La une

L’état du monde

Cet article ne changera certainement pas les choses, mais je garde espoir que la plume soit réellement plus forte que l’épée; car je crains ne pouvoir me résoudre à faire quoi que ce soit d’autre pour me faire comprendre, partager mes convictions… Je suis en colère: oui, j’en ai ras-le-bol. Ras-le-bol du monde qui aujourd’hui perce petit à petit le mystère qu’englobe la vie, qui comprend et analyse sciences, possibilités et enjeux, qui semble omettre quelques détails qui, à mon avis, devraient être perçus comme étant importants, voire primordiaux. D’abord, expliquez-moi à quoi bon: pourquoi tenter de découvrir ce qu’est la vie? Ne faudrait-il pas apprendre à la respecter avant toute chose? Pardonnez-moi si cette déclaration vous choque, mais voyez l’étendue de la destruction humaine, ne serait-ce qu’au niveau environnemental : pollution, perte écologique, élimination d’habitats naturels; la liste est longue, et je tiens à le rappeler, l’Homme ravage bien plus que la planète, j’en ai bien peur…

La vie, le plus simplement défini, se décrit comme il s’en suit: époque marquée par la naissance et la mort. Est-ce faux? Absolument pas. Est-ce objectif? Cruellement trop. Alors qu’elle représente pour certains une marée d’arc-en-ciel, d’autres se battent avec la conviction que cet amas de couleur n’est qu’un mythe, une autre légende qui reste à prouver avec le temps. Si le monde est aujourd’hui injuste, c’est que nous lui donnons sa laideur en y marquant notre pouvoir, pouvoir qui, au final, s’avère possiblement dévastateur; autant pour l’univers en tant que tel que pour l’humanité en elle-même. Pourtant, nous retrouvons réconfort en nos valeurs, en ce que l’on croit important, ce que nous tenons à cœur… Comme quoi? L’égalité? Quelle égalité? Dites-moi, car il est sûr que plusieurs exemples me semblent pertinents, mais si l’on creuse, s’il y avait réellement égalité en tout et partout, existerait-il encore des régimes dictatoriaux? Je réessaie: la paix? Non, malheureusement, il y a la guerre. À la justice, le respect, l’amour, l’accomplissement de soi, le bonheur, la confiance et la fraternité, je réponds d’un mot simple: discrimination.

Ce n’est un secret pour personne, le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie et autres «principes» qui s’attaquent à un groupe de personne précis sont des formes de haine qui inondent l’humanité de souffrance, d’incompréhension et de frontières. Parfois, on associe différences avec étiquettes, oui oui, des étiquettes… cette même idée qui est surtout reprise dans des films et des histoires qui finissent en disant qu’un simple mot n’a pas la force de décrire ou d’apprendre comment se comporter face à quelqu’un en vue de ses différences. J’avoue que cette morale soit touchante et en partie vraie, pourtant je me vois obligée d’être en désaccord. Je connais, moi, un mot qui a ce grand pouvoir. Il s’agit du terme «humain», car oui, si nous partons des bases, de l’essence même du respect, nous devrions traiter les autres comme nous aimerions nous-même être traités. Bien qu’il y ait des différences entre les uns et les autres, nous sommes reliés à celles-ci par nos points communs: le fait que chacun ressente des émotions, ou encore simplement que nous sommes tous différents, et que nous pouvons créer de cette diversité une force.

Si l’on se base sur la pyramide de Maslow, schéma représentant en ordre hiérarchique les besoins humains, tout revient aux mêmes constats, laissez-moi vous montrer en quoi:

Comme il est indiqué sur le schéma ci-dessus, on peut retrouver cinq niveaux de besoin à «combler»;

· Les besoins physiologiques, soient les besoins qui assurent la survie d’un être (manger, boire, dormir…);

· Besoin de sécurité, sentiment d’être protégé;

· Besoin d’appartenance, qui, en gros, représente la nécessité de créer des liens avec le monde qui nous entoure et les gens qui y vivent;

· Besoin d’estime, auquel on associe respect des autres, mais aussi de soi, et, pour terminer;

· L’accomplissement de soi, le besoin qui pointe la pyramide, celui qui dicte que le(s) rêve(s)et que notre mission sur Terre est accomplie.

Partant au pied de la pyramide, nous retrouvons les besoins primaires, puis, plus les échelons se superposent, plus ils deviennent secondaires et personnels, ils peuvent varier de forme et d’interprétation d’une personne à l’autre.

Cette représentation des besoins humains serait, selon M. François Morin, professeur d’éthique à l’école Armand-Corbeil, un système fiable sur lequel baser et repérer le minimum de l’égalité dont tous, quels qu’ils soient, devraient bénéficier: partout au pays comme aux quatre coins du globe. M. Morin stipule que les trois premiers étages de la pyramide seraient essentiels à combler pour pouvoir dire que le monde est réellement juste de ce côté, étant donné que l’estime et l’accomplissement sont des quêtes plus subjectives, et les changements d’une société, qu’elle soit juste ou non, ne peuvent malheureusement pas toujours aider à l’atteinte de ce type de but.

«On oublie parfois ce qu’est la beauté du miracle de la vie», a un jour dit François Morin; j’avoue être entièrement d’accord.

Presqu’un mois s’est écoulé entre la ligne que vous lisez à l’instant et celle juste au-dessus. Un mois entier durant lequel j’ai douté de mes capacités. Tout ce temps, je l’ai employé aux fins d’une grande remise en question à propos du message que je voulais porter, transmettre et exprimer, ainsi que ma manière de le promouvoir. Pourquoi ça? Simplement après une discussion avec mon professeur d’histoire et géographie, Martin Maisonneuve, portée sur un amalgame et une panoplie de sujets qui m’ont immensément bouleversée. Alors qu’au départ, je voulais pencher pour le drame de la situation avec un discours presque moralisateur, il m’a fait changer d’avis. Il a donné un nouveau souffle à mes intentions, car oui, je l’ai réalisé; avec causes et conséquences se doit d’apparaître solutions. Bien que lors de la discussion, je n’y avais point prêté d’attention particulière, il semblait accorder une importance singulière au fait qu’après l’indignation, vient la mobilisation. Il a, bien sûr, illustré ses propos à l’aide du fameux « sois le changement que tu veux voir dans le monde », et je crois, d’ailleurs, n’avoir jamais interprété cette phrase comme je l’ai fait ce jour-là. Jamais.

