cinq (5) ans? »

Lire la suite de la lettre ICI

 

Photo: Franckfbe | Grenadier | Flickr

Dossier de presse #3: L’aide médicale à mourir

Ce billet s’inscrit dans le cadre de la SAÉ « Des questions de justice: Projet de débats en classe! »  . 

Présentation du dossier:

Les Québécois pourront «mourir dans la dignité»

La Presse | Publié le 05 juin 2014 à 10h47 | Mis à jour le 06 juin 2014 à 06h40

« Les malades en phase terminale aux prises avec des douleurs intolérables pourront obtenir l’aide d’un médecin pour abréger leurs souffrances, a décidé hier l’Assemblée nationale dans un vote qualifié d’«historique».

Le vote fortement majoritaire marque la fin d’un débat entamé en 2009 et mené de front par la députée péquiste Véronique Hivon, devenue le visage public du projet.

(…)

Vers 15h, 94 députés se sont levés un à un pour exprimer leur appui au projet, issu d’une réflexion non partisane qui s’est faite dans une certaine sérénité.

Quelques secondes plus tard, 22 autres élus – tous des libéraux – se sont levés pour s’y opposer. On comptait notamment dans ce camp les ministres Christine St-Pierre, Robert Poëti et Pierre Arcand, ainsi que la vice-première ministre Lise Thériault, illustrant la division profonde du gouvernement sur cette question.

«Je ne peux me convaincre de penser qu’il n’y aura pas des situations où un individu ne sera pas influencé indûment», a plaidé le ministre Pierre Moreau avant de voter contre le projet de loi.

Neuf députés étaient absents. »

Et vous? De quel côté vous seriez-vous rangé?

Découvrez la loi sur le site du gouvernement ICI

Argumentaire en FAVEUR

L’aide médicale à mourir est-elle dans le meilleur intérêt de qui que ce soit? Oui.

James Downar, MD CM MHSc(Bioethics) FRCPC | Site Internet de la Canadian Family Physician | Avril 2015 vol. 61 no. 4  320-322

« Je vais présenter deux arguments en faveur de la notion que le suicide assisté est dans le meilleur intérêt de certains patients : la mort peut parfois être dans le meilleur intérêt d’un patient; les patients aptes sont bien placés pour déterminer quand la mort est dans leur intérêt. Je vais ensuite proposer que les médecins ont un rôle à jouer dans le suicide assisté en inversant la prémisse de ce débat et en proposant que de refuser à un patient le droit à une aide médicale à mourir ne sert les intérêts de personne. »

Lire l’article au complet ICI

La Cour suprême dit oui à l’aide médicale à mourir.

ICI Radio-Canada | Mise à jour le vendredi 6 février 2015 à 21 h 55

« La Cour suprême du Canada invalide l’article du Code criminel qui interdit à un médecin d’aider quelqu’un à s’enlever la vie dans des circonstances bien précises.

Dans sa décision unanime et signée par la Cour au grand complet pour refléter la force et l’unité régnant autour de ses conclusions, le plus haut tribunal du pays a déterminé qu’il était contraire à la Charte canadienne des droits et libertés, et donc inconstitutionnel, d’avoir une prohibition totale de l’aide médicale à mourir.

La Cour conclut que l’article actuel du Code criminel viole le droit à la vie, la liberté et la sécurité de certaines personnes par sa très large portée.

Elle vise par son jugement les adultes considérés comme capables au sens de la loi, qui donnent clairement leur consentement et qui souffrent de manière persistante et intolérable à cause d’un problème de santé grave et irrémédiable. »

Lire l’ensemble de l’article ICI

Condamnée, elle plaide en faveur de l’aide médicale à mourir

TVA Nouvelles | Josée Cloutier| Publié le 2 novembre 2015 à 19:37

Une infirmière à la retraite, atteinte de la Sclérose latérale amyotrophique (SLA), aussi appelée maladie de Lou-Gherig, interpelle la maison de soins palliatifs Aube Lumière de Sherbrooke au sujet de l’aide médicale à mourir.

