Joël Burri-Rochon

Rétrospective : L’adolescence

Secondaire I

28 août 2014

Je marchais d’un pas asthmatique, la cadence volatile. Je devais avoir chuté de mon nid, j’imagine. Léopold-Gravel me paraissait comme une ancienne prison qui avait été peinturée en jaune pour cacher l’usure ou simplement les cendres d’un incendie sataniste. Je n’avais pas la conscience tranquille, je le sais bien, mais le secondaire était pour moi une aiguille qu’on voulait vous planter à pleine dose, le neurologue vous disait que vous alliez comprendre les effets une fois arrivé de l’autre côté. Bref, une fois dans la fourmilière, je me suis retrouvé seul et les parois de ma gorge avaient décidé de faire ample connaissance. L’air passait toujours, mais le son avait eu raison de mon inconfort. Que voulez-vous, le cadenas ne s’ouvrait pas, quelle insolence… Pourquoi ce sont toujours les pervers narcissiques qui se réincarnent en bout de métal? Voyant le nombre de retardataires diminuer, je me suis précipité au cours en question, je n’ai croisé le regard de personne, me suis assis au fond de la classe et puis…

5 ans sont passé

L’ironie, c’est qu’aujourd’hui, ce passé semble si inoffensif. C’était une drôle d’époque où on se fondait dans la masse, on croisait des groupes de 10 parfois 15 qui partageaient une fratrie qu’on ne pouvait remettre en question. Le besoin d’appartenance se faisait sentir plus que jamais et la seule chose contre laquelle on avait le désir de protester, c’était contre nos devoirs d’algèbre. Tout paraissait plus simple, mais c’est là où nombreux ont alors perçu une faille, une anomalie.

Secondaire II, III

Je savais au fond de moi-même que mon esprit voulait emprunter un autre chemin et c’est à ce moment où mon inconscient s’est mis à faire des étincelles. Comme beaucoup d’autres, j’ai trouvé mes idoles, des marginaux qui semblaient au travers de leurs passions, avoir tout compris, mais compris quoi? Je ne pouvais pas l’expliquer concrètement. Plus tard, on comprend que de ne pas pouvoir expliquer ce genre de choses était ce qui rendait notre monde fascinant, mais au début, cela paraissait terrible. Toute les réponses et les formalités ne faisaient que multiplier les questions dans ma tête et me donnaient l’impression de vivre à travers un mensonge, un mensonge qui alimentait ce concept que les poètes appellent le chaos. Ainsi, il fallait prendre conscience que le besoin d’indépendance forgeait parfois une solitude empoisonnée et d’autres soucis que je n’évoquerais point. Tout ça pour dire que changer peut laisser des cicatrices, mais on a le mérite d’en ressortir avec une certaine sérénité et une maturité de fer. Toutefois, nos convictions, nos passions et nos êtres chers que ce soit nos amis, notre famille ou notre chat étaient là pour nous aider à surmonter ce chapitre sombre de l’aventure.

Retour au présent

Cela fait maintenant 2 ans que j’étudie à Armand-Corbeil. À travers ces couloirs surchargés, j’y ai rencontré des gens qui m’ont beaucoup appris, le chaos, quant à lui, est devenu un vieil ami. (Cela peut vous paraitre obscur. Vous avez raison, mais dites-vous qu’on a tous besoin de l’obscurité pour canaliser la lumière.) Où je voulais en venir déjà? Ah, je voulais remercier l’obscurité, tout le personnel et les élèves de l’école, mon chat bien évidemment (prenez soin du vôtre) et le journal Armand-Corbeil pour m’avoir permis de vous partager mes critiques, mes idées, etc. J’espère que ce texte vous aura éclairés sur cette chose terrible et magnifique qu’on appelle l’adolescence. Sur ce, je vous souhaite de belles vacances (et une session d’examen…divertissante)!

L’adolescence, c’est le moment où on vous donne la chance de comprendre ce que vous ne pourrez jamais expliquer.

 

Le Bourak – 4 garçons dans le vent

Il y a déjà un moment de ça, je me suis retrouvé devant quatre jeunes musiciens, un carnet à la main. Ces étudiants de cinquième secondaire m’ont permis de les questionner sur leur travail, leur passion, leur histoire, le tout fut le fruit d’un entretien inoubliable. C’était le 5 février alors que nous étions dans un local isolé au fin fond de l’école, leurs bureaux se trouvaient dans un coin reculé de la classe alignés telle une conférence de Presse.

 

Aujourd’hui, j’ai à vous présenter Charles-Éli Tétreault, Tristan Girard, Vincent Cléroux et Émile Riopel. À qui avons-nous à faire? À quatre musiciens fascinants dotés d’une énergie commune leur permettant de composer et d’interpréter une pièce en temps record. Quatre esprits créateurs d’un phénomène à la fois immatériel et sensationnel donnant forme à un style unique et indéfini.

 

Présentations

Émile Riopel

Pianiste et interprète, Émile se distingue comme une figure artistique pour le groupe et possède une ouverture d’esprit irréfutable pour ce qui est de l’écriture des textes. Étant en parallèle au groupe issu d’une troupe d’improvisation, Émile a développé une prestance remarquable pour interpréter ses textes issus du flux de conscience ou en d’autres mots, l’interprétation d’une œuvre dérivée du subconscient, bref l’improvisation. Étant le dernier à avoir rejoint le groupe, le piano était un choix manifestement prévisible, mais il est parvenu malgré tout à l’exalter et à lui donner une place importante au sein du groupe.

