Bien-être

Des élèves extraordinaires

Dans notre école, nous avons plusieurs programmes. Nous avons le Leader, le football, l’art dramatique et plusieurs autres. Par contre, il y en a deux auxquels nous ne faisons pas particulièrement attention. Je parle du programme pour les DIMS et du programme pour les SL (soutien langagier).  Ce sont deux programmes qui sont extraordinaires tout comme les personnes qui en font partie. Ces élèves sont en apprentissage de manière continuelle et apprennent beaucoup de nous tous. Nous pourrions aussi en apprendre beaucoup d’eux si on leur faisait un peu plus attention. 

Les élèves qui ont une déficience intellectuelle aiment particulièrement socialiser avec les autres jeunes.  Ils adorent que des jeunes du même âge qu’eux prennent du temps pour leur parler et s’intéresser à ce qu’ils font.   Ils sont fiers de montrer leurs réalisations et de se sentir considérés. Être avec des jeunes des classes régulières permet aux élèves DIMS d’avoir des modèles et les aide à se donner de nouveaux défis.  Pour les DIMS, le contact avec les autres élèves leur permet de se sentir inclus. 

Déficience intellectuelle définition scientifique 

  • La déficience intellectuelle est caractérisée par des limitations significatives du fonctionnement intellectuel et du comportement adaptatif, lequel se manifeste dans les habiletés conceptuelles, sociales et pratiques. Cette incapacité survient avant l’âge de 18 ans. 

Les niveaux de sévérité 

Il y a 3 niveaux de déficience intellectuelle, les voici : 

  • La déficience intellectuelle légère (DI), a un niveau de QI d’environ 50 à 75. 
  • La déficience intellectuelle de moyenne a sévère (DIMS), a un niveau de QI d’environ 20 à 55. 
  • La déficience profonde a un niveau de QI inférieur a 20-25. 

(Selon…. Ta source) Les personnes qui ont une déficience légère représentent environ 85% des personnes ayant une déficience intellectuelle (DI). Ceux ayant une déficience moyenne est de 10%, ceux ayant une déficience sévère est de 3 à 4 % et ceux ayant une déficience profonde est de 1 à 2 %. 

Des scientifiques (As tu des noms ? Ta source ?) ont rapporté qu’il y a davantage de DI chez les hommes que les femmes. Il y a supposément 1,6 homme pour 1 femme dans la DI moyenne, et de 1,2 homme 

Saviez-vous que beaucoup de personnes ont des troubles neurologiques du développement dans une classe régulière ? 

Ce sont tous ceux qui ont une dyspraxie, dysphasie, dyslexie et j’en passe. 

Dyspraxie  Difficulté à exécuter des mouvements 
Dysphasie  Difficulté à parler 
Dyslexie Difficulté en lecture

 

Voici un message d’une des enseignantes des DIMS, Karine Fortier. 

Mes élèves ont la chance de côtoyer un beau petit groupe d’élèves à chaque jour.  Maria, Éliane, Sarah-Maude, Daisy, Sylia, Léa et d’autres jeunes dînent à proximité des élèves DIMS. À chaque jour, ils prennent du temps pour être avec les élèves DIMS.  Sans le savoir, ils font une grande différence dans leur vie.  Ils se sentent ainsi inclus ce qui favorise leur motivation et leur goût d’être à l’école.  Ces jeunes ont un impact majeur dans la vie des DIMS.   

 

Voilà maintenant ce que je fais avec eux et ce qu’ils m’apportent. 

Le matin, je vais les attendre à 7h20 où les berlines (voitures), qui les conduisent à l’école. Je les reconduis jusqu’à leur casier, qui se trouve entre les cafétérias nord et sud. Je viens sinon les voir entre chaque pause et je vais diner avec eux tous les midis. Il y a aussi, les jours 8 et 10, à 12h25, du soccer et ils sont très bons.  

Les élèves DIMS, pour moi, ne sont pas juste de simples élèves dans l’école, ils sont devenus mes amis.  Ils sont là pour moi, m’écoutent, me parlent de tout et j’adore faire des activités avec eux. Je sais que vous ne pouvez sûrement pas venir à toutes les pauses ou le midi, mais juste leur dire bonjour le matin, ça fait toute la différence. 

Vous voulez faire un changement dans la vie de quelqu’un, venez passer du temps avec eux. 

Par Maria Lessard

LA DISCRIMINATION ET L’EXCLUSION SOCIALE

De nos jours, de plus en plus d’adolescents sont victimes de discrimination ou d’exclusion sociale, que ce soit en classe ou même sur les réseaux sociaux. Malheureusement, l’exclusion sociale peut commencer dans un groupe où l’on se sent rejeté et discriminé. 

Le portrait de l’exclusion sociale  

L’exclusion sociale correspond à un manque d’appartenance, au fait de ne pas être accepté et reconnu. Les gens qui sont socialement exclus sont plus vulnérables économiquement et socialement et par conséquent, ils ont tendance à avoir des expériences amoindries dans la vie. Mais l’exclusion sociale peut arriver à n’importe qui…. 

Cependant, la pauvreté est malheureusement la plus grande raison.  

 

Les conséquences de la pauvreté face à l’exclusion sociale  

L’exclusion, l’isolement, une certaine honte, une baisse d’estime de soi, une difficulté à se projeter dans l’avenir, l’augmentation de la toxicomanie, etc. 

La baisse de l’estime de soi est l’un des principaux problèmes à l’adolescence lors de discrimination. Ces problèmes liés à l’estime de soi affectent le futur potentiel de la personne.  

  • Pour y remédier, nous devons tous nous définir comme l’égal de tous et savoir que les discriminations ne sont pas tolérables.  

Qu’est-ce que la discrimination ? 

C’est faire preuve de préjugés, de manière directe ou indirecte, envers une personne ou un groupe de personnes. C’est aussi de porter atteinte à l’égalité entre les gens ainsi que d’isoler et de traiter différemment des personnes. Les préjugés sont en réalité des insultes, souvent déguisées.  

