politique

L’enfance de Donald Trump

Donald Trump est issu de l’union entre Fred Trump et Mary MacLeod et naît le 20 janvier 1946 à New York City. C’est un homme controversé, misogyne et raciste. Voici d’ailleurs plusieurs commentaires qui le prouvent :

«C’est une truie. Elle parle comme un chauffeur routier 

Commentaire proféré en 2006 visant l’actrice Rosie O’Donnell. 

« Regardez-moi cette tête. Qui voterait pour ça? » 

Commentaire visant son ex-rivale aux primaires républicaines, Carly Fiorina.

Trump et ses parents en 1992

Son père était agent immobilier et entrepreneur. Il a amassé une grosse somme d’argent en construisant des appartements abordables dans le Queenoù il habitait d’ailleurs avec sa famille,  à Staten Island et à Brooklyn. Mais revenons-en à son fils.

Trump est complètement à gauche

Enfant, Trump débordait d’énergie ce qui déplaisait à ses parents. Ils l’ont donc envoyé à l’école militaire, espérant qu’il ait « une bonne correction ». Ils avaient espéré que leur fils canaliserait son énergie pour en faire quelque chose d’utile.  

Toutefois un détail me titille dans le « ils » …  

Fred Trump était probablement le modèle de son fils, car celui-ci est à son image. En effet, le père est tout aussi raciste et sexiste que son enfant. Donc, je ne pense pas que la mère de Donald, Mary MacLeod, avait son mot à dire. Elle devait être effacée, se contraignant aux choix de son mari. 

Mais revenons-en à l’école militaire. Donald Trump a appris pendant ces cinq ans plein de choses, dont l’intimidation. Pendant ces années, il a effectivement brutalisé ses camarades. Suivait-il l’exemple de ses « enseignants » qui l’ont un jour giflé? Plusieurs compagnons de classe ont dénoncé des années plus tard que Trump les plaquait et les forçait à s’impliquer dans des bagarres.  

Cet ancien président narcissique n’a toutefois pas eu une enfance si facile. Lorsqu’il était jeune, sa mère a eu une maladie. Alors qu’il n’était qu’un bambin, sa mère souffrait d’une grave maladie.  Certains pensent, hypothétiquement parlant, que vient de là son irrespectueux comportement envers les femmes. Sa nièce, Mary Trump, a émis cette hypothèse dans un documentaire : 

« Donald, qui se trouvait alors à un point crucial de son développement infantile, a essentiellement été abandonné par sa mère. Il n’est peut-être pas capable de faire pleinement confiance aux femmes. Il peine à établir des liens profonds avec elles, si ça ne lui est pas carrément impossible, car il n’a jamais réussi à le faire avec sa mère. » 

 Un témoignage troublant, qui révèle la nature réelle de la relation mère-fils que partageaient ces êtres complexes. Ce fils est d’ailleurs incapable de raconter comment sa mère lui témoignait son amour. Plusieurs personnalités dont Mary Trump semblent penser que Trump et sa mère avaient une relation froide. Il n’était pas proche de sa mère, il lui en voulait, en quelque sorte. 

 

Marc Fisher, coauteur du livre, Trump revealed, affirme que cette relation considérablement influencé les relations de Trump avec ses conquêtes 

Mais, il n’y avait pas que sa mère qui ait façonné ce personnage. Fred Trump était un homme strict et exigent, bref, le genre de père qui, à cette époque, lisait le journal en fumant un cigare ou pestait contre l’évolution du droit de vote des femmes. L’influence de son père joue un rôle dans la personnalité de Trump. Leur père s’adressait à ses fils en les poussant à se dépasser, à être un tueur. Ces mots terrifiants ne font pas référence à des meurtres, mais à la compétition. Éliminer les autres, être le meilleur, voilà l’éducation malsaine que Trump et ses frères recevaient chaque jour. Mary Trump a d’ailleurs confié lors d’un reportage que son père, Fred Trump Junior avait subi énormément de pression de son père. De plus, Fred Junior, n’ayant pas envie de reprendre l’entreprise de son père, avait été donc humilié toute sa vie par celui-ci.  