 

Tristan Girard

Bassiste et interprète, Tristan s’impose avant tout comme la colonne vertébrale harmonique des morceaux. Ce rôle lui est parvenu par la découverte d’une basse, une Fender Jazz se trouvant dans un placard depuis un long moment. Par la suite, des musiciens comme Les Claypool, le talentueux bassiste de Primus l’ont inspiré à perfectionner son jeu dans la cohésion rythmique du groupe. De plus, Tristan est aussi indispensable au groupe par le bien de ses facultés vocal, si vous voulez, c’est Paul McCartney encore adolescent.

 


Vincent Cléroux

À l’origine, Vincent s’est retrouvé avec une batterie devant lui pour la première fois il y a de ça quatre ans. Ayant rapidement apprivoisé l’instrument, il en est devenu passionné. Il a alors pris l’initiative de se perfectionner en suivant une session de huit cours où il était notamment aux cotés de Ben Shatskoff, le batteur du groupe québécois Grimskunk. Son engagement lui a permis la rencontre de Charles qui avait à l’époque de bonnes bases à la guitare et pris l’initiative de jouer avec ce dernier dans le simple but de s’amuser. Il ne savait pas qu’il aurait bientôt à sa charge la connexion rythmique d’un groupe au potentiel absolu.

 

Charles-Éli Tétreault

Difficile de définir la profession de Charles quand on sait que celui-ci a entrepris de savoir jouer tous les instruments présents d’un groupe de rock et a réussi avec succès. Toutefois, il ne serait pas juste de le décrire comme un simple instrumentaliste. Charles est avant tout un leader déterminé qui sait se servir de son oreille absolue pour mener ses camarades vers une même idée. Alors que des artistes tels que Paul McCartney ou Kurt Cobain l’ont inspiré à être un rêveur pouvant accomplir tout ce qui puisse être accompli, il s’est imposé comme mélomane portant en lui la faculté de faire traduire ses idées lui permettant de conceptualiser n’importe quelle mélodie.

 

Les grandes questions 

Qui est le Bourak?

Théorie numéro 1

Il s’agit d’un céphalopode humanoïde qui s’est échappé de la pochette d’un album de Boston et qui a muté après avoir été branché accidentellement à un ampli de guitare. Celui-ci s’était caché au sous-sol de Charles après être sorti de la pochette en question.

Théorie numéro 2

Il s’agirait plutôt d’une mascotte dessinée par Émile pour l’Impact, sa troupe d’improvisation. Vous l’aurez deviné, Impact rime avec Bourak, ça semble un argument irréfutable. Pour l’anecdote, le 31 octobre 2017, 250 Bouraks ont été imprimés et dispersés dans l’école, aviez-vous senti leur présence?

 

Définir un genre à leur musique?

Ils ont expérimenté divers genres au fil du temps sur les pistes du rock alternatif. S’il y avait un groupe avec lequel nous pourrions comparer leur sonorité, ce serait Les Trois Accords. Toutefois, ils restent un groupe indépendant possédant un son unique: quand il s’agit d’une pièce du Bourak, nous le savons très distinctement.

Leur apprentissage

Il faut savoir qu’au début, nos musiciens occupaient la demeure de Vincent, car celui-ci possédait un instrument difficile à déplacer. Par conséquent, il y avait divers inconvénients. Comme Vincent habitait plus loin, ils ne pouvaient pas se voir régulièrement, de plus qu’il possédait peu de matériel, ce qui compliquait le tout. Plus tard, Charles a installé une batterie chez lui, ce qui facilita les rencontres. De plus, le groupe avait maintenant plus de place et de meilleurs amplis en leur possession notamment grâce au père de Charles ,étant lui aussi membre d’un groupe de musique. Finalement, les quatre protagonistes expliquent avoir gagné en maturité, ce qui a grandement influencé leur productivité.

Une pièce fétiche?

Poussière de Pas Content, peut-être aussi Le Love Est Comme Plus Là? Difficile de répondre pour l’instant, Dieu seul sait ce que leur réserve l’avenir, il y en aura certainement une qui sortira du lot d’ici les prochaines semaines, les prochaines années.

Leurs objectifs?

Pour l’année 2019, le Bourak espère avoir l’opportunité de se donner en spectacle. Ensuite, l’enregistrement d’un premier album semble être un désir prenant une ampleur considérable, il ne reste plus qu’à prier qu’ils aient le temps.

 

Voici un premier pas vers la création… Nous vous reviendrons rapidement avec la création complète !

Par Joël Burri-Rochon

Quand tout va se casser

Notre terre, cette sphère qui semble prendre son pied depuis l’espace. Dès lors, nous l’observons: nous ne voyons qu’un regroupement de vastes étendues d’eau et de terres tournant sur elles-mêmes à travers le silence, la réticence des astres. On réalise ainsi que nous ne sommes qu’une partie de quelque chose de plus grand, quelque chose qui échappe à notre portée.

Cela dit, cette perception ne s’applique que dans l’individualité, mais si on exprimait le tout à l’échelle de l’humanité?

Pourrions-nous distinguer les fissures, les brèches, les portes qui ont été enfoncées ou s’apercevoir après coup que tout s’est déjà cassé?

Eh bien, il se trouve que les techniciens de ce monde, qu’ils soient des scientifiques ou bien des philosophes, ont vu l’iceberg et ont alerté le Titanic.

Pourtant, nous nous rapprochons toujours plus près de la catastrophe.

 

Est-ce parce que nous voulons couler?

 

Non, nous ne voulons pas couler. Comme j’ai essayé de l’expliquer plus tôt, notre perception nous pose des limites et se noie dans la masse de plus que la société de consommation ne nous aide pas du tout.