La personne qui émet le préjugé peut renforcer son estime de soi en créant une impression de supériorité. Mais chez la personne qui est visée par le préjugé, celui-ci produit de la souffrance, un sentiment de rejet, etc.  

Donner des insultes à une personne par rapport à un surplus de poids, ridiculiser un groupe de personnes par rapport à la couleur ou l’origine, compte parmi les formes de discrimination les plus courantes. 

Les solutions proposées 

  • Nous devrions tous nous écouter, prendre du temps pour nous.  
  • Pour ceux qui lisent ce texte et qui sont victimes de discrimination ou d’exclusion sociale, ne restez pas seuls et allez en parler à quelqu’un de confiance.  
  • Tous autant que nous sommes, nous devrions savoir que nous sommes tous égaux et agir de la sorte.  
  • Nous ne devrions pas nous juger pour nos origines, cultures ou autres choses qui nous appartiennent, au contraire, soyez-en fiers !  

 

En résumé, même si nous sommes tous différents, nous devons nous respecter. Si nous apercevons quelqu’un qui est insulté, discriminé ou rejeté, allons l’aider. Mettons-nous à la place de la personne, nous ne voudrions pas être dans sa situation. Notre capacité à nous exprimer les uns envers les autres est une force, pas une faiblesse. Alors utilisons-la intelligemment. 

Par Maria Lessard 

Source : Approche d’intervention et problématiques d’adaptation ( Éducation spécialisée Collège CDI ) 

Semaine de la prévention des dépendances

Du 20 au 26 novembre 2022 se tient la semaine nationale de prévention des dépendances sous le thème de l’importance des communautés. Que ce soit une équipe sportive, une école, un groupe d’amis, les communautés prennent plusieurs formes. Les gestes posés par des communautés bienveillantes et engagées représentent un facteur de protection important dans le but de venir en aide aux personnes aux prises avec une problématique de dépendance. Il n’y a pas de petits gestes, car toute action devient significative lorsque vient le moment de soutenir une personne en besoin. Soyons impliqués et sensibles au mieux-être des autres!

Nous te rappelons qu’il y a plusieurs personnes-ressources à l’école si tu as des questions ou besoin d’aide :

· Les TES (locaux : C-175, C-177, C-178, C-185, P-118, P-120)

· Les psychoéducateurs (locaux : A-114, A-115)

 

Tu peux également communiquer avec les ressources suivantes: -Uniatox : 450-968-0363 www.uniatox.org

-Clinique des jeunes : 1045 chemin du Coteau, Terrebonne, 450-471-2885

-Services psychosociaux du CLSC: 811 -Centre de réadaptation en dépendance de Lanaudière : 450-492-7444 www.crdlanaudiere.ca -Tel-Jeunes : 1-800-263-2266 www.teljeunes.com -Jeunesse J’écoute : 1-800-668-6868 www.jeunessejecoute.ca

 

 

Yanik Labelle, psychoéducateur

Tutoriel à la fin de la cruauté animale en laboratoire

Chers Canadiens et Canadiennes, n’êtes-vous pas fiers que votre pays ait été classé deuxième au monde d’après World Report, basé sur les critères suivants : aventures, citoyenneté, influence culturelle, entrepreneuriat, patrimoine, déménagement, ouverture aux affaires, pouvoir et qualité de vie? Cependant, votre fierté diminue-t-elle si nous vous informons que parmi les leaders mondiaux, le Canada est un des seuls qui autorise encore les tests cosmétiques sur les animaux? C’est scandaleux! Puisque vous êtes le futur de cette nation, laissez-nous vous présenter les raisons pour lesquelles cette pratique devrait être bannie et comment participer à ce changement en tant que consommateurs.

En premier lieu, comprenez que l’expérimentation animale, ce n’est pas tout rose, c’est carrément de la cruauté injustifiée puisque ce n’est pas obligatoire. En effet, si on détermine qu’un produit risque d’entrer en contact avec les yeux, ce qui est le cas pour la majorité des produits, on le teste alors en appliquant une quantité de ce dernier directement dans les yeux du cobaye, sans anesthésie locale. Le lapin est souvent la principale victime de cette procédure, car il est incapable de sécréter des larmes, ce qui rend l’expulsion du produit impossible. Les blessures infligées aux bêtes peuvent aller de l’irritation de l’œil à la perforation du globe oculaire et les captifs peuvent même souffrir de traumatismes.

 

 

De plus, bien évidemment, nous savons tous que les animaux n’ont pas moins de valeur ni d’importance que les humains. Il n’est donc pas justifiable d’utiliser ces pauvres bêtes pour « protéger » et sécuriser les humains, surtout que les tests sur les animaux ne sont même pas obligatoires. Chaque année, presque 200 millions d’animaux sont utilisés en laboratoire, ce qui est énorme, mais environ 1,77 million en meurent pour le plaisir des scientifiques. Plusieurs sont récupérés durant différentes procédures et sont ensuite torturés à répétition. En lisant ce passage, nous pouvons tous trouver ce qui cloche.  Cette procédure n’est aucunement éthique et doit cesser au plus vite comme dans certains pays dont la Norvège, le Brésil et l’Inde où les tests sur les animaux sont maintenant interdits. Malheureusement, trop de pays ne sont pas encore rendus à ce stade et pratiquent toujours la cruauté gratuite envers ces petits êtres.

En conclusion, il est d’une très grande importance d’ouvrir les yeux du plus grand nombre de gens possible face aux vérités de ce sujet. Toutes ces conséquences sont présentes dû au manque de sens éthique d’une grande partie de la société et des scientifiques faisant les tests sur les animaux. En effet, mettre au courant plus de personnes face à ce sujet pourrait sauver des milliers d’animaux innocents. Nous vous posons alors la question, voulez-vous aider ces pauvres animaux ?

