La une

L’identité de genre est une construction sociale

Oui, le genre n’existe (presque) pas. Tout comme plein d’autres choses : la virginité, la supériorité blanche, l’argent, la hiérarchie sociale. Mais constructions ou non, on vit dans une société (surprise!), donc ces choses semblent très réelles. Ces constructions affectent notre perception des autres et de nous-même, tout en nous faisant douter de notre valeur en tant que citoyen.ne. On rejettera une jeune fille car elle n’est pas vierge, on exclura un couple d’amis de nos soirées car iels n’ont pas beaucoup de sous, on ne trainera pas avec une certaine personne car iel n’est pas populaire et j’en passe. On base nos jugements quotidiens sur des piliers de bois qui sont plus ou moins stables, sans se questionner du pourquoi de leur existence.  

Mais bon.  

Même si beaucoup de personnes non-binaires savent que le genre est une construction sociale, cela ne les empêche pas de se définir hors de la binarité F et M. Pourquoi ? 

Parce qu’au fond, on s’en fout. 

 

And what about it? 

 

Le genre est un spectre, un peu comme un arc-en-ciel. C’est fluide également, il peut varier d’année en année, de mois en mois, de semaines en semaines ou de jours en jours. Les nombreuses personnes non-binaires qui peuplent la Terre, en s’affirmant publiquement, ont laissé le confort que la binarité nous offre tous.tes derrièreJe parle beaucoup des conséquences négatives de cette construction sociale dans mon texte, mais pour certaines personnes, la binarité est un point de repère, quelque chose de familier : cela ne fait pas d’elleux de mauvaises personnes ! Il faut seulement se rappeler que tout le monde n’est pas cis et que tout le monde n’est pas familier avec la communauté LGBTQIA2+ non plus. Je crois que se rappeler que tout le monde ne pense pas comme soi est important, pour ne pas rester pris.e dans une pièce à échos, à toujours entendre des opinions semblables aux nôtres. Cela étant dit, ne te sens jamais obligé de rester silencieux.euse face à un débat dans lequel tu souhaites prendre parole ! Communique ton opinion, haut et fort, même si personne d’autre dans la pièce n’approuve tes idées 

Donc je te comprends, ça peut être un peu dur de suivre tes proches non-binaires si iels sont genderfluidmais je te jure que ce n’est pas compliqué. La communication est la clé ! L’adaptation peut être difficile au début, mais avec le temps, tout se place. Comme le genre est un spectre, ne pas assumer le genre d’une personne en la voyant physiquement va de soi. C’est pour cette raison que demander les pronoms d’une personneen la rencontrant est primordial. Tu apprendras à mieux connaitre cette personne en plus de connaitre son nom sans avoir de small talk qui ne semble plus finir. 

Alors pourquoi n’est-ce pas la norme ? 

Parce qu’il y a tout plein de gens venant de milieux différents qui n’acceptent pas cette réalité. Non, les personnes transphobes ne sont pas juste des mononcles baveux en bedaine avec une bière à la main. Il y a les TERFS, trans exclusionnary radical feminists. Un très bon exemple serait J.K. Rowling, l’autrice de la série Harry Potter. Elle s’est prononcée à multiples reprises publiquement sur son compte Twitter, pour traiter les femmes trans comme « ne représentant pas l’expérience féminine biologique ». Ou encore quand, en partageant une publication sur la précarité menstruelle, elle s’exclama que « seules les femmes peuvent avoir des menstruations, je ne comprends pas pourquoi on dit les personnes ayant des menstruations! »  Si tu ne comprends pas la nuance de ses propos, de la manière inclusive, on dit « les personnes ayant des menstruations » pour inclure les personnes qui menstruent, mais qui ne s’identifient pas comme étant femmes. Par exemple, moi j’ai des menstruations, mais je ne m’identifie pas comme étant femme.  Ce n’est pas aussi transparent comme transphobie que Trump par exemple, mais c’est tout de même de la transphobie. On pourrait décrire J.K. Rowling comme étant une adversaire passive. Elle va avoir des propos transphobes, mais elle ne dira jamais qu’elle est transphobe et fière, par exemple (ce qui peut être le cas d’adversaires plus actifs, comme observé dans des groupes d’extrême droite.). La saga littéraire a une grande valeur sentimentale pour plein de gens dans ma communauté, donc à ce moment-là, on peut se demander si on devrait séparer l’œuvre de l’artiste. Tout cela vaut son propre débat, mais je recommanderais l’article sur le sujet du Journal!

 

Devrait-on dissocier l’œuvre de l’artiste ?

 

Parfois, on peut se sentir comme si nous ne méritions pas d’humanité, comme si nous avions le monde à dos. Mais c’est faux. Nous sommes forts.es, intelligents.es, passionnés.es. Nous méritons nos droits. Nous méritons notre humanité. Nous méritons nos vies. Des vies longues et prospères, remplies de joie et de simplicité. Nous méritons de vieillir, d’enterrer nos adelphes car iels ont été rattrapés par le temps, non par une voiture de police. 

Pis les rôles de genre, eux ? à

Vu qu’on sait à présent que l’identité de genre est une construction sociale, les rôles de genre peuvent sembler encore plus ridicules. Si tu ne le savais pas déjà, les rôles de genre sont des choses qu’on attribue à un côté ou à l’autre de la binarité. Par exemple : les robes c’est pour les filles, les camions c’est pour les garçons, etc. Tu peux comprendre que pour certaines personnes non-binaires, ces choses n’ont aucune importance, vu que notre genre peut être à un bout ou l’autre du spectre, dans le milieu, partout ou pas du tout ! Tu l’auras peut-être deviné, mais les rôles de genre sont également des constructions sociales, ne remontant pas plus loin qu’à la mort de la monarchie française. Effectivement, avant cela, les hommes portaient bien souvent des robes. Marie-Antoinette, étant très influente du côté de la mode en France, a popularisé le rose pour les femmes, trouvant la couleur ravissante et féminine. Plein d’évènements comme celui-ci ont construit peu à peu ces normes sociales. Allant de la tenue vestimentaire jusqu’à la possibilité d’avoir un emploi ou encore un compte de banque. Savais-tu qu’avant la colonisation de l’Amérique, dans plusieurs communautés autochtones, certaines personnes s’identifiaient comme étant 2 spirits ? C’est encore le cas aujourd’hui d’ailleurs, le chiffre 2 dans l’appellation de la communauté LGBTQIA2+ est présent pour cette raison. La binarité des genres n’est apparue en Amérique qu’après la colonisation. C’est également pour cette raison que la solidarité entre les communautés BIPOC (Black, Indigenous and People of coloret la communauté LGBTQIA2+ est primordiale. Sans les communautés BIPOC, les droits civils des personnes faisant partie de ma communauté n’auraient jamais été accordés. Sans Marsha P. Johnson, Sylvia Rivera ou encore Stormé DeLarverie, nous n’aurions pas de droits.  

