Bien-être

Tutoriel à la fin de la cruauté animale en laboratoire

Chers Canadiens et Canadiennes, n’êtes-vous pas fiers que votre pays ait été classé deuxième au monde d’après World Report, basé sur les critères suivants : aventures, citoyenneté, influence culturelle, entrepreneuriat, patrimoine, déménagement, ouverture aux affaires, pouvoir et qualité de vie? Cependant, votre fierté diminue-t-elle si nous vous informons que parmi les leaders mondiaux, le Canada est un des seuls qui autorise encore les tests cosmétiques sur les animaux? C’est scandaleux! Puisque vous êtes le futur de cette nation, laissez-nous vous présenter les raisons pour lesquelles cette pratique devrait être bannie et comment participer à ce changement en tant que consommateurs.

En premier lieu, comprenez que l’expérimentation animale, ce n’est pas tout rose, c’est carrément de la cruauté injustifiée puisque ce n’est pas obligatoire. En effet, si on détermine qu’un produit risque d’entrer en contact avec les yeux, ce qui est le cas pour la majorité des produits, on le teste alors en appliquant une quantité de ce dernier directement dans les yeux du cobaye, sans anesthésie locale. Le lapin est souvent la principale victime de cette procédure, car il est incapable de sécréter des larmes, ce qui rend l’expulsion du produit impossible. Les blessures infligées aux bêtes peuvent aller de l’irritation de l’œil à la perforation du globe oculaire et les captifs peuvent même souffrir de traumatismes.

 

 

De plus, bien évidemment, nous savons tous que les animaux n’ont pas moins de valeur ni d’importance que les humains. Il n’est donc pas justifiable d’utiliser ces pauvres bêtes pour « protéger » et sécuriser les humains, surtout que les tests sur les animaux ne sont même pas obligatoires. Chaque année, presque 200 millions d’animaux sont utilisés en laboratoire, ce qui est énorme, mais environ 1,77 million en meurent pour le plaisir des scientifiques. Plusieurs sont récupérés durant différentes procédures et sont ensuite torturés à répétition. En lisant ce passage, nous pouvons tous trouver ce qui cloche.  Cette procédure n’est aucunement éthique et doit cesser au plus vite comme dans certains pays dont la Norvège, le Brésil et l’Inde où les tests sur les animaux sont maintenant interdits. Malheureusement, trop de pays ne sont pas encore rendus à ce stade et pratiquent toujours la cruauté gratuite envers ces petits êtres.

En conclusion, il est d’une très grande importance d’ouvrir les yeux du plus grand nombre de gens possible face aux vérités de ce sujet. Toutes ces conséquences sont présentes dû au manque de sens éthique d’une grande partie de la société et des scientifiques faisant les tests sur les animaux. En effet, mettre au courant plus de personnes face à ce sujet pourrait sauver des milliers d’animaux innocents. Nous vous posons alors la question, voulez-vous aider ces pauvres animaux ?

Par Emma Garreffa-Grimard et Auralie Goudreault

 

 

https://www.assistancescolaire.com/enseignant/elementaire/ressources/base-documentaire-en-sciences/comparaison-des-caryotypes-de-l-homme-et-du-chimpanze-t_t102i01

https://plus.lapresse.ca/screens/4284-489c-52d96190-a2d7-5a4cac1c606d__7C___0.html

https://www.spca.com/les-tests-cosmetiques-sur-les-animaux/

Quoi garder de la pandémie

La pandémie a changé nos vies de plus de façons dont on n’aurait jamais pu penser. À cause de celle-ci, nous avons changé nos habitudes de vie et, dans certains cas, notre façon de vivre. Ce que nous n’avions pas réalisé, c’est que cette pandémie nous forcerait à adopter certaines habitudes de vie que nous aurions dû avoir depuis plusieurs années. Puisque la pandémie nous a ouvert les yeux, je crois grandement que certaines de ces habitudes devraient rester présentes dans notre quotidien une fois le virus battu  

 

Le port de masque  

Aussi simple que cela puisse sembler, le port de masque a énormément aidé à contrer la propagation du virus durant la pandémie. Si cet accessoire a tant aidé durant la pandémie, pourquoi ne pas le grader à porter de main lorsque nous soupçonnons être malade? Si, dans le futur proche, dès que notre nez commence à couler ou à être bouché, nous commençons à porter un masque en public, les chances de contaminer quelqu’un avec peu importe ce que nous avons seront réduites. Même pour les maladies aussi banales que le rhume, cela serait bénéfique. Le rhume est quelque chose de très peu dangereux pour les humains en bonne santé, mais est quelque chose de très énervant à attraper. Je suis certaine que si quelqu’un avait la chance de ne pas l’attraper, il la prendrait. Dans le cas de maladies qui peuvent s’avérer plus graves, porter un masque lorsque nous sommes malades serait extrêmement bénéfique pour ceux qui nous entourent. Si tout le monde faisait cette action si simple, le nombre de personnes ayant la grippe, par exemple, serait réduit et par le fait même, les chances de décéder de cette maladie seraient plus minimes. 

 

Mesures sanitaires  

Lorsque nous entrons dans un bâtiment public, se laver les mains ou se mettre du désinfectant est désormais la première action que nous posons. Cette habitude peut sembler banale et même inutile si nous l’adoptons en temps normal, mais elle peut être beaucoup plus utile que nous le pensons. Lorsqu’on y réfléchit, plusieurs personnes ont touché à notre environnement, lorsque nous sommes en public, et on ne sait pas où toutes ces personnes sont allées ou leurs conditions de vie. On ne sait pas si ces personnes ont des maladies qui peuvent être transmissibles par le toucher. Pour vous permettre de mieux comprendre, prenons l’exemple des paniers d’épicerie. En temps normal, ceux-ci ne sont pas désinfectés après chaque utilisation et servent à plusieurs personnes à chaque jour. On n’a aucune idée de qui sont les précédents utilisateurs de ce panier et s’ils sont malades. Les risques d’attraper ce qu’ils ont, même si les chances sont beaucoup plus minces que si on avait un lien direct avec la personne, sont toujours présents. Se mettre du désinfectant avant d’entrer dans un lieu public diminuerait ces risques. Cela peut paraître extrême, mais on ne peut jamais être trop sûr lorsqu’on parle de notre santé.  