Par Emma Garreffa-Grimard et Auralie Goudreault

 

 

https://www.assistancescolaire.com/enseignant/elementaire/ressources/base-documentaire-en-sciences/comparaison-des-caryotypes-de-l-homme-et-du-chimpanze-t_t102i01

https://plus.lapresse.ca/screens/4284-489c-52d96190-a2d7-5a4cac1c606d__7C___0.html

https://www.spca.com/les-tests-cosmetiques-sur-les-animaux/

Quoi garder de la pandémie

La pandémie a changé nos vies de plus de façons dont on n’aurait jamais pu penser. À cause de celle-ci, nous avons changé nos habitudes de vie et, dans certains cas, notre façon de vivre. Ce que nous n’avions pas réalisé, c’est que cette pandémie nous forcerait à adopter certaines habitudes de vie que nous aurions dû avoir depuis plusieurs années. Puisque la pandémie nous a ouvert les yeux, je crois grandement que certaines de ces habitudes devraient rester présentes dans notre quotidien une fois le virus battu  

 

Le port de masque  

Aussi simple que cela puisse sembler, le port de masque a énormément aidé à contrer la propagation du virus durant la pandémie. Si cet accessoire a tant aidé durant la pandémie, pourquoi ne pas le grader à porter de main lorsque nous soupçonnons être malade? Si, dans le futur proche, dès que notre nez commence à couler ou à être bouché, nous commençons à porter un masque en public, les chances de contaminer quelqu’un avec peu importe ce que nous avons seront réduites. Même pour les maladies aussi banales que le rhume, cela serait bénéfique. Le rhume est quelque chose de très peu dangereux pour les humains en bonne santé, mais est quelque chose de très énervant à attraper. Je suis certaine que si quelqu’un avait la chance de ne pas l’attraper, il la prendrait. Dans le cas de maladies qui peuvent s’avérer plus graves, porter un masque lorsque nous sommes malades serait extrêmement bénéfique pour ceux qui nous entourent. Si tout le monde faisait cette action si simple, le nombre de personnes ayant la grippe, par exemple, serait réduit et par le fait même, les chances de décéder de cette maladie seraient plus minimes. 

 

Mesures sanitaires  

Lorsque nous entrons dans un bâtiment public, se laver les mains ou se mettre du désinfectant est désormais la première action que nous posons. Cette habitude peut sembler banale et même inutile si nous l’adoptons en temps normal, mais elle peut être beaucoup plus utile que nous le pensons. Lorsqu’on y réfléchit, plusieurs personnes ont touché à notre environnement, lorsque nous sommes en public, et on ne sait pas où toutes ces personnes sont allées ou leurs conditions de vie. On ne sait pas si ces personnes ont des maladies qui peuvent être transmissibles par le toucher. Pour vous permettre de mieux comprendre, prenons l’exemple des paniers d’épicerie. En temps normal, ceux-ci ne sont pas désinfectés après chaque utilisation et servent à plusieurs personnes à chaque jour. On n’a aucune idée de qui sont les précédents utilisateurs de ce panier et s’ils sont malades. Les risques d’attraper ce qu’ils ont, même si les chances sont beaucoup plus minces que si on avait un lien direct avec la personne, sont toujours présents. Se mettre du désinfectant avant d’entrer dans un lieu public diminuerait ces risques. Cela peut paraître extrême, mais on ne peut jamais être trop sûr lorsqu’on parle de notre santé.  

 

Isolement et distanciation  

Pour contaminer quelqu’un, il faut être entré en contact avec des personnes. C’est pourquoi l’isolement et la distanciation physique sont deux mesures qui ont été encouragées par les gouvernements. Respecter ces mesures post-pandémie pourrait s’avérer bénéfique. Si nous sommes malades, surtout si nous avons quelque chose qui est extrêmement contagieux ou qui peut causer le décès de quelqu’un, éviter les gros rassemblements, s’isoler le plus possible et se distancier des autres peuvent toutes êtres des méthodes efficaces pour éviter de transmettre ce que nous avons aux autres. Bien sûr, s’isoler si nous avons un simple rhume peut être extrême; dans ce cas, se distancier des autres suffirait. Pour ceux qui pensent que se distancier pour un rhume est intense, il faut seulement se rappeler qu’on ne sait jamais les conditions de vie des autres. Nous risquons de contaminer quelqu’un qui est en présence permanente d’une personne âgée, par exemple, qui possède une santé très fragile. De plus, lorsque nous respectons ces mesures, nous n’entrons pas en contact avec quelqu’un d’autre qui est malade. Donc, non seulement nous protégeons les autres, mais nous empêchons que notre condition de santé s’empire. Intégrer une ou plusieurs de ces trois actions à notre vie pour la période de temps où nous sommes malades peut s’avérer bénéfique.  

 

L’école en ligne  

Pour certaines personnes, aller à l’école en présentiel est la meilleure option pour eux, mais pour d’autres, faire l’école en ligne s’avère plus avantageux. Puisque la majorité des écoles ont développé des méthodes efficaces d’éducation en ligne durant la pandémie, continuer l’éducation en ligne ou se servir de l’électronique pour faciliter l’éducation ne devrait pas être quelque chose d’extrême à demander. Si nous prenons l’exemple de notre école, l’école secondaire Armand-Corbeil, nous avons commencé à utiliser Teams pour mieux faciliter notre apprentissage. Cette plateforme permet une meilleure flexibilité dans la remise des travaux puisque les enseignants peuvent fixer la date et l’heure de remise comme ils le souhaitent. Remettre un travail un jour après le cours et permettre des délais aux élèves sont possibles et plus simples que jamais. Pour ce qui en est des cégeps et des universités, garder les cours en ligne pourrait être très avantageux pour les étudiants. Les cours en ligne pourraient rendre l’obtention d’une éducation moins coûteuse. Puisque les cours sont en ligne, les élèves n’auront pas à payer pour la salle de classe et pour le transport. Les tarifs de stationnement peuvent parfois être très coûteux et le transport en autobus peut parfois être très long. De plus, garder l’option des cours en ligne faciliterait une éducation internationale. Que l’université soit située en Europe, en Australie ou aux États-Unis, une éducation dans son université de rêve serait plus simple à accéder. C’est sûr que les cours en ligne ne peuvent pas être offerts dans tous les domaines puisque certains d’entre eux requièrent des cours en présentiel pour bien comprendre comment réaliser les tâches impliquées dans le métier relié au programme, mais pour les cours où c’est possible, les cours en ligne pour s’avérer très avantageux. 

