Marianne Lachance

L’état du monde

Cet article ne changera certainement pas les choses, mais je garde espoir que la plume soit réellement plus forte que l’épée; car je crains ne pouvoir me résoudre à faire quoi que ce soit d’autre pour me faire comprendre, partager mes convictions… Je suis en colère: oui, j’en ai ras-le-bol. Ras-le-bol du monde qui aujourd’hui perce petit à petit le mystère qu’englobe la vie, qui comprend et analyse sciences, possibilités et enjeux, qui semble omettre quelques détails qui, à mon avis, devraient être perçus comme étant importants, voire primordiaux. D’abord, expliquez-moi à quoi bon: pourquoi tenter de découvrir ce qu’est la vie? Ne faudrait-il pas apprendre à la respecter avant toute chose? Pardonnez-moi si cette déclaration vous choque, mais voyez l’étendue de la destruction humaine, ne serait-ce qu’au niveau environnemental : pollution, perte écologique, élimination d’habitats naturels; la liste est longue, et je tiens à le rappeler, l’Homme ravage bien plus que la planète, j’en ai bien peur…

La vie, le plus simplement défini, se décrit comme il s’en suit: époque marquée par la naissance et la mort. Est-ce faux? Absolument pas. Est-ce objectif? Cruellement trop. Alors qu’elle représente pour certains une marée d’arc-en-ciel, d’autres se battent avec la conviction que cet amas de couleur n’est qu’un mythe, une autre légende qui reste à prouver avec le temps. Si le monde est aujourd’hui injuste, c’est que nous lui donnons sa laideur en y marquant notre pouvoir, pouvoir qui, au final, s’avère possiblement dévastateur; autant pour l’univers en tant que tel que pour l’humanité en elle-même. Pourtant, nous retrouvons réconfort en nos valeurs, en ce que l’on croit important, ce que nous tenons à cœur… Comme quoi? L’égalité? Quelle égalité? Dites-moi, car il est sûr que plusieurs exemples me semblent pertinents, mais si l’on creuse, s’il y avait réellement égalité en tout et partout, existerait-il encore des régimes dictatoriaux? Je réessaie: la paix? Non, malheureusement, il y a la guerre. À la justice, le respect, l’amour, l’accomplissement de soi, le bonheur, la confiance et la fraternité, je réponds d’un mot simple: discrimination.

Ce n’est un secret pour personne, le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie et autres «principes» qui s’attaquent à un groupe de personne précis sont des formes de haine qui inondent l’humanité de souffrance, d’incompréhension et de frontières. Parfois, on associe différences avec étiquettes, oui oui, des étiquettes… cette même idée qui est surtout reprise dans des films et des histoires qui finissent en disant qu’un simple mot n’a pas la force de décrire ou d’apprendre comment se comporter face à quelqu’un en vue de ses différences. J’avoue que cette morale soit touchante et en partie vraie, pourtant je me vois obligée d’être en désaccord. Je connais, moi, un mot qui a ce grand pouvoir. Il s’agit du terme «humain», car oui, si nous partons des bases, de l’essence même du respect, nous devrions traiter les autres comme nous aimerions nous-même être traités. Bien qu’il y ait des différences entre les uns et les autres, nous sommes reliés à celles-ci par nos points communs: le fait que chacun ressente des émotions, ou encore simplement que nous sommes tous différents, et que nous pouvons créer de cette diversité une force.

Si l’on se base sur la pyramide de Maslow, schéma représentant en ordre hiérarchique les besoins humains, tout revient aux mêmes constats, laissez-moi vous montrer en quoi:

Comme il est indiqué sur le schéma ci-dessus, on peut retrouver cinq niveaux de besoin à «combler»;

· Les besoins physiologiques, soient les besoins qui assurent la survie d’un être (manger, boire, dormir…);

· Besoin de sécurité, sentiment d’être protégé;

· Besoin d’appartenance, qui, en gros, représente la nécessité de créer des liens avec le monde qui nous entoure et les gens qui y vivent;

· Besoin d’estime, auquel on associe respect des autres, mais aussi de soi, et, pour terminer;

· L’accomplissement de soi, le besoin qui pointe la pyramide, celui qui dicte que le(s) rêve(s)et que notre mission sur Terre est accomplie.

Partant au pied de la pyramide, nous retrouvons les besoins primaires, puis, plus les échelons se superposent, plus ils deviennent secondaires et personnels, ils peuvent varier de forme et d’interprétation d’une personne à l’autre.