 

Isolement et distanciation  

Pour contaminer quelqu’un, il faut être entré en contact avec des personnes. C’est pourquoi l’isolement et la distanciation physique sont deux mesures qui ont été encouragées par les gouvernements. Respecter ces mesures post-pandémie pourrait s’avérer bénéfique. Si nous sommes malades, surtout si nous avons quelque chose qui est extrêmement contagieux ou qui peut causer le décès de quelqu’un, éviter les gros rassemblements, s’isoler le plus possible et se distancier des autres peuvent toutes êtres des méthodes efficaces pour éviter de transmettre ce que nous avons aux autres. Bien sûr, s’isoler si nous avons un simple rhume peut être extrême; dans ce cas, se distancier des autres suffirait. Pour ceux qui pensent que se distancier pour un rhume est intense, il faut seulement se rappeler qu’on ne sait jamais les conditions de vie des autres. Nous risquons de contaminer quelqu’un qui est en présence permanente d’une personne âgée, par exemple, qui possède une santé très fragile. De plus, lorsque nous respectons ces mesures, nous n’entrons pas en contact avec quelqu’un d’autre qui est malade. Donc, non seulement nous protégeons les autres, mais nous empêchons que notre condition de santé s’empire. Intégrer une ou plusieurs de ces trois actions à notre vie pour la période de temps où nous sommes malades peut s’avérer bénéfique.  

 

L’école en ligne  

Pour certaines personnes, aller à l’école en présentiel est la meilleure option pour eux, mais pour d’autres, faire l’école en ligne s’avère plus avantageux. Puisque la majorité des écoles ont développé des méthodes efficaces d’éducation en ligne durant la pandémie, continuer l’éducation en ligne ou se servir de l’électronique pour faciliter l’éducation ne devrait pas être quelque chose d’extrême à demander. Si nous prenons l’exemple de notre école, l’école secondaire Armand-Corbeil, nous avons commencé à utiliser Teams pour mieux faciliter notre apprentissage. Cette plateforme permet une meilleure flexibilité dans la remise des travaux puisque les enseignants peuvent fixer la date et l’heure de remise comme ils le souhaitent. Remettre un travail un jour après le cours et permettre des délais aux élèves sont possibles et plus simples que jamais. Pour ce qui en est des cégeps et des universités, garder les cours en ligne pourrait être très avantageux pour les étudiants. Les cours en ligne pourraient rendre l’obtention d’une éducation moins coûteuse. Puisque les cours sont en ligne, les élèves n’auront pas à payer pour la salle de classe et pour le transport. Les tarifs de stationnement peuvent parfois être très coûteux et le transport en autobus peut parfois être très long. De plus, garder l’option des cours en ligne faciliterait une éducation internationale. Que l’université soit située en Europe, en Australie ou aux États-Unis, une éducation dans son université de rêve serait plus simple à accéder. C’est sûr que les cours en ligne ne peuvent pas être offerts dans tous les domaines puisque certains d’entre eux requièrent des cours en présentiel pour bien comprendre comment réaliser les tâches impliquées dans le métier relié au programme, mais pour les cours où c’est possible, les cours en ligne pour s’avérer très avantageux. 

Les aspects positifs de la pandémie sont difficiles à trouver, mais ils sont présents. On ne peut pas nier que l’aventure que nous avons vécue au courant de la dernière année a apporté du changement dans nos vies et parfois pour le meilleur. Ce que nous avons vécu nous a rapprochés en tant que société et nous a démontré que peu importe ce qui se passe dans le monde, il y aura toujours du positif. Peu importe à quel point voir le bon côté des choses peut s’avérer être difficile, si nous décidons de tourner notre vision des choses vers une optique plus positive que négative, il nous sera plus facile d’apprécier les petits bonheurs de la vie.

 

Éliza Nadeau

 

 

 

L’ALIMENTATION DES MACHINES AUX DÉPENS DE L’ÊTRE HUMAIN

Dans le cadre de notre cours de monde contemporain, nous devions choisir une mauvaise exploitation d’une ressource et s’informer sur cette dernière. Nous avons choisi la mauvaise exploitation du maïs dans la production de l’éthanol. Pour orienter nos recherches, nous avons composé une question et des hypothèsesur la tolérance et les conséquences de cette utilisation. Notre question était la suivante : « Quels sont les conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol et pourquoi cette pratique est-elle tolérée par le gouvernement américain? » et voici ce que nous avons trouvé.  

Selon nous, une des majeures conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol est la réduction des terres allouées pour l’exploitation agricole qui sert à nourrir la population. Plus les terres sont utilisées pour aider à la production de l’éthanol, moins elles sont disponibles pour cultiver des produits qui vont nourrir la population. De plus, les profits plus élevés engendrés par les bioénergies entrainent les entreprises à délaisser l’alimentation pour se lancer dans une industrie plus profiteuse. Cette diminution d’agriculteurs dans l’industrie de l’alimentation entraine une réduction de la production de maïs. Ceci fait en sorte qu’à la place de consommer des produits locaux, la population américaine doit acheter et consommer des produits importés qui coûtent plus cher. Nous pensons aussi que le gouvernement américain tolère une telle pratique puisque celle-ci engendre beaucoup de profit et aide à faire rouler l’économie américaine plus que l’industrie de l’agriculture. De plus, elle amènerait l’éthanol vers la bioénergie qui est une forme d’énergie plus écologique que celle utilisée auparavant.

 

 

 

La mauvaise utilisation du maïs entraîne plusieurs conséquences économiques, mais aussi alimentaires. Cette conséquence au niveau de l’alimentation peut être traduite par la baisse de la quantité de maïs disponible pour la consommation. De plus, les conséquences de l’utilisation de maïs dans l’industrie des agrocarburants vont jusqu’à toucher les éleveurs. En effet, selon une pétition déposée par l’Association nationale des producteurs de porcs et de multiples autres associations d’éleveurs, « l‘utilisation obligatoire de maïs pour les combustibles renouvelables réduit l’approvisionnement de maïs et accroît son prix, si bien que les producteurs de bétail et de volaille devront diminuer la taille de leurs troupeaux, provoquant l’arrêt de l’activité pour certains et le chômage »

1Donc, la mauvaise exploitation de cette ressource naturelle touche non seulement l’alimentation de la population, mais aussi les emplois et l’économie de cette dernière.  Cette situation est majoritairement tolérée puisqu’elle apporte plusieurs avantages sur le plan économique du pays, surtout pour les agriculteurs. En effet, ces derniers ont une garantie de faire des profits en vendant leur maïs aux producteurs d’éthano, ce qui n’était pas le cas avec les éleveurs. Grâce à l’achat d’actions de Pro-Éthanol, une débouchée pour la récolte est garantie. Cette sûreté apportée aux agriculteurs devient donc très intéressante dans ce milieu imprévisible. Cette sûreté s’ajouterait au fait que « la culture de maïs pour l’éthanol ne nécessite aucun investissement supplémentaire en machinerie pour les producteurs de maïs-grain »

2. De plus, le gouvernement américain souhaitait atteindre un objectif de production de 132 milliards de litres d’éthanol pour 2017. L’utilisation du maïs dans la production d’agrocarburant permettrait donc au gouvernement d’atteindre cet objectif. Dans le but d’encourager cette méthode de production, le gouvernement américain a mis en place plusieurs politiques nationales de subvention telles que la « Volumetric Ethanol Excise Tax Credit » et la « Small Ethanol Producer Tax Credit »