 

Maintenant, avançons un peu dans le temps. Donald Trump, à 25 ans, désirait surpasser son père en popularité et argent. Il a donc trouvé un moyen pour qu’on le remarque, pour qu’on se souvienne de lui. C’est donc pour cette raison qu’il a entretenu des relations amicales avec l’avocat Roy Cohn. Cet avocat notoire a eu un impact positif sur la carrière de Trump. Ils ont collaboré en rénovant entièrement l’hôtel Commodore. Il arnaque tout le monde en prétendant être meilleur qu’il ne l’était véritablement. Malheureusement, son stratagème fonctionne et il arrive à ses fins. Sa carrière monte par la suite en flèche. Depuis sa défaite, le 3 novembre dernier, il s’humilie superbement en tentant de récupérer son poste. Et si son désir de réaliser le rêve américain, d’être l’homme le plus riche au monde cachait en réalité une vulnérabilité bien enfouie causée par la pression colossale que son père lui faisait subir? Ses nombreux commentaires désagréables tout autant répugnants et injustes les uns que les autres cacheraient donc quelque chose de plus tendre, voire humain? Certains diront : peut-être, mais ça lui donnerait un peu trop de crédit!  

En 1978 lors de la construction de l’hôtel Commodore.

Après tout, qui pourrait croire qu’un cœur de pierre dissimulerait une âme fragile? Aujourd’hui, il refuse de lâcher prise, d’admettre sa cuisante défaite. D’autant plus cuisante, lorsqu’on se dit que plusieurs présidents ont réussi à obtenir deux mandats. C’est un coup dur pour l’orgueil.  

Pour finir, j’espère que Donald John Trump saura un jour tirer sa révérence (comme les autres présidents avant lui) en toute paix, sagesse, humilité et peut-être même avec une once de culpabilité pour les actions regrettables qu’il a commises.  

 

Par Raphaëlle Lacasse

Petite réflexion sur la liberté

Depuis peu, je me rends compte que tout est subjectif; des choses les plus futiles jusqu’aux plus importantes, simplement parce que l’être humain traite chaque information selon ses propres expériences, valeurs, idéaux et j’en passe. Effectivement, plusieurs facteurs peuvent affecter la réflexion d’un individu, tels que ses préférences, ses émotions, voire ses traits de caractère. Les meilleurs exemples pour illustrer mon point sont sans doute les mots; malgré leurs sens universels, dont la plupart sont décrits dans un dictionnaire, chacun y apporte sa propre signification. Imaginez le terme maison; quelqu’un pourrait dire que c’est un endroit où l’on vit, tandis qu’une autre personne pourrait décrire ce lieu comme un havre de paix, son chez-soi. Cela s’éloigne quelque peu de la définition initiale, qui se résume à «bâtiment d’habitation»quoique ceci était un terme simple. Le mot maison fait partie du vocabulaire que se doit d’apprendre à bien orthographier un enfant de première année du primaire. Essayons avec quelque chose d’autre; que diriez-vous d’autonomie? Certains l’associeront directement à l’indépendance, l’autosuffisance et la débrouillardise, alors que d’autres la relieront à la connaissance de ses défauts, de ses qualités, de ses limites, bref, à la capacité dimaginer de soi-même un portrait qui soit fidèle. Voici ce qui démontre bien, à mon avis, que tout n’est question que d’interprétation. 

 

Pourtant, lorsqu’il est question de valeurs, il peut s’avérer complexe de communiquer quand deux personnes n’ont pas une vision accordée de ce qu’elle représente. On voit partout autour de nous ce genre de désaccord, que ce soit dans la vie courante ou dans les médias; par exemple, la récente remise en question de ce qu’est la liberté d’expression, son importance et ses limites. Plusieurs autres débats quotidiens sont créés par des interprétations et des visions différentes de valeurs, priorités ou toute autre chose qui puisse représenter un enjeu dans la vie de tous les jours. 