Mais où je voulais en venir déjà?

Bon, tout va se casser, notre Terre ne disparaîtra pas comme tel du jour au lendemain mais s’il le faut, elle nous dégagera et ne passera pas par quatre chemins pour nous le faire comprendre.

Quand?

Je ne sais pas. Je sais simplement que peu importe quand, il faut agir maintenant et éviter de se morfondre à travers le désespoir comme si tout était déjà trop tard, s’il-vous-plaît.

 

Commençons par examiner les divers problèmes, voulez-vous?

1- La sixième extinction de masse

Alors, je ne vous apprends rien si je vous dis qu’avoir fait disparaître 60% des animaux sauvages en moins de 50 ans nous fait faire face à certaines répercussions.

Pour ce qui est des océans, exterminer 90% des baleines et des requins nous a amenés dans une grave imposture.

En effet, les baleines permettaient d’amplifier la quantité de phytoplanctons, organismes végétaux responsables de l’absorption du CO2 et de 50% de la production d’oxygène consommée par les êtres humains. Pour résumer, le phytoplancton permet de purifier nos océans dans un monde où nous le polluons de plus en plus.

Les requins, quant à eux, avaient pour rôle de réguler la chaîne alimentaire aquatique, ce qui est essentiel à la diversité et à la qualité de la biomasse.

De plus, la profusion de plastique, l’acidification, les zones mortes, le rejet de pétrole et la pollution sonore sont des éléments contribuant au cancer des océans.

De ce fait, les estimations les plus optimistes nous disent que les océans seront pratiquement vides d’ici 30 ans.

Si on se sort un peu la tête de l’eau, on constate que la biodiversité terrestre est à l’agonie la plus totale. Pour parler de notre agriculture, nous avons perdu plus de 90% de la vie de nos sols en 60 ans.

Pour cause, une logique économique et projectiviste non respectueuse de la vie de nos champs. Pesticide, fongicide, herbicide pour labourer la terre sans penser qu’il n’y aura un jour plus rien pour se salir les mains. Si tout le monde connaît les impacts du ravage forestier, il ne faut pas exclure les milliards de mammifères, rongeurs et canidés qui se retrouvent dans des habitats si petits qu’ils n’y survivent pas à moins de se rapprocher de l’homme. L’ensemble de ces facteurs font ainsi régner à travers l’obscurité humaine la sixième extinction de masse.

Singapore, Singapore

 

2- L’épuisement des ressources

Encore aujourd’hui, la plupart de nos décisions économiques et politiques laissent entendre l’idée que nos ressources sont inépuisables.

En vérité, nous avons atteint le sommet de la courbe de production du pétrole en 2006, du gaz en 2010 et du charbon en 2020.

Ces trois ressources énergétiques représentent 92% de notre consommation d’énergie mondiale.

Il ne reste que 4% par le nucléaire, 3% par les barrages hydroélectriques et le dernier pourcentage par les énergies éoliennes et solaires.

Ces dernières sont les seules qui ont le mérite d’être renouvelables si on exclut le stockage des batteries pour les panneaux solaires, les risques d’accidents pour le nucléaire et les migrations de populations pour les barrages.

Il faut s’en rendre compte:  nous n’avons pas de système de production de masse qui soit propre.

Autre obstacle  ; nous n’aurions probablement pas assez de métaux pour tout miser sur l’énergie renouvelable.

En effet, ces ressources sont utilisées en plus grande quantité chaque jour dans la fabrication de nos appareils connectés et généralement dans toute l’industrie. Ceux-ci sont recyclables, mais pour tout dire, seulement 1% des métaux rares de nos téléphones sont réutilisés.

Le plastique, quant à lui, ne se recycle que 7 fois avant d’être totalement inutilisable. Tout ça pour dire que notre système actuel rend l’économie circulaire impossible.

Pour finir, plusieurs phénomènes de société comme le fast fashion ou le renouvellement annuel des téléphones intelligents contribuent à l’ampleur du problème, de plus qu’ils soulèvent d’importantes questions éthiques sur notre économie.

 

3- L’exploitation animale

Étiez-vous au courant que 70% des terres agricoles étaient cultivées afin de nourrir les bêtes que nous allions ensuite retrouver dans nos assiettes?

Cela représente une quantité astronomique d’eau et de ressources alimentaires qui sont en grande partie gaspillées au profit de la déforestation et à la surpêche (les animaux d’élevage étant principalement nourris avec des farines animales de poissons).

Malheureusement, nous n’aurions jamais assez de temps dans cet article pour parler du problème éthique des abattoirs, de la traite des fourrures, des cirques, de la corrida, etc. Je peux toutefois vous référer au mini-documentaire d’Absol Vidéos sur la maltraitance animale. Celui-ci pourra mieux que quiconque vous informer sur le sujet.

 

4- Conséquences climatiques

S’il y a un seul et même problème qui résulte de tout ce qu’on a parlé avant, c’est bien le réchauffement climatique. La production d’énergie, de métaux, de transports et de viande pollue et par le fait même, augmente la température.

Le premier juin 2017, 196 pays ont signé l’accord de la COP 21 qui a pour mission de limiter le réchauffement climatique à moins de 2 degrés à l’excepté des États-Unis, car tout le monde le sait:

selon Trump, le réchauffement climatique a été inventé par les Chinois pour rendre l’industrie américaine moins compétitive.

Bref, même si tous les pays respectent leur promesse en réduisant les gaz à effet de serre, on estime que le climat augmentera jusqu’à 3,5 degrés d’ici 2100. Cela paraît banal, mais dans les faits, c’est absolument gigantesque.