3. Ces politiques font en sorte que les agriculteurs de maïs et les producteurs d’éthanol soient financés, souvent par des remises d’argent sur leurs taxes, pour leurs rôles dans le cycle de la production d’éthanol. Celles-ci coûtent beaucoup aux Américains. En effet, toutes ces subventions atteindraient un montant de près de 8 milliards de dollars américains en 2064 

 

 

Pour remédier à cette mauvaise exploitation, le gouvernement américain pourrait réserver certaines terres agricoles pour l’exploitation alimentaire uniquement. En effet, il pourrait faire en sorte que le maïs produit sur ces terres ne puisse pas être utilisé pour produire de l’éthanol, mais seulement pour nourrir la population et les bêtes comme les vaches. Si le gouvernement américain adoptait cette solution, les éleveurs n’auraient pas besoin de diminuer et de rationner leurs bêtes, la population n’aurait plus besoin de s’appauvrir en achetant du maïs importé des autres pays, une quantité encore importante serait disponible pour produire de l’éthanol et un équilibre qui rendrait le prix du maïs plus abordable serait restauré. Un équilibre aiderait aussi à arrêter la hausse des prix des aliments qui entrainent avec eux une hausse de l’inflation du pays.   

 

 

En conclusion, nos nombreuses recherches confirment notre hypothèse qui était que l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol cause une diminution du ratio de maïs disponible pour le secteur de l’alimentation. Cette diminution, causé par la hausse de la demande, entraine la hausse du prix du maïs. En effet, nos recherches nous ont démontré que cette mauvaise utilisation entraine non seulement un problème économique au niveau des éleveurs, mais aussi un manque au niveau de l’alimentation de la population. De plus, la tolérance du gouvernement et de sa population par rapport à la production de cet éthanol peut être expliquée par le profit tiré par cette activité. En effet, le montant auquel le gouvernement américain était prêt à se soumettre pour cette production est très élevé. La bioénergie a aussi été mentionnée, mais pas assez pour être un facteur significatif expliquant la tolérance de la population américaine. Les avantages donnés aux agriculteurs étaient cependant beaucoup plus significatifs et pourraient expliquer pourquoi les principaux concernés toléraient cette pratique. Finalement, la réservation de terres destinées à la cultivation du maïs pour l’alimentation uniquement permettrait de diminuer les différents impacts négatifs et permettrait de voir cette pratique comme révolutionnaire. 

 

 

Éliza Nadeau et Léa Mongeau 

L’identité de genre est une construction sociale

Oui, le genre n’existe (presque) pas. Tout comme plein d’autres choses : la virginité, la supériorité blanche, l’argent, la hiérarchie sociale. Mais constructions ou non, on vit dans une société (surprise!), donc ces choses semblent très réelles. Ces constructions affectent notre perception des autres et de nous-même, tout en nous faisant douter de notre valeur en tant que citoyen.ne. On rejettera une jeune fille car elle n’est pas vierge, on exclura un couple d’amis de nos soirées car iels n’ont pas beaucoup de sous, on ne trainera pas avec une certaine personne car iel n’est pas populaire et j’en passe. On base nos jugements quotidiens sur des piliers de bois qui sont plus ou moins stables, sans se questionner du pourquoi de leur existence.  

Mais bon.  

Même si beaucoup de personnes non-binaires savent que le genre est une construction sociale, cela ne les empêche pas de se définir hors de la binarité F et M. Pourquoi ? 

Parce qu’au fond, on s’en fout. 

 

And what about it? 

 

Le genre est un spectre, un peu comme un arc-en-ciel. C’est fluide également, il peut varier d’année en année, de mois en mois, de semaines en semaines ou de jours en jours. Les nombreuses personnes non-binaires qui peuplent la Terre, en s’affirmant publiquement, ont laissé le confort que la binarité nous offre tous.tes derrièreJe parle beaucoup des conséquences négatives de cette construction sociale dans mon texte, mais pour certaines personnes, la binarité est un point de repère, quelque chose de familier : cela ne fait pas d’elleux de mauvaises personnes ! Il faut seulement se rappeler que tout le monde n’est pas cis et que tout le monde n’est pas familier avec la communauté LGBTQIA2+ non plus. Je crois que se rappeler que tout le monde ne pense pas comme soi est important, pour ne pas rester pris.e dans une pièce à échos, à toujours entendre des opinions semblables aux nôtres. Cela étant dit, ne te sens jamais obligé de rester silencieux.euse face à un débat dans lequel tu souhaites prendre parole ! Communique ton opinion, haut et fort, même si personne d’autre dans la pièce n’approuve tes idées 

Donc je te comprends, ça peut être un peu dur de suivre tes proches non-binaires si iels sont genderfluidmais je te jure que ce n’est pas compliqué. La communication est la clé ! L’adaptation peut être difficile au début, mais avec le temps, tout se place. Comme le genre est un spectre, ne pas assumer le genre d’une personne en la voyant physiquement va de soi. C’est pour cette raison que demander les pronoms d’une personneen la rencontrant est primordial. Tu apprendras à mieux connaitre cette personne en plus de connaitre son nom sans avoir de small talk qui ne semble plus finir. 

Alors pourquoi n’est-ce pas la norme ? 

Parce qu’il y a tout plein de gens venant de milieux différents qui n’acceptent pas cette réalité. Non, les personnes transphobes ne sont pas juste des mononcles baveux en bedaine avec une bière à la main. Il y a les TERFS, trans exclusionnary radical feminists. Un très bon exemple serait J.K. Rowling, l’autrice de la série Harry Potter. Elle s’est prononcée à multiples reprises publiquement sur son compte Twitter, pour traiter les femmes trans comme « ne représentant pas l’expérience féminine biologique ». Ou encore quand, en partageant une publication sur la précarité menstruelle, elle s’exclama que « seules les femmes peuvent avoir des menstruations, je ne comprends pas pourquoi on dit les personnes ayant des menstruations! »  Si tu ne comprends pas la nuance de ses propos, de la manière inclusive, on dit « les personnes ayant des menstruations » pour inclure les personnes qui menstruent, mais qui ne s’identifient pas comme étant femmes. Par exemple, moi j’ai des menstruations, mais je ne m’identifie pas comme étant femme.  Ce n’est pas aussi transparent comme transphobie que Trump par exemple, mais c’est tout de même de la transphobie. On pourrait décrire J.K. Rowling comme étant une adversaire passive. Elle va avoir des propos transphobes, mais elle ne dira jamais qu’elle est transphobe et fière, par exemple (ce qui peut être le cas d’adversaires plus actifs, comme observé dans des groupes d’extrême droite.). La saga littéraire a une grande valeur sentimentale pour plein de gens dans ma communauté, donc à ce moment-là, on peut se demander si on devrait séparer l’œuvre de l’artiste. Tout cela vaut son propre débat, mais je recommanderais l’article sur le sujet du Journal!