Quelles sont les conséquences de ces constructions sociales ?             

       

J’en avais déjà parlé dans mon article précédent, mais l’espérance de vie des personnes trans en Amérique est réduite de presque 75%. Le risque de perdre la vie en étant une personne trans BIPOC est encore plus élevé. On peut donc dire qu’une des conséquences de ces constructions sociales est le taux de mortalité beaucoup plus élevé que la moyenne des personnes trans.  La peine de mort pour homosexualité qui est encore présente dans plus de 70 pays, l’itinérance des personnes LGBTQIA2+ rejetés.es par leur communauté et j’en passe. Les conséquences de l’identité de genre et son importance dans nos jugements va au-delà d’un simple vernis à ongles ou d’un hashtag.  

J’avoue aimer le vernis à ongles. J’avoue partager beaucoup (énormément) de publications Instagram sur beaucoup de sujets qui me passionnent. J’avoue partager des hashtags parfois, voulant montrer mon soutien pour une certaine cause, mais n’ayant pas nécessairement les moyens financiers pour aider. Mais je ne pourrai jamais me contenter de cela. 

« Politics doesn’t interest you because you have no interest in changing a world that suits you so well. » 

-Enola Holmes, 2020 

(Le monde politique ne t’intéresse pas, car tu n’as rien à gagner en changeant un monde qui te privilégie.) 

  

Pourquoi est-ce important de respecter les pronoms de quelqu’un ? 

J’ai souvent croisé des personnes qui ne comprenaient pas l’importance de respecter les pronoms d’une personne.  

« Ce ne sont que des pronoms ! Je ne me fâche pas quand quelqu’un me dit monsieur à l’épicerie : ça peut arriver à tout le monde, je ne comprends pas le problème. » 

Si tu es une personne cis, tu ne comprendras probablement jamais le sentiment qui nous habite quand quelqu’un ne respecte pas nos pronoms. Un mélange de colère et de tristesse avec une touche de doute. Cette émotion qui nous submerge dans ces moments nous fait du mal.  

Si tu es une personne cis, on n’a probablement jamais douté de ton identité. On ne t’a jamais demandé si tu étais sûr.e, si ce n’était qu’une passe ou encore si tu n’étais pas possédé.e par un démon (oui, il y a des vraies personnes qui disent ce genre de choses.). Notre identité, notre validité en tant qu’êtres humains respectables est constamment remise en question par des personnes qui ne sont pas concernées. 

On n’a jamais douté de ce qui t’habite, de ce que tu es.  

Alors dis-moi : ce virus, ce n’est pas si le fun hein ? 

Je te comprends. Moi aussi je trouve l’adaptation difficile. 

Mais si tu es capable de faire tes cours sur un ordinateur dans l’ombre d’une pandémie mortelle mondiale, je crois que tu es capable de bien genrer ton ami.e. 

 

Donc voilà, j’espère que tu as appris une chose ou deux. À la prochaine ! 

Jo (iel/il) 

 

 

 

 

 

Le concours de haïkus

Cette année encore, les élèves du Programme d’éducation internationale de première secondaire se sont inspirés des beautés de la nature pour composer des haïkus.

Qu’est-ce qu’un haïku ?

Le haïku est une forme japonaise de poésie permettant de noter les émotions, le moment qui passe et qui émerveille. C’est une forme très active, très vivante, vraisemblablement la plus utilisée au monde.

  • Le haïku s’écrit en 3 lignes : court – long – court;

  • Il comporte un mot qui le relie à la réalité et, en général, à la nature : le « mot de saison »;

  • La première ligne doit rimer avec la dernière ligne;

Le haïku demande attention, simplicité, fulgurance, humour et modestie.

Voici les finalistes dans chaque groupe:

Groupe 1-71 

Le reflet de l’eau
Le beau soleil radieux
Bel été très chaud
Sarah Majdany
Groupe 1-72
Saison de l’amour
Fleurs de cerisiers tombant
Les coeurs font tambour
Dayannha Edouard-Raphaël
Groupe 1-73
Champ rempli de fleurs
Sur le chemin du soleil
Absorbe mes pleurs
Maé Alarie
Groupe 1-74
Sous cette chaleur
Je bois du bon thé glacé
Beaucoup de bonheur
Abigael Kengne Mbuko
Groupe 1-75
Fraicheur et douceur
La chaleur de ce soleil
Qui réchauffe mon coeur

Camélia Si Saber 

Groupe 1-76 
Sable chaud d’été
Un cactus inanimé
Couleurs orangées
Audrey Laporte
Groupe 1-77
Mon doux réconfort
Annonceur d’un renouveau
Plus beau que de l’or
Lilia Tshibwabwa

Cliquez ici pour voter:

https://doodle.com/poll/6ubixhii5si9trry?utm_source=poll&utm_medium=link

Among Us, un jeu parfait en pandémie

Imaginez-vous un monde de science-fiction, un jeu en ligne international avec plus de 100 millions de téléchargements. Incroyable mais vrai, cela existe! C’est le fameux jeu Among Us, sorti le 15 mai 2018 par la compagnie américaine Innersloth. Le jeu vidéo, signifiant en français Parmi nous, fait des ravages auprès des jeunes. Même s’il a été créé en 2018, ce n’est pourtant que cette année que la tendance apparait. Among Us est la nouvelle mode en matière de jeu vidéo. Si vous aimez le jeu de société québécois Loup-garou, vous devriez aimer la tendance actuelle en ligne puisque ça lui ressemble énormément. 