Les aspects positifs de la pandémie sont difficiles à trouver, mais ils sont présents. On ne peut pas nier que l’aventure que nous avons vécue au courant de la dernière année a apporté du changement dans nos vies et parfois pour le meilleur. Ce que nous avons vécu nous a rapprochés en tant que société et nous a démontré que peu importe ce qui se passe dans le monde, il y aura toujours du positif. Peu importe à quel point voir le bon côté des choses peut s’avérer être difficile, si nous décidons de tourner notre vision des choses vers une optique plus positive que négative, il nous sera plus facile d’apprécier les petits bonheurs de la vie.

 

Éliza Nadeau

 

 

 

L’ALIMENTATION DES MACHINES AUX DÉPENS DE L’ÊTRE HUMAIN

Dans le cadre de notre cours de monde contemporain, nous devions choisir une mauvaise exploitation d’une ressource et s’informer sur cette dernière. Nous avons choisi la mauvaise exploitation du maïs dans la production de l’éthanol. Pour orienter nos recherches, nous avons composé une question et des hypothèsesur la tolérance et les conséquences de cette utilisation. Notre question était la suivante : « Quels sont les conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol et pourquoi cette pratique est-elle tolérée par le gouvernement américain? » et voici ce que nous avons trouvé.  

Selon nous, une des majeures conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol est la réduction des terres allouées pour l’exploitation agricole qui sert à nourrir la population. Plus les terres sont utilisées pour aider à la production de l’éthanol, moins elles sont disponibles pour cultiver des produits qui vont nourrir la population. De plus, les profits plus élevés engendrés par les bioénergies entrainent les entreprises à délaisser l’alimentation pour se lancer dans une industrie plus profiteuse. Cette diminution d’agriculteurs dans l’industrie de l’alimentation entraine une réduction de la production de maïs. Ceci fait en sorte qu’à la place de consommer des produits locaux, la population américaine doit acheter et consommer des produits importés qui coûtent plus cher. Nous pensons aussi que le gouvernement américain tolère une telle pratique puisque celle-ci engendre beaucoup de profit et aide à faire rouler l’économie américaine plus que l’industrie de l’agriculture. De plus, elle amènerait l’éthanol vers la bioénergie qui est une forme d’énergie plus écologique que celle utilisée auparavant.

 

 

 

La mauvaise utilisation du maïs entraîne plusieurs conséquences économiques, mais aussi alimentaires. Cette conséquence au niveau de l’alimentation peut être traduite par la baisse de la quantité de maïs disponible pour la consommation. De plus, les conséquences de l’utilisation de maïs dans l’industrie des agrocarburants vont jusqu’à toucher les éleveurs. En effet, selon une pétition déposée par l’Association nationale des producteurs de porcs et de multiples autres associations d’éleveurs, « l‘utilisation obligatoire de maïs pour les combustibles renouvelables réduit l’approvisionnement de maïs et accroît son prix, si bien que les producteurs de bétail et de volaille devront diminuer la taille de leurs troupeaux, provoquant l’arrêt de l’activité pour certains et le chômage »

1Donc, la mauvaise exploitation de cette ressource naturelle touche non seulement l’alimentation de la population, mais aussi les emplois et l’économie de cette dernière.  Cette situation est majoritairement tolérée puisqu’elle apporte plusieurs avantages sur le plan économique du pays, surtout pour les agriculteurs. En effet, ces derniers ont une garantie de faire des profits en vendant leur maïs aux producteurs d’éthano, ce qui n’était pas le cas avec les éleveurs. Grâce à l’achat d’actions de Pro-Éthanol, une débouchée pour la récolte est garantie. Cette sûreté apportée aux agriculteurs devient donc très intéressante dans ce milieu imprévisible. Cette sûreté s’ajouterait au fait que « la culture de maïs pour l’éthanol ne nécessite aucun investissement supplémentaire en machinerie pour les producteurs de maïs-grain »

2. De plus, le gouvernement américain souhaitait atteindre un objectif de production de 132 milliards de litres d’éthanol pour 2017. L’utilisation du maïs dans la production d’agrocarburant permettrait donc au gouvernement d’atteindre cet objectif. Dans le but d’encourager cette méthode de production, le gouvernement américain a mis en place plusieurs politiques nationales de subvention telles que la « Volumetric Ethanol Excise Tax Credit » et la « Small Ethanol Producer Tax Credit »

3. Ces politiques font en sorte que les agriculteurs de maïs et les producteurs d’éthanol soient financés, souvent par des remises d’argent sur leurs taxes, pour leurs rôles dans le cycle de la production d’éthanol. Celles-ci coûtent beaucoup aux Américains. En effet, toutes ces subventions atteindraient un montant de près de 8 milliards de dollars américains en 2064 

 

 

Pour remédier à cette mauvaise exploitation, le gouvernement américain pourrait réserver certaines terres agricoles pour l’exploitation alimentaire uniquement. En effet, il pourrait faire en sorte que le maïs produit sur ces terres ne puisse pas être utilisé pour produire de l’éthanol, mais seulement pour nourrir la population et les bêtes comme les vaches. Si le gouvernement américain adoptait cette solution, les éleveurs n’auraient pas besoin de diminuer et de rationner leurs bêtes, la population n’aurait plus besoin de s’appauvrir en achetant du maïs importé des autres pays, une quantité encore importante serait disponible pour produire de l’éthanol et un équilibre qui rendrait le prix du maïs plus abordable serait restauré. Un équilibre aiderait aussi à arrêter la hausse des prix des aliments qui entrainent avec eux une hausse de l’inflation du pays.   