 

Devrait-on dissocier l’œuvre de l’artiste ?

 

Parfois, on peut se sentir comme si nous ne méritions pas d’humanité, comme si nous avions le monde à dos. Mais c’est faux. Nous sommes forts.es, intelligents.es, passionnés.es. Nous méritons nos droits. Nous méritons notre humanité. Nous méritons nos vies. Des vies longues et prospères, remplies de joie et de simplicité. Nous méritons de vieillir, d’enterrer nos adelphes car iels ont été rattrapés par le temps, non par une voiture de police. 

Pis les rôles de genre, eux ? à

Vu qu’on sait à présent que l’identité de genre est une construction sociale, les rôles de genre peuvent sembler encore plus ridicules. Si tu ne le savais pas déjà, les rôles de genre sont des choses qu’on attribue à un côté ou à l’autre de la binarité. Par exemple : les robes c’est pour les filles, les camions c’est pour les garçons, etc. Tu peux comprendre que pour certaines personnes non-binaires, ces choses n’ont aucune importance, vu que notre genre peut être à un bout ou l’autre du spectre, dans le milieu, partout ou pas du tout ! Tu l’auras peut-être deviné, mais les rôles de genre sont également des constructions sociales, ne remontant pas plus loin qu’à la mort de la monarchie française. Effectivement, avant cela, les hommes portaient bien souvent des robes. Marie-Antoinette, étant très influente du côté de la mode en France, a popularisé le rose pour les femmes, trouvant la couleur ravissante et féminine. Plein d’évènements comme celui-ci ont construit peu à peu ces normes sociales. Allant de la tenue vestimentaire jusqu’à la possibilité d’avoir un emploi ou encore un compte de banque. Savais-tu qu’avant la colonisation de l’Amérique, dans plusieurs communautés autochtones, certaines personnes s’identifiaient comme étant 2 spirits ? C’est encore le cas aujourd’hui d’ailleurs, le chiffre 2 dans l’appellation de la communauté LGBTQIA2+ est présent pour cette raison. La binarité des genres n’est apparue en Amérique qu’après la colonisation. C’est également pour cette raison que la solidarité entre les communautés BIPOC (Black, Indigenous and People of coloret la communauté LGBTQIA2+ est primordiale. Sans les communautés BIPOC, les droits civils des personnes faisant partie de ma communauté n’auraient jamais été accordés. Sans Marsha P. Johnson, Sylvia Rivera ou encore Stormé DeLarverie, nous n’aurions pas de droits.  

Quelles sont les conséquences de ces constructions sociales ?             

       

J’en avais déjà parlé dans mon article précédent, mais l’espérance de vie des personnes trans en Amérique est réduite de presque 75%. Le risque de perdre la vie en étant une personne trans BIPOC est encore plus élevé. On peut donc dire qu’une des conséquences de ces constructions sociales est le taux de mortalité beaucoup plus élevé que la moyenne des personnes trans.  La peine de mort pour homosexualité qui est encore présente dans plus de 70 pays, l’itinérance des personnes LGBTQIA2+ rejetés.es par leur communauté et j’en passe. Les conséquences de l’identité de genre et son importance dans nos jugements va au-delà d’un simple vernis à ongles ou d’un hashtag.  

J’avoue aimer le vernis à ongles. J’avoue partager beaucoup (énormément) de publications Instagram sur beaucoup de sujets qui me passionnent. J’avoue partager des hashtags parfois, voulant montrer mon soutien pour une certaine cause, mais n’ayant pas nécessairement les moyens financiers pour aider. Mais je ne pourrai jamais me contenter de cela. 

« Politics doesn’t interest you because you have no interest in changing a world that suits you so well. » 

-Enola Holmes, 2020 

(Le monde politique ne t’intéresse pas, car tu n’as rien à gagner en changeant un monde qui te privilégie.) 

  

Pourquoi est-ce important de respecter les pronoms de quelqu’un ? 

J’ai souvent croisé des personnes qui ne comprenaient pas l’importance de respecter les pronoms d’une personne.  

« Ce ne sont que des pronoms ! Je ne me fâche pas quand quelqu’un me dit monsieur à l’épicerie : ça peut arriver à tout le monde, je ne comprends pas le problème. » 

Si tu es une personne cis, tu ne comprendras probablement jamais le sentiment qui nous habite quand quelqu’un ne respecte pas nos pronoms. Un mélange de colère et de tristesse avec une touche de doute. Cette émotion qui nous submerge dans ces moments nous fait du mal.  

Si tu es une personne cis, on n’a probablement jamais douté de ton identité. On ne t’a jamais demandé si tu étais sûr.e, si ce n’était qu’une passe ou encore si tu n’étais pas possédé.e par un démon (oui, il y a des vraies personnes qui disent ce genre de choses.). Notre identité, notre validité en tant qu’êtres humains respectables est constamment remise en question par des personnes qui ne sont pas concernées. 

On n’a jamais douté de ce qui t’habite, de ce que tu es.  

Alors dis-moi : ce virus, ce n’est pas si le fun hein ? 

Je te comprends. Moi aussi je trouve l’adaptation difficile. 

Mais si tu es capable de faire tes cours sur un ordinateur dans l’ombre d’une pandémie mortelle mondiale, je crois que tu es capable de bien genrer ton ami.e. 

 

Donc voilà, j’espère que tu as appris une chose ou deux. À la prochaine ! 

Jo (iel/il) 

 

 

 

 

 

Pourquoi est-ce que ça siffle dans mes oreilles?

Je me rappelle qu’en troisième secondaire, dans le cours de sciences, nous avons parlé d’acouphènes, des bruits parasites dits inexistants tels des sifflements, des bourdonnements ou des cliquetis. Ce que l’enseignante nous disait était que ces sons fantômes se développent généralement chez les personnes âgées, cependant, à sa grande surprise, plusieurs de mes camarades de classe se sont plaint des mêmes symptômes.  Dans ce texte, vous pouvez trouver les causes, les conséquences et les solutions de ce problème.  