Cette représentation des besoins humains serait, selon M. François Morin, professeur d’éthique à l’école Armand-Corbeil, un système fiable sur lequel baser et repérer le minimum de l’égalité dont tous, quels qu’ils soient, devraient bénéficier: partout au pays comme aux quatre coins du globe. M. Morin stipule que les trois premiers étages de la pyramide seraient essentiels à combler pour pouvoir dire que le monde est réellement juste de ce côté, étant donné que l’estime et l’accomplissement sont des quêtes plus subjectives, et les changements d’une société, qu’elle soit juste ou non, ne peuvent malheureusement pas toujours aider à l’atteinte de ce type de but.

«On oublie parfois ce qu’est la beauté du miracle de la vie», a un jour dit François Morin; j’avoue être entièrement d’accord.

Presqu’un mois s’est écoulé entre la ligne que vous lisez à l’instant et celle juste au-dessus. Un mois entier durant lequel j’ai douté de mes capacités. Tout ce temps, je l’ai employé aux fins d’une grande remise en question à propos du message que je voulais porter, transmettre et exprimer, ainsi que ma manière de le promouvoir. Pourquoi ça? Simplement après une discussion avec mon professeur d’histoire et géographie, Martin Maisonneuve, portée sur un amalgame et une panoplie de sujets qui m’ont immensément bouleversée. Alors qu’au départ, je voulais pencher pour le drame de la situation avec un discours presque moralisateur, il m’a fait changer d’avis. Il a donné un nouveau souffle à mes intentions, car oui, je l’ai réalisé; avec causes et conséquences se doit d’apparaître solutions. Bien que lors de la discussion, je n’y avais point prêté d’attention particulière, il semblait accorder une importance singulière au fait qu’après l’indignation, vient la mobilisation. Il a, bien sûr, illustré ses propos à l’aide du fameux « sois le changement que tu veux voir dans le monde », et je crois, d’ailleurs, n’avoir jamais interprété cette phrase comme je l’ai fait ce jour-là. Jamais.

M. Maisonneuve me précisait que se mobiliser permet de contribuer à une cause pour laquelle nous voulons personnellement nous investir et que nos actions sont ce qui définissent notre futur, aussi individuel que commun; d’où le bénévolat. Il m’a appris, d’une certaine manière, qu’il faut savoir grimper des collines avant de s’attaquer aux montagnes, en me disant qu’il faut d’abord commencer par son propre quotidien, puis, petit à petit, aller plus loin, se dépasser au travers de nos habitudes et valeurs. Oui changement, oui égalité; mais d’abord réflexion, plan et actions. Ainsi, à tout combat pour nos valeurs, nous répondrons présents, oui, en tant que personne, mais d’abord en tant qu’être humain. Oui, c’est bien beau de se faire dire que nous pouvons apporter un changement dans le monde, mais il faut en premier lieu savoir comment faire et ça, c’est une autre histoire. Chacun peut faire quelque chose, mais pas sans volonté, sans conviction… pour changer le monde, j’ai appris qu’il fallait s’indigner, mais surtout se mobiliser. Réalisez vos rêves, soyez audacieux! Mais restez attentif à ce que vous faites et ce que vous voulez transmettre, car comme me l’a mentionné M. Maisonneuve, c’est dès qu’il y a un «eux» et un «nous» que l’on s’égare entre justice et vengeance.

Par Marianne Lachance

Petite réflexion sur la liberté

Depuis peu, je me rends compte que tout est subjectif; des choses les plus futiles jusqu’aux plus importantes, simplement parce que l’être humain traite chaque information selon ses propres expériences, valeurs, idéaux et j’en passe. Effectivement, plusieurs facteurs peuvent affecter la réflexion d’un individu, tels que ses préférences, ses émotions, voire ses traits de caractère. Les meilleurs exemples pour illustrer mon point sont sans doute les mots; malgré leurs sens universels, dont la plupart sont décrits dans un dictionnaire, chacun y apporte sa propre signification. Imaginez le terme maison; quelqu’un pourrait dire que c’est un endroit où l’on vit, tandis qu’une autre personne pourrait décrire ce lieu comme un havre de paix, son chez-soi. Cela s’éloigne quelque peu de la définition initiale, qui se résume à «bâtiment d’habitation»quoique ceci était un terme simple. Le mot maison fait partie du vocabulaire que se doit d’apprendre à bien orthographier un enfant de première année du primaire. Essayons avec quelque chose d’autre; que diriez-vous d’autonomie? Certains l’associeront directement à l’indépendance, l’autosuffisance et la débrouillardise, alors que d’autres la relieront à la connaissance de ses défauts, de ses qualités, de ses limites, bref, à la capacité dimaginer de soi-même un portrait qui soit fidèle. Voici ce qui démontre bien, à mon avis, que tout n’est question que d’interprétation. 