Ancienne bénévole, Suzanne Nadeau-Whissel, qui est condamnée par la maladie, implore l’établissement de laisser aux patients la liberté de choisir cette option.

«Je considère que l’assistance à la mort, si c’est le choix du patient évidemment, est un soin de fin de vie. Ne pas respecter ce choix dans les centres de soins palliatifs est tout simplement de l’acharnement», a écrit Mme Nadeau-Whissel, qui ne peut plus parler depuis deux mois.

(…)

«Je veux avoir le choix de mourir avec assistance médicale préférablement chez moi avec les miens. Le non-respect de mon choix serait une atteinte à ma liberté et à un affront à ma dignité!» a-t-elle écrit. »

Voir l’ensemble du reportage ICI

Le plaidoyer de Denys Arcand pour l’aide médicale à mourir

ICI Radio-Canada
Mise à jour le dimanche 13 décembre 2015 à 6 h 58

« Alors que la loi québécoise sur l’aide médicale à mourir se retrouve devant les tribunaux, nous avons rencontré le réalisateur des Invasions barbares, Denys Arcand, qui nous livre un véritable plaidoyer pour le droit de mourir dans la dignité. »

Lire l ‘entrevue ICI

Aide médicale à mourir : soulagement chez les malades, nervosité chez les médecins

ICI Radio-Canada
Mise à jour le jeudi 10 décembre 2015 à 16 h 41 HNE
(…)

« Sur le mur de l’appartement, un graffiti. « Je veux être libre », peut-on lire. Laurence Brunelle-Côté, qui est dans la trentaine, est atteinte de l’ataxie de Friedreich et réclame de choisir de mourir si sa santé décline et que sa qualité de vie devient trop mauvaise.

Elle pense que l’aide médicale à mourir qui entre en vigueur le 10 décembre lui donne une partie de cette liberté. « C’est une sortie de secours, une assurance. Je ne sais pas si je vais m’en servir ou non. Mais je sais qu’il y a une option qui me permettra de décider à la fin de ma vie », dit-elle. »

Lire l’ensemble de l’article ICI
 Argumentaire CONTRE

L’archevêque d’Ottawa prend position contre l’aide médicale à mourir

ICI Radio-Canada | Mise à jour le lundi 7 mars 2016 à 17 h 56

« L’archidiocèse d’Ottawa a diffusé une lettre, au cours de la fin de semaine, afin de faire connaître de son opposition à l’aide médicale à mourir.

L’archevêque d’Ottawa, Terrence Prendergast, croit que le jugement de la Cour suprême qui invalide l’article du Code criminel interdisant à un médecin d’aider quelqu’un à s’enlever la vie dans des circonstances précises est inquiétant.

« La société abandonnerait les personnes à leur stade le plus vulnérable, plutôt que de leur fournir des soins médicaux pour alléger leurs souffrances et leurs besoins. »
— Terrence Prendergast, archevêque d’Ottawa (extrait de sa déclaration)
Il juge que tout acte délibéré de se tuer soi-même ou de tuer un autre être humain est « clairement immoral ». »

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Euthanasie: 6 arguments contre le projet de loi 52

Publication: 27/02/2014 01:13 EST Mis à jour: 28/04/2014 05:12 
Étienne Boudou-Laforce, blogueur | Huffington Post
« Alors que la Belgique vient tout juste d’autoriser l’euthanasie des enfants -sans limite d’âge! – et que le Québec s’apprête – à moyen terme – à ouvrir la porte à l’euthanasie sous la forme de « l’aide médicale à mourir», voici six raisons s’inscrivant en défaveur du projet de loi 52 québécois. »
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Des médecins contre l’aide médicale à mourir

Mise à jour le mardi 15 octobre 2013 à 15 h 09 HAE
Radio-Canada avec La Presse Canadienne

« La Coalition des médecins pour la justice sociale s’élève contre le projet de loi 52 du gouvernement du Québec qui souhaite baliser « l’aide médicale à mourir ». Ces médecins dénoncent le projet de loi en l’assimilant à un acte d’euthanasie, donc relevant du Code criminel, un domaine de compétence fédérale.