 

 

En conclusion, nos nombreuses recherches confirment notre hypothèse qui était que l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol cause une diminution du ratio de maïs disponible pour le secteur de l’alimentation. Cette diminution, causé par la hausse de la demande, entraine la hausse du prix du maïs. En effet, nos recherches nous ont démontré que cette mauvaise utilisation entraine non seulement un problème économique au niveau des éleveurs, mais aussi un manque au niveau de l’alimentation de la population. De plus, la tolérance du gouvernement et de sa population par rapport à la production de cet éthanol peut être expliquée par le profit tiré par cette activité. En effet, le montant auquel le gouvernement américain était prêt à se soumettre pour cette production est très élevé. La bioénergie a aussi été mentionnée, mais pas assez pour être un facteur significatif expliquant la tolérance de la population américaine. Les avantages donnés aux agriculteurs étaient cependant beaucoup plus significatifs et pourraient expliquer pourquoi les principaux concernés toléraient cette pratique. Finalement, la réservation de terres destinées à la cultivation du maïs pour l’alimentation uniquement permettrait de diminuer les différents impacts négatifs et permettrait de voir cette pratique comme révolutionnaire. 

 

 

Éliza Nadeau et Léa Mongeau 

L’identité de genre est une construction sociale

Oui, le genre n’existe (presque) pas. Tout comme plein d’autres choses : la virginité, la supériorité blanche, l’argent, la hiérarchie sociale. Mais constructions ou non, on vit dans une société (surprise!), donc ces choses semblent très réelles. Ces constructions affectent notre perception des autres et de nous-même, tout en nous faisant douter de notre valeur en tant que citoyen.ne. On rejettera une jeune fille car elle n’est pas vierge, on exclura un couple d’amis de nos soirées car iels n’ont pas beaucoup de sous, on ne trainera pas avec une certaine personne car iel n’est pas populaire et j’en passe. On base nos jugements quotidiens sur des piliers de bois qui sont plus ou moins stables, sans se questionner du pourquoi de leur existence.  

Mais bon.  

Même si beaucoup de personnes non-binaires savent que le genre est une construction sociale, cela ne les empêche pas de se définir hors de la binarité F et M. Pourquoi ? 

Parce qu’au fond, on s’en fout. 

 

And what about it? 

 

Le genre est un spectre, un peu comme un arc-en-ciel. C’est fluide également, il peut varier d’année en année, de mois en mois, de semaines en semaines ou de jours en jours. Les nombreuses personnes non-binaires qui peuplent la Terre, en s’affirmant publiquement, ont laissé le confort que la binarité nous offre tous.tes derrièreJe parle beaucoup des conséquences négatives de cette construction sociale dans mon texte, mais pour certaines personnes, la binarité est un point de repère, quelque chose de familier : cela ne fait pas d’elleux de mauvaises personnes ! Il faut seulement se rappeler que tout le monde n’est pas cis et que tout le monde n’est pas familier avec la communauté LGBTQIA2+ non plus. Je crois que se rappeler que tout le monde ne pense pas comme soi est important, pour ne pas rester pris.e dans une pièce à échos, à toujours entendre des opinions semblables aux nôtres. Cela étant dit, ne te sens jamais obligé de rester silencieux.euse face à un débat dans lequel tu souhaites prendre parole ! Communique ton opinion, haut et fort, même si personne d’autre dans la pièce n’approuve tes idées 

Donc je te comprends, ça peut être un peu dur de suivre tes proches non-binaires si iels sont genderfluidmais je te jure que ce n’est pas compliqué. La communication est la clé ! L’adaptation peut être difficile au début, mais avec le temps, tout se place. Comme le genre est un spectre, ne pas assumer le genre d’une personne en la voyant physiquement va de soi. C’est pour cette raison que demander les pronoms d’une personneen la rencontrant est primordial. Tu apprendras à mieux connaitre cette personne en plus de connaitre son nom sans avoir de small talk qui ne semble plus finir. 

Alors pourquoi n’est-ce pas la norme ? 

Parce qu’il y a tout plein de gens venant de milieux différents qui n’acceptent pas cette réalité. Non, les personnes transphobes ne sont pas juste des mononcles baveux en bedaine avec une bière à la main. Il y a les TERFS, trans exclusionnary radical feminists. Un très bon exemple serait J.K. Rowling, l’autrice de la série Harry Potter. Elle s’est prononcée à multiples reprises publiquement sur son compte Twitter, pour traiter les femmes trans comme « ne représentant pas l’expérience féminine biologique ». Ou encore quand, en partageant une publication sur la précarité menstruelle, elle s’exclama que « seules les femmes peuvent avoir des menstruations, je ne comprends pas pourquoi on dit les personnes ayant des menstruations! »  Si tu ne comprends pas la nuance de ses propos, de la manière inclusive, on dit « les personnes ayant des menstruations » pour inclure les personnes qui menstruent, mais qui ne s’identifient pas comme étant femmes. Par exemple, moi j’ai des menstruations, mais je ne m’identifie pas comme étant femme.  Ce n’est pas aussi transparent comme transphobie que Trump par exemple, mais c’est tout de même de la transphobie. On pourrait décrire J.K. Rowling comme étant une adversaire passive. Elle va avoir des propos transphobes, mais elle ne dira jamais qu’elle est transphobe et fière, par exemple (ce qui peut être le cas d’adversaires plus actifs, comme observé dans des groupes d’extrême droite.). La saga littéraire a une grande valeur sentimentale pour plein de gens dans ma communauté, donc à ce moment-là, on peut se demander si on devrait séparer l’œuvre de l’artiste. Tout cela vaut son propre débat, mais je recommanderais l’article sur le sujet du Journal!

 

Devrait-on dissocier l’œuvre de l’artiste ?

 

Parfois, on peut se sentir comme si nous ne méritions pas d’humanité, comme si nous avions le monde à dos. Mais c’est faux. Nous sommes forts.es, intelligents.es, passionnés.es. Nous méritons nos droits. Nous méritons notre humanité. Nous méritons nos vies. Des vies longues et prospères, remplies de joie et de simplicité. Nous méritons de vieillir, d’enterrer nos adelphes car iels ont été rattrapés par le temps, non par une voiture de police. 