M. Maisonneuve me précisait que se mobiliser permet de contribuer à une cause pour laquelle nous voulons personnellement nous investir et que nos actions sont ce qui définissent notre futur, aussi individuel que commun; d’où le bénévolat. Il m’a appris, d’une certaine manière, qu’il faut savoir grimper des collines avant de s’attaquer aux montagnes, en me disant qu’il faut d’abord commencer par son propre quotidien, puis, petit à petit, aller plus loin, se dépasser au travers de nos habitudes et valeurs. Oui changement, oui égalité; mais d’abord réflexion, plan et actions. Ainsi, à tout combat pour nos valeurs, nous répondrons présents, oui, en tant que personne, mais d’abord en tant qu’être humain. Oui, c’est bien beau de se faire dire que nous pouvons apporter un changement dans le monde, mais il faut en premier lieu savoir comment faire et ça, c’est une autre histoire. Chacun peut faire quelque chose, mais pas sans volonté, sans conviction… pour changer le monde, j’ai appris qu’il fallait s’indigner, mais surtout se mobiliser. Réalisez vos rêves, soyez audacieux! Mais restez attentif à ce que vous faites et ce que vous voulez transmettre, car comme me l’a mentionné M. Maisonneuve, c’est dès qu’il y a un «eux» et un «nous» que l’on s’égare entre justice et vengeance.

Par Marianne Lachance

Tutoriel à la fin de la cruauté animale en laboratoire

Chers Canadiens et Canadiennes, n’êtes-vous pas fiers que votre pays ait été classé deuxième au monde d’après World Report, basé sur les critères suivants : aventures, citoyenneté, influence culturelle, entrepreneuriat, patrimoine, déménagement, ouverture aux affaires, pouvoir et qualité de vie? Cependant, votre fierté diminue-t-elle si nous vous informons que parmi les leaders mondiaux, le Canada est un des seuls qui autorise encore les tests cosmétiques sur les animaux? C’est scandaleux! Puisque vous êtes le futur de cette nation, laissez-nous vous présenter les raisons pour lesquelles cette pratique devrait être bannie et comment participer à ce changement en tant que consommateurs.

En premier lieu, comprenez que l’expérimentation animale, ce n’est pas tout rose, c’est carrément de la cruauté injustifiée puisque ce n’est pas obligatoire. En effet, si on détermine qu’un produit risque d’entrer en contact avec les yeux, ce qui est le cas pour la majorité des produits, on le teste alors en appliquant une quantité de ce dernier directement dans les yeux du cobaye, sans anesthésie locale. Le lapin est souvent la principale victime de cette procédure, car il est incapable de sécréter des larmes, ce qui rend l’expulsion du produit impossible. Les blessures infligées aux bêtes peuvent aller de l’irritation de l’œil à la perforation du globe oculaire et les captifs peuvent même souffrir de traumatismes.

 

 

De plus, bien évidemment, nous savons tous que les animaux n’ont pas moins de valeur ni d’importance que les humains. Il n’est donc pas justifiable d’utiliser ces pauvres bêtes pour « protéger » et sécuriser les humains, surtout que les tests sur les animaux ne sont même pas obligatoires. Chaque année, presque 200 millions d’animaux sont utilisés en laboratoire, ce qui est énorme, mais environ 1,77 million en meurent pour le plaisir des scientifiques. Plusieurs sont récupérés durant différentes procédures et sont ensuite torturés à répétition. En lisant ce passage, nous pouvons tous trouver ce qui cloche.  Cette procédure n’est aucunement éthique et doit cesser au plus vite comme dans certains pays dont la Norvège, le Brésil et l’Inde où les tests sur les animaux sont maintenant interdits. Malheureusement, trop de pays ne sont pas encore rendus à ce stade et pratiquent toujours la cruauté gratuite envers ces petits êtres.

En conclusion, il est d’une très grande importance d’ouvrir les yeux du plus grand nombre de gens possible face aux vérités de ce sujet. Toutes ces conséquences sont présentes dû au manque de sens éthique d’une grande partie de la société et des scientifiques faisant les tests sur les animaux. En effet, mettre au courant plus de personnes face à ce sujet pourrait sauver des milliers d’animaux innocents. Nous vous posons alors la question, voulez-vous aider ces pauvres animaux ?

Par Emma Garreffa-Grimard et Auralie Goudreault

 

 

https://www.assistancescolaire.com/enseignant/elementaire/ressources/base-documentaire-en-sciences/comparaison-des-caryotypes-de-l-homme-et-du-chimpanze-t_t102i01

https://plus.lapresse.ca/screens/4284-489c-52d96190-a2d7-5a4cac1c606d__7C___0.html

https://www.spca.com/les-tests-cosmetiques-sur-les-animaux/

Spaceway: sauvetage interdit

J’ai lu Spaceway: sauvetage interdit, un roman de science-fiction, de suspense et d’action policière ayant pour thème l’espace.  Ce livre a été publié à la maison d’édition Direct Livre en 2005.  Le roman a été écrit Benoit Racette, un auteur québécois qui gagne à être connu.  De sorties spatiales dangereuses à des courses poursuites d’avions en passant par des meurtres intrigants, ce n’est pas l’action qui manque.  Une histoire surprenante et des personnages attachants, voilà ce dont ce livre est garni.

L’histoire

Un groupe d’une trentaine d’amis ouvre une compagnie d’aéronautique privée nommée Spaceway (à la manière de SpaceX d’Elon Musk).  Spaceway est la première compagnie d’aérospatial à produire des navettes pouvant faire plusieurs vols consécutifs dans l’espace, sans atterrir.  Quelques semaines après un dévoilement grandiose de leur exploit au public, un incident survient dans la Station Spatiale Internationale (ISS) et l’équipe décide d’envoyer de leurs hommes pour prêter main-forte.  Étrangement, les États-Unis s’opposent fortement et ouvertement à cette initiative, même si un astronaute américain fait face à un grave danger.  Ils s’acharnent à faire avorter la mission en utilisant tous les moyens.  Les médias du monde ont leurs yeux et leurs caméras rivés sur l’évènement, car l’hostilité incompréhensible des É-U risque de provoquer un conflit mondial.  De retour sur Terre, une conclusion imprévisible attend l’équipage de Spaceway.