 

Pourtant, lorsqu’il est question de valeurs, il peut s’avérer complexe de communiquer quand deux personnes n’ont pas une vision accordée de ce qu’elle représente. On voit partout autour de nous ce genre de désaccord, que ce soit dans la vie courante ou dans les médias; par exemple, la récente remise en question de ce qu’est la liberté d’expression, son importance et ses limites. Plusieurs autres débats quotidiens sont créés par des interprétations et des visions différentes de valeurs, priorités ou toute autre chose qui puisse représenter un enjeu dans la vie de tous les jours. 

 

 

Je dois avouer avoir réfléchi à quelque chose en particulier; la liberté. Sept lettres, trois syllabes, un mot dont l’orthographe est banale, qui, certes, possède un sens, à mon humble avis, des plus poétiques. Le dictionnaire du Petit Larousse lui a trouvé treize définitions différentes, relatives à l’état d’une personne, aux conditions politiques, à des droits, etc. Pour moi, la liberté est le terme qui exprime le choix de se livrer à soi-même, tout en prenant conscience des risques, mais surtout de la sensation de pouvoir et de responsabilité qu’elle procure; « La liberté commence où l’ignorance finit.», Victor Hugo. 

 

Un de mes professeurs ma un jour enseigné que la liberté d’un individu s’arrêtait où celle des autres pointait le bout de son nez, dans le sens où nous sommes libres de nous déplacer, mais dès que se présente le terrain privé appartenant à quelqu’un, nous n’avons pas le droit de s’y aventurer. Voici un autre exemple; chacun a droit à la vie, donc l’enlever à quelqu’un est un crime. Bien que cette démonstration soit plus radicale, je dirais même sadique, elle est justifiée et défend la même conclusion. Bien sûr, ce n’est pas parce que ça s’avère être véridique que ce soit un résumé fiable et complet.  

 

 

Pourtant, je me surprends à penser que la liberté a un double tranchant; car après toute référence à la liberté vient un moment où l’on doit assumer ses actes et paroles. Comme dirait l’oncle Ben, dans Spiderman; « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités».  Ici, l’on parle bien évidemment de contrôle de soi, non seulement pour ne pas abuser de nos pouvoirs, mais aussi pour en faire bon usage.  Par exemple, dans un débat, nous sommes libres d’exprimer notre avis, mais il y a certaines normes sociales à respecter, soient la politesse, la courtoisie, l’amabilité et d’autres encore. Voici un phénomène que j’ai affectueusement prénommé la cage sociale… Pourquoi? Simplement parce qu’on rajoute des contraintes morales, donc certaines valeurs à respecter en société, mais ne voyez-vous pas le piège? Qui dit valeur dit interprétationS, le ‘’s’’ étant d’une importance capitale, puisqu’il signifie que plusieurs visions se forgent de leur côté, créant ainsi un bric à brac immense lorsqu’elles se confrontent; ainsi se développent des débats, des clans et tout ce qui s’en suit. 

 

Une des façons les plus efficaces pour se sortir d’affaire serait de piétiner son égo et de tenter de se mettre à la place de l’autre afin de s’imprégner de son point de vue, et de pouvoir mieux reconnaitre les besoins de l’autre, ce qui assurerait un compromis juste et équitable. Pourtant, on croit que faire preuve d’empathie est inutile dans ce genre de conflit, car aux premiers abords, on assume que notre opinion est déjà validée grâce à la liberté de penser; certes, ce n’est guère une justification valable. Voilà pourquoi il faut faire preuve d’ouverture d’esprit, prendre le temps de réellement écouter les arguments de l’autre, ses idées et son interprétation. Ainsi finit par en découler une preuve de liberté d’expression; chacun a pu s’exprimer de manière égale et ils ont bénéficié des mêmes droits.  

 

Nous vivons dans un monde bourré de nombres, de statistiques et ça s’avère pratique, nous nous basons sur eux pour trouver comment rendre notre mode de vie meilleur. Ces temps-ci, on croit pourtant voir notre mode de vie se détériorer, non seulement par les nombreux cas d’infections et de décès, mais surtout par notre liberté qui semble disparaitre. Si l’on tente de représenter à quel point nous sommes libres en ces temps pitoyables, je dirais que notre liberté est réduite et que ça crée certaines tensions dans la société. Oui, je trouve que c’est abominable de se retrouver aussi ‘’coincé’’ dans une période de temps qui semble s’éterniser, et je suis la première à m’en révolter; s’il y a bien une chose que j’apprécie du Québec et du Canada, c’est la liberté que nous possédons!  