 

 

Je dois avouer avoir réfléchi à quelque chose en particulier; la liberté. Sept lettres, trois syllabes, un mot dont l’orthographe est banale, qui, certes, possède un sens, à mon humble avis, des plus poétiques. Le dictionnaire du Petit Larousse lui a trouvé treize définitions différentes, relatives à l’état d’une personne, aux conditions politiques, à des droits, etc. Pour moi, la liberté est le terme qui exprime le choix de se livrer à soi-même, tout en prenant conscience des risques, mais surtout de la sensation de pouvoir et de responsabilité qu’elle procure; « La liberté commence où l’ignorance finit.», Victor Hugo. 

 

Un de mes professeurs ma un jour enseigné que la liberté d’un individu s’arrêtait où celle des autres pointait le bout de son nez, dans le sens où nous sommes libres de nous déplacer, mais dès que se présente le terrain privé appartenant à quelqu’un, nous n’avons pas le droit de s’y aventurer. Voici un autre exemple; chacun a droit à la vie, donc l’enlever à quelqu’un est un crime. Bien que cette démonstration soit plus radicale, je dirais même sadique, elle est justifiée et défend la même conclusion. Bien sûr, ce n’est pas parce que ça s’avère être véridique que ce soit un résumé fiable et complet.  

 

 

Pourtant, je me surprends à penser que la liberté a un double tranchant; car après toute référence à la liberté vient un moment où l’on doit assumer ses actes et paroles. Comme dirait l’oncle Ben, dans Spiderman; « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités».  Ici, l’on parle bien évidemment de contrôle de soi, non seulement pour ne pas abuser de nos pouvoirs, mais aussi pour en faire bon usage.  Par exemple, dans un débat, nous sommes libres d’exprimer notre avis, mais il y a certaines normes sociales à respecter, soient la politesse, la courtoisie, l’amabilité et d’autres encore. Voici un phénomène que j’ai affectueusement prénommé la cage sociale… Pourquoi? Simplement parce qu’on rajoute des contraintes morales, donc certaines valeurs à respecter en société, mais ne voyez-vous pas le piège? Qui dit valeur dit interprétationS, le ‘’s’’ étant d’une importance capitale, puisqu’il signifie que plusieurs visions se forgent de leur côté, créant ainsi un bric à brac immense lorsqu’elles se confrontent; ainsi se développent des débats, des clans et tout ce qui s’en suit. 

 

Une des façons les plus efficaces pour se sortir d’affaire serait de piétiner son égo et de tenter de se mettre à la place de l’autre afin de s’imprégner de son point de vue, et de pouvoir mieux reconnaitre les besoins de l’autre, ce qui assurerait un compromis juste et équitable. Pourtant, on croit que faire preuve d’empathie est inutile dans ce genre de conflit, car aux premiers abords, on assume que notre opinion est déjà validée grâce à la liberté de penser; certes, ce n’est guère une justification valable. Voilà pourquoi il faut faire preuve d’ouverture d’esprit, prendre le temps de réellement écouter les arguments de l’autre, ses idées et son interprétation. Ainsi finit par en découler une preuve de liberté d’expression; chacun a pu s’exprimer de manière égale et ils ont bénéficié des mêmes droits.  

 

Nous vivons dans un monde bourré de nombres, de statistiques et ça s’avère pratique, nous nous basons sur eux pour trouver comment rendre notre mode de vie meilleur. Ces temps-ci, on croit pourtant voir notre mode de vie se détériorer, non seulement par les nombreux cas d’infections et de décès, mais surtout par notre liberté qui semble disparaitre. Si l’on tente de représenter à quel point nous sommes libres en ces temps pitoyables, je dirais que notre liberté est réduite et que ça crée certaines tensions dans la société. Oui, je trouve que c’est abominable de se retrouver aussi ‘’coincé’’ dans une période de temps qui semble s’éterniser, et je suis la première à m’en révolter; s’il y a bien une chose que j’apprécie du Québec et du Canada, c’est la liberté que nous possédons!  