 

Les causes 

Premièrement, il y a la détérioration des mécanismes de l’audition qui touche souvent les personnes âgées. Deuxièmement, la biologie, il est prouvé que les hommes ont plus de chances de souffrir du trouble. Et troisièmement, l’exposition excessive au bruit, c’est pour cela que les personnes les plus à risques sont : 

  • Les travailleurs en milieu industriel, ce n’est pas une coïncidence s’ils portent souvent des coquilles anti-bruit ou des bouchons ; 
  • Les camionneurs, un douze roues, ce n’est pas ce qu’il y a de plus silencieux; 
  • Les soldats en zone de conflit, comme dans les films quand une bombe explose et qu’on entend un sifflement ; 
  • Les musiciens, après avoir été à une pratique de l’harmonie, j’ai cru devoir célébrer les funérailles de mes oreilles ; 
  • Et ceux qui écoutent de la musique ou des vidéos à un volume élevé avec des écouteurs, ces derniers représentent bien notre tranche d’âge, vous ne trouvez pas?  

 

 

Pour la suite, concentrez-vous sur le dernier énoncé. 

Aux États-Unis, en 2013, le nombre de cas d’acouphène est évaluée à 7,5 % chez les 12 à 19 ans, ce qui correspond à environ 2,5 millions de jeunes. La majorité qui en souffrait avaient une audition normale et l’acouphène était souvent augmenté par l’exposition à la musique forte. 

Vous voyez, l’oreille interne est tapissée de milliers de cellules auditives qui sont si fragiles qu’une fois détruites, elles ne se régénèrent pas. Une exposition régulière à un nombre trop élevé de décibels (unité de mesure du niveau sonore) entraîne des dommages permanents aux cellules auditives à la longue. Il peut arriver aussi qu’une exposition unique à un son violent tout près de l’oreille provoque une atteinte irréversible des cellules auditives, comme à l’exemple donné pour les soldats. 

 

Les conséquences 

À part les bruits typiques entendu par ceux touchés, l’acouphène peut occasionner du dérangement, de l’anxiété, de l’irritabilité, des troubles de sommeil. Il peut mener à un diagnostic de trouble émotionnel anxieux ou, rarement, de dépression chez les adolescents. Les difficultés de concentration sont plus fréquentes pour les 14-15 ans (jusqu’à environ 66,9 % des cas). Dans les cas que j’ai pu étudier en secondaire 3, le bruit en continu était si dérangeant que certains essayaient de l’enterrer en écoutant leur musique encore plus fort, ce qui ne peut qu’empirer le trouble. 

 

Les solutions 

Bien sûr, il faut éviter de s’exposer inutilement et trop souvent à des volumes sonores très élevés ou même moyennement élevés. J’ai remarqué que plusieurs compagnies de téléphone intelligent ont ajouté des avertissements concernant les troubles auditifs. Par exemple, LG émet un message disant « l’écoute prolongée à volume élevé peut endommager l’ouïe » tandis que Samsung change la  (voir image ci-dessous) quand le niveau de décibels devient trop grand. En cas où les acouphènes se sont déjà emparés de vous, réduire et gérer son stress et son anxiété serait une bonne idée puisqu’ils sont des éléments aggravants, donc on recommande de pratiquer la relaxation, la méditation, le yoga, une activité physique, etc. 

 

 

Pour conclure, baissez le volume de votre musique et réduisez votre stress, car il est important de prendre soin de soi, surtout quand on est si jeune et qu’il nous reste beaucoup de temps.  J’espère que vous comprenez le message que j’essaie de faire passer en écrivant ce texte. À la prochaine. 

 

 

Par Auralie Goudreault 

 

Bibliographie :  

LE QUEERBATING, C’EST QUOI ?

La semaine dernière, je regardais mon fil d’actualité sur Instagram quand j’ai vu plusieurs personnes partager une photo de Jay Du Temple, ce dernier portant une robe.  

Des mentions, des commentaires admiratifs, il en pleuvait.  

 

“Si innovateur !” 

“Merci de montrer l’exemple à nos enfants.” 

“Le roi de la destruction des rôles de genre !” 

 

J’ai effectué un rictus plutôt agacé, mais me suis retenu.e de faire un commentaire, croyant que je serais le.la seul.e à être frustré.e de la chose. 

Puisles jours suivants, j’ai vu plus d’une publication qui dénonçait son action. J’ai alors compris que mon agacement n’était pas isolé. Un mot est apparu alors : le queerbating. Qu’est-ce que c’est ? C’est ce que je vais essayer de t’expliquer, tout en donnant mon avis aucunement neutre. 

 

C’EST QUOI LE PROBLÈME ? 

Comme je l’ai dit précédemment, Jay Du Temple, animateur d’Occupation Double depuis quelques années maintenant, a pris la décision de mettre une robe pour animer l’émission de téléréalité la semaine dernière. Les acclamations venant du public n’ont pas tardé à suivre sa publication Instagramva voir de toi-même, je t‘en prie 

 

Donc. 

Que Jay porte une robe, ça peut paraitre révolutionnaire d’un point de vue extérieur.  

Le problème, ce n’est pas la robe, le maquillage ou le vernis à ongles. Au contraire, c’est bien que Jay se sente à l’aise dans son milieu pour s’exprimer à travers son habillement. 

Ce qui me dérange, c’est le crédit que les gens lui attribuent, parce que Jay est loin d’être la seule personne à porter des robes, mettre du maquillage et porter du vernis à ongles. 

Non, Jay ne déconstruit pas les rôles de genre à lui seul. 

Non, ce que Jay a fait, ce n’est pas innovant. 

 

C’EST QUOI, LE QUEERBATING ? 

Volontairement ou pas, Jay imite des pratiques inventées et popularisées par la communauté LGBTQIA2S+, dans le but d’attirer, parmi les téléspectateurs, les personnes queers. 

Mais tu t’en doutes bien, Jay n’est pas le seul à utiliser cette technique dans le milieu. 

Le queerbating, c’est quelque chose que nous connaissons tous.tes un peu, mais dont on ne connait pas nécessairement le terme. 

Un très bon exemple de queerbating est quand des séries télés sont vantées pour leur diversité, se disant super inclusives représentant les minorités les plus démunies. Puis tu t’installes confortablement sur ton canapé, ouvre ton téléviseur, regarde un épisode, un autre, encore un autre… Pour découvrir que la représentation, elle dure trente secondes, dans le sixième épisode et que la personne queer, c’est la sœur de l’ami de l’oncle du personnage principal. 

 

Non, ceci n’est pas de la représentation juste, désolé.e de péter ta balloune. 

 

Le but de ces producteurs est alors atteint : attirer les personnes queers vers ces produits, pour capitaliser sur leur manque de représentation dans notre société. Ces séries et films sont, pour la vaste majorité, produits par des personnes qui ne font pas partie de la communauté LGBTQIA2S+. 

 

COMMENT DEVRAIT-ON LE PRENDRE ? 

Personnellement, je n’aime pas être représenté.e dans les médias par des personnes qui ne font pas partie de ma communauté. Je sais que je ne suis pas seul.e, à trouver ce genre de pratiques pathétiques. Par contre, je sais également que plusieurs personnes de ma communauté n’y voient pas de problèmes.  