La coalition promet de contester juridiquement la Loi 52. »

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Projet de loi 52 : Elle se bat devant les tribunaux contre l’Aide médicale à mourir

Journal de Montréal| Michael Nguyen | Dimanche, 8 juin 2014

« À 48 ans et avec un déficit moteur cérébral diagnostiqué à sa naissance, Lisa D’Amico connaît bien le système de santé, puisqu’elle y a grandi. Et c’est justement pour ça qu’elle se bat contre l’aide médicale à mourir.
«À mon âge je n’ai jamais pris de décision libre et éclairée», déplore Mme D’Amico.
Cette phrase, elle la répétera à plusieurs reprises, au cours d’une entrevue accordée au Journal. Et la femme, qui se déplace difficilement en marchette, ne manque pas d’exemples.
«Quand j’étais mineure, les soins pédiatriques que je recevais étaient très envahissants, raconte-t-elle. Plus tard, quand j’avais été admise dans un centre de réadaptation, j’avais dû signer un formulaire de consentement, mais on m’avait expliqué que je devais accepter tout ou rien. Le consentement, c’est de dire la même chose que le personnel soignant.» »

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Manifestation contre le projet de loi sur l’aide médicale à mourir

Le Soleil | Publié le 10 mars 2013 à 05h00 | Mis à jour le 10 mars 2013 à 10h48 | David Rémillard

(…)

« Selon lui, la législation que déposera Véronique Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux, est «dangereuse» et «inutile». «Ce projet de loi-là va amener des dérives sans fin», appréhende-t-il, citant en exemple la Belgique qui, après avoir légalisé l’euthanasie en 2002, s’apprête à étendre la loi aux mineurs.

Il ne croit pas non plus aux vertus d’un encadrement strict.

(…)

Malgré les critères et les procédures, le Dr Bergeron demeure de glace. «Vous avez beau encadrer comme vous voudrez, dès que vous ouvrez la porte, cette porte ne se referme pas», tranche-t-il.

Code criminel fédéral

Le Dr Bergeron ajoute que le projet de loi contrevient au Code criminel fédéral, «qui est notre assurance sécurité au Canada», et plus particulièrement à l’article 14 du document légal, qui stipule que «nul n’a le droit de consentir à ce que la mort lui soit infligée» »

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Dossier de presse #1: La légalisation du cannabis

Ce billet s’inscrit dans le cadre de la SAÉ « Des questions de justice: Projet de débats en classe! » 
Présentation du dossier:

Le gouvernement confirme la légalisation prochaine du cannabis

Publié le 04/12/2015 à 16:33, mis à jour le 04/12/2015 à 18:53

Le Canada compte adopter des lois pour légaliser et réglementer la consommation de marijuana a annoncé vendredi le gouvernement à l’occasion du discours de politique générale pour 2016. Il deviendra ainsi le premier pays du G7 à franchir ce cap.

Dans le discours du Trône inaugural, le Gouverneur général David Johnston assis à aux côtés du Premier ministre dans la Chambre des communes a déclaré:
«Le gouvernement reconnaît que le Canada est un pays fondamentalement sécuritaire où la paix règne, et il travaillera à assurer la sécurité de la population tout en protégeant les droits et les libertés que nous chérissons. Cela comprend le dépôt de mesures législatives qui accroîtront le soutien aux survivants de la violence conjugale et d’agressions sexuelles, qui contribueront à faire disparaître de nos rues les armes de poing et d’assaut, et qui légaliseront et réglementeront la consommation de marijuana et limiteront l’accès à cette substance.» Lire la suite ICI

Faut-il, ou non, appuyer ce projet du gouvernement Trudeau?