 

Cependant, j’ai gardé en tête que la crise que nous traversons est difficile pour tous, et que pour regagner cette liberté, il va falloir se battre, sans relâche, continuer à endurer le port du masque en classe, tenter d’éviter les contacts et investir du sien dans le respect de chaque règle sanitaire… non pas seulement pour retrouver notre liberté, mais aussi pour l’avoir méritée 

 

Par Marianne Lachance

Une rencontre avec un maire proche de ses racines

Mardi 1er octobre, réunion du journal;

Tous les membres semblaient être présents attendant tous impatiemment le début de la réunion. Comme à l’habitude, les responsables du journal présentaient les projets en cours pour souligner les 50 ans d’Armand-Corbeil. Notre mandat était une entrevue consacrée au maire de Terrebonne, Marc-André Plante,  qui était un ancien élève de notre école. Le maire était de passage à notre école pour son projet d’embellissement de la cour extérieure. Il mettait l’épaule à la roue pour appuyer les élèves bénévoles de notre école ainsi que les enseignants liés à ce superbe projet. Nous en avons donc profité pour faire notre entrevue avec le représentant officiel de la ville de Terrebonne. Comme vous le savez certainement déjà, ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre le maire et nous devons l’avouer ; nous étions surexcitées, mais aussi vraiment stressées. Une fois l’entrevue entamée, la tension s’est dissipée comme par magie.

JAC: Avez-vous aimé vos années au secondaire? Étiez-vous populaire? 

-Est-ce que j’étais populaire? Je me souviens qu’à l’époque, l’école Armand-Corbeil pour moi, c’était en secondaire 3, 4 et 5 parce qu’en secondaire 1 et 2, on était tous subdivisés à Léopold-Gravel. Moi, à l’école, je me souviens que ça commençait à 8h et finissait à 14h30 et j’étais moins impliqué dans la vie scolaire. Je me rappelle que je parlais beaucoup et que je bougeais beaucoup. J’étais un élève plutôt comique, je faisais beaucoup de blagues, mais les enseignants trouvaient ça drôle. Donc, j’étais le type d’élèves qu’ils appréciaient beaucoup. Alors oui, j’étais, je ne dirais pas populaire, mais plutôt apprécié des autres élèves parce que je faisais rire les gens. Dans mon temps, il n’y avait pas de programmes, il y avait l’option enrichi et c’est tout.

JAC : Parlez-vous toujours avec vos amis du secondaire?  

– J’ai quelques amis avec lesquels  je suis demeuré en bon contact, d’ailleurs, il y en a même un qui siège avec nous au conseil municipal qui est Yann Maisonneuve. On a terminé la même année et puis, on a été élus tous deux ensemble.  J’ai encore des amis qu’on fréquente mutuellement et je vois plein de gens que des fois j’avais pas vu depuis 20 ans. Grâce à mon travail, j’ai pu croiser plusieurs amis d’Armand-Corbeil. À l’époque, Armand-Corbeil était l’une des rares ou sinon la seule école à Terrebonne, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

 

JAC: Y avait-il des activités et y avait-il un journal étudiant? 

À l’époque, il y avait un journal étudiant, une radio étudiante, une association étudiante est un club de cross- country. Il n’y avait pas de football comme vous le connaissez. Il y avait de la natation, mais tout le monde la redoutait.

NDLR: Monsieur Plante n’a pas fait partie du journal, car le programme enrichi ne permettait pas de s’impliquer dans une activité.  

JAC: Pouvez-vous nous parler de l’école des métiers? 