Les personnages

Il y a, en effet, beaucoup de personnages (33+) dans ce livre.  C’est un peu mélangeant au début, mais on finit par s’y retrouver grâce au lexique du personnel.  Plus on lit, plus on apprend à connaitre chacun d’eux.  De tous les personnages importants, Greg, le président et fondateur, est l’acteur principal.  Ce dernier est un peu arrogant, mais il est toujours prêt à aider quelqu’un voulant lui rendre la pareille.  Les autres noms à se souvenir sont Fred, Petr, Hélène, Simon, Vladimir, Hugo et Donald.  Ce sont les autres dont l’auteur met beaucoup l’emphase sur eux.  Certains sont les amis de Greg, d’autres sont simplement important au développement de l’histoire.  Dans un contexte réel, toutes ces personnes ainsi que les autres auraient un rôle crucial dans une compagnie d’aérospatial.

Finalement, Spaceway: sauvetage interdit est un roman rempli d’action que j’ai adoré lire.  Je recommande ce livre à tout amateur d’histoires d’action, de science-fiction et de mystère.  La dernière chose que j’aimerais mentionner serait l’épigraphe que Benoit Racette a ajouté à son livre. « C’est de sa langue que l’homme tire sa force, car la faculté qu’il a de s’exprimer surpasse toutes celles qu’il a de se battre. » -Ptahhotep, Égypte ancienne, 2 500 ans avant J.-C.

 

Entrevue avec Benoît Racette

Florent: D’où vous est venue l’inspiration?

Benoît: Je suis un fan d’aviation et d’aérospatial. J’ai vu beaucoup de films comme Cosmos 1999, Star Trek, etc. J’ai aussi été inspiré par la compagnie AVRO Canada et leur CF105arrow.
F: Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans ce projet ?
B: Le syndrome de la page blanche. Aussi le va-et-vient entre écrire une heure / quatre heures / un jour, puis se dire « non, je peux faire mieux » ou quelque chose comme ça et ainsi gaspiller une heure / quatre heures / un jour de travail.
F: Avez-vous aimé l’expérience d’écrire un livre?
B: Oui! Tout sert à quelque chose dans la vie et écrire un roman m’a, entre autres, obligé et aidé à vulgariser les choses.
F: Combien de temps cela vous a-t-il pris pour écrire Spaceway?
B: De 2000 è 2003
F: Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire?
B: Je devais faire une chose sur l’ordinateur pour le travail et après un moment, j’ai décidé de prendre une pause. J’ai ouvert Word et j’ai commencé à écrire. Ce qui était écrit ne faisait pas beaucoup de sens, mais plus tard la nuit, j’ai rouvert le document et je me suis dit. « Attends un peu. C’est quand même bon, ça ». J’ai effacé ce qui était écrit et c’est là que j’ai commencé à composer.
F: La fin de Spaceway fait croire que c’est le premier roman d’une série. Y aura-t-il une suite?
B: Oui et non. Je m’explique. Après avoir écrit le premier roman, j’ai commencé à en écrire un deuxième. Peu de temps après, un magazine m’a contacté et j’ai signé un contrat avec eux. Je devais écrire six courtes aventures de Spaceway et j’en ai profité pour « résumer » le second volet de la saga. Malheureusement, la compagnie a fait faillite. Je possède encore toute la recherche ainsi que le plan pour écrire le deuxième livre. C’est un de mes projets de l’écrire un jour, mais pas tout de suite.
F: Même si vous n’écrirez pas d’autre Spaceway tout de suite, pensez-vous écrire d’autres livres?
B: Éventuellement, mais pas maintenant. Je ne suis pas auteur de métier, j’ai une famille, etc. Par contre, j’ai des idées. Alors, un jour peut-être, mais pas dans l’immédiat.

Bibliographie

-Page couverture de Spaceway: sauvetage interdit: https://www.leslibraires.ca/livres/spaceway-sauvetage-interdit-benoit-racette-9782923040110.html

-« Spoiler alerts »: https://mcdreeamiemusings.com/blog/2019/5/26/spoiler-alert-why-we-actually-love-spoilers-and-what-this-tells-us-about-communication

-Station spatiale internationale: https://earthsky.org/space/20-years-iss-what-its-future-holds-nov-2-2020

-Feu sur la Station spatiale internationale: https://www.ksnt.com/news/local-news/people-forced-to-evacuate-during-overnight-apartment-fire-in-manhattan/

-Astronaute: https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronaute-vivez-comme-astronautes-bord-station-spatiale-80527/

Florent Cloutier

 

Richard Turere : un modèle de persévérance et de générosité

Comment résumer la vie d’un homme comme Richard Turere ? On commence par des faits.

Dès l’âge de 6 ans, Richard Turere est responsable des vaches de son père et il y découvre un problème dévastateur. Les vaches sont tuées par les lions du parc national environnant, mais c’est un problème sérieux pour les lions également puisque les fermiers ont l’habitude de tirer sur ceux-ci par vengeance. Richard entreprend de régler le tout et très vite ! Après trois essais inopérants, il crée une invention innovatrice et futuriste. Les lumières à lions sont des lumières qui s’allument en alternance et cela crée l’impression que quelqu’un surveille les vaches. C’est à ce moment qu’intervient Paula Kahumbu, une militante de National Geographic. Elle est convaincue que son idée mérite d’être partagée et l’a invité à donner une conférence TED devant des milliers de personnes.

Quelques mois plus tard, Richard répète son discours dans les coulisses d’une des plus grandes scènes scientifiques du monde. Sa conférence attire l’attention des journalistes et des médias sociaux. Elle est décrite comme ingénieuse et très astucieuse. Celle-ci connait un succès foudroyant et elle se démarque intelligemment des autres conférences. Pour son avenir, il est audacieux et il désire devenir ingénieur ou pilote. À l’exception de ses réussites sportives et scientifiques, il est très ambitieux et perfectionniste puisqu’il travaille toujours sur son invention pour la rendre la plus fructueuse possible.

 

Voici l’histoire que les élèves du PEI secondaire 1 ont apprise et étudiée. D’ailleurs, notre école a adopté un boma (une ferme) au Kenya, c’est-à-dire qu’elle a payé l’installation des lumières à lions. En tout, ils ont récolté 185 $ et l’ont envoyé au Kenya. Ce projet a été approuvé par la direction de notre école. Tous les élèves participants ont contribué en offrant le montant de leur choix.