  

Le déroulement de ce divertissement est très simple : à bord d’un vaisseau spatial, une équipe formée de 5 à 10 personnes essayent de retourner sur Terre en accomplissant des tâches faciles. Comme dans tout bon jeu, un rebondissement survient, 1 à 3 personnes parmi l’équipage sont des imposteurs! Leur but: faire échouer les crewmates, signifiant équipier (les gens normaux)en sabotant et en tuant les participants. Ils peuvent aussi rentrer dans les conduits d’aération et se promener de local en local tandis que le but des crewmates est de terminer leurs tâches et de démasquer les imposteurs pour retourner sur la Terre. Chaque fois que quelqu’un a un doute ou qu’un corps est découvert, une réunion se déclenche. Au cours de celle-ci, les participants discutent entre eux et partagent leurs informations sur les gens louches ainsi que leurs doutes, puis vient le temps de voter. Au cours de l’élection, deux options s’offrent aux joueurs: passer en ne distinguant personne ou voter pour le personnage le plus suspect. Après que tout le monde ait fait son choix, le personnage qui a reçu le plus grand nombre de votes se fait éjecter dans l’espace. En mourant, nous devenons fantôme, cela veut dire que nous sommes invisibles aux yeux de tous, nous ne pouvons plus communiquer avec le reste de l’équipage, mais nous pouvons traverser les murs.  Dès qu’un joueur a été jeté hors du vaisseau le serveur nous révèle l’identité du joueur expulsé. S’il était crewmate, le joueur continue ses tâches. S’il était imposteur, il peut continuer de saboter le vaisseau, mais il ne peut plus tuer et entrer dans les conduits d’aération. 

S’il ne reste plus qu’un équipier parmi un ou plusieurs imposteurs, la partie s’arrête puisque qu’ils ont perdu. 

 

Description 

L’avatar des internautes a une possibilité de 12 couleurs par exemple : rouge, noir, vert, rose et autres. En plus de la couleur, les participants peuvent décider de rajouter un chapeau et même un petit animal. Avec des détails graphiques peu compliqués, les petits êtres de couleurs multiples ont une allure mignonne et innocente vêtus d’une combinaison spatiale uniforme. Les imposteurs sont des monstres à l’apparence d’un corps de crewmate.   

Trois maps sont disponibles ; The Skeld, Mirahq et Polus. 

 

The Skeld, un vaisseau spatial banal et ordinaire.

 

 

De son côté, Mirahq est un monde plus joyeux, avec des couleurs vives et des nuages au lieu de l’espace.  

 

Poluselle, se déroule à l’extérieur du vaisseau et lorsqu’on se fait éjecter, on tombe dans la lave. 

 

En conclusion, Among Us est un jeu populaire auprès des jeunes puisqu’il permet de discuter avec des gens à travers le monde. Divertissant pour tous, on vous conseille d’y jouer si vous voulez vous évader et laisser place à votre flair d’enquêteur. 

 

https://www.youtube.com/watch?v=EhQoOa-1UH4

Qu’est-ce qu’une personne DIMS ?

Qui sont-ils? 

Connaissez-vous la définition de l’acronyme DIMS ?  Déficience Intellectuelle Majeure Sévère.  Les DIMS sont, pour certains, des personnes avec des attraits physiques et mentaudifférents des autres, mais ils sont comme nous à l’intérieur. Ils sont gentils, intelligents, attentionnés et ils ont surtout un grand cœur. La plupart en ont même plus que la moyenne des gens. La famille et les amis ont une très grande importance pour euxContrairement à la moyenne des gens en société, ils n’ont aucune once de méchanceté comme malheureusement nous pouvons en avoir envers certainsIls ont donc de la difficulté à comprendre comment des personnes peuvent être méchantes, jalouses, mesquines, égoïstes. Ce sont des humains et des élèves comme nous qui grandissent et qui veulent s’épanouir, mais à une vitesse différente de nous, tout simplementN’oubliez pas, ils fréquentent la même école que nous et ont le même but : apprendre et s’accomplir! Ils aiment l’école et bien souvent plus que la plupart d’entre nous, car pour eux, il est important d’apprendre et de se valoriser. Détrompez-vous, ce n’est pas parce qu’ils ont des attraits physiques différents et des attitudes différentes qu’ils ne sont pas dans la moyenne des gens. Certains ont développé des aptitudes encore plus grandes que plusieurs d’entre nous.  Certains peuvent analyser vos traits physiques et psychologiques en détails en un clin d’œil. D’autres peuvent vous parler avec des mots et un langage très diversifié 

 

Que faisons-nous envers eux qui leur déplait ? 

Malheureusement, la plus grande chose que nous faisons systématiquement, c’est de les ignorer. Imaginez-vous à leur place. Que ressentiriez-vous si à chaque fois que l’on vous voyait dans les corridors, les regards envers vous donnaient l’impression que vous veniez d’une autre planète? Pas vraiment plaisant, non? Certains disent gentiment « bonjour » dans les corridors et on ne leur répond même pas! Pour eux, c’est la pire chose que l’on puisse faire. Bien sûr, ils sont différents, ils le savent! Mais ils prennent quand même le temps de vous parler et de vous sourire. Il serait donc important de leur montrer une certaine gentillesse au lieu de les ignorer et de faire comme si personne ne vous avait parlé. Autre chose que nous faisons et qui leur déplait, ce sont les regards. Les regards pleins de jugement sont inappropriés et demandent réflexion. Ils ne devraient pas avoir lieu. Pour ceux qui prennent le temps et la gentillesse de vous saluer, il serait important de leur renvoyer une salutation avec un sourire courtoisVous verrez, leur regard changera immédiatement et vous remarquerez une lueur d’espoir dans leurs yeux ! Leur confiance en bénéficiera grandement!

 

Félicitations à… 

Pour tous ceux qui prennent le temps de les saluer, bravo, cela vous honore. Aux éducatrices et enseignants qui prennent le temps de leur dire bonjour, félicitations à vous. 

