Ines Abella

La pression sociale

On a beaucoup de chance à Armand-Corbeil, notre école a le mérite d’être bondée d’élèves assidus qui tiennent à leur cursus scolaire tout en agissant dans le respect lorsqu’il s’agit d’autrui. Contre toute attente, la première chose qui m’a étonnée en mettant le pied dans cet établissement, c’est le fait qu’automatiquement, lorsqu’on s’apprête à rentrer dans l’école, la personne devant nous nous tient la porte pour qu’on puisse passer sans la rouvrir. Étrangement, j’ai été étonnée devant un geste si simple, mais qui pour moi était empreint de bonté. Ce n’est pas tout! Des histoires d’intimidation, je n’en ai jamais entendu parler. Il en est de même pour les batailles, la seule dont j’ai eu connaissance est celle d’un combat de robots. Cela devrait donc insinuer que des choses comme le harcèlement n’ont pas réellement leur place ici, malgré le fait que cette plaie n’en soit pas moins inexistante.

Cependant, si l’intimidation n’est pas un problème majeur dans cette école, l’hypocrisie se fait en revanche nettement plus sentir. On cache nos réelles pensées envers autrui, masque nos sentiments, déguise nos jugements pour en faire de faux compliments, et tout ça pour quoi? Selon moi, c’est pour ce qu’on appelle la « quête de la popularité ». En effet, j’ai beau avoir tenté d’en faire fi, pour l’être humain, qui sent toujours le besoin d’être aimé et approuvé, c’est un peu dur. D’ailleurs, ça a un lien probablement plus fort à notre âge ; notre confiance en soi est en pleine instabilité et/ou en train de se bâtir. Toutefois, la pression sociale qui règne à Armand-Corbeil (pression sociale qui est d’ailleurs équivalente à n’importe quelle autre pression sociale) rend cet accomplissement envers soi d’autant plus ardu. Beaucoup d’entre nous serions prêts à faire des choses contre notre gré simplement parce que nous souhaitons atteindre les standards d’une personne haut placée.

 

Je vous entends déjà dire : « mais de quels standards et de quelle personne haut placée parles-tu? »

 

Il se peut que cela soit dur à expliquer, car nous n’avons probablement pas tous la même vision des choses, mais je vais vous donner mon aperçu de ladite « quête de la popularité ». Cette quête consiste à se hisser tout en haut de la hiérarchie sociale au milieu scolaire en tentant d’élargir notre cercle d’amis. C’est-à-dire, se faire connaître par le plus de personnes possible. Par exemple, si l’on vous raconte une rumeur sur une certaine personne assez populaire, vous n’aurez même pas eu à la rencontrer pour déjà la connaitre de nom. Pour certaines personnes, trôner en haut de cette pyramide est littéralement un but. C’est là que les normes sociales jouent un grand rôle. La société, je ne sais comment, nous impose une normalité. Pour être reconnu et aimé aujourd’hui, il nous faut malheureusement correspondre à ces normes. Étrangement, pour se faire connaître, il faut également savoir se démarquer. Ce serait bien de savoir ce que les gens veulent exactement, mais les choses sont bien plus compliquées qu’on voudrait qu’elles soient. En effet, quelqu’un qui est populaire et aimé par la majorité des personnes ne sera pas jugé de la même manière qu’un autre qui est moins connu. Ce qui est complètement injuste, me direz-vous. Juger sans connaître! N’y a-t-il pas plus ignoble que cela?

« Parfois, on doit savoir s’adapter aux normes sans pour autant s’y plier complètement et les accepter. »

 

Pour ma part, je trouve cela franchement horripilant, car rien qu’en ne se basant sur les gestes ou l’apparence physique d’une personne, on ne peut tirer que de bien sales conclusions. De nos jours, j’irais jusqu’à dire qu’on ne fait que cela. Évidemment, juger quelqu’un n’est pas forcément mauvais, cependant, il ne faut pas bâtir notre opinion en ne jetant qu’un bref coup d’œil à ce que la personne laisse penser d’elle de l’extérieur. On ne peut malheureusement pas éradiquer les problèmes de notre monde du jour au lendemain. Parfois, on doit savoir s’adapter aux normes sans pour autant s’y plier complètement et les accepter. Nous devrions avoir pour but actuel, celui de tenter de défaire les visions néfastes que peut avoir notre société.