Richard, maintenant âgé 21 ans, et ses amis installent généreusement les lumières à lions partout dans les fermes du Kenya. Ces gestes ont pour but de limiter les incidents survenus entre les vaches et les prédateurs. Chaque don est directement donné pour l’installation et la fabrication des lumières à lions. Un petit geste pour un grand changement!

De plus, madame Reshetnikova a élaboré un projet d’écriture pour ses différentes classes d’anglais. Deux options s’offrent à ceux-ci. Ils peuvent s’inscrire sur le site web Global PenFriends et interagissent avec d’autres adolescents d’Afrique. Lorsqu’une solide confiance s’est établie, les deux camarades s’échangent leurs cordonnées respectives. L’élève écrit alors une carte postale et la fait parvenir à son destinataire. La deuxième option est plus facile et plus rapide à faire. Madame Olha a trouvé Richard et a communiqué avec lui durant quelque temps par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Ses élèves ont alors rédigé une courte carte postale et l’ont illustrée. Par la suite, celles-ci ont été évaluées par l’enseignante d’anglais. Les cartes ont ensuite pris le chemin de la poste (direction l’adresse de Richard). On croise les doigts pour obtenir une réponse de sa part !

Le masque dans les écoles primaires

Comme vous l’avez probablement entendu dans les médias, depuis le retour de la relâche, les élèves du primaire en zone rouge sont obligés de porter le masque en classe. Les enfants de la première à la quatrième année doivent donc constamment le porter. Les élèves de cinquième et sixième année devaient déjà le mettre depuis un certain temps, donc rien ne change dans leur cas. Auparavant, les élèves de cinquième et sixième année devaient porter un simple masque, de préférence celui recommandé par la santé publique ou artisanal en tissu. Maintenant, ils doivent tous avoir un couvre-visage fourni par l’école. Concernant les enfants de la maternelle, ils sont exemptés et peuvent continuer de faire leurs cours sans masque ou couvre visage. Il y a présentement 5 régions au Québec qui doivent se plier aux mesures de distanciation. Il y a la région de Laval, de Montréal, de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière.

Plaintes de parents 

Peut-être avez-vous entendu parler que certains parents d’élèves du primaire s’objectaient à cette recommandation de la santé publique et ont pris des mesures pour contester cette décision. Plus de 2500 parents n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école pour contester et protester afin que le gouvernement revienne sur sa décision. Dans ces cas, les enfants doivent alors être en visioconférence avec leur classe afin de ne pas perdre le rythme scolaire et de ne pas prendre trop de retard. En revanche, certains élèves ne sont ni à l’école ni en visioconférence et prennent beaucoup de retard. 

Rencontres 

Cette nouvelle ne fait pas l’unanimité et entraîne de nombreuses réactions de la part des parents et des élèves concernés. Certaines personnes sont en faveur du port du masque au primaire tandis que d’autres sont totalement contre. Au cours des derniers jours, j’ai rencontré plusieurs personnes qui m’ont donné leur avis et opinion à ce sujet. Voici donc ce que plusieurs élèves du primaire, du secondaire ainsi que plusieurs enseignants et parents en pensent. 

Certainenseignants disent :  

  • « Cela a eu un grand impact sur les enfants du primaire. Nous-mêmes pouvons avoir de la difficulté à nous habituer, imaginez les élèves du primaire et du secondaire. »  
  • « Cette mesure ne nous dérange pas et c’est même mieux pour arrêter la propagation de la Covid-19. Les enfants vont s’habituer vite. » 

Il y a même des élèves du primaire qui mont donné leur avis et ont expliqué leur point de vue : 

  • « On a énormément de difficulté à respirer et c’est très désagréable»me dit Katie Primeau, élève de cinquième année du primaire. 
  • « Au début, je trouvais ça difficile, mais maintenant je me suis habituée », m’explique Emma Primeau, élève de deuxième année du primaire. 
  • «Même si je suis en sixième année, le masque est très désagréable et je n’aime pas ça », me dit Sylia Lessard élève de sixième année du primaire. 

Voici ce que les élèves du secondaire en pensent : 

  • « Nous avons remarqué que les autres élèves de nos classes au secondaire ont de la difficulté à le garder en tout temps. Les élèves du primaire ne vont pas le respecter non plus, en plus ils sont plus jeunes donc ne comprendront pas vraiment ces mesures. » 

Maintenant, voici ce que des parents d’élèves en pensent. 

  • « Je trouve que c’est une mesure non nécessaire pour les jeunes enfants», me dit Sébastien Lessard. 
  • « Je ne pense pas que les masques soient utiles pour les enfants. Cela leur cause un stress inutile»pense Martine Auger. 
  • « Je ne suis pas d’accord avec le fait que les élèves portent le masque en classe, car ça empêche l’oxygénation du cerveau pour avoir une bonne concentration et aider l’apprentissage. Ça ne crée que des problèmes de santé comme des maux de tête, étourdissements et autres », me disait Sania Rivest. 

Tous ces changements peuvent aussi amener un certain stress chez les jeunes du primaire ainsi que leurs parents, comme me le disait justement Martine Auger. Les enfants vivent beaucoup de stress. Que ce soit pour les études, les examens, les amis, la famille, le fait de se sous-estimer ou tout simplement vouloir être toujours le (la) meilleur(e). Maisen ces temps de Covid-19, le masque et les mesures en apportent beaucoup chez tout le monde. 

Nous espérons seulement que cela ne durera pas longtemps et que certaines mesures vont s’assouplir.  

Quoi garder de la pandémie

La pandémie a changé nos vies de plus de façons dont on n’aurait jamais pu penser. À cause de celle-ci, nous avons changé nos habitudes de vie et, dans certains cas, notre façon de vivre. Ce que nous n’avions pas réalisé, c’est que cette pandémie nous forcerait à adopter certaines habitudes de vie que nous aurions dû avoir depuis plusieurs années. Puisque la pandémie nous a ouvert les yeux, je crois grandement que certaines de ces habitudes devraient rester présentes dans notre quotidien une fois le virus battu  

 

Le port de masque  

Aussi simple que cela puisse sembler, le port de masque a énormément aidé à contrer la propagation du virus durant la pandémie. Si cet accessoire a tant aidé durant la pandémie, pourquoi ne pas le grader à porter de main lorsque nous soupçonnons être malade? Si, dans le futur proche, dès que notre nez commence à couler ou à être bouché, nous commençons à porter un masque en public, les chances de contaminer quelqu’un avec peu importe ce que nous avons seront réduites. Même pour les maladies aussi banales que le rhume, cela serait bénéfique. Le rhume est quelque chose de très peu dangereux pour les humains en bonne santé, mais est quelque chose de très énervant à attraper. Je suis certaine que si quelqu’un avait la chance de ne pas l’attraper, il la prendrait. Dans le cas de maladies qui peuvent s’avérer plus graves, porter un masque lorsque nous sommes malades serait extrêmement bénéfique pour ceux qui nous entourent. Si tout le monde faisait cette action si simple, le nombre de personnes ayant la grippe, par exemple, serait réduit et par le fait même, les chances de décéder de cette maladie seraient plus minimes. 