– À l’époque, il y avait des professionnels qu’on côtoyait. C’était beaucoup l’école de secrétariat qui était présente à l’époque. Secrétariat comptable et dactylo étaient liés à ce type formation, je me souviens, l’école professionnelle était présente à ce moment-là, on avait des élèves plus vieux et qui avaient pas le même horaire. On les côtoyait un peu moins, il y avait une classe de menuiserie à l’arrière aussi.»

JAC: Si vous aviez décidé de vous impliquer, dans quoi vous seriez-vous investi? 

Assurément du sport, mais j’aurais beaucoup aimé faire la radio, ça, c’est sûr et certain. Mais il y avait un sport que tout le monde redoutait, c’était les cours de natation, car l’eau était trop froide et le casque de bain n’était pas très joli.

JAC: Quel est votre meilleur souvenir d’Armand-Corbeil? 

D’abord, moi, j’ai vécu l’ouverture de la nouvelle cafétéria nord que vous avez, qui pour vous a pas l’air nouvelle ben ben. Elle a été construite à ce moment-là et évidemment, on était tout tassé dans une petite cafétéria. Je me souviens qu’à l’école, ça avait vraiment changé la dynamique, ça agrandissait.

JAC: Étiez-vous du genre à faire des mauvais coups ? 

Ouais! Je le dis pas tout le temps, mais moi, au primaire, j’avais des feuilles de route. À chaque fois que je vois un élève avec son bureau à l’extérieur de sa classe, je le salue toujours en lui disant : « T’en fais pas, dans la vie, tu peux réussir pareil,  ça arrive à tout le monde. J’étais tannant, en plus, ma mère enseignait ici, et moi je suis né en 1977 un 29 novembre, elle allait travailler enceinte, assez proche de son accouchement. Les contractions ont commencé à 15:00 et c’est le directeur de l’école qui, à ce moment-là, l’a emmenée à sa voiture pour qu’elle parte à l’hôpital Sainte-Justine. Ça avait commencé ici, à l’école et le directeur qui a aidé ma mère était celui qui m’a accueilli ici, à l’école.

C’est avec un grand plaisir que nous avons conclu notre rencontre avec cet homme quand même assez impressionnant. C’est une belle expérience pour nous, qui ne sommes qu’en secondaire 1, de faire une rencontre aussi impressionnante. Le maire s’est avéré être très accessible et très comique pour nous mettre à l’aise tout au long de son entretien. Nous avons remarqué également que bien que notre école ait changé avec le temps, elle reste un élément de nostalgie pour notre maire qui parcourait les corridors la tête pleine d’histoires.

Pour écouter l’entrevue complète:

par Julianna Argento et Marianne Lachance

Le ministre de l’économie est-il comme vous l’imaginiez?

Avez-vous déjà été tellement stressé que bouger était une nécessité? Si oui, vous pouvez comprendre ce que nous avons ressenti quand nous avons appris que nous allions interviewer Pierre Fitzgibbon. Il est le ministre de l’économie du Québec, donc ce qui fait de lui quelqu’un d’important. Nous avons pu assister à sa présentation sur les finances et nous avons eu le droit à une entrevue. Nous le remercions de son temps, car nous, Julianna Argento et Marianne Lachance, sommes très contentes d’avoir pu le rencontrer. Nous l’avons rencontré lors de son passage à notre école, en novembre dernier, où il était venu, à la demande de Grégory Sabourin et de Chantal Caissié, s’entretenir avec les élèves de secondaire 5 de certaines notions d’économie comme la dette publique, le PIB (produit intérieur brut) et l’inflation.  

Pierre et les finances

Avant son cours sur les finances pour les élèves de secondaires 5, nous avons pu l’interviewer. Depuis son plus jeune âge, Pierre Fitzgibbon est exposé aux finances grâce à son père, qui dirigeait plusieurs commerces et boutiques. Donc, il s’y intéresse vers ses treize ans, mais il s’implique davantage en travaillant avec son paternel en secondaire cinq. Il aime vraiment son travail, car il adore contribuer et investir de son temps pour le Québec. Comme nous avions dit, il est Ministre de l’économie, mais aussi un homme d’affaires. Il s’occupe actuellement de la région de Lanaudière et il détient un certificat de la Harvard Business School.