 

Argumentaire EN FAVEUR

La légalisation du cannabis pourrait rapporter 5 G $

Agence QMI | 29-01-2016 | 08h31 | Dernière mise à jour: 29-01-2016 | 14h37

« TORONTO – La vente de cannabis légal pourrait rapporter des revenus de plus de 5 milliards $, selon un économiste de la Banque CIBC.

Pour arriver à ce montant, Avery Shenfeld a estimé la consommation récréative de cette drogue par les Canadiens. Il a aussi analysé les revenus gagnés par les États américains où la substance est légalisée ainsi que d’autres facteurs, dont les taxes prélevées sur l’alcool et le tabac.

«Les gouvernements fédéral et provincial pourraient récolter jusqu’à 5 milliards $ avec la légalisation de la marijuana, mais seulement si les ventes illégales sont considérablement réduites», a indiqué l’économiste dans une note publiée jeudi. Un tel montant représente 0,25 % du produit intérieur brut du pays. »

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La légalisation du cannabis est un moyen d’action responsable en matière de promotion de la santé

Site Internet du Centre justice et foi | Revue Relations | Line Beauchesne  | L’auteure, professeure titulaire au Département de criminologie de l’Université d’Ottawa, a publié Les drogues : les coûts cachés de la prohibition (Lanctôt, 2003)

« Pour évaluer la pertinence de con­server la politique actuelle de prohibition du cannabis, il faut se demander si cette dernière contribue à diminuer les risques et les dan­gers potentiels liés à son usage. Cela ne se fera pas en comptabilisant les arrestations et les saisies, mais en mesurant les conséquences du maintien d’un marché noir.

Des études concluent que non seu­lement la prohibition ne diminue pas les risques et les dangers potentiels de la consommation, mais elle les ag­grave. Contrairement à un marché ré­gulé – avec des contrôles de qualité et de distribution, cette prohibition contribue plutôt à engraisser un mar­ché noir lu­cratif et actif, à recruter des con­som­mateurs, surtout chez les jeunes.  »

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Légaliser le cannabis, oui… à condition de bien s’y préparer

MERCREDI, 04 NOVEMBRE 2015 11:10 | JOURNAL FORUM | UdeM Nouvelles

« Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s’est clairement prononcé en faveur de la légalisation du cannabis durant la campagne électorale qui l’a porté au pouvoir le 19 octobre. Pour Serge Brochu, professeur à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, c’est la voie à suivre, car la prohibition ne fait que cautionner un marché illicite. Forum lui a demandé de présenter son point de vue sur la question.

Quels sont les éléments en faveur de la légalisation? »

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Le directeur du CIPTO en faveur de la légalisation de la marijuana

Michel Moyneur | Publié le 26 octobre 2015 | Info07.com (TC Médias)

Le directeur du Centre d’intervention et de prévention en toxicomanie de l’Outaouais (CIPTO) espère que Justin Trudeau tiendra promesse et légalisera la marijuana.

«La drogue existe depuis que l’homme est homme, souligne Yves Séguin. Toutes les luttes qu’on a faites à la drogue et l’argent investi au niveau de la répression, ç’a été des coups d’épée dans l’eau. Ce n’est pas vrai que la répression, les actions policières ou les lois mises de l’avant ont réussi à atténuer les problématiques liées à la consommation.»

En plus de désengorger le système judiciaire et d’amener de l’argent dans les coffres de l’État, la légalisation de la marijuana permettrait de faire de la sensibilisation à plus grande échelle et avec plus de moyens, estime le directeur du CIPTO. «Puisque c’est illégal présentement, on ne peut pas faire de prévention comme on en fait pour d’autres produits psychoactifs comme l’alcool, explique Yves Séguin.

Quand on fait une campagne de sensibilisation pour quelque chose de criminel, c’est difficile de passer un message. Et ce sont de petites campagnes comparativement, par exemple, à celles pour l’alcool au volant pour lesquelles on donne même des options aux gens comme prendre un taxi ou appeler Nez rouge.»