 

Mesures sanitaires  

Lorsque nous entrons dans un bâtiment public, se laver les mains ou se mettre du désinfectant est désormais la première action que nous posons. Cette habitude peut sembler banale et même inutile si nous l’adoptons en temps normal, mais elle peut être beaucoup plus utile que nous le pensons. Lorsqu’on y réfléchit, plusieurs personnes ont touché à notre environnement, lorsque nous sommes en public, et on ne sait pas où toutes ces personnes sont allées ou leurs conditions de vie. On ne sait pas si ces personnes ont des maladies qui peuvent être transmissibles par le toucher. Pour vous permettre de mieux comprendre, prenons l’exemple des paniers d’épicerie. En temps normal, ceux-ci ne sont pas désinfectés après chaque utilisation et servent à plusieurs personnes à chaque jour. On n’a aucune idée de qui sont les précédents utilisateurs de ce panier et s’ils sont malades. Les risques d’attraper ce qu’ils ont, même si les chances sont beaucoup plus minces que si on avait un lien direct avec la personne, sont toujours présents. Se mettre du désinfectant avant d’entrer dans un lieu public diminuerait ces risques. Cela peut paraître extrême, mais on ne peut jamais être trop sûr lorsqu’on parle de notre santé.  

 

Isolement et distanciation  

Pour contaminer quelqu’un, il faut être entré en contact avec des personnes. C’est pourquoi l’isolement et la distanciation physique sont deux mesures qui ont été encouragées par les gouvernements. Respecter ces mesures post-pandémie pourrait s’avérer bénéfique. Si nous sommes malades, surtout si nous avons quelque chose qui est extrêmement contagieux ou qui peut causer le décès de quelqu’un, éviter les gros rassemblements, s’isoler le plus possible et se distancier des autres peuvent toutes êtres des méthodes efficaces pour éviter de transmettre ce que nous avons aux autres. Bien sûr, s’isoler si nous avons un simple rhume peut être extrême; dans ce cas, se distancier des autres suffirait. Pour ceux qui pensent que se distancier pour un rhume est intense, il faut seulement se rappeler qu’on ne sait jamais les conditions de vie des autres. Nous risquons de contaminer quelqu’un qui est en présence permanente d’une personne âgée, par exemple, qui possède une santé très fragile. De plus, lorsque nous respectons ces mesures, nous n’entrons pas en contact avec quelqu’un d’autre qui est malade. Donc, non seulement nous protégeons les autres, mais nous empêchons que notre condition de santé s’empire. Intégrer une ou plusieurs de ces trois actions à notre vie pour la période de temps où nous sommes malades peut s’avérer bénéfique.  

 

L’école en ligne  

Pour certaines personnes, aller à l’école en présentiel est la meilleure option pour eux, mais pour d’autres, faire l’école en ligne s’avère plus avantageux. Puisque la majorité des écoles ont développé des méthodes efficaces d’éducation en ligne durant la pandémie, continuer l’éducation en ligne ou se servir de l’électronique pour faciliter l’éducation ne devrait pas être quelque chose d’extrême à demander. Si nous prenons l’exemple de notre école, l’école secondaire Armand-Corbeil, nous avons commencé à utiliser Teams pour mieux faciliter notre apprentissage. Cette plateforme permet une meilleure flexibilité dans la remise des travaux puisque les enseignants peuvent fixer la date et l’heure de remise comme ils le souhaitent. Remettre un travail un jour après le cours et permettre des délais aux élèves sont possibles et plus simples que jamais. Pour ce qui en est des cégeps et des universités, garder les cours en ligne pourrait être très avantageux pour les étudiants. Les cours en ligne pourraient rendre l’obtention d’une éducation moins coûteuse. Puisque les cours sont en ligne, les élèves n’auront pas à payer pour la salle de classe et pour le transport. Les tarifs de stationnement peuvent parfois être très coûteux et le transport en autobus peut parfois être très long. De plus, garder l’option des cours en ligne faciliterait une éducation internationale. Que l’université soit située en Europe, en Australie ou aux États-Unis, une éducation dans son université de rêve serait plus simple à accéder. C’est sûr que les cours en ligne ne peuvent pas être offerts dans tous les domaines puisque certains d’entre eux requièrent des cours en présentiel pour bien comprendre comment réaliser les tâches impliquées dans le métier relié au programme, mais pour les cours où c’est possible, les cours en ligne pour s’avérer très avantageux. 

Les aspects positifs de la pandémie sont difficiles à trouver, mais ils sont présents. On ne peut pas nier que l’aventure que nous avons vécue au courant de la dernière année a apporté du changement dans nos vies et parfois pour le meilleur. Ce que nous avons vécu nous a rapprochés en tant que société et nous a démontré que peu importe ce qui se passe dans le monde, il y aura toujours du positif. Peu importe à quel point voir le bon côté des choses peut s’avérer être difficile, si nous décidons de tourner notre vision des choses vers une optique plus positive que négative, il nous sera plus facile d’apprécier les petits bonheurs de la vie.

 

Éliza Nadeau

 

 

 

Comment cesser la corruption actuelle en Somalie ?

De nos jours, on rencontre énormément de corruption au sein de notre société. Ce fait est particulièrement vrai dans les pays africains. Nous écrivons alors cet article dans le but d’informer les gens de cette corruption et allons proposer des solutions qui pourrait être mises en place dans le but de réduire la mauvaise gestion en Somalie particulièrement. En effet, ce pays est reconnu pour être l’un des plus corrompus à travers le globe. 