L’Arctique continuera de fondre, l’océan se dilatera, engendrant ainsi une montée des eaux. D’ici cette date, New York et Miami n’existent plus, le Bangladesh non plus.

De nombreuses îles du Pacifique disparaîtront et comme les glaciers du Tibet auront fondus, les 3 principaux fleuves d’Asie seront à sec. Imaginez les répercussions sur des bassins de populations aussi densément peuplées. Les puits diminueront de façon significative dans tout le bassin méditerranéen et les terres agricoles seront de moins en moins prospères.

 

Nombreux devront migrer vers le nord, là où on n’aura pas forcément de quoi les nourrir.

On ne parle pas ici des données les moins optimistes. Il faut savoir que de nombreux chercheurs ont estimé qu’il y a 10% de chance que la température d’ici 2100 n’augmente pas de 3 degrés, mais de 6 degrés, ce qui engendrerait objectivement la fin de l’humanité.

10% ce n’est pas si terrible, me direz-vous. Alors, je vous propose de monter dans un avion qui a 10% de chance de se crasher.

Existe-t-il un monde où nous pourrions maintenir la température de façon à réparer les dégâts? Oui, mais je vais vous la faire courte: vous auriez à diviser votre niveau de vie par 6, mais on va y revenir avant de s’attaquer au dernier obstacle.

5- Les interconnections

Les interconnections sont des liaisons immatérielles se distinguant comme les routes d’un réseau permettant le voyage et le traitement de données quelconques. Ici, je veux parler de notre système financier.

La crise financière de 2008 nous a fait comprendre qu’il suffisait que des banques fassent des paris douteux à la bourse pour engendrer une crise mondiale.

Le problème, c’est l’interconnexion totale de notre système qui surpasse notre perception des chiffres: il suffit d’une erreur de calcul à Wall Street et un employé 10 000 km plus loin se retrouve au chômage.

La presque totalité des experts financiers prévoit une crise économique majeure d’ici les 5 prochaines années et les inégalités se feront sentir à plus grande échelle quand on sait que 90% des richesses mondiales sont détenues par 10% de la population. Cela donne l’impression que le monde a joué une partie de Monopoly qui a duré beaucoup trop longtemps.

 

Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait?

 

Votre seul obstacle à l’échelle individuelle, c’est de faire en sorte que vos actions ne se noient pas dans la masse. Vous pouvez devenir minimaliste, votre ami, lui, sera toujours aussi matérialiste. Celui-ci peut réduire drastiquement sa consommation de viande; vous, vous continuerez à en manger tous les jours.

Pour être réellement efficace, voici les 5 initiatives que vous devez prendre en compte.

  • Consommer de façon plus minimaliste et avec recul;
  • Éviter d’utiliser la voiture pour les courtes distances;
  • Limiter sa consommation d’énergie et de viande;
  • Opter pour acheter des produits biologiques;
  • Voter pour un parti qui se préoccupe de l’environnement et qui encourage les 4 initiatives précédentes.

Bien sûr, toutes ces actions en catégorisent des centaines d’autres qui vous permettront de limiter les dégâts pour votre environnement, celles des autres, de vos enfants et de vos petits-enfants. Certains vous traiteront peut-être de rêveur, mais comme a dit John Lennon, vous n’êtes pas le seul. Rêver seul ne reste qu’un rêve. Rêver ensemble devient la réalité.

 

Pour finir, je vous invite à vous inscrire sur Global Footprint Network. Ce site vous permettra de mesurer votre empreinte écologique et vous montrera ce que vous devez faire pour vous améliorer. Après calculs, ceux-ci vous permettront de savoir de combien de planètes nous aurions besoin si tout le monde agissait comme vous. Je vous laisse deviner le défi qui vous reste à accomplir.

Sur ce, merci d’être restés jusqu’ici, nous sommes maintenant à 1688 mots et vous venez d’être déclarés au conditionnel par le journal Armand-Corbeil, expert environnementaliste.

 

Alors, au boulot!

Par Joël Burri-Rochon,

Bienvenue à Marwen

 

Basé sur la vie de Mark Hogancamp, Bienvenue à Marwen met en scène les conséquences des chocs psycho-traumatiques et de l’anxiété de manière imaginative et créative. Le réalisateur de Forrest Gump, Robert Zemeckis nous offre non seulement une histoire touchante, mais un vrai petit bijou technique.

C’est l’histoire de Mark Hogancamp, victime d’une amnésie totale après avoir été sauvagement agressé, et qui, en guise de thérapie, se lance dans la construction de la réplique d’un village belge durant la Seconde Guerre mondiale, mettant en scène les figurines des habitants en les identifiant à ses proches, ses agresseurs et lui-même.

Steve Carell incarne un homme fragile, rongé par l’anxiété. Pourtant, il reste un artiste débordant d’imagination. Son univers est fascinant en sa poésie par rapport au fait qu’il est parallèle à sa vie. Comme le contexte de celui-ci est tiré de la Seconde Guerre Mondiale, nous avons droit à des retournements de situations complètement tordus qui donnent naissance à des scènes marquantes à travers l’esprit de Mark Hogancamp.

 

 

Sur le plan technique, les transitions entre les aventures de Mark et celles de ses figurines sont merveilleusement bien exécutées. De plus, les passages se déroulant dans son village miniature ont une mise en scène crédible et sont très beaux visuellement. Finalement, Zemeckis nous offre comme à son habitude un lot de chansons cultes qui viennent rajouter à l’émotion.