Pis les rôles de genre, eux ? à

Vu qu’on sait à présent que l’identité de genre est une construction sociale, les rôles de genre peuvent sembler encore plus ridicules. Si tu ne le savais pas déjà, les rôles de genre sont des choses qu’on attribue à un côté ou à l’autre de la binarité. Par exemple : les robes c’est pour les filles, les camions c’est pour les garçons, etc. Tu peux comprendre que pour certaines personnes non-binaires, ces choses n’ont aucune importance, vu que notre genre peut être à un bout ou l’autre du spectre, dans le milieu, partout ou pas du tout ! Tu l’auras peut-être deviné, mais les rôles de genre sont également des constructions sociales, ne remontant pas plus loin qu’à la mort de la monarchie française. Effectivement, avant cela, les hommes portaient bien souvent des robes. Marie-Antoinette, étant très influente du côté de la mode en France, a popularisé le rose pour les femmes, trouvant la couleur ravissante et féminine. Plein d’évènements comme celui-ci ont construit peu à peu ces normes sociales. Allant de la tenue vestimentaire jusqu’à la possibilité d’avoir un emploi ou encore un compte de banque. Savais-tu qu’avant la colonisation de l’Amérique, dans plusieurs communautés autochtones, certaines personnes s’identifiaient comme étant 2 spirits ? C’est encore le cas aujourd’hui d’ailleurs, le chiffre 2 dans l’appellation de la communauté LGBTQIA2+ est présent pour cette raison. La binarité des genres n’est apparue en Amérique qu’après la colonisation. C’est également pour cette raison que la solidarité entre les communautés BIPOC (Black, Indigenous and People of coloret la communauté LGBTQIA2+ est primordiale. Sans les communautés BIPOC, les droits civils des personnes faisant partie de ma communauté n’auraient jamais été accordés. Sans Marsha P. Johnson, Sylvia Rivera ou encore Stormé DeLarverie, nous n’aurions pas de droits.  

Quelles sont les conséquences de ces constructions sociales ?             

       

J’en avais déjà parlé dans mon article précédent, mais l’espérance de vie des personnes trans en Amérique est réduite de presque 75%. Le risque de perdre la vie en étant une personne trans BIPOC est encore plus élevé. On peut donc dire qu’une des conséquences de ces constructions sociales est le taux de mortalité beaucoup plus élevé que la moyenne des personnes trans.  La peine de mort pour homosexualité qui est encore présente dans plus de 70 pays, l’itinérance des personnes LGBTQIA2+ rejetés.es par leur communauté et j’en passe. Les conséquences de l’identité de genre et son importance dans nos jugements va au-delà d’un simple vernis à ongles ou d’un hashtag.  

J’avoue aimer le vernis à ongles. J’avoue partager beaucoup (énormément) de publications Instagram sur beaucoup de sujets qui me passionnent. J’avoue partager des hashtags parfois, voulant montrer mon soutien pour une certaine cause, mais n’ayant pas nécessairement les moyens financiers pour aider. Mais je ne pourrai jamais me contenter de cela. 

« Politics doesn’t interest you because you have no interest in changing a world that suits you so well. » 

-Enola Holmes, 2020 

(Le monde politique ne t’intéresse pas, car tu n’as rien à gagner en changeant un monde qui te privilégie.) 

  

Pourquoi est-ce important de respecter les pronoms de quelqu’un ? 

J’ai souvent croisé des personnes qui ne comprenaient pas l’importance de respecter les pronoms d’une personne.  

« Ce ne sont que des pronoms ! Je ne me fâche pas quand quelqu’un me dit monsieur à l’épicerie : ça peut arriver à tout le monde, je ne comprends pas le problème. » 

Si tu es une personne cis, tu ne comprendras probablement jamais le sentiment qui nous habite quand quelqu’un ne respecte pas nos pronoms. Un mélange de colère et de tristesse avec une touche de doute. Cette émotion qui nous submerge dans ces moments nous fait du mal.  

Si tu es une personne cis, on n’a probablement jamais douté de ton identité. On ne t’a jamais demandé si tu étais sûr.e, si ce n’était qu’une passe ou encore si tu n’étais pas possédé.e par un démon (oui, il y a des vraies personnes qui disent ce genre de choses.). Notre identité, notre validité en tant qu’êtres humains respectables est constamment remise en question par des personnes qui ne sont pas concernées. 

On n’a jamais douté de ce qui t’habite, de ce que tu es.  

Alors dis-moi : ce virus, ce n’est pas si le fun hein ? 

Je te comprends. Moi aussi je trouve l’adaptation difficile. 

Mais si tu es capable de faire tes cours sur un ordinateur dans l’ombre d’une pandémie mortelle mondiale, je crois que tu es capable de bien genrer ton ami.e. 

 

Donc voilà, j’espère que tu as appris une chose ou deux. À la prochaine ! 

Jo (iel/il) 

 

 

 

 

 

Pourquoi est-ce que ça siffle dans mes oreilles?

Je me rappelle qu’en troisième secondaire, dans le cours de sciences, nous avons parlé d’acouphènes, des bruits parasites dits inexistants tels des sifflements, des bourdonnements ou des cliquetis. Ce que l’enseignante nous disait était que ces sons fantômes se développent généralement chez les personnes âgées, cependant, à sa grande surprise, plusieurs de mes camarades de classe se sont plaint des mêmes symptômes.  Dans ce texte, vous pouvez trouver les causes, les conséquences et les solutions de ce problème.  