Des productions faites par les Queers, pour les Queersil y en a. 

Je ne prends pas les actions de Jay Du Temple comme étant vilaines, je crois sincèrement que ce n’était pas son intention. Par contre, que ça ait pris Jay Du Temple, un homme cishétéro et blanc pour “normaliser” ces pratiques, ça me frustre ! 

 

NON, CISGENRE ET HÉTÉRO NE SONT PAS LA NORME 

Quand j’ai aperçu les commentaires de sa publication Instagram, je suis resté.e perplexe face à plusieurs réactions, dont une s’étant inscrite en caractères gras dans ma tête : 

 

 

 

“Merci Jay, de normaliser le vernis à ongles pour les petits gars. La prochaine fois que mon enfant me demandera s’il peut en mettre, je n’hésiterai pas à lui dire oui ! 

 

 

 

Ce commentaire m’a mis la puce à l’oreille, pour être très honnête. 

Donc, quand des personnes LGBTQIA2S+ se mettent du vernis à ongles, des paillettes sur les yeux et des robes, est-ce autant révolutionnaire que quand Jay le fait ?  

Est-ce que tu vas sentir que ça devient plus normal ? Est-ce que tu vas t’exclamer de la même manière que quand Jay l’a fait ? 

Impliquer que ça ne devient normal que quand les personnes cisgenres et hétéro le font, c’est impliquer que ces groupes de personnes sont la norme. 

Je ne vais pas te mentir, c’est encore la norme dans notre société. Mais c’est une norme qu’il faut qu’on déconstruise. Parce quêtre cisgenre et hétéro, c’est le paramètre par défaut qu’on applique à un étranger, jusqu’à preuve du contraire. 

 

DONNER CRÉDIT AUX BONNES PERSONNES 

Il est capital de reconnaitre la communauté d’où viennent ces tendances. Il est capital de donner autant d’importance aux personnes à l’origine de la culture qu’aux personnes qui se l’approprient. Il est capital d’inclure ces communautés invisibilisées, dans toutes les sphères de notre société, qu’il y ait des caméras qui tournent ou pas. 

 

Il est capital de se souvenir de l’histoire de la communauté LGBTQIA2S+, de l’enseigner dans nos écoles, en montrant du respect pour ces personnes. 

 

Au moins 350 personnes transgenres à travers le monde ont été assassinées cette année. En ce 18 novembre, nous en sommes à la 324e journée de cette année 2020. Ceci est sans compter les personnes qui ont survécu aux agressionsen gardant de grandes cicatrices émotionnelles.  

Nous ne pouvons pas nous contenter de porter des robes durant des émissions ou sur des pages couverture de magazines, de mettre des paillettes sur nos yeux durant les tapis rouges et de mettre du vernis à ongles en allant à l’école. 

 

 

QUE FAIRE POUR Y REMÉDIER ? 

En parler autour de soi, c’est la moindre des choses. La prochaine fois que tu rencontres quelqu’un, demande-lui quels sont ses pronoms.

Informe tes amis, ta famille. Informe-toi, lis des articles de journal (comme celui-ci !), des livres écrits par des personnes queers, regarde des documentaires.

Notre meilleure arme contre les LGBTQIA2S+phobies, c’est l’éducation. 

 

Jo Brouillet (iel, il) 

Semaine de la prévention des dépendances

Du 15 au 21 novembre 2020 se tient la semaine québécoise de la prévention des dépendances.

Cette année, l’accent de la campagne est mis sur la capacité d’adaptation. L’être humain est appelé à s’adapter à divers changements ou situations, et ce, depuis toujours. Cela est d’autant plus vrai dans le contexte que nous vivons présentement.

Il importe donc de développer des capacités d’adaptation qui soient positives. En prenant soin de ta santé physique et psychologique, en continuant d’entretenir des relations saines avec ta famille et tes amis, en continuant de te mobiliser pour ta réussite, en ayant des projets.

Face à une difficulté, établis tes priorités et identifie plusieurs solutions possibles. N’hésite pas à demander de l’aide à tes parents, tes amis, tes enseignants, aux intervenants de l’école ou encore ou différentes ressources disponibles.

 

L’important est que tu sois actif dans la recherche de solutions. Ainsi, tu développeras tes compétences personnelles, te rendant ainsi plus apte à faire des choix éclairés notamment en matière de consommation ou de toute autre forme de dépendance.

 

 

Si tu as des questions ou besoin d’aide, n’hésite pas à consulter un intervenant de l’école :

 

· Les TES (locaux : A-134.2, C-175, C-177.1, C-185, N-101.1, N-104)

· Les psychoéducateurs (local C-231)

· L’infirmière (local A-132)

 

Tu peux également communiquer avec les ressources disponibles :

Uniatox : 450-968-0363 www.uniatox.org

 

Services psychosociaux du CLSC:

811

-Centre de réadaptation en dépendance de Lanaudière : 450-492-7444 www.crdlanaudiere.ca

-Tel-Jeunes : 1-800-263-2266 www.teljeunes.com -Jeunesse J’écoute : 1-800-668-6868 www.jeunessejecoute.ca

 

 

 

Yanik Labelle, psychoéducateur

Les jupes à Armand-Corbeil

Dans les dernières semaines, vous avez probablement vu plusieurs garçons se promener en jupe dans l’école. Vous avez peut-être même entendu ou lu dans les médias à propos de ce mouvement. En effet, à travers le Québec, des adolescents ont porté des jupes à l’école. Ils n’ont pas fait cela seulement pour le plaisir, mais pour dénoncer des pensées et des actes.

 Tout a commencé lorsque, le 2 octobre 2020, Tom Ducret-Hillman a publié une vidéo et des photos sur Instagram à ce sujet. Dans sa publication, on pouvait voir Tom et son ami portant des jupes. En lisant les commentaires qu’il avait écrits en dessous de la vidéo et des photos, on peut comprendre que Tom a réalisé cet acte pour prouver que le code vestimentaire ne fait aucun sens. De plus, on peut comprendre qu’il souhaite prouver que les vêtements n’ont pas de genres et pour dénoncer l’hypersexualisation des femmes.

 Par la suite, le mouvement est devenu populaire lorsque, le 4 octobre 2020, Guillaume Déry a publié une photo de lui et de plusieurs garçons portant des jupes. Cette photo a fait le tour du Québec et a récolté plus de 87 000 mentions « j’aime »! Dans les commentaires de sa publication, il dénonce l’hypersexualisation des femmes. Il affirme aussi que ce n’est pas de la faute des filles si les garçons passent des commentaires ou exécutent des actions inappropriées.