Il ne faudrait surtout pas oublier leurs parents qui se dévouent chaque jour afin qu’ils puissent s’accomplir dans un mode parfois difficile. 

Merci de ne pas les ignorer, c’est très important pour eux. Vous verrez que les DIMS ne sont pas si différents des autres. Apprenez à les connaitre et portez attention à leur langage corporel, il vous en fera le plus grand bien !!! 

Prenez le temps de les découvrir, car ils peuvent vous apprendre à être plus sensible envers ceux qui ont des différences.  

Ils ont besoin de nous et nous avons besoin d’eux ! 

Message des professeurs   

 Les élèves DIMS aspirent, comme tous les adolescents, à socialiser avec les autres et à accomplir des tâches valorisantes.  Ils veulent participer activement et contribuer, selon leurs capacités, à la vie en société.  Pour ce faire, le rôle de tous est de les inclure et de valoriser leurs réalisations.   Il s’agit de les considérer comme nous, tout en s’adaptant à leur rythme.  Il ne faut surtout pas leur mettre des limites, car ils sont déterminés et nous démontrent souvent qu’ils ont de grandes capacités.  Il faut les encourager et les accompagner pour les amener à se dépasser.   En fait, c’est simple, il faut croire en eux. 

 

Voici une vidéo d’une de nos anciennes élèves qui explique ce que les parents peuvent vivre…

 

Par Maria Lessard

 

La surutilisation du papier dans les écoles

Sans surprise pour personne, les plus grands utilisateurs de papier au Québec sont les écoles. Je pense qu’il est temps de réduire la quantité incroyable de papier retrouvé en classe. Qu’il est temps de prouver que le papier est trop utilisé dans les établissements scolaires, qu’il a des effets nocifs sur l’environnement et que l’informatique devrait être priorisée. 

 

 

Premièrement, pour vous prouver que le papier est trop utilisé dans les écoles, j’ai mesuré la masse de tous les documents que j’ai reçus du début de l’année scolaire jusqu’au 1er décembre, ce qui représente un période de trois mois. La masse obtenue après avoir posé ma pile sur la balance est de 1755 grammes, ce qui équivaut à 351 feuilles amassées. Ça ne s’arrête pas là, car je n’ai pas compté les cahiers Canada, les cahiers d’exercices, l’agenda et les examens qui ne nous reviennent pas. Cependant, cette année n’est sûrement pas la plus représentative, puisque certains enseignantont eu l’excellente idée de nous envoyer leurs documents exclusivement via la plateforme TEAMSSi vous ne trouvez pas que mes données sont impressionnantes, jetez plutôt un coup d’œil à celles de la commission scolaire de Rouyn-Noranda. En 2018, dans un article de Jean-Marc Belzile à Radio-Canada, elle affirme qu’on y imprime en moyenne plus de 23 000 copies par jour et on estime un total de 6 millions par an 

 

 

Deuxièmement, le papier a des effets nocifs sur l’environnement, par exemple : son industrie, qui se situe dans le top 10 des plus polluantes au Québec, est responsable de 40% de la déforestation, mais je vais m’abstenir d’énumérer les conséquences de la déforestation, sinon ça va virer à la pente fatale. De plus, les produits chimiques utilisés pour sa fabrication et son blanchiment peuvent polluer l’eau et créer des ruissellements toxiques. Il n’est pas si mauvais que ça, le papier, parce qu’il se recycle, vous me dites, et je confirme : vous avez totalement raison. Malheureusement, certaines personnes trouvent acceptable de tout mettre aux poubelles au lieu de trier et ne me méprenez pas, je sais bien que le papier se décompose facilement, le problème est quen se décomposant, il émet des gaz à effet de serre. 

 

 

Finalement, réduire ou même éliminer le papier à l’école ne serait pas une catastrophe, car nous avons accès à la technologie informatique. Pour cet argument, laissez-moi vous présenter une alliée inattendue : la crise sanitaire de 2020. La seule chose pour laquelle elle a été utile, c’est pour nous prouver que la technologie informatique est très pratique au niveau scolaire. Le document électronique comporte beaucoup d’avantages : il se partage et se récupère facilement, en plus de ne pas se détériorer. Ne serait-il pas merveilleux que l’agenda désorganisé de quelques-uns de mes camarades de classe ne ressemblent pas à un sandwich à la viande fumée trop rempli? Je peux déjà entendre un contre-argument d’enseignants « C’est impossible d’écrire des petites notes dans la marge. » Chers enseignants, si vous sélectionnez un bout de texte (celui auquel vous voudriez ajouter une note) et appuyez sur « nouveau commentaire » ou si vous cliquez sur l’icône « commentaires » dans la barre d’outils sur Word, le problème est réglé.  

Pour conclure, les établissements scolaires devrait réduire leur consommation de papier, surutilisé et nocif pour l’environnement, pour favoriser la technologie informatique. Je pense que le pire dans tout ça est que quelques enseignants se rendent compte que leur comportement envers leur consommation de papier n’est pas bonne puisque j’ai entendu plusieurs fois : « Ce n’est pas écologique, mais faites-le sur l’ordi et remettez-le papier. » Dans le futur, peut-être que les habitudes néfastes ne seront pas complètement parties, mais peut-être que le papier fourni à l’école sera non-blanchi.  


 

Par Auralie Goudreault 

 

L’enfance de Donald Trump

Donald Trump est issu de l’union entre Fred Trump et Mary MacLeod et naît le 20 janvier 1946 à New York City. C’est un homme controversé, misogyne et raciste. Voici d’ailleurs plusieurs commentaires qui le prouvent :

«C’est une truie. Elle parle comme un chauffeur routier 

Commentaire proféré en 2006 visant l’actrice Rosie O’Donnell. 

« Regardez-moi cette tête. Qui voterait pour ça? » 

Commentaire visant son ex-rivale aux primaires républicaines, Carly Fiorina.

Trump et ses parents en 1992

Son père était agent immobilier et entrepreneur. Il a amassé une grosse somme d’argent en construisant des appartements abordables dans le Queenoù il habitait d’ailleurs avec sa famille,  à Staten Island et à Brooklyn. Mais revenons-en à son fils.