 

Les causes 

Premièrement, il y a la détérioration des mécanismes de l’audition qui touche souvent les personnes âgées. Deuxièmement, la biologie, il est prouvé que les hommes ont plus de chances de souffrir du trouble. Et troisièmement, l’exposition excessive au bruit, c’est pour cela que les personnes les plus à risques sont : 

  • Les travailleurs en milieu industriel, ce n’est pas une coïncidence s’ils portent souvent des coquilles anti-bruit ou des bouchons ; 
  • Les camionneurs, un douze roues, ce n’est pas ce qu’il y a de plus silencieux; 
  • Les soldats en zone de conflit, comme dans les films quand une bombe explose et qu’on entend un sifflement ; 
  • Les musiciens, après avoir été à une pratique de l’harmonie, j’ai cru devoir célébrer les funérailles de mes oreilles ; 
  • Et ceux qui écoutent de la musique ou des vidéos à un volume élevé avec des écouteurs, ces derniers représentent bien notre tranche d’âge, vous ne trouvez pas?  

 

 

Pour la suite, concentrez-vous sur le dernier énoncé. 

Aux États-Unis, en 2013, le nombre de cas d’acouphène est évaluée à 7,5 % chez les 12 à 19 ans, ce qui correspond à environ 2,5 millions de jeunes. La majorité qui en souffrait avaient une audition normale et l’acouphène était souvent augmenté par l’exposition à la musique forte. 

Vous voyez, l’oreille interne est tapissée de milliers de cellules auditives qui sont si fragiles qu’une fois détruites, elles ne se régénèrent pas. Une exposition régulière à un nombre trop élevé de décibels (unité de mesure du niveau sonore) entraîne des dommages permanents aux cellules auditives à la longue. Il peut arriver aussi qu’une exposition unique à un son violent tout près de l’oreille provoque une atteinte irréversible des cellules auditives, comme à l’exemple donné pour les soldats. 

 

Les conséquences 

À part les bruits typiques entendu par ceux touchés, l’acouphène peut occasionner du dérangement, de l’anxiété, de l’irritabilité, des troubles de sommeil. Il peut mener à un diagnostic de trouble émotionnel anxieux ou, rarement, de dépression chez les adolescents. Les difficultés de concentration sont plus fréquentes pour les 14-15 ans (jusqu’à environ 66,9 % des cas). Dans les cas que j’ai pu étudier en secondaire 3, le bruit en continu était si dérangeant que certains essayaient de l’enterrer en écoutant leur musique encore plus fort, ce qui ne peut qu’empirer le trouble. 

 

Les solutions 

Bien sûr, il faut éviter de s’exposer inutilement et trop souvent à des volumes sonores très élevés ou même moyennement élevés. J’ai remarqué que plusieurs compagnies de téléphone intelligent ont ajouté des avertissements concernant les troubles auditifs. Par exemple, LG émet un message disant « l’écoute prolongée à volume élevé peut endommager l’ouïe » tandis que Samsung change la  (voir image ci-dessous) quand le niveau de décibels devient trop grand. En cas où les acouphènes se sont déjà emparés de vous, réduire et gérer son stress et son anxiété serait une bonne idée puisqu’ils sont des éléments aggravants, donc on recommande de pratiquer la relaxation, la méditation, le yoga, une activité physique, etc. 

 

 

Pour conclure, baissez le volume de votre musique et réduisez votre stress, car il est important de prendre soin de soi, surtout quand on est si jeune et qu’il nous reste beaucoup de temps.  J’espère que vous comprenez le message que j’essaie de faire passer en écrivant ce texte. À la prochaine. 

 

 

Par Auralie Goudreault 

 

Bibliographie :  

LE QUEERBATING, C’EST QUOI ?

La semaine dernière, je regardais mon fil d’actualité sur Instagram quand j’ai vu plusieurs personnes partager une photo de Jay Du Temple, ce dernier portant une robe.  

Des mentions, des commentaires admiratifs, il en pleuvait.  

 

“Si innovateur !” 

“Merci de montrer l’exemple à nos enfants.” 

“Le roi de la destruction des rôles de genre !” 

 

J’ai effectué un rictus plutôt agacé, mais me suis retenu.e de faire un commentaire, croyant que je serais le.la seul.e à être frustré.e de la chose. 

Puisles jours suivants, j’ai vu plus d’une publication qui dénonçait son action. J’ai alors compris que mon agacement n’était pas isolé. Un mot est apparu alors : le queerbating. Qu’est-ce que c’est ? C’est ce que je vais essayer de t’expliquer, tout en donnant mon avis aucunement neutre. 

 

C’EST QUOI LE PROBLÈME ? 

Comme je l’ai dit précédemment, Jay Du Temple, animateur d’Occupation Double depuis quelques années maintenant, a pris la décision de mettre une robe pour animer l’émission de téléréalité la semaine dernière. Les acclamations venant du public n’ont pas tardé à suivre sa publication Instagramva voir de toi-même, je t‘en prie 

 

Donc. 

Que Jay porte une robe, ça peut paraitre révolutionnaire d’un point de vue extérieur.  

Le problème, ce n’est pas la robe, le maquillage ou le vernis à ongles. Au contraire, c’est bien que Jay se sente à l’aise dans son milieu pour s’exprimer à travers son habillement. 

Ce qui me dérange, c’est le crédit que les gens lui attribuent, parce que Jay est loin d’être la seule personne à porter des robes, mettre du maquillage et porter du vernis à ongles. 

Non, Jay ne déconstruit pas les rôles de genre à lui seul. 

Non, ce que Jay a fait, ce n’est pas innovant. 

 

C’EST QUOI, LE QUEERBATING ? 

Volontairement ou pas, Jay imite des pratiques inventées et popularisées par la communauté LGBTQIA2S+, dans le but d’attirer, parmi les téléspectateurs, les personnes queers. 

Mais tu t’en doutes bien, Jay n’est pas le seul à utiliser cette technique dans le milieu. 

Le queerbating, c’est quelque chose que nous connaissons tous.tes un peu, mais dont on ne connait pas nécessairement le terme. 

Un très bon exemple de queerbating est quand des séries télés sont vantées pour leur diversité, se disant super inclusives représentant les minorités les plus démunies. Puis tu t’installes confortablement sur ton canapé, ouvre ton téléviseur, regarde un épisode, un autre, encore un autre… Pour découvrir que la représentation, elle dure trente secondes, dans le sixième épisode et que la personne queer, c’est la sœur de l’ami de l’oncle du personnage principal. 