 

« Si quelqu’un agit d’une manière différente ou vous semble « bizarre », tentez d’en savoir plus sur cette personne ou de vous renseigner sur ses motivations au lieu de tirer trop vite des conclusions »

 

Pour revenir sur le sujet principal de cet article, je tiens à justifier pourquoi nous devons arrêter de juger sans connaître. C’est tout simplement parce que cette pression sociale, cette peur d’être jugé, peut détruire l’estime de soi d’une personne ainsi qu’elle-même. Les gens font tellement attention à chacun de leurs faits et gestes qu’ils peuvent devenir un tantinet obsédés par l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes. Également, ils se mettront à imposer cette belle image auprès de leurs pairs. Peu importe la complicité de la relation, si faire bonne figure importe énormément à une personne, elle n’osera pas se tenir avec un ami qui fait tache à son image. Je trouve ça vraiment triste. Tout le monde a sa valeur et n’a pas besoin de cacher ses défauts ou certains aspects de sa personnalité pour être respectable et accepté. Soyons sociaux sans pour autant se conformer aux autres. Si quelqu’un agit d’une manière différente ou vous semble « bizarre », tentez d’en savoir plus sur cette personne ou de vous renseigner sur ses motivations au lieu de tirer trop vite des conclusions.

 

 

Que vous agissiez de telle ou telle manière, seriez-vous réellement en mesure de dire que cela a changé la vie de quelqu’un? Chacun possède sa propre vie et n’a pas à se soucier de la façon dont les autres gèrent celle qui leur appartient.

Donc, ce que vous devez retenir : ne laissez pas les autres détruire la beauté que vous êtes juste pour leur plaire.   😊

 

Classes de secondaire 2 et 3 de musique mixées ensemble!

Le vendredi 27 avril, les élèves de secondaire 2 et 3 en musique n’ont pas eu une période se déroulant comme à l’habitude. En effet, leurs enseignants de musique, Steve Foisy et Michel Painchaud, se sont mis en relation dans le but de combiner les capacités des deux groupes ensembles! Par chance, je faisais partie des élèves musiciens qui ont eu l’opportunité d’effectuer cette expérience enrichissante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La période s’est déroulée ainsi : nous avons sorti nos instruments de musique respectifs pour nous pratiquer légèrement, puis ensuite, nous avons pris nos partitions jusque dans l’autre classe de musique où les élèves de secondaire 3 nous attendaient. Nous étions tous jumelés à un élève supérieur qui pratiquait le même instrument que nous. Les élèves de troisième secondaire nous ont montré un impressionnant aperçu de leurs capacités en jouant deux de leurs pièces. Par la suite, ce fut à notre tour de jouer nos partitions habituelles. Cependant, cette fois-ci, la musique fut jouée par l’ensemble de la classe.

 

 

C’était vraiment agréable et enrichissant, car cela restait quand même un cours normal où les enseignants nous faisaient part de leurs conseils afin de nous améliorer et de faire régner l’harmonie. Le plus gros avantage qu’on a pu tirer de cette expérience fut d’avoir un coéquipier à côté de nous qui a vécu le même parcours musical l’an dernier. Il pouvait comprendre les erreurs qu’on commettait et il nous aidait à les corriger puisqu’il a vécu des problèmes semblables. Les élèves de secondaire 3 ont aussi pu tirer du bon de ce moment, car cela mettait leurs connaissances et leur pédagogie à l’épreuve. En gros, ce fut une expérience profitable pour tout le monde, même les enseignants. En espérant que cette activité leur a plu et qu’ils retentent cela l’année prochaine!

  

Par Ines Abella

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