Trump est complètement à gauche

Enfant, Trump débordait d’énergie ce qui déplaisait à ses parents. Ils l’ont donc envoyé à l’école militaire, espérant qu’il ait « une bonne correction ». Ils avaient espéré que leur fils canaliserait son énergie pour en faire quelque chose d’utile.  

Toutefois un détail me titille dans le « ils » …  

Fred Trump était probablement le modèle de son fils, car celui-ci est à son image. En effet, le père est tout aussi raciste et sexiste que son enfant. Donc, je ne pense pas que la mère de Donald, Mary MacLeod, avait son mot à dire. Elle devait être effacée, se contraignant aux choix de son mari. 

Mais revenons-en à l’école militaire. Donald Trump a appris pendant ces cinq ans plein de choses, dont l’intimidation. Pendant ces années, il a effectivement brutalisé ses camarades. Suivait-il l’exemple de ses « enseignants » qui l’ont un jour giflé? Plusieurs compagnons de classe ont dénoncé des années plus tard que Trump les plaquait et les forçait à s’impliquer dans des bagarres.  

Cet ancien président narcissique n’a toutefois pas eu une enfance si facile. Lorsqu’il était jeune, sa mère a eu une maladie. Alors qu’il n’était qu’un bambin, sa mère souffrait d’une grave maladie.  Certains pensent, hypothétiquement parlant, que vient de là son irrespectueux comportement envers les femmes. Sa nièce, Mary Trump, a émis cette hypothèse dans un documentaire : 

« Donald, qui se trouvait alors à un point crucial de son développement infantile, a essentiellement été abandonné par sa mère. Il n’est peut-être pas capable de faire pleinement confiance aux femmes. Il peine à établir des liens profonds avec elles, si ça ne lui est pas carrément impossible, car il n’a jamais réussi à le faire avec sa mère. » 

 Un témoignage troublant, qui révèle la nature réelle de la relation mère-fils que partageaient ces êtres complexes. Ce fils est d’ailleurs incapable de raconter comment sa mère lui témoignait son amour. Plusieurs personnalités dont Mary Trump semblent penser que Trump et sa mère avaient une relation froide. Il n’était pas proche de sa mère, il lui en voulait, en quelque sorte. 

 

Marc Fisher, coauteur du livre, Trump revealed, affirme que cette relation considérablement influencé les relations de Trump avec ses conquêtes 

Mais, il n’y avait pas que sa mère qui ait façonné ce personnage. Fred Trump était un homme strict et exigent, bref, le genre de père qui, à cette époque, lisait le journal en fumant un cigare ou pestait contre l’évolution du droit de vote des femmes. L’influence de son père joue un rôle dans la personnalité de Trump. Leur père s’adressait à ses fils en les poussant à se dépasser, à être un tueur. Ces mots terrifiants ne font pas référence à des meurtres, mais à la compétition. Éliminer les autres, être le meilleur, voilà l’éducation malsaine que Trump et ses frères recevaient chaque jour. Mary Trump a d’ailleurs confié lors d’un reportage que son père, Fred Trump Junior avait subi énormément de pression de son père. De plus, Fred Junior, n’ayant pas envie de reprendre l’entreprise de son père, avait été donc humilié toute sa vie par celui-ci.  

 

Maintenant, avançons un peu dans le temps. Donald Trump, à 25 ans, désirait surpasser son père en popularité et argent. Il a donc trouvé un moyen pour qu’on le remarque, pour qu’on se souvienne de lui. C’est donc pour cette raison qu’il a entretenu des relations amicales avec l’avocat Roy Cohn. Cet avocat notoire a eu un impact positif sur la carrière de Trump. Ils ont collaboré en rénovant entièrement l’hôtel Commodore. Il arnaque tout le monde en prétendant être meilleur qu’il ne l’était véritablement. Malheureusement, son stratagème fonctionne et il arrive à ses fins. Sa carrière monte par la suite en flèche. Depuis sa défaite, le 3 novembre dernier, il s’humilie superbement en tentant de récupérer son poste. Et si son désir de réaliser le rêve américain, d’être l’homme le plus riche au monde cachait en réalité une vulnérabilité bien enfouie causée par la pression colossale que son père lui faisait subir? Ses nombreux commentaires désagréables tout autant répugnants et injustes les uns que les autres cacheraient donc quelque chose de plus tendre, voire humain? Certains diront : peut-être, mais ça lui donnerait un peu trop de crédit!  

En 1978 lors de la construction de l’hôtel Commodore.

Après tout, qui pourrait croire qu’un cœur de pierre dissimulerait une âme fragile? Aujourd’hui, il refuse de lâcher prise, d’admettre sa cuisante défaite. D’autant plus cuisante, lorsqu’on se dit que plusieurs présidents ont réussi à obtenir deux mandats. C’est un coup dur pour l’orgueil.  

Pour finir, j’espère que Donald John Trump saura un jour tirer sa révérence (comme les autres présidents avant lui) en toute paix, sagesse, humilité et peut-être même avec une once de culpabilité pour les actions regrettables qu’il a commises.  

 

Par Raphaëlle Lacasse

Pourquoi est-ce que ça siffle dans mes oreilles?

Je me rappelle qu’en troisième secondaire, dans le cours de sciences, nous avons parlé d’acouphènes, des bruits parasites dits inexistants tels des sifflements, des bourdonnements ou des cliquetis. Ce que l’enseignante nous disait était que ces sons fantômes se développent généralement chez les personnes âgées, cependant, à sa grande surprise, plusieurs de mes camarades de classe se sont plaint des mêmes symptômes.  Dans ce texte, vous pouvez trouver les causes, les conséquences et les solutions de ce problème.  