 

Tout d’abord, nous allons formuler des hypothèses sur la ou les raisons de la corruption en Somalie. Notre première hypothèse est la suivante: puisqu’il y a beaucoup de sécheresse en Afrique, comme on a pu en être témoin en 2019 par exemple, la nourriture y est manquante ainsi que tous les besoins de bases pour survivre. Donc, les Somaliens sont prêts à tout pour en obtenir et même à entreprendre des activités illégales et à corrompre leur propre gouvernement juste pour avoir accès à ces besoins primaires chez l’homme. 

 

Notre deuxième hypothèse prend en compte que le pays est, de nos jours, extrêmement pauvre et  n’ayant pas d’argent, il est largement faisable pour une personne mal intentionnée de proposer certaines sommes d’argent au gouvernement pour que celui-ci ferme les yeux sur des actes illégaux . De plus, dans l’optique où les habitants ne font également pas beaucoup d’argent, il est très facile de les manipuler et de les empêcher d’intervenir, car ceux-ci n’ont pas les moyens de se battre pour leur propre droit et une personne n’ayant pas d’argent n’a pas son mot à dire dans la société actuelle. 

 

La corruption en Somalie cause beaucoup de dégâts dans ce pays tels que le fait que “L’élection du président de la Somalie ne s’effectue pas par suffrage universel direct, mais plutôt par les votes des 275 députés et des 72 sénateurs.1 Ces parlementaires ont été élus par seulement 14 000 personnes qu’on a désignées pour le faire. Cette élection n’est alors pas entre les mains de la population. Ceci démontre la mauvaise représentation du peuple dans la politique, ce qui est source de corruption. Cela fait en sorte que le gouvernement, ayant été élu de manière malhonnête, gagne le droit d’imposé seul ce que bon lui semble sans que la population n’ait son mot à dire. Cette démarche semble être ce qu’on pourrait appeler une dictature. 

 

De plus, lorsqu’un état est corrompu, cela engendre des complications énormes dans la croissance économique de celui-ci. En effet, puisqu’on utilise certaines sommes d’argent dans le but de corrompre, et non dans les services que le pays offre, la Somalie avance très peu en ce qui concerne croissance au niveau économique Ils n’investissent pas l’argent aux bons endroits et ainsi la Somalie restera en retard de développement tant que celle-ci aura encorece taux de corruption alarmant. 

 

Tout d’abord, il faut comprendre que la population de Somalie est facile à corrompre pour une personne mal intentionnée. En effet, les Somaliens ont très peu d’argent, ce qui rend la tâche facile lorsqu’on leur en offre un peu. “Le PIB par habitant en 2018 était 314,54 USD”2 , ce qui est très bas par rapport au Canada, qui avait, dans cette même année, un “PIB par habitant de 46 232,99 USD”. Puisque les citoyens de ces états sont relativement pauvres, ils n’ont pas de pouvoir d’achat très important et leurs opinions sont par conséquent délaissées. Les habitants ne peuvent alors pas réellement intervenir lorsqu’il y a corruption.  On observe alors une détérioration de l’éthique économique dans le pays et personne ne s’y oppose. En résumé, le pays complet devient sans lois et les gens avec de l’argent possèdent tous les pouvoirs, ce qui fait un effet de jungle. à

 

Pour réduire les conséquences de la corruption en Somalie, il faut d’abord se pencher à la source même du problème. Il faut alors se demander les moyens qu’on pourrait emprunter pour diminuer la corruption en tant que telle et la malhonnêteté de l’état envers sa population. La solution serait de rendre les élections plus démocratiques. Cette démarche aurait pour conséquence d’avoir une meilleure représentation de population au niveau parlementaire. Ceci entrainerait une meilleure cohésion au sein de la société en Somalie. Dans le but d’avoir cette organisation politique plus structurée, nous proposons de subventionner le pays ce qui réduirait les pots de vin qu’on accepte en échange de malhonnêteté. 

 

En conclusion, notre deuxième hypothèse sur la raison de la corruption en Somalie proposait que le pays, étant pauvre, a du mal à empêcher ces entourloupes. Cette hypothèse est confirmée puisque le pays, étant peu développé, a du mal à investir dans la lutte contre la corruption. C’est-à-dire qu’un citoyen voulant abolir les malhonnêtetés dans son pays n’a pas les ressources nécessaires pour venir à bout de ceux-ci, donc ses efforts seraient  vains. Ainsi, la solution que nous avons trouvée pour vaincre ce problème est de financer le pays. Ce financement réduira leur besoin vital d’argent et donc diminuerait la corruption dans ce pays africain. 

 

Article écrit par : Mathieu Guérin et William Roger 

Une classe d’Armand-Corbeil gagnante au concours de l’OQLF 

En 2020, plusieurs classes de l’école Armand-Corbeil ont participé à la 2e édition due. L’une de ces classes a eu la chance de gagner la catégorie libre de ce concours. La catégorie libre consiste à inventer un mot tandis que l’autre catégorie de ce concours consiste à trouver une alternative à un anglicisme.  

 

La classe 4-07 est arrivée au mot « clicophobie » d’une manière quelque peu inusitée. Au début, selon M. André Massé, l’enseignant de français de groupe, l’enthousiasme n’était pas extrêmement présent du côté des élèves et plusieurs mots absurdes ont été trouvés. Cela a cependant changé lorsqu’après avoir vu de la théorie sur le lexique, notamment sur les suffixesun groupe d’élèves s’est mis au défi de trouver le plus de mot finissant avec le suffixe phobie, ce qui a créé une liste de mot un peu dérisoire, et d’inventer le plus de phobies possibles même si celles-ci ne faisaient aucun sens. Monsieur Massé a, par la suite, procédé à une analyse de cette liste pour voir quels mots faisaient un peu de sens. « Clicophobie » était l’un des mots qui a survécu à la sélection de monsieur Massé. L’enseignant de 4e secondaire a donc mis ce mot sous vote démocratique pour savoir si celui-ci devrait être envoyé à l’Office québécois de la langue française et le groupe 4-07 a voté en faveur du mot « clicophobie ».  

Ce choix s’est avéré favorable pour les élèves de cette classe ont gagné ce qui est considéré comme le premier prix du concours de créativité lexicale. De plus, Mme Stéphanie Granger, de l’Office québécois de la langue française, a mentionné que le mot « clicophobie » avait été le coup de cœur des linguistes qui avaient la tâche de se prononcer sur les mots soumis par les différentes classes du Québec. Lorsque monsieur Massé a reçu l’appel de Mme Granger lui annonçant que sa classe avait gagné le premier prix du concours, celui-ci n’y croyait pas. L’enseignant de 4e secondaire a  garder le secret durant une bonne période de temps puisqu’au départ, une annonce était planifiée dans la cour d’école pour surprendre les élèves et leur dire qu’ils avaient gagné le concours. Émile Bilodeau aurait chanté ce qu’il avait composé en l’honneur du mot « clicophobie » et une grande scène aurait été installée. Cependant, à cause de l’isolement causé par la pandémie, cela n’a pas pu se produire. 