 

 

Le ministre voulait parler de finances aux élèves de secondaire 5, car il croit qu’investir dans l’avenir des jeunes et contribuer à leur futur est important. Il s’intéresse aussi à ce que nous voulons devenir plus tard et à nos projets. M. Fitzgibbon croit aussi que l’argent n’est pas un péché, car beaucoup de gens payent des impôts au gouvernement pour contribuer à la population comme l’éducation. Aussi, il pense que ce sujet est le cœur du développement de la communauté et permet la croyance du Québec.

 

Pierre au secondaire…

Durant son secondaire, Pierre Fitzgibbon n’était pas le meilleur de sa classe, mais un sportif, il s’intéressait beaucoup au football et il y a joué pendant son secondaire. Il a travaillé dur pour être ce qu’il est devenu, on peut constater qu’il faut persévérer et croire en soi pour accomplir ce qu’on veut obtenir. Il a affirmé que les notes sont une des mesures de performance, mais ça ne veut pas dire que les trois premiers de classes auront un avenir prospère.

 

Pierre et l’art …

L’économie n’est pas sa seule passion, il y a aussi l’art contemporain, mais surtout les œuvres québécoises. Il a une collection d’œuvres d’art et il écoute aussi le sport quand il n’est pas submergé par le travail. Il pense qu’il faut prendre le temps de relaxer et avoir un équilibre entre le travail et l’amusement. Comme nous l’avons cité, il aime l’art, mais il a dit qu’il n’avait guère de talent dans ce domaine, au moins il a essayé la musique, mais en vain. Il aime la musique et l’art visuel.

 

 Pierre et l’économie…

Depuis peu d’un an, monsieur Fitzgibbon est responsable de la région de Lanaudière et ministre de l’économie. Comme j’ai écrit, il est venu faire un cours aux élèves de cinquième secondaire, pour parler des dettes et de l’inflation. L’inflation, c’est la variation des prix par une statistique et les dettes, c’est de l’argent que doit une personne à une ou à plusieurs autres personnes.

 

Pour conclure, il est né à Montréal et il a étudié à HEC, où il a obtenu un baccalauréat en administration des affaires. En résumé, le ministre encourage et investit de son temps chez les jeunes pour un futur amélioré. Il a transmis son savoir et il nous a permis d’en apprendre plus sur l’économie. Il croit que persévérer est une manière de réussir et que les notes n’est pas ce qui est le plus important. L’art est sa deuxième passion tout comme le sport qui sont des parties passionnantes de sa vie.

 

Par Julianna Argento


La Revue de Terrebonne à également fait un article sur le sujet:

Conférence macroéconomique du ministre Fitzgibbon

 

SNC-Lavalin : le Canada se déchire

Il y a de cela quelques années, Justin Trudeau est élu premier ministre du Canada. Il semble idéal aux yeux des Canadiens. Aujourd’hui, on se pose des questions : Trudeau est-il vraiment aussi immaculé qu’il le paraît?

Corruption, pots-de-vin et démission

L’entreprise d’ingénierie SNC-Lavalin a récemment été accusée de corruption avec le gouvernement Trudeau : on prétend que l’entreprise aurait versé une somme d’argent importante au gouvernement afin d’être engagée pour effectuer des réparations telles celles d’autoroutes, de viaducs et d’autres structures de circulation.

Plus que cela, des sources anonymes ont rapporté que le bureau de Trudeau aurait fait pression sur Jody Wilson-Raybould, ancienne ministre de la Justice, afin d’éviter un procès à SNC-Lavalin.

Peut-être le gouvernement a-t-il cru se protéger en disculpant l’entreprise, mais il est à présent dans l’eau chaude, et on commence à douter de la prétendue honnêteté immaculée de Justin Trudeau.