 

Les causes 

Premièrement, il y a la détérioration des mécanismes de l’audition qui touche souvent les personnes âgées. Deuxièmement, la biologie, il est prouvé que les hommes ont plus de chances de souffrir du trouble. Et troisièmement, l’exposition excessive au bruit, c’est pour cela que les personnes les plus à risques sont : 

  • Les travailleurs en milieu industriel, ce n’est pas une coïncidence s’ils portent souvent des coquilles anti-bruit ou des bouchons ; 
  • Les camionneurs, un douze roues, ce n’est pas ce qu’il y a de plus silencieux; 
  • Les soldats en zone de conflit, comme dans les films quand une bombe explose et qu’on entend un sifflement ; 
  • Les musiciens, après avoir été à une pratique de l’harmonie, j’ai cru devoir célébrer les funérailles de mes oreilles ; 
  • Et ceux qui écoutent de la musique ou des vidéos à un volume élevé avec des écouteurs, ces derniers représentent bien notre tranche d’âge, vous ne trouvez pas?  

 

 

Pour la suite, concentrez-vous sur le dernier énoncé. 

Aux États-Unis, en 2013, le nombre de cas d’acouphène est évaluée à 7,5 % chez les 12 à 19 ans, ce qui correspond à environ 2,5 millions de jeunes. La majorité qui en souffrait avaient une audition normale et l’acouphène était souvent augmenté par l’exposition à la musique forte. 

Vous voyez, l’oreille interne est tapissée de milliers de cellules auditives qui sont si fragiles qu’une fois détruites, elles ne se régénèrent pas. Une exposition régulière à un nombre trop élevé de décibels (unité de mesure du niveau sonore) entraîne des dommages permanents aux cellules auditives à la longue. Il peut arriver aussi qu’une exposition unique à un son violent tout près de l’oreille provoque une atteinte irréversible des cellules auditives, comme à l’exemple donné pour les soldats. 

 

Les conséquences 

À part les bruits typiques entendu par ceux touchés, l’acouphène peut occasionner du dérangement, de l’anxiété, de l’irritabilité, des troubles de sommeil. Il peut mener à un diagnostic de trouble émotionnel anxieux ou, rarement, de dépression chez les adolescents. Les difficultés de concentration sont plus fréquentes pour les 14-15 ans (jusqu’à environ 66,9 % des cas). Dans les cas que j’ai pu étudier en secondaire 3, le bruit en continu était si dérangeant que certains essayaient de l’enterrer en écoutant leur musique encore plus fort, ce qui ne peut qu’empirer le trouble. 

 

Les solutions 

Bien sûr, il faut éviter de s’exposer inutilement et trop souvent à des volumes sonores très élevés ou même moyennement élevés. J’ai remarqué que plusieurs compagnies de téléphone intelligent ont ajouté des avertissements concernant les troubles auditifs. Par exemple, LG émet un message disant « l’écoute prolongée à volume élevé peut endommager l’ouïe » tandis que Samsung change la  (voir image ci-dessous) quand le niveau de décibels devient trop grand. En cas où les acouphènes se sont déjà emparés de vous, réduire et gérer son stress et son anxiété serait une bonne idée puisqu’ils sont des éléments aggravants, donc on recommande de pratiquer la relaxation, la méditation, le yoga, une activité physique, etc. 

 

 

Pour conclure, baissez le volume de votre musique et réduisez votre stress, car il est important de prendre soin de soi, surtout quand on est si jeune et qu’il nous reste beaucoup de temps.  J’espère que vous comprenez le message que j’essaie de faire passer en écrivant ce texte. À la prochaine. 

 

 

Par Auralie Goudreault 

 

Bibliographie :  

Petite réflexion sur la liberté

Depuis peu, je me rends compte que tout est subjectif; des choses les plus futiles jusqu’aux plus importantes, simplement parce que l’être humain traite chaque information selon ses propres expériences, valeurs, idéaux et j’en passe. Effectivement, plusieurs facteurs peuvent affecter la réflexion d’un individu, tels que ses préférences, ses émotions, voire ses traits de caractère. Les meilleurs exemples pour illustrer mon point sont sans doute les mots; malgré leurs sens universels, dont la plupart sont décrits dans un dictionnaire, chacun y apporte sa propre signification. Imaginez le terme maison; quelqu’un pourrait dire que c’est un endroit où l’on vit, tandis qu’une autre personne pourrait décrire ce lieu comme un havre de paix, son chez-soi. Cela s’éloigne quelque peu de la définition initiale, qui se résume à «bâtiment d’habitation»quoique ceci était un terme simple. Le mot maison fait partie du vocabulaire que se doit d’apprendre à bien orthographier un enfant de première année du primaire. Essayons avec quelque chose d’autre; que diriez-vous d’autonomie? Certains l’associeront directement à l’indépendance, l’autosuffisance et la débrouillardise, alors que d’autres la relieront à la connaissance de ses défauts, de ses qualités, de ses limites, bref, à la capacité dimaginer de soi-même un portrait qui soit fidèle. Voici ce qui démontre bien, à mon avis, que tout n’est question que d’interprétation. 

 

Pourtant, lorsqu’il est question de valeurs, il peut s’avérer complexe de communiquer quand deux personnes n’ont pas une vision accordée de ce qu’elle représente. On voit partout autour de nous ce genre de désaccord, que ce soit dans la vie courante ou dans les médias; par exemple, la récente remise en question de ce qu’est la liberté d’expression, son importance et ses limites. Plusieurs autres débats quotidiens sont créés par des interprétations et des visions différentes de valeurs, priorités ou toute autre chose qui puisse représenter un enjeu dans la vie de tous les jours. 

 

 

Je dois avouer avoir réfléchi à quelque chose en particulier; la liberté. Sept lettres, trois syllabes, un mot dont l’orthographe est banale, qui, certes, possède un sens, à mon humble avis, des plus poétiques. Le dictionnaire du Petit Larousse lui a trouvé treize définitions différentes, relatives à l’état d’une personne, aux conditions politiques, à des droits, etc. Pour moi, la liberté est le terme qui exprime le choix de se livrer à soi-même, tout en prenant conscience des risques, mais surtout de la sensation de pouvoir et de responsabilité qu’elle procure; « La liberté commence où l’ignorance finit.», Victor Hugo. 