 

Non, ceci n’est pas de la représentation juste, désolé.e de péter ta balloune. 

 

Le but de ces producteurs est alors atteint : attirer les personnes queers vers ces produits, pour capitaliser sur leur manque de représentation dans notre société. Ces séries et films sont, pour la vaste majorité, produits par des personnes qui ne font pas partie de la communauté LGBTQIA2S+. 

 

COMMENT DEVRAIT-ON LE PRENDRE ? 

Personnellement, je n’aime pas être représenté.e dans les médias par des personnes qui ne font pas partie de ma communauté. Je sais que je ne suis pas seul.e, à trouver ce genre de pratiques pathétiques. Par contre, je sais également que plusieurs personnes de ma communauté n’y voient pas de problèmes.  

Des productions faites par les Queers, pour les Queersil y en a. 

Je ne prends pas les actions de Jay Du Temple comme étant vilaines, je crois sincèrement que ce n’était pas son intention. Par contre, que ça ait pris Jay Du Temple, un homme cishétéro et blanc pour “normaliser” ces pratiques, ça me frustre ! 

 

NON, CISGENRE ET HÉTÉRO NE SONT PAS LA NORME 

Quand j’ai aperçu les commentaires de sa publication Instagram, je suis resté.e perplexe face à plusieurs réactions, dont une s’étant inscrite en caractères gras dans ma tête : 

 

 

 

“Merci Jay, de normaliser le vernis à ongles pour les petits gars. La prochaine fois que mon enfant me demandera s’il peut en mettre, je n’hésiterai pas à lui dire oui ! 

 

 

 

Ce commentaire m’a mis la puce à l’oreille, pour être très honnête. 

Donc, quand des personnes LGBTQIA2S+ se mettent du vernis à ongles, des paillettes sur les yeux et des robes, est-ce autant révolutionnaire que quand Jay le fait ?  

Est-ce que tu vas sentir que ça devient plus normal ? Est-ce que tu vas t’exclamer de la même manière que quand Jay l’a fait ? 

Impliquer que ça ne devient normal que quand les personnes cisgenres et hétéro le font, c’est impliquer que ces groupes de personnes sont la norme. 

Je ne vais pas te mentir, c’est encore la norme dans notre société. Mais c’est une norme qu’il faut qu’on déconstruise. Parce quêtre cisgenre et hétéro, c’est le paramètre par défaut qu’on applique à un étranger, jusqu’à preuve du contraire. 

 

DONNER CRÉDIT AUX BONNES PERSONNES 

Il est capital de reconnaitre la communauté d’où viennent ces tendances. Il est capital de donner autant d’importance aux personnes à l’origine de la culture qu’aux personnes qui se l’approprient. Il est capital d’inclure ces communautés invisibilisées, dans toutes les sphères de notre société, qu’il y ait des caméras qui tournent ou pas. 

 

Il est capital de se souvenir de l’histoire de la communauté LGBTQIA2S+, de l’enseigner dans nos écoles, en montrant du respect pour ces personnes. 

 

Au moins 350 personnes transgenres à travers le monde ont été assassinées cette année. En ce 18 novembre, nous en sommes à la 324e journée de cette année 2020. Ceci est sans compter les personnes qui ont survécu aux agressionsen gardant de grandes cicatrices émotionnelles.  

Nous ne pouvons pas nous contenter de porter des robes durant des émissions ou sur des pages couverture de magazines, de mettre des paillettes sur nos yeux durant les tapis rouges et de mettre du vernis à ongles en allant à l’école. 

 

 

QUE FAIRE POUR Y REMÉDIER ? 

En parler autour de soi, c’est la moindre des choses. La prochaine fois que tu rencontres quelqu’un, demande-lui quels sont ses pronoms.

Informe tes amis, ta famille. Informe-toi, lis des articles de journal (comme celui-ci !), des livres écrits par des personnes queers, regarde des documentaires.

Notre meilleure arme contre les LGBTQIA2S+phobies, c’est l’éducation. 

 

Jo Brouillet (iel, il) 

Semaine de la prévention des dépendances

Du 15 au 21 novembre 2020 se tient la semaine québécoise de la prévention des dépendances.

Cette année, l’accent de la campagne est mis sur la capacité d’adaptation. L’être humain est appelé à s’adapter à divers changements ou situations, et ce, depuis toujours. Cela est d’autant plus vrai dans le contexte que nous vivons présentement.

Il importe donc de développer des capacités d’adaptation qui soient positives. En prenant soin de ta santé physique et psychologique, en continuant d’entretenir des relations saines avec ta famille et tes amis, en continuant de te mobiliser pour ta réussite, en ayant des projets.

Face à une difficulté, établis tes priorités et identifie plusieurs solutions possibles. N’hésite pas à demander de l’aide à tes parents, tes amis, tes enseignants, aux intervenants de l’école ou encore ou différentes ressources disponibles.

 

L’important est que tu sois actif dans la recherche de solutions. Ainsi, tu développeras tes compétences personnelles, te rendant ainsi plus apte à faire des choix éclairés notamment en matière de consommation ou de toute autre forme de dépendance.

 

 

Si tu as des questions ou besoin d’aide, n’hésite pas à consulter un intervenant de l’école :

 

· Les TES (locaux : A-134.2, C-175, C-177.1, C-185, N-101.1, N-104)

· Les psychoéducateurs (local C-231)

· L’infirmière (local A-132)

 

Tu peux également communiquer avec les ressources disponibles :

Uniatox : 450-968-0363 www.uniatox.org

 

Services psychosociaux du CLSC:

811

-Centre de réadaptation en dépendance de Lanaudière : 450-492-7444 www.crdlanaudiere.ca

-Tel-Jeunes : 1-800-263-2266 www.teljeunes.com -Jeunesse J’écoute : 1-800-668-6868 www.jeunessejecoute.ca

 

 

 

Yanik Labelle, psychoéducateur

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