Suite à ces accusations, Gerald Butts, secrétaire principal du Premier Ministre et ami de longue date de Trudeau, a démissionné de son poste. Ce dernier nie avec véhémence toute pression qui aurait été exercée sur l’ancienne ministre de la Justice. Personne ne s’attendait au départ de Butts, surtout à huit mois des prochaines élections. Il apportait beaucoup au gouvernement, selon les dires de plusieurs, et était un pilier aux côtés de Trudeau.

 

 

Pression appropriée ou pas ?

 

Butts a nié toute pression inappropriée sur Jody Wilson-Raybould : il dit n’avoir effectué que deux appels et deux rencontres par mois depuis l’automne dernier, ce qu’il considère comme peu étant donné les milliers d’emplois que SNC-Lavalin crée.

Cependant, l’ancienne Procureure de la Couronne a émis une autre part de faits, comme quoi la pression aurait été inappropriée et proche du harcèlement. Néanmoins, le témoignage de Gerald Butts semblait véridique, sans accroc. Qu’en est-il donc de ce point ? Il est toujours à confirmer.

Le Canada changé

Justin Trudeau semblait tout avoir pour lui : fils du populaire et bienveillant politicien Pierre-Elliott Trudeau, charismatique, jeune, aux idées prometteuses avec des études en éducation…

Cet événement aura eu un énorme impact sur le Canada tout entier : ce politicien, qui semblait parfait, a soudainement eu un accrochage majeur aux yeux de son peuple.

Évidemment, tout cela était beaucoup trop beau pour être vrai aux dires de plusieurs. Lui qui semblait être l’image même du Premier Ministre que les Canadiens souhaitaient trouver, il s’est retrouvé mêlé non seulement à une affaire de corruption, mais aussi de pots-de-vin et de pression inappropriée sur l’ancienne ministre de la Justice.

La leçon que les Canadiens en tireront sûrement : ne pas faire confiance au premier venu, même s’il est le fils d’un ancien important politicien. Et que quand tout semble être trop beau, il y a peut-être quelque chose qui cloche… Sans doute notre nation en ressortira plus forte et, à tout le moins, plus méfiante.

Bref, le cas SNC-Lavalin est toujours en développement. Nous attendons encore le verdict, suspendus aux lèvres des médias. Quelle que soit la décision juridique, une chose est sûre : le Canada en ressortira changé et peut-être qu’à l’avenir, il fera des choix différents.

Par Amélia Gélineau

La gentrification : qu’est-ce que c’est?

 

Le terme «gentrification» fait son apparition pour la première fois en 1964 lorsque Ruth Glass, sociologue allemande, s’en sert pour définir l’invasion de la classe moyenne dans les quartiers résidentiels de la classe plus pauvre. Le dictionnaire Larousse qualifie la gentrification d’une «tendance à l’embourgeoisement d’un quartier résidentiel». Ces deux concepts vont bien de pair. En gros, la gentrification est un terme qui explique quelque chose de simple : l’investissement financier.

 