 

Un de mes professeurs ma un jour enseigné que la liberté d’un individu s’arrêtait où celle des autres pointait le bout de son nez, dans le sens où nous sommes libres de nous déplacer, mais dès que se présente le terrain privé appartenant à quelqu’un, nous n’avons pas le droit de s’y aventurer. Voici un autre exemple; chacun a droit à la vie, donc l’enlever à quelqu’un est un crime. Bien que cette démonstration soit plus radicale, je dirais même sadique, elle est justifiée et défend la même conclusion. Bien sûr, ce n’est pas parce que ça s’avère être véridique que ce soit un résumé fiable et complet.  

 

 

Pourtant, je me surprends à penser que la liberté a un double tranchant; car après toute référence à la liberté vient un moment où l’on doit assumer ses actes et paroles. Comme dirait l’oncle Ben, dans Spiderman; « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités».  Ici, l’on parle bien évidemment de contrôle de soi, non seulement pour ne pas abuser de nos pouvoirs, mais aussi pour en faire bon usage.  Par exemple, dans un débat, nous sommes libres d’exprimer notre avis, mais il y a certaines normes sociales à respecter, soient la politesse, la courtoisie, l’amabilité et d’autres encore. Voici un phénomène que j’ai affectueusement prénommé la cage sociale… Pourquoi? Simplement parce qu’on rajoute des contraintes morales, donc certaines valeurs à respecter en société, mais ne voyez-vous pas le piège? Qui dit valeur dit interprétationS, le ‘’s’’ étant d’une importance capitale, puisqu’il signifie que plusieurs visions se forgent de leur côté, créant ainsi un bric à brac immense lorsqu’elles se confrontent; ainsi se développent des débats, des clans et tout ce qui s’en suit. 

 

Une des façons les plus efficaces pour se sortir d’affaire serait de piétiner son égo et de tenter de se mettre à la place de l’autre afin de s’imprégner de son point de vue, et de pouvoir mieux reconnaitre les besoins de l’autre, ce qui assurerait un compromis juste et équitable. Pourtant, on croit que faire preuve d’empathie est inutile dans ce genre de conflit, car aux premiers abords, on assume que notre opinion est déjà validée grâce à la liberté de penser; certes, ce n’est guère une justification valable. Voilà pourquoi il faut faire preuve d’ouverture d’esprit, prendre le temps de réellement écouter les arguments de l’autre, ses idées et son interprétation. Ainsi finit par en découler une preuve de liberté d’expression; chacun a pu s’exprimer de manière égale et ils ont bénéficié des mêmes droits.  

 

Nous vivons dans un monde bourré de nombres, de statistiques et ça s’avère pratique, nous nous basons sur eux pour trouver comment rendre notre mode de vie meilleur. Ces temps-ci, on croit pourtant voir notre mode de vie se détériorer, non seulement par les nombreux cas d’infections et de décès, mais surtout par notre liberté qui semble disparaitre. Si l’on tente de représenter à quel point nous sommes libres en ces temps pitoyables, je dirais que notre liberté est réduite et que ça crée certaines tensions dans la société. Oui, je trouve que c’est abominable de se retrouver aussi ‘’coincé’’ dans une période de temps qui semble s’éterniser, et je suis la première à m’en révolter; s’il y a bien une chose que j’apprécie du Québec et du Canada, c’est la liberté que nous possédons!  

 

Cependant, j’ai gardé en tête que la crise que nous traversons est difficile pour tous, et que pour regagner cette liberté, il va falloir se battre, sans relâche, continuer à endurer le port du masque en classe, tenter d’éviter les contacts et investir du sien dans le respect de chaque règle sanitaire… non pas seulement pour retrouver notre liberté, mais aussi pour l’avoir méritée 

 

Par Marianne Lachance

LE QUEERBATING, C’EST QUOI ?

La semaine dernière, je regardais mon fil d’actualité sur Instagram quand j’ai vu plusieurs personnes partager une photo de Jay Du Temple, ce dernier portant une robe.  

Des mentions, des commentaires admiratifs, il en pleuvait.  

 

“Si innovateur !” 

“Merci de montrer l’exemple à nos enfants.” 

“Le roi de la destruction des rôles de genre !” 

 

J’ai effectué un rictus plutôt agacé, mais me suis retenu.e de faire un commentaire, croyant que je serais le.la seul.e à être frustré.e de la chose. 

Puisles jours suivants, j’ai vu plus d’une publication qui dénonçait son action. J’ai alors compris que mon agacement n’était pas isolé. Un mot est apparu alors : le queerbating. Qu’est-ce que c’est ? C’est ce que je vais essayer de t’expliquer, tout en donnant mon avis aucunement neutre. 

 

C’EST QUOI LE PROBLÈME ? 

Comme je l’ai dit précédemment, Jay Du Temple, animateur d’Occupation Double depuis quelques années maintenant, a pris la décision de mettre une robe pour animer l’émission de téléréalité la semaine dernière. Les acclamations venant du public n’ont pas tardé à suivre sa publication Instagramva voir de toi-même, je t‘en prie 

 

Donc. 

Que Jay porte une robe, ça peut paraitre révolutionnaire d’un point de vue extérieur.  

Le problème, ce n’est pas la robe, le maquillage ou le vernis à ongles. Au contraire, c’est bien que Jay se sente à l’aise dans son milieu pour s’exprimer à travers son habillement. 

Ce qui me dérange, c’est le crédit que les gens lui attribuent, parce que Jay est loin d’être la seule personne à porter des robes, mettre du maquillage et porter du vernis à ongles. 

Non, Jay ne déconstruit pas les rôles de genre à lui seul. 

Non, ce que Jay a fait, ce n’est pas innovant. 

 

C’EST QUOI, LE QUEERBATING ? 

Volontairement ou pas, Jay imite des pratiques inventées et popularisées par la communauté LGBTQIA2S+, dans le but d’attirer, parmi les téléspectateurs, les personnes queers. 

Mais tu t’en doutes bien, Jay n’est pas le seul à utiliser cette technique dans le milieu. 

Le queerbating, c’est quelque chose que nous connaissons tous.tes un peu, mais dont on ne connait pas nécessairement le terme. 