 À Armand-Corbeil, plusieurs personnes se sont mises en jupe ou en robe le 7 octobre 2020. Lorsque j’ai parlé à des garçons qui s’étaient vêtus de la sorte, j’ai été très étonnée, car la plupart des actions ou paroles négatives qu’ils avaient reçus venaient des élèves. Les finissants à qui j’ai parlé se sont fait dire par les surveillantes qu’ils étaient beaux et qu’ils étaient gentils de s’être mis en jupe. Cependant, lorsqu’on entend ce qu’ils se sont fait dire par leurs camarades, on retrouve plus d’aspects néfastes. Ils ont reçu des commentaires négatifs et déplacés, ils se sont sentis jugés par des regards et, le pire de tout, ils ont entendu qu’ils n’étaient pas des vrais hommes. C’est la preuve que ce mouvement n’est pas seulement à propos de changer le code vestimentaire, mais aussi de changer les mentalités.

De droite à gauche : William Chérard-Pham – Édouart Dalphond – Noah Legault

Cela était pour les garçons. C’est important de préciser cela, car certaines filles ont aussi pris la décision de se mettre en jupe ou en robe cette journée-là. Cependant, elles ont reçu une réponse tout à fait différente des surveillantes. Une d’entre elles raconte son expérience sur Instagram. Alors que Marie-Jeanne Ouellette, élève de secondaire 5, marchait dans les corridors sur l’heure du midi, elle s’est fait avertir. Vous pourrez le deviner, parce que sa jupe était trop courte. Elle raconte que malgré le fait que sa jupe lui arrivait à la mi-cuisse, ce qui est conforme au code vestimentaire, une surveillante a insisté qu’elle était trop courte. En parlant aux garçons, ces derniers m’ont assuré qu’ils ne s’étaient pas fait avertir. Preuve que nous avons encore du chemin à faire.

 Pour en revenir à Tom Ducret-Hillman, le 7 octobre, il a publié une photo à propos du mouvement sur son compte Instagram. En commentaire, Tom demande à tout le monde de ne pas traiter ce mouvement comme une tendance. Et de continuer à porter la jupe. Il précise qu’il ne demande pas aux gens de la porter à tous les jours, mais de seulement incorporer la jupe dans leur garde-robe. Il continue en disant que nous devons éduquer les autres à avoir un esprit plus ouvert et à tous se respecter peu importe qui nous sommes. Il finit en mentionnant que nous devons continuer à nous battre pour changer les mentalités.

Tout cela signifie que c’était bien de porter la jupe, mais que si nous voulons faire un changement concret, nous devons continuer à poser des actions. Nous devons continuer à montrer que ces injustices et ces mentalités n’ont pas leur place. Nous devons continuer à nous battre pour ce en quoi nous croyons.

Éliza Nadeau

Source :

https://www.lesacdechips.com/2020/10/06/des-garcons-quebecois-mettent-une-jupe-pour-aller-a-lecole-pour-protester-contre-des-mesures-sexistes 

Marie-Jeanne Ouellette, Thomas Lahaie, Mika Daoust, Alexandre Tremblay, Felix Parent, Mathieu Lapointe, Zachary Hébert

Le compte Instagram de Tom Ducret-Hillman et de Guillaume Déry

JE NE SAIS PAS PAR OÙ COMMENCER

Dernièrement, un mouvement de solidarité a gagné en popularité dans la région de Montréal: mettre des jupes, plus ou moins courtes, pour dénoncer l’hypersexualisation des corps adolescents causée par le code vestimentaire au secondaire. Mon problème? C’est ce que je vais essayer de t’expliquer.

Bon.

Si tu as vu les images passer, tu sais de quoi je parle. Des gars, majoritairement cisgenres, se vêtissent de jupes en ce moment. Je crois que ce mouvement partait d’une bonne intention (du moins, je l’espère): dénoncer le code vestimentaire qui est hypersexualisant. Ça, c’est bien. C’est même super. Le journal Montreal Gazette en a fait un article, Xavier Dolan a reposté les faits à ses collègues américains, qui se sont empressés de faire part de leur admiration envers ces jeunes hommes.

 

Si brave, si intelligent, tellement woke!

Puis après, ça arrive jusqu’à nous, à notre école.

Oui, Armand-Corbeil a eu droit à son moment de gloire, elle aussi.

Puis, encore une fois: ce sont les applaudissements, les acclamations et la reconnaissance qui les entourent.

Vraiment bien, hein?

Sais-tu ce qui est encore mieux?

 

Le Carré Jaune. Est-ce que tu t’en souviens?

 

Deux membres du mouvement des carrés jaunes de l’école Joseph-François-Perrault.
PHOTO : RADIO-CANADA
Le mouvement des carrés jaunes a récemment vu le jour à l’école secondaire Joseph-François-Perrault à Québec. À travers ce symbole, des étudiantes cherchent à exprimer leur « ras-le-bol » du code vestimentaire qu’on leur impose.

 

 

Le Carré Jaune, c’est une initiative qui exposait les mêmes convictions que les jupes: mettre fin à l’hypersexualisation de nos corps à tous.tes dans le milieu scolaire. Ce mouvement était mené par plusieurs élèves, majoritairement des filles, partout dans Montréal et Lanaudière. Le groupe a fait plusieurs journées de contestation, enfreignant le code vestimentaire, pour se faire entendre.

Maintenant, je vais te poser quelques questions:

· Est-ce que le journal Montreal Gazette a fait un article sur le carré jaune?

· Est-ce que Xavier Dolan a reposté le mouvement sur ses réseaux?

· Est-ce que les personnes qui ont participé au mouvement ont été acclamés.es avec autant d’admiration que les garçons en jupe?

 

Non.

Non.

Encore non.

Iels ont tous.tes été renvoyés.es chez eux.elles, sans justification.

 

 

 

AMPLIFIER LES VOIX DES CONCERNÉS.ÉES

 

Mon problème, c’est qu’on perd un peu de vue notre but de départ: désexualiser nos corps en milieu scolaire. Car en ce moment, la lumière brille seulement sur ces garçons. Bien que le dialogue soit important, les principaux.ales concernés.es ne sont pas plus écoutés.es qu’avant (ces personnes étant celle.eux qui ont des corps “passant” pour une femme.

Étant une personne non-binaire très fem-passing, mon corps fait partie de ceux qui sont hypersexualisés en milieu scolaire par le code vestimentaire.

Mais bon, on ne sait pas trop où me caser, donc on me garde dans la boite “femme”.

Personnellement, ça ne fait que m’indigner encore plus.

Je crois que notre colère est justifiée, amplement.

 

OÙ ÉTAIT CETTE ÉNERGIE-LÀ?

 

Il y a un truc qui me titille un petit peu dans toute cette histoire-là.

Tsé là, les personnes LGBTQIA2S+?

Ça te dit quelque chose?

Moi, oui.

Ça me parle un peu, beaucoup.