Par ailleurs, estime Yves Séguin, davantage de personnes dépendantes du cannabis seront portées à demander de l’aide si le nouveau gouvernement Trudeau va de l’avant avec son projet. «Puisque c’est illégal, actuellement, c’est sûr que c’est peut-être plus honteux d’en parler à un proche, un médecin ou un autre intervenant.»

Bien qu’il soit en faveur de la légalisation de la marijuana, le directeur du CIPTO est d’avis que cela doit absolument venir avec un encadrement solide. Comme c’est le cas au Colorado, l’État pourrait notamment décider d’interdire tout point de vente dans des lieux touristiques ou encore à proximité d’écoles.

Légalisation = plus de consommateurs?

Pour Yves Séguin, clairement, la légalisation de cette drogue douce n’aurait aucun effet à la hausse sur le nombre de consommateurs. «C’est déjà très facile pour à peu près tout le monde de se procurer du pot, sauf qu’on le fait dans un contexte non sécuritaire et sans connaître le produit. Au Québec, il y a de la bière dans tous les dépanneurs. Est-ce qu’on a plus de problèmes liés à l’alcool qu’ailleurs au Canada? Non. Au contraire. Ce n’est pas parce que quelque chose est disponible que les gens en consomment plus.»

«Aux Pays-Bas, où on a décriminalisé la marijuana, les jeunes en font l’expérience plus tard que là où c’est interdit, comme au Québec ou en France, poursuit Yves Séguin. Pourquoi? Parce que c’est moins tabou, qu’il y a plus de discussions ouvertes, plus de messages de prévention et de sensibilisation. Et on voit qu’il n’y a pas plus de problèmes de dépendance. Ç’a été prouvé par des recherches.»

Pas tous des junkies

Le directeur du CIPTO rejette également du revers de la main l’allégation populaire voulant que bien des consommateurs réguliers de cannabis, même sans problèmes personnels, finissent par adopter des drogues plus dures. «Chez les adultes, il n’y a aucune cause à effet, soutient-il. Sinon, les gens qui sont accros à l’alcool, qui est un dépresseur, seraient rapidement accros aux médicaments dépresseurs, à la morphine ou à l’héroïne. Ce n’est pas parce que tu consommes un joint que tu vas devenir un junkie.»

Ce qui peut mener à la consommation d’autres drogues illégales, comme la cocaïne par exemple, est surtout lié à une question de contexte, explique Yves Séguin. «Si quelqu’un consomme pour éviter quelque chose de négatif dans sa vie, c’est clair que le petit joint ne sera pas assez fort pour geler ses émotions. Mais si quelqu’un consomme de façon récréative, ce n’est pas un joint qui va l’amener vers autre chose.»

Marijuana : légaliser est un moindre mal, selon le Collège des médecins

Le Soleil | Publié le 01 avril 2014 à 19h17 | Mis à jour le 01 avril 2014 à 19h17

« Le Collège des médecins du Québec est favorable à la légalisation de la marijuana au lieu d’appliquer la nouvelle réglementation sur le cannabis à des fins médicales.

 

«Ce serait un moindre mal que la situation actuelle. C’est une des trois options que nous avons proposées au gouvernement fédéral», a indiqué, mardi, au Soleil, le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert, en marge d’une conférence de presse sur les nouvelles directives aux médecins pour prescrire de la marijuana. »

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Argumentaire CONTRE le projet

Un usage précoce de cannabis augmente les risques de décrochage scolaire

Mise à jour le lundi 22 février 2016 à 16 h 47 HNE

ICI Radio-Canada

« Une étude du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT) met les adolescents en garde contre un usage précoce de cannabis. Le CCLT établit un lien entre l’usage de cannabis à un très jeune âge et un résultat faible (diminué) à un test du quotient intellectuel (QI).