Un très bon exemple de queerbating est quand des séries télés sont vantées pour leur diversité, se disant super inclusives représentant les minorités les plus démunies. Puis tu t’installes confortablement sur ton canapé, ouvre ton téléviseur, regarde un épisode, un autre, encore un autre… Pour découvrir que la représentation, elle dure trente secondes, dans le sixième épisode et que la personne queer, c’est la sœur de l’ami de l’oncle du personnage principal. 

 

Non, ceci n’est pas de la représentation juste, désolé.e de péter ta balloune. 

 

Le but de ces producteurs est alors atteint : attirer les personnes queers vers ces produits, pour capitaliser sur leur manque de représentation dans notre société. Ces séries et films sont, pour la vaste majorité, produits par des personnes qui ne font pas partie de la communauté LGBTQIA2S+. 

 

COMMENT DEVRAIT-ON LE PRENDRE ? 

Personnellement, je n’aime pas être représenté.e dans les médias par des personnes qui ne font pas partie de ma communauté. Je sais que je ne suis pas seul.e, à trouver ce genre de pratiques pathétiques. Par contre, je sais également que plusieurs personnes de ma communauté n’y voient pas de problèmes.  

Des productions faites par les Queers, pour les Queersil y en a. 

Je ne prends pas les actions de Jay Du Temple comme étant vilaines, je crois sincèrement que ce n’était pas son intention. Par contre, que ça ait pris Jay Du Temple, un homme cishétéro et blanc pour “normaliser” ces pratiques, ça me frustre ! 

 

NON, CISGENRE ET HÉTÉRO NE SONT PAS LA NORME 

Quand j’ai aperçu les commentaires de sa publication Instagram, je suis resté.e perplexe face à plusieurs réactions, dont une s’étant inscrite en caractères gras dans ma tête : 

 

 

 

“Merci Jay, de normaliser le vernis à ongles pour les petits gars. La prochaine fois que mon enfant me demandera s’il peut en mettre, je n’hésiterai pas à lui dire oui ! 

 

 

 

Ce commentaire m’a mis la puce à l’oreille, pour être très honnête. 

Donc, quand des personnes LGBTQIA2S+ se mettent du vernis à ongles, des paillettes sur les yeux et des robes, est-ce autant révolutionnaire que quand Jay le fait ?  

Est-ce que tu vas sentir que ça devient plus normal ? Est-ce que tu vas t’exclamer de la même manière que quand Jay l’a fait ? 

Impliquer que ça ne devient normal que quand les personnes cisgenres et hétéro le font, c’est impliquer que ces groupes de personnes sont la norme. 

Je ne vais pas te mentir, c’est encore la norme dans notre société. Mais c’est une norme qu’il faut qu’on déconstruise. Parce quêtre cisgenre et hétéro, c’est le paramètre par défaut qu’on applique à un étranger, jusqu’à preuve du contraire. 

 

DONNER CRÉDIT AUX BONNES PERSONNES 

Il est capital de reconnaitre la communauté d’où viennent ces tendances. Il est capital de donner autant d’importance aux personnes à l’origine de la culture qu’aux personnes qui se l’approprient. Il est capital d’inclure ces communautés invisibilisées, dans toutes les sphères de notre société, qu’il y ait des caméras qui tournent ou pas. 

 

Il est capital de se souvenir de l’histoire de la communauté LGBTQIA2S+, de l’enseigner dans nos écoles, en montrant du respect pour ces personnes. 

 

Au moins 350 personnes transgenres à travers le monde ont été assassinées cette année. En ce 18 novembre, nous en sommes à la 324e journée de cette année 2020. Ceci est sans compter les personnes qui ont survécu aux agressionsen gardant de grandes cicatrices émotionnelles.  

Nous ne pouvons pas nous contenter de porter des robes durant des émissions ou sur des pages couverture de magazines, de mettre des paillettes sur nos yeux durant les tapis rouges et de mettre du vernis à ongles en allant à l’école. 

 

 

QUE FAIRE POUR Y REMÉDIER ? 

En parler autour de soi, c’est la moindre des choses. La prochaine fois que tu rencontres quelqu’un, demande-lui quels sont ses pronoms.

Informe tes amis, ta famille. Informe-toi, lis des articles de journal (comme celui-ci !), des livres écrits par des personnes queers, regarde des documentaires.

Notre meilleure arme contre les LGBTQIA2S+phobies, c’est l’éducation. 

 

Jo Brouillet (iel, il) 

Semaine de la prévention des dépendances

Du 15 au 21 novembre 2020 se tient la semaine québécoise de la prévention des dépendances.

Cette année, l’accent de la campagne est mis sur la capacité d’adaptation. L’être humain est appelé à s’adapter à divers changements ou situations, et ce, depuis toujours. Cela est d’autant plus vrai dans le contexte que nous vivons présentement.

Il importe donc de développer des capacités d’adaptation qui soient positives. En prenant soin de ta santé physique et psychologique, en continuant d’entretenir des relations saines avec ta famille et tes amis, en continuant de te mobiliser pour ta réussite, en ayant des projets.

Face à une difficulté, établis tes priorités et identifie plusieurs solutions possibles. N’hésite pas à demander de l’aide à tes parents, tes amis, tes enseignants, aux intervenants de l’école ou encore ou différentes ressources disponibles.

 

L’important est que tu sois actif dans la recherche de solutions. Ainsi, tu développeras tes compétences personnelles, te rendant ainsi plus apte à faire des choix éclairés notamment en matière de consommation ou de toute autre forme de dépendance.

 

 

Si tu as des questions ou besoin d’aide, n’hésite pas à consulter un intervenant de l’école :

 

· Les TES (locaux : A-134.2, C-175, C-177.1, C-185, N-101.1, N-104)

· Les psychoéducateurs (local C-231)

· L’infirmière (local A-132)

 

Tu peux également communiquer avec les ressources disponibles :

Uniatox : 450-968-0363 www.uniatox.org

 

Services psychosociaux du CLSC:

811

-Centre de réadaptation en dépendance de Lanaudière : 450-492-7444 www.crdlanaudiere.ca

-Tel-Jeunes : 1-800-263-2266 www.teljeunes.com -Jeunesse J’écoute : 1-800-668-6868 www.jeunessejecoute.ca

 

 

 

Yanik Labelle, psychoéducateur

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