 

J’ai une autre question pour toi (oui, encore, je sais, ça commence à ressembler à La Classe de 5e tout ça, mais je te jure que c’est pertinent): j’ai un bon ami à moi. Ses pronoms sont il/lui.

 

Il est ouvertement gai depuis plusieurs années. Il porte souvent des crop tops et des jupes.

Mais détrompe-toi. Lui, on ne l’acclame pas.

On le hue.

On le regarde mal.

On le juge à haute voix.

Mon ami ne se sent pas en sécurité quand il s’exprime à travers sa tenue.

Mon ami, un homme gai, en 2020, n’est pas en sécurité quand il porte sa jupe.

Ton ami, cisgenre et hétéro, obtient un article dans le journal quand il porte sa jupe.

Je ne sais pas toi, mais moi, ça me titille. Un peu, beaucoup.

Donc, mes questions:

· Quand vous allez parler à la place des corps sexualisés, chers garçons en jupe, allez-vous nous laisser la parole?

· Allez-vous inclure les personnes LGBTQIA2S+ dans votre lutte?

· Qui allez-vous accuser?

· Allez-vous consulter les concernés.ées?

· Allez-vous décortiquer toutes les couches du problème ou en rester à la surface.

· Êtes-vous prêts à ne pas assumer le genre de quelqu’un sur son apparence?

· Êtes-vous prêts à désexualiser tous les corps?

· Êtes-vous prêts à nous écouter?

 

 

PUIS L’AUTORITÉ DANS TOUT ÇA?

 

L’autorité, dans une société, sert à désigner ce qui est acceptable ou non de poser comme geste.

Par exemple, le meurtre, c’est mal. Le vol, c’est mal. La pédophilie, c’est mal. Je crois que tu sais où je veux en venir. Donc, naturellement, on s’attend à ce que l’autorité condamne ce genre de comportements.

Quand on dit à une jeune fille de retourner chez elle à cause de sa tenue, on implique beaucoup de choses.

Sa tenue pose un problème, puisque qu’on l’a interpellée pour cette raison.

Pourquoi? La figure d’autorité présente dira sûrement quelque chose du genre “ce genre de vêtement déconcentre la clientèle masculine qui fréquente notre école”. Or, extrêmement rares sont les cas où un garçon a proclamé haut et fort à une personne en position d’autorité son inconfort face à la tenue d’une autre personne.

Alors, pourquoi est-ce qu’on avertit quand même?

La réponse, cher.ère, elle est un peu fâcheuse.

Donc.

Quand ma tenue n’est pas adéquate, c’est parce que cette dite autorité y a vu un problème. Le problème, c’est que c’est trop vulgaire. C’est trop sexy. C’est trop provocant. Le problème, c’est l’image que cette tenue renvoie.

L’image que les gens voient.

Est-ce que cela veut dire que cette figure d’autorité me voit, moi, jeune adolescent de 15 ans, comme étant sexuel? Mon corps est-il dérangeant pour cette autorité? Me pense-t-il comme étant sexy, du haut de mes 15 ans?

Est-ce que mon corps dérange ces adultes qui sont censés me protéger?

Car la pédophilie, c’est mal.

Mais les comportements normalisés qui découlent de cette pathologie, ce n’est pas mieux.

L’hypersexualisation des adolescents.es, ce n’est pas correct. Ça doit s’arrêter. Tout de suite.

 

Cordialement, Jo Brouillet (il/iel/lui)

Un organisme qui a besoin d’aide

Je m’appelle Anne-Sophie Michel et je suis en 4e secondaire.
Pour commencer, durant le confinement, je me suis renseignée sur les organismes sociaux qui aident les personnes ayant des pensées suicidaires à passer par-dessus. J’ai trouvé le CPSL (Centre de Prévention du Suicide de Lanaudière) et j’ai fait des recherches.
Je voulais faire quelque chose d’utile et qui sauverait des vies; alors, j’ai fait un texte que j’ai publié sur Facebook pour inciter les gens à faire un don pour cet organisme-là. 

Quelques petites statistiques pour vous :

· 3 Québécois se suicident chaque jour

 

· Les trois quarts de ces victimes sont des hommes, malgré que le taux d’hospitalisations après une tentative de suicide est plus élevé chez les femmes de 15 à 19 ans.

 

· Toujours au Québec, les personnes qui sont passées à l’acte sont majoritairement âgées entre 50 et 64 ans.

 

· En 2016, 11,8% des Canadiens disaient avoir déjà eu des pensées suicidaires à un certain moment de leur vie et 3,1% ont fait une tentative au cours de leur vie.

 

Vous le savez peut-être, je suis très touchée par cette cause, car des personnes importantes de mon entourage (sept, pour être plus précise) ont eu des pensées suicidaires et certaines ont failli passer à l’acte. Je ne me verrais pas sans elles et c’est pour cette raison que je voudrais les aider le plus possible.

Il est temps plus que jamais d’aider les personnes qui en ont besoin. Durant la pandémie, nous avons été enfermés à la maison et certaines personnes sont restées seules. Notre niveau de stress a augmenté juste à penser au futur avec le virus. C’est dur et tout le monde le sait. Il ne faut pas oublier qu’il existe des organismes prêts à vous écouter et vous rassurer comme:

Tel-Jeunes: https://www.teljeunes.com/Accueil

Jeunesse, J’écoute: https://jeunessejecoute.ca

Centre d’écoute

LigneParents: 1 800-361-5085

les centres de prévention du suicide: 1 866-APPELLE (1 866 277 3553)

Malgré tout, nous devons rester fort.

Il y a un organisme que j’aimerais vous faire connaître. Vous devez l’avoir deviné avec toutes les statistiques : le Centre de prévention du suicide. Il en existe un dans chaque région, mais j‘aimerais me concentrer sur le CPSL (Centre de prévention du suicide de Lanaudière). C’est un organisme qui aide les individus ayant des pensées suicidaires à s’en sortir et qui pourrait, un jour, venir en aide à quelqu’un de votre famille.

En faisant un don à l’adresse ci-dessous, vous pourriez contribuer à sauver plusieurs vies.

 

L’argent amassé permettra d’organiser des activités et/ou des projets, toujours dans le but de les aider. Selon moi, chaque vie compte.

J’aimerais dire un gros merci à toute l’équipe du CPSL qui m’a aidée dans ma démarche. Ça m’a ouvert les yeux et c’est grâce à vous.

 

Si vous désirez faire un don, il y a plusieurs façons mises en place :

· Don en ligne : https://app.simplyk.io/fr/donation-form/14c81066-d634-4840-ab5d-8582167e57e4?&lng=fr

· Don postal par chèque

· Don in memoriam (en mémoire d’un proche)

Toutes les informations sont disponibles au https://cps-lanaudiere.org/je-veux-mimpliquer/#don

Donc, voilà où j’en suis. 

Au plaisir

Par Anne-Sophie Michel

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