Bienvenue à Marwen est une histoire qui a son lot de métaphores et qui peut paraître difficile à comprendre au premier abord. Cependant, ses qualités d’exécutions nous permettent d’entrer dans l’histoire et de s’y investir émotionnellement, ce qui démontre que tout est dans la manière de faire. Le cinéma est un langage et comme tout langage, on retrouve des codes récurrents. Ainsi, il arrive que des réalisateurs cassent nos habitudes en nous proposant des histoires hors du commun, mais au final, ce qui compte vraiment, c’est qu’ils arrivent à capter notre intérêt et nos émotions. Pour moi, Robert Zemeckis nous a prouvé cet aspect substantiel et c’est pourquoi je ne recommande ce film à personne en particulier si ce n’est à tous.

16 sur 20

 

Par Joël Burri-Rochon

La mule

 

Quarantième long métrage réalisé par Clint Eastwood, La mule est un drame exploitant principalement le thème du regret et de la famille. Au mépris d’une bande-annonce mettant en scène une ambiance désolante, presque cafardeuse, le film dans son ensemble rejette plus de lumière. On nous présente un personnage à son aise et conscient de ses erreurs par rapport au dernier rôle d’Eastwood où il incarnait un vieil homme impitoyable et torturé par le passé il y a de ça 10 ans.

Entre parenthèses, nous remercions Clint pour sa persévérance et son entêtement à pouvoir réaliser des œuvres de qualité avec à sa charge 88 années d’existence.

À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain.

Clint semble être toujours aussi obstiné à montrer certains aspects plus sombres de l’Amérique. Pourtant, des valeurs plus personnelles restent au cœur de l’œuvre avec un aspect touchant. D’un côté, les reproches des membres de la famille de Earl par rapport à son absence et de l’autre, l’hypocrisie derrière la fratrie du cartel mexicain corrompu par l’argent et le pouvoir. Earl, quant à lui, n’en restera pas indifférent et fera tout ce qu’il peut pour obtenir le pardon ce qui laissera des pistes de réflexions fondamentales à quiconque voudra bien l’entendre.

 

 

Sur le plan technique, Eastwood aura voulu, selon moi, nous faire une balade sur les routes traversant les plaines et les frontières. Cette continuité nous offre de belles images malgré qu’elles peuvent paraitres répétitives. Sinon, rien à reprocher pour l’écriture de plus qu’elle est tirée d’une histoire vraie, ce qui peut paraître comme un frein artistique pour certains.

Comme cette histoire amène un personnage très âgé vers une pente fatale, cela concorde au fait qu’il ne peut échapper à son destin. Quand une œuvre comporte un aspect poétique comme celui-là, elle touchera un public ciblé et sera le fruit d’un acte de conscience personnelle. Malheureusement, d’un point de vue extérieur, cet aspect décevra, selon moi, ceux qui s’attendrait à une histoire pleine de rebondissements et d’intrigues. Pour conclure, La mule reste très touchant dans son ensemble et m’a permis de rêver de moi, 88 ans chantant de veilles ballades à bord d’une camionnette usée sur une route perdue.

Un 15 sur 20 bien mérité

 

Par Joël Burri-Rochon

Et si Hitler avait remporté la Seconde Guerre Mondiale?

 

Étrange question, n’est-ce pas? Ce qu’on ressent aussi est étrange lorsque notre imagination visualise les différents chemins qu’aurait pu prendre le cours des choses. Aujourd’hui, c’est une question dont la source remonte à la fin du 19e siècle lorsque naît, en Haute-Autriche, Adolf Hitler. Émergeant alors un potentiel destructeur de sa personne et de sa notoriété, nous pouvons difficilement imaginer le sort qu’il nous aurait réservé s’il avait remporté la seconde guerre.

Des hypothèses menées par la série Le Maître du Haut Château m’ont ainsi donné des pistes de réflexion et d’imagination pour faire le tour de cette question. Source d’une autre réalité, cette question concerne tout le monde et fait un parallèle à notre histoire, c’est pourquoi j’y ai consacré un peu de mon temps pour cultiver votre esprit.

Parenthèse importante, ce film met en avant le pouvoir destructeur de l’endoctrinement et ses conséquences. Dans ce contexte, la doctrine imaginée résulte d’actes de soumission sans possibilité d’avoir recours à l’esprit critique et même parfois à la raison. Cet article fut écrit dans un but narratif et imaginatif. Je n’ai ainsi pas eu recours à l’apologie et n’avais rien à défendre sur tout ce qui entoure l’opposition à la démocratie ou aux droits individuels. Sur ce, merci de ne pas avoir douté des intentions de cet article.

Bon visionnement.

Le club des 27

 

Une coïncidence n’est qu’une explication qui attend son heure.

-Kate Atkinson 

 

Plus que jamais, la réalité rattrape la fiction, ils se passe continuellement sous nos yeux des choses qu’on ne peut pas expliquer et c’est là que les coïncidences entrent en jeu. Souvent anecdotiques, celles-ci nous entourent et adorent jouer avec notre raison. Impossible de les arrêter, tout ce qui se passe dans notre environnement comme dans notre esprit dépasse l’entendement. Pourtant, les coïncidences nous fascinent, elles sont sujettes à de nombreuses questions et stimulent l’imagination.

Toutefois, je ne suis pas là pour vous faire remettre en question le monde dans lequel vous vivez, chers lecteurs. Ça serait bien trop facile de jouer avec vos esprits. Je vais plutôt rendre un simple hommage en vous parlant de 7 artistes célèbres morts à l’âge de 27 ans. Sept icônes maudites qui sont mortes bien trop jeunes dont deux sont décédées la même année, une sinistre coïncidence… Comme ce sont des interprètes, chacun pourra avoir une de ses œuvres présentée dans cet article. 