Par exemple, tu arrives dans un quartier moins fortuné de Montréal. Souvent, les propriétaires des appartements et des immeubles s’y étant installés vont demander un loyer moins cher, étant donné la pauvreté des gens habitant le quartier. On appelle ça, en terme actuel, un «ghetto». Une espèce de communauté appauvrie, vivant à l’écart du reste du monde. Les écoles sont moins bonnes, les hôpitaux sont plus éloignés, on n’y retrouve aucune grande compagnie, pas même une épicerie de nom. Les gens se forment une mini communauté avec des dépanneurs locaux, des épiceries gérées par des gens de la région ainsi que de petites entreprises de vêtements. Aucun magasin de grande surface à proximité. Cette inexistence de grandes compagnies à proximité du quartier a pour effet de diminuer la valeur des maisons, car elles sont toutes dépourvues d’avantages urbains, qui ajoutent à la qualité de vie d’un résident. C’est à ce moment que la gentrification fait son apparition. Les maisons ne valent pas grand chose, donc pour un acheteur, c’est facile de faire l’acquisition de la propriété et de la rénover. Par exemple, l’acheteur d’un immeuble d’appartements peut offrir un montant supérieur à la valeur de la maison pour inciter le propriétaire à vendre. Une fois que celui-ci aura accepté, l’acheteur pourra rénover tous les appartements, ce qui ne lui coûtera pas si cher, étant donné que la propriété lui a coûté une fraction du prix normal. Dès que les appartements sont rénovés, le nouveau propriétaire peut mettre sur Kijiji l’annonce de son immeuble parfaitement rénové, avec un loyer moins cher que celui d’un immeuble compétiteur se trouvant sur le Plateau. Par contre, si le prix du loyer des locataires environnant peut être de 500$ par mois, celui de l’immeuble rénové sera plus cher, peut-être 700$ par mois. C’est moins cher que sur le Plateau, mais plus cher que partout ailleurs dans le quartier.

Plus les acheteurs investissent dans un quartier avec une faible valeur immobilière, plus le quartier sera sujet à l’urbanisation. L’arrivée d’un Starbucks permettra l’augmentation de la valeur du quartier tandis qu’un  investissement dans l’école permet une meilleure scolarisation. L’ajout de membres plus fortunés à une communauté appauvrie crée une stimulation économique du secteur, ce qui permet aux propriétés de prendre de la valeur, étant donné que les immeubles sont rénovés. La valeur est d’autant plus haussée que de grandes entreprises se sont installées à l’intérieur du quartier.

Par contre, ça crée aussi une «ghettoïsation», chez les membres de la communauté qui sont déjà peu fortunés. L’augmentation de la valeur du quartier signifie une chose : tout coûte plus cher. Un propriétaire d’un immeuble dans un quartier gentrifié sera obligé d’augmenter le loyer de ses locataires, étant donné que la valeur de la propriété, même si personne ne l’a rénovée, va augmenter. Cette augmentation est due au fait qu’elle côtoie des propriétés valant plus cher, et comme le propriétaire n’a pas les moyens de couvrir l’augmentation de la valeur immobilière, il va répartir celle-ci entre ses locataires. Un loyer qui valait 500$ par mois peut monter à 575$, malgré que les gens résidant à l’intérieur des appartements n’ont pas le 75$ supplémentaire par mois.   Un épisode de la saison 5 de l’émission américaine «Shameless» parle de gentrification sous l’angle des membres d’un quartier pauvre au sud de Chicago. Malgré le langage vulgaire présenté, cet épisode présente la réalité de ce qui se passe avec les gens moins fortunés lorsque le phénomène de gentrification se présente. En bref, quand le loyer augmente, les gens originaires du ghetto ne peuvent soudainement plus payer, donc ils sont obligés de déménager dans des ghettos encore plus éloignés, encore moins salubres et encore moins urbains. L’arrivée d’un Maxi anéantit les épiceries locales, les gens perdent leur gagne-pain, même chose si Couche-Tard remplace le dépanneur du coin. Les gens qui habitaient le ghetto sont expulsés de chez eux.

 

 

Finalement, la gentrification, autant ça permet à un quartier de fleurir économiquement, autant ce ne sont pas les membres originaires du quartier qui bénéficient des avantages de cette floraison. Lorsque viendra le temps pour vous de vous trouver un appartement, soyez bien conscients des effets de la gentrification sur les communautés qui vous entourent. Encouragez les entrepreneurs locaux, que ce soit des épiceries, de la vente de biens et services, des dépanneurs, des équipes de soccer qui ne sont pas associées à Tim Hortons. En stimulant l’économie locale, peut-être pourriez-vous contribuer au ralentissement d’un phénomène ayant comme effet la diminution de la qualité de vie de vos voisins.

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