 

Le chanteur québécois Émile Bilodeau a en effet composé une chanson inspirée par le mot « clicophobie » et tout ce qui l’entoure. Dans la courte vidéo qui suit, vous pouvez non seulement entendre la chanson, mais aussi comprendre le processus de création du chanteur, ce que M. André Massé a trouvé sympathique, et voir ce qui l’a inspiré pour créer cette pièce musicale.

 

Selon le site Internet de l’Office de la langue française, la définition du mot « clicophobie » est la suivante : « Crainte de cliquer sur un hyperlien ou un bouton de commande ». Il est important de préciser que cette peur peut autant être légitime qu’irraisonnée et qu’une personne souffrant de clicophobie craint que de cliquer sur un lien mène au téléchargement d’un virus, au vol de ses données personnelles et même à l’envoi d’un message inadéquat ou regrettable. 

 

Le prix gagné sera dépensé par l’école dans un réseau de libraires. Cela signifie que nous pourrons tous profiter de la victoire de la classe 4-07 et que de nouveaux livres seront disponibles dans notre bibliothèque. Puisque monsieur Massé considère cette expérience enrichissante autant pour les élèves que pour les enseignants et qu’il compte non seulement participer de nouveau à ce concours, mais aussi de le recommander à d’autres enseignants, nous souhaitons bonne chance à toutes les classes qui vont participer à cette expérience dans le futur. 

 

L’Office québécois de la langue française lance parfois des concours de ce genre ouverts au public. Cela signifie que si l’envie vous mène, vous pouvez, vous aussi, contribuer à enrichir la langue française et courir la chance de gagner un prix en participant à un de ces concours. 

 

Éliza Nadeau 

 

 

 

Sources : 

André Massé 

http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26557716  

 

 

 

 

L’ALIMENTATION DES MACHINES AUX DÉPENS DE L’ÊTRE HUMAIN

Dans le cadre de notre cours de monde contemporain, nous devions choisir une mauvaise exploitation d’une ressource et s’informer sur cette dernière. Nous avons choisi la mauvaise exploitation du maïs dans la production de l’éthanol. Pour orienter nos recherches, nous avons composé une question et des hypothèsesur la tolérance et les conséquences de cette utilisation. Notre question était la suivante : « Quels sont les conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol et pourquoi cette pratique est-elle tolérée par le gouvernement américain? » et voici ce que nous avons trouvé.  

Selon nous, une des majeures conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol est la réduction des terres allouées pour l’exploitation agricole qui sert à nourrir la population. Plus les terres sont utilisées pour aider à la production de l’éthanol, moins elles sont disponibles pour cultiver des produits qui vont nourrir la population. De plus, les profits plus élevés engendrés par les bioénergies entrainent les entreprises à délaisser l’alimentation pour se lancer dans une industrie plus profiteuse. Cette diminution d’agriculteurs dans l’industrie de l’alimentation entraine une réduction de la production de maïs. Ceci fait en sorte qu’à la place de consommer des produits locaux, la population américaine doit acheter et consommer des produits importés qui coûtent plus cher. Nous pensons aussi que le gouvernement américain tolère une telle pratique puisque celle-ci engendre beaucoup de profit et aide à faire rouler l’économie américaine plus que l’industrie de l’agriculture. De plus, elle amènerait l’éthanol vers la bioénergie qui est une forme d’énergie plus écologique que celle utilisée auparavant.

 

 

 

La mauvaise utilisation du maïs entraîne plusieurs conséquences économiques, mais aussi alimentaires. Cette conséquence au niveau de l’alimentation peut être traduite par la baisse de la quantité de maïs disponible pour la consommation. De plus, les conséquences de l’utilisation de maïs dans l’industrie des agrocarburants vont jusqu’à toucher les éleveurs. En effet, selon une pétition déposée par l’Association nationale des producteurs de porcs et de multiples autres associations d’éleveurs, « l‘utilisation obligatoire de maïs pour les combustibles renouvelables réduit l’approvisionnement de maïs et accroît son prix, si bien que les producteurs de bétail et de volaille devront diminuer la taille de leurs troupeaux, provoquant l’arrêt de l’activité pour certains et le chômage »

1Donc, la mauvaise exploitation de cette ressource naturelle touche non seulement l’alimentation de la population, mais aussi les emplois et l’économie de cette dernière.  Cette situation est majoritairement tolérée puisqu’elle apporte plusieurs avantages sur le plan économique du pays, surtout pour les agriculteurs. En effet, ces derniers ont une garantie de faire des profits en vendant leur maïs aux producteurs d’éthano, ce qui n’était pas le cas avec les éleveurs. Grâce à l’achat d’actions de Pro-Éthanol, une débouchée pour la récolte est garantie. Cette sûreté apportée aux agriculteurs devient donc très intéressante dans ce milieu imprévisible. Cette sûreté s’ajouterait au fait que « la culture de maïs pour l’éthanol ne nécessite aucun investissement supplémentaire en machinerie pour les producteurs de maïs-grain »

2. De plus, le gouvernement américain souhaitait atteindre un objectif de production de 132 milliards de litres d’éthanol pour 2017. L’utilisation du maïs dans la production d’agrocarburant permettrait donc au gouvernement d’atteindre cet objectif. Dans le but d’encourager cette méthode de production, le gouvernement américain a mis en place plusieurs politiques nationales de subvention telles que la « Volumetric Ethanol Excise Tax Credit » et la « Small Ethanol Producer Tax Credit »

3. Ces politiques font en sorte que les agriculteurs de maïs et les producteurs d’éthanol soient financés, souvent par des remises d’argent sur leurs taxes, pour leurs rôles dans le cycle de la production d’éthanol. Celles-ci coûtent beaucoup aux Américains. En effet, toutes ces subventions atteindraient un montant de près de 8 milliards de dollars américains en 2064 

 

 

Pour remédier à cette mauvaise exploitation, le gouvernement américain pourrait réserver certaines terres agricoles pour l’exploitation alimentaire uniquement. En effet, il pourrait faire en sorte que le maïs produit sur ces terres ne puisse pas être utilisé pour produire de l’éthanol, mais seulement pour nourrir la population et les bêtes comme les vaches. Si le gouvernement américain adoptait cette solution, les éleveurs n’auraient pas besoin de diminuer et de rationner leurs bêtes, la population n’aurait plus besoin de s’appauvrir en achetant du maïs importé des autres pays, une quantité encore importante serait disponible pour produire de l’éthanol et un équilibre qui rendrait le prix du maïs plus abordable serait restauré. Un équilibre aiderait aussi à arrêter la hausse des prix des aliments qui entrainent avec eux une hausse de l’inflation du pays.   