 

1-Robert Johnson (1911-1938)

Robert Leroy Johnson était un chanteur, guitariste et est considéré comme une des figures les plus importantes du blues américain. Alors que celui-ci est devenu un guitariste légendaire, il n’aura peu qu’enregistrer une trentaine de titres l’année précédant sa mort et aura eu le mérite d’inspirer d’autres artistes des années plus tard comme Jimi Hendrix, Jimmy Page, Bob Dylan, Brian Jones, Keith Richards ou encore Éric Clapton. Oui, ça fait du beau monde tout ça… 

Robert meurt le 16 août 1938. Empoisonné par un mari jaloux, achevé par la syphilis ou peut-être par une pneumonie? Bon, on s’est contenté de marqué « no doctor » sur son certificat de décès. N’empêche qu’il sera le premier à entrer dans ce club macabre.


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« Preachin’ Blues » 1937


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2-Amy Winehouse (1983-2011)

Amy Jade Winehouse était une chanteuse britannique qui s’est démarquée par sa voix rappelant celle de Dinah Washington ou encore Sarah Vaughan. Sa musique s’orientant vers le blues, la soul ou encore le jazz, celle-ci a connu un succès planétaire en 2006 avec l’album Back To Black. Ça aura fait plaisir de voir ce genre de musique dans le top des ventes à une époque où Beyoncé, Shakira et Britney Spears passait en boucle à la radio.

Amy a été retrouvée sans vie dans son appartement après avoir succombé à une overdose d’alcool. Souffrant de graves problèmes de santé, elle luttait contre sa toxicodépendance et prendre une importante consommation d’alcool après trois semaines de sevrage lui aurait été fatale.


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Back To Black 2006


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3-Janis Joplin (1943-1970)

Janis Lyn Joplin était une chanteuse américaine qui a marqué les esprits par ses performances vocales et ses prestations plutôt électriques. Elle est devenue une icône de la soul et la musique psychédélique et obtiendra le surnom de Pearl, titre de son 4e album qui connaitra un grand succès. Dommage qu’elle n’était déjà plus de ce monde pour voir son album à la tête du Billboard pendant neuf semaines consécutives.

Janis meurt suite à une surdose d’héroïne. Que dire de plus… 

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Piece of My Heart 1968

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4-Brian Jones (1942-1969)

Lewis Brian Hopkins Jones était un musicien britannique connu pour avoir fondé le groupe mythique des Rolling Stones. Originairement guitariste, il se met à maitriser divers instruments peu communs comme le Dulcimer ou la Sitar qui changera le son de la musique rock à la fin des années 60. 

Brian quitte le célèbre groupe suite à son manque d’implication influencé par ses problèmes liés à la drogue et à sa vie sentimentale. Il est retrouvé mort dans sa piscine le mois d’après. Somnifère + Alcool + Amphétamine + Piscine = Club des 27 

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Under My Thumb 1966 (Brian Jones joue du marimba, un xylophone africain.)

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5-Jim Morisson (1943-1970)

James Douglas Morrison était un chanteur, poète américain et cofondateur du groupe The Doors. Celui-ci est devenu une figure du rock par son charisme et une figure intellectuelle pour son engagement dans le mouvement protest song contre la guerre du Vietnam ainsi que pour sa réputation de poète maudit. Rock + Maudit = Club des 27. (Sauf pour Black Sabbath.) 

Jim a été retrouvé mort dans sa baignoire suite à une crise cardiaque malgré de nombreuses spéculations. 

 

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The End 1967

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6-Kurt Kobain (1967-1994)

Kurt Donald Cobain était un chanteur et compositeur américain, fondateur du groupe Nirvana. Lui et son groupe deviennent les piliers du grunge et des icônes de l’histoire du rock. Leur album Nevermind a atteint un succès monstre en 1991 et est considéré comme un disque légendaire.

Kurt a été retrouvé mort avec un fusil et une lettre dans une pièce isolée. Il y a alors eu depuis son suicide une controverse. Beaucoup évoquent ainsi la thèse d’un homicide planifié. Cet article comporte plus de questions que prévu…

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Something in the Way 1991

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7-Jimi Hendrix (1942-1970)

Johnny Allen Hendrix était un guitariste, chanteur, composteur américain et est considéré par de nombreux adeptes comme le plus grand guitariste de l’histoire. Celui-ci a connu rapidement un succès international après la fondation du groupe The Jimi Hendrix Experience avec lequel il enchaînera les succès pendant quatre ans. Son talent pour l’improvisation, ses approches instrumentales peu communes et sa façon d’utiliser les cordes de ses guitares comme fils dentaires font de lui un des musiciens les plus importants du 20e siècle.

Jimi aurait été asphyxié par son vomi suite à un abus de barbituriques lié à l’alcool, comme quoi les génies ne sont pas à l’abri des dangers de certaines substances comme on a pu le voir à maintes reprises…

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All Along The Watchtower 1968

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Par Joël Burri-Rochon

Tutoriel de vieillissement d’une personne

Vous arrive-t-il  de vous demander pourquoi beaucoup de gens ont de la difficulté à dessiner?

Pour ma part, je crois que de nombreuses personnes deviennent désorientées face à une feuille blanche. La plupart du temps, elles ont besoin de repères. Un peu plus bas, vous pourrez voir un tutoriel où je vous apprendrai comment dessiner un visage. Ainsi, des points de repères seront expliqués dans ce montage pour vous aider à tracer les bonnes choses aux bons endroits. Toutefois, ce tutoriel ne contient pas de normes standards utilisées pour les visages réalistes. Toute les étapes sont alors personnellement simplifiées pour que les gens qui ne sont pas très habilles avec le dessin puissent essayer. Quand viendra le temps où vous n’aurez plus aucunes difficultés, un tas d’autres tutoriels seront à votre disposition pour avancer et viser toujours loin. La pratique et la patience sont vos amis.