« La population en général qui consomme du cannabis en subit certains effets », soutient Catherine Paradis, analyste principale en recherches et politiques au CCLT. « Les jeunes sont toutefois particulièrement vulnérables à ces effets. »

« C’est un mythe, une fausse conception de la marijuana de croire que l’on peut en consommer sans en subir des effets négatifs. »
— Nancy Langdon, Santé publique d’Ottawa
Le cannabis entraîne, non seulement, une baisse du rendement scolaire, mais il augmente le risque de décrochage chez les adolescents. »

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Depuis la légalisation en 2014

Surdoses fréquentes de cannabis chez les visiteurs du Colorado

Agence France-Presse | Publié le 24 février 2016 à 17:59 – Mis à jour le 24 février 2016 à 18:09

« Un nombre grandissant de visiteurs qui se rendent dans le Colorado, premier État américain à avoir légalisé la vente du cannabis en 2014, se retrouvent aux urgences après avoir consommé cette drogue de manière excessive, révèle une étude publiée mercredi.

«Les visites aux urgences dues à la consommation de cannabis ont augmenté davantage chez les personnes qui ne résident pas dans le Colorado que chez celles habitant cet État», a ainsi constaté le Dr Howard Kim, de la faculté de médecine de l’Université Northwestern, principal auteur de cette étude parue dans le New England Journal of Medicine.

«Cela pourrait indiquer que les non-résidents de l’État ne sont pas bien informés sur les effets néfastes de la marijuana», estime-t-il. »

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Légalisation de la marijuana: Santé Canada soulève 9 points à considérer

La Presse | Publié le 07 mars 2016 à 10h17 | Mis à jour à 10h17

« Alors que le gouvernement libéral progresse dans la législation de la marijuana, Santé Canada a signalé neuf points importants à considérer, tant sur le plan de la santé que de l’expérience d’autres juridictions, révèlent des documents récemment obtenus.

Une présentation d’information ministérielle de novembre 2015 a été remise à La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information. Certaines conclusions et recommandations ont été retenues, mais le document offre néanmoins une fenêtre sur ce que le nouveau gouvernement devra considérer dans l’élaboration d’une loi.

Neuf sujets sont soulevés par Santé Canada. »

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Légalisation du cannabis: le Canada violerait trois traités internationaux

La Presse | Publié le 14 janvier 2016 à 05h00 | Mis à jour le 14 janvier 2016 à 06h30

Le projet du gouvernement Trudeau de légaliser la vente de cannabis à des fins récréatives entre en violation directe avec trois traités internationaux dont le Canada est signataire, révèle une note de breffage rédigée à l’intention du nouveau premier ministre.

Le document, obtenu par La Presse grâce à la Loi sur l’accès à l’information, précise que ces trois traités internationaux adoptés sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU) « exigent la criminalisation de la possession et de la production du cannabis ».

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Légaliser le cannabis, un casse-tête

Journal Métro |02/03/2016 Mise à jour : 2 mars 2016 | 20:48

« Selon une étude de la Banque CIBC, la légalisation de la marijuana promise par Justin Trudeau pourrait représenter des revenus de 3 G$ à 10 G$ par an. Mais cette mesure controversée sera très complexe à mettre en place, car elle implique plusieurs ministères et provinces. Voici un résumé de ses principales implications. »

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Cannabis au volant : les policiers inquiets

Mise à jour le vendredi 12 février 2016 à 12 h 39 HNE
 ICI Radio-Canada

« Si la marijuana à des fins récréative est légalisée, les policiers seront confrontés à des défis de taille. Les représentants des forces de l’ordre préviennent qu’ils n’ont pas tous les outils pour lutter efficacement contre la drogue au volant. Ils ont l’intention d’exprimer leurs inquiétudes à Ottawa.

La conduite avec facultés affaiblies par les drogues est l’une des principales menaces à la sécurité du public si la marijuana récréative est légalisée. C’est du moins l’avis de l’Association canadienne des chefs de police (ACCP). »

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Photo: Sam Chua | O Cannabis | Flickr