 

 

En conclusion, nos nombreuses recherches confirment notre hypothèse qui était que l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol cause une diminution du ratio de maïs disponible pour le secteur de l’alimentation. Cette diminution, causé par la hausse de la demande, entraine la hausse du prix du maïs. En effet, nos recherches nous ont démontré que cette mauvaise utilisation entraine non seulement un problème économique au niveau des éleveurs, mais aussi un manque au niveau de l’alimentation de la population. De plus, la tolérance du gouvernement et de sa population par rapport à la production de cet éthanol peut être expliquée par le profit tiré par cette activité. En effet, le montant auquel le gouvernement américain était prêt à se soumettre pour cette production est très élevé. La bioénergie a aussi été mentionnée, mais pas assez pour être un facteur significatif expliquant la tolérance de la population américaine. Les avantages donnés aux agriculteurs étaient cependant beaucoup plus significatifs et pourraient expliquer pourquoi les principaux concernés toléraient cette pratique. Finalement, la réservation de terres destinées à la cultivation du maïs pour l’alimentation uniquement permettrait de diminuer les différents impacts négatifs et permettrait de voir cette pratique comme révolutionnaire. 

 

 

Éliza Nadeau et Léa Mongeau 

La navette spatiale Challenger et la pensée de groupe

En 1986, 73 secondes après le décollage, la navette Challenger a explosé, causant la mort des sept membres de l’équipage, George JavisChrista McAuliffe, Ronald McNair, Ellison Onizuka, Judith Resnik, Francis Cobee et le capitaine Michael Smith. La Commission Rogers, qui a inspecté la cause de l’incident, a trouvé que c’était à cause de plusieurs facteurs, dont le décollage en hiver qui a fait perdre l’élasticité des joints toriques. Il semble que l’accident pouvait avoir été évité si la NASA ne l’avait pas négligé. 

 

 

La question est, pourquoi ont-ils négligé toutes les erreurs? Cela pourrait être résolu en regardant de plus près la pensée de groupe. Il peut être aussi connu sous le nom de biais de conformisme, dans lequel les personnes ont tendance à approuver des opinions qui sont contre les leurs, simplement pour éviter de créer des tensions et un manque de consensus entre eux. 

https://www.youtube.com/watch?v=vNcWu9X_M6A

Cela peut donc mener à une décision irrationnelle ou immorale, pouvant la rendre dangereuse. Iriving Lester Janis a été le premier à utiliser le mot « pensée de groupe » et a publié quelques livres à propos de cela, comme « Victims of Goupthink » (Victimes de la pensée de groupe) et « Groupthink : Psychological Studies of Policy Descision and Fiascoes » (Pensée de groupe: études psychologiques des décisions politiques et des fiasco). 

 

Il a aussi décrit la pensée de groupe comme suit:

« J’utilise le terme de pensée de groupe comme un moyen rapide et facile de faire référence au mode de pensée dans lequel les personnes s’engagent lorsque la recherche de la concurrence devient si dominante dans un endogroupe cohésif qu’elle tend à passer outre l’évaluation réaliste des autres modes d’action. La pensée de groupe est un terme du même ordre que les mots du vocabulaire novlangue que George Orwell a utilisé dans son monde consternant de 1984. Dans ce contexte, la pensée de groupe prend une connotation désagréable. Une telle connotation est exactement voulue, car le terme fait référence à une détérioration de l’efficacité mentale, des tests de réalité et des jugements moraux à la suite de pressions de groupe. » 

 

Et a continué avec : 

« Le principe fondamental de la pensée de groupe, que j’offre dans l’esprit de la loi de Parkinson, est le suivant: « Plus il y a d’amabilité et d’esprit de corps parmi les membres d’un endogroupe politique, plus grand est le danger que la pensée critique indépendante soit remplacée par la pensée de groupe, qui est susceptible d’entraîner des actions irrationnelles et déshumanisantes dirigées contre des groupes externes «  » 

 

Les gestionnaires de la NASA ont voulu offrir du divertissement pour les Américains, et puisque que le Challenger avait des complications, ils ont été forcés de retarder le décollage d’une semaine. Pour eux, cela voulait dire également de retarder le divertissement. Ils ont fini par ignorer leurs ingénieurs qui les avertissaient des dangers que pouvait avoir un décollage en basse température. La Commission Rogers a beaucoup critiqué la décision qu’ils ont pris : 

 

« [Ces] échecs dans la communication […] ont abouti au fait que la décision de lancer le 51-L était basée sur des informations incomplètes et parfois trompeuses. Un conflit entre les données d’ingénierie et les choix de gestion ainsi que la structure de gestion de la NASA, ont permis que les problèmes de sécurité internes au vol passent outre les décisions de personnes chargées du vol. » 

William Rogers, à droite, président de la commission présidentielle enquêtant sur l’accident de la navette Challenger, devant le sous-comité sénatorial des sciences, de la technologie et de l’espace sur Capitol Hill à Washington.

 À la suite de cet accident, La NASA a décidé de s’appliquer dans les neuf recommandations de la Commission pour améliorer la sécurité de la programmation d’une navette spatiale. Les calendriers de décollage trop chargés ont été remplacés par ceux plus réalistes, et ils ont commencé à préférer de lancer des satellites au moyen de lanceurs plutôt que des navettes. Toujours en respectant les recommandations de la Commission, ils instaurèrent un « Bureau de sécurité, de fiabilité et de l’assurance qualité », qui rapportera ses comptes directement à l’administrateur de la NASA. Néanmoins, tous ces changements n’étaient ni profonds, ni durables, et le même accident se répéta avec la navette spatiale Columbia, semant le doute quant à la gestion de la sécurité au sein de la NASA. 

css.php