 

 

 

La physique quantique, le contraire d’une vérité absolue

Vous savez, on ne voit pas tous les choses de la même façon : ce qui est juste, ce qui est bien, ce qui n’est pas bien ou même ce qui réel et c’est tant mieux. Dans le cas de la science, par exemple, si vous pensez avoir compris quelque chose, c’est que vous êtes passé à côté.

Pourquoi?

Parce que pour en apprendre plus sur notre monde et tout ce qu’il y a autour, il faut d’abord affirmer que ce qu’on sait déjà est faux. La seule chose que vous devriez savoir c’est que vous ne savez rien (à prendre au second degré). Pour mieux vous expliquer, voici une vieille anecdote qui, certes, a été inventée de toutes pièces, mais qui exercera votre ouverture d’esprit et nous permettra même d’introduire les lois de la physique quantique.

Nous sommes donc en 1905 à l’Université de Copenhague. Ernest Rutherford, (celui qui a découvert le noyau atomique) reçoit un professeur dans son bureau. Celui-ci lui dit qu’un de ses élèves est mécontent d’avoir eu 0 à son test. L’élève en question affirme quant à lui qu’il devrait avoir 20 sur 20. On demande donc à Rutherford s’il veut bien trancher, mais intrigué, il demande avant la raison de ce désaccord. On a en effet demandé à cet étudiant à l’aide de ses connaissances en physique comment calculer la hauteur d’un immeuble à l’aide d’un baromètre.

Ce qu’il devait dire…

Je mesure avec le baromètre la pression atmosphérique, celle du bas de l’immeuble, puis celle du haut et je calcule la différence de pression pour ensuite utiliser une formule qui me permettra de savoir la hauteur.

Ce qu’il a dit…

J’accroche au sommet de l’immeuble le baromètre à une longue corde et je le laisse pendre jusqu’à au moment où il touchera le sol. Après, il me suffit de mesurer la longueur de corde que j’ai laissé tomber depuis le sommet. Cette méthode peut techniquement fonctionner, mais ça ne permet pas au professeur de savoir si son élève a les bonnes connaissances en physique. Rutherford va alors voir l’étudiant et lui propose 10 minutes pour trouver une autre réponse qui démontrera que ce dernier est compétent dans la matière demandée. Cela convient parfaitement à l’élève qui est prêt à répondre à l’oral 5 minutes plus tard.

Sa nouvelle réponse…

C’est simple, je n’ai qu’à lâcher le baromètre du haut de l’immeuble puis à chronométrer sa chute. Ensuite, je n’ai qu’à appliquer la formule de la chute des corps soit h=½.g.t² pour déterminer la distance parcourue par rapport au temps de la chute.

Ce qui fonctionne aussi…

Rutherford met alors le professeur d’accord pour lui donner un 20/20, car le petit a démontré ses connaissances en physique. Toutefois, il lui demande par curiosité s’il aurait d’autres réponses à cette même question. Notre cher étudiant ne prend même pas le temps de réfléchir et cela va comme suit…

Ses autres réponses…

Il suffit d’attendre qu’il y ait du soleil pour poser le baromètre par terre. En connaissant la hauteur du baromètre, nous pouvons mesurer la hauteur de son ombre, puis celle de l’immeuble. Avec ces informations, on doit utiliser le théorème de Thalès et trouver ainsi la hauteur de notre immeuble. C’est d’ailleurs de cette façon, à l’Antiquité, qu’on a calculé la hauteur des pyramides d’Égypte.

Sinon, on peut encore une fois attacher le baromètre à une corde au sommet de l’immeuble. Par contre, il faut cette fois-ci faire descendre l’objet en question jusqu’à ce qu’il vienne presque effleurer le sol. Après, il suffit de faire balancer le baromètre et de calculer le temps qu’il lui faut pour faire un seul aller-retour et on peut appliquer la formule du pendule simple pour déterminer la longueur de la corde.

Finalement, nous pouvons calculer la hauteur du baromètre et l’additionner de bas en haut jusqu’au sommet de l‘immeuble, mais ça, c’est juste si on a deux jours à perdre.

La fin de l’histoire…

Bon, même si Rutherford est très amusé par ce qu’il entend, il demande tout de même à l’étudiant s’il connaissait depuis le début la réponse qu’on attendait de lui.

L’élève répond alors…

 

«Évidemment, je sais ce que je dois faire si on me donne un baromètre.» «Mais alors, dit Rutherford, pourquoi n’avez-vous pas donné cette réponse immédiatement? »

« Parce que j’en ai marre qu’on m’explique comment je dois penser. »

Et la mécanique quantique dans tout ça?

Voulez-vous savoir qui était cet étudiant arrogant et surdoué? Eh bien, il s’appelait Niels Bohr et c’est un des pères fondateurs de la mécanique quantique et un des physiciens les plus influents de l’histoire derrière Einstein.

Niels Bohr, Ernest Rutherford, Albert Einstein et William Lawrence lors de la Conférence de Solway en Belgique, 1954

Si cette histoire est répandue depuis de nombreuses années, c’est parce que l’idéologie de Bohr liée au fait qu’il n’aimait pas qu’on dicte sa façon de penser illustre bien les lois de la mécanique quantique. Tout ce que vous pensez savoir du réel n’a pas sa place à l’échelle quantique et ça, Bohr l’avait bien compris.

«Le contraire d’une banale vérité, c’est une erreur stupide. Le contraire d’une vérité absolue, c’est une autre vérité absolue.»

-Niels Bohr

 

Détruire les clichés sur l’autisme

Par Joel Burri-Rochon

Bon, dans cet article, je ne donnerai pas la définition de l’autisme. Premièrement, je ne suis pas un expert dans la matière. Deuxièmement, ce syndrome comporte nombre de facettes et il me serait impossible de décrire en quelque phrases qu’est-ce que c’est précisément, de plus que les autistes évoluent tous différemment. Finalement, j’ai trouvé une meilleure idée pour vous faire mieux comprendre ce que d’être dans la peau d’un autiste.

J’ai en effet un ami qui est atteint du syndrome d’Asperger. Il m’a dit que c’était une forme d’autisme qui ne comporte aucune déficience intellectuelle même si les TSA (troubles du spectre de l’autisme) n’ont pas vraiment de rapport direct avec ce genre de défaillance. Mon ami (il ne veut pas que je donne son nom, mais m’a autorisé à utiliser son deuxième prénom…) Jean m’a beaucoup appris à son sujet et ce qu’il le différenciait des autres. Je lui ai demandé récemment si les clichés et les étiquettes à son sujet lui faisaient éprouver une sorte de colère. Il m’a répondu que non, mais que ça serait une bonne idée d’écrire un article consistant à détruire les mensonges sur les autistes. Bref, voici 4 clichés sur l’autisme bons à jeter aux ordures avec Jean que je remercie au passage pour son aide.

1- Être autiste, c’est une maladie

Ne perdons pas de temps. J’ai pris le temps de poser à mon cher ami cette question.

-Jean, aimerais-tu qu’on guérisse ta maladie?

-Quelle maladie?

-Ton syndrome. Quoi d’autre?

-Non.

-Tu ne ressens pas des douleurs physiques ou mentales? Tu n’es pas troublé par ton environnement ou par les autres autour de toi?

-Ce sont des choses que j’ai appris à contrôler avec le temps… Parfois j’ai du retard sur les autres, parfois de l’avance.

-Mes amis disent que tu ne parles pas beaucoup. Ils disent aussi que t’es bizarre.

-On est tous bizarre… enfin je crois.

2- Le syndrome du savant

Ce n’est pas forcément faux, mais le mot « savant » est pour moi mal choisi. Ce qu’il faut savoir, c’est que les cerveaux autistiques se focalisent sur des choses particulières au profit d’autres. Certains peuvent même être des génies dans des domaines précis et là, on peut parler de savantissime, mais ça n’a rien à voir avec la science. Jean, par exemple, a 16 ans et il n’arrive toujours pas à attacher ses souliers. Toutefois, il est surqualifié dans l’art. Il peut vous écrire un poème, une chanson à la guitare, faire votre portrait ou même réaliser un film sur vous s’il vous trouve intéressant…

3- Les autistes ne peuvent pas communiquer avec les autres

-Jean, t’es toujours là?

-Pourquoi tu as dit à tout le monde que je ne savais pas faire mes lacets !?

Qu’une chose soit claire, les autistes peuvent parler à tout le monde à n’importe quelle heure de la journée s’ils ne sont pas simplement timides. Le truc, c’est qu’ils ne comprennent pas toujours les choses de la même façon, ont parfois de la difficulté avec le second degré et ne sont pas toujours familiers aux conventions sociales. Exemple: regarder les gens dans les yeux ou la règle du salut/ça va/qu’est-ce que tu fais de bon? Ça ne les empêche pas de pouvoir pratiquer le dialogue tous les jours. D’ailleurs, une bonne partie d’entre eux arrive sans problème à se fondre dans la masse. Vous avez probablement un ami autiste sans le même le savoir.

4- Ils ne ressentent aucune empathie

-Merde, je me suis coupé.

-Pauvre toi… Sinon, tu ne voudrais pas me ficher la paix?

On a déjà demandé à Jean s’il avait des émotions. Il a répondu «oui» et il est parti en grinçant des dents. Le problème, c’est qu’il a plus de difficulté que les autres à comprendre ce qu’il ressent et à exprimer ses émotions. Si un autiste vous voit les larmes aux yeux et qu’il ne fait rien, ce n’est parce qu’il s’en fout. Il est simplement perturbé de ne pas nécessairement comprendre pourquoi. Ce cliché est probablement celui qui pique le plus. Ça revient à demander à quelqu’un s’il a une âme. Jean m’a tout de même dit que ça ne le dérangeait pas qu’on fasse des blagues sur lui si on n’avait pas besoin de lui mettre d’étiquettes.

Finissons en beauté

Pour finir, je voulais vous rendre curieux. J’ai donc demandé à Jean de m’écrire une liste de gens qui ont été diagnostiqués Asperger ou qui sont fortement soupçonnés de l’être. J’espère pouvoir faire agrandir vos paupières de quelques millimètres..

 

-Albert Einstein (pas besoin de présentation)

-Alexander Graham Bell et Thomas Edison (inventeurs)

-Vincent Van Gogh et Andy Warhol (peintres)

-Bobby Fisher (champion d’échecs)

-Michael Jackson (compositeur et chanteur)

-David Bowie (composteur et chanteur)

-George Harisson (compositeur, chanteur et guitariste)

-Kurt Cobain (chanteur et compositeur)

-Bob Dylan (chanteur et compositeur)

-Steven Spielberg (réalisateur)

-Tim Burton (réalisateur)

-Bill Gates et Steve Jobs (entrepreneurs)

(suite…)

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