 

Cependant, j’ai gardé en tête que la crise que nous traversons est difficile pour tous, et que pour regagner cette liberté, il va falloir se battre, sans relâche, continuer à endurer le port du masque en classe, tenter d’éviter les contacts et investir du sien dans le respect de chaque règle sanitaire… non pas seulement pour retrouver notre liberté, mais aussi pour l’avoir méritée 

 

Par Marianne Lachance

La quarantaine pour moi

Il y a environ un mois, nous avons accueilli une tortue à la maison; un mâle de trois ans que nous avons appelé Tam-Tam.

Ma mère m’a raconté au début de la quarantaine, alors que nous lavions l’espace de vie de notre cher animal, qu’elle se demandait comment c’était de rester encabané toute la journée dans un aquarium, comme le faisait Tam-Tam. Dès son arrivée, elle s’est questionnée sur le sujet. Elle trouvait que c’était une drôle de coïncidence qu’un mois après son questionnement, nous, ses enfants, puissions tenter l’expérience.

 

 

Au moment où elle me disait ça, je me sentais triste et en colère; je n’avais plus le droit de voir mes amis et toute ma routine qui me semblait idéale s’écroulait. L’école me manquait, mes intégrations sociales me manquaient, et même mes devoirs me manquaient tant l’ennui s’était emparé de moi.

Je ne trouvais pas ça drôle du tout et j’ai couru jusqu’à ma chambre pour aller m’y réfugier. Une fois un peu calmée, je me suis plongée dans une réflexion des plus profondes à propos de cette histoire de tortue et de question… J’en suis finalement arrivée à comprendre un message, une métaphore.

Tout comme nous avons lavé l’habitat de Tam-Tam, je devais nettoyer ma vie. C’est alors que j’ai compris qu’épousseter mon stress, jeter mes problèmes à la poubelle, trier mes mauvaises habitudes pour qu’elles se transforment en de bonnes choses pour moi et balayer mes pensées négatives étaient un projet dans lequel je voulais m’investir pendant tout ce temps. J’étais fière d’avoir réalisé tout ça, mais il restait encore un petit bémol; j’ignorais comment procéder.

J’ai donc fait le point de la situation afin d’y voir plus clair; je passais tout mon temps livrée à moi-même et à l’énergie débordante de mon petit frère. J’avais quelques activités qui auraient des chances de m’occuper comme tricoter, écouter de la musique, parler à ma grand-mère au téléphone, cuisiner, et bien sûr, ramasser ma chambre.

J’ai finalement trouvé la solution: tenter de développer des qualités en pratiquant ces occupations!

Par exemple, en tricotant, j’essaie d’être très attentive et minutieuse pour éviter les erreurs, et donc de recommencer. Écouter de la musique m’inspire et m’aide à rester concentrée, alors j’en ai écouté le plus souvent possible. Cuisiner me donne le sourire, car ma famille adore mes gâteaux et voir les gens que j’aime de bonne humeur me remonte le moral. En ramassant ma chambre, je développe ma patience, parce qu’honnêtement, c’est long et très ennuyeux de faire le ménage dans une pièce aussi bordélique que la mienne.

À présent, je vois le confinement comme une opportunité de prendre du temps pour moi et de me détendre. Je tire le meilleur de chaque situation et je reste positive et sereine. Est-ce que mes amis, l’école et les devoirs me manquent toujours? Bien sûr… Cependant, ça ne m’empêche pas de m’ouvrir à de nouvelles activités et de rester le plus heureuse possible.

 

Par Marianne Lachance

Une rencontre avec un maire proche de ses racines

Mardi 1er octobre, réunion du journal;

Tous les membres semblaient être présents attendant tous impatiemment le début de la réunion. Comme à l’habitude, les responsables du journal présentaient les projets en cours pour souligner les 50 ans d’Armand-Corbeil. Notre mandat était une entrevue consacrée au maire de Terrebonne, Marc-André Plante,  qui était un ancien élève de notre école. Le maire était de passage à notre école pour son projet d’embellissement de la cour extérieure. Il mettait l’épaule à la roue pour appuyer les élèves bénévoles de notre école ainsi que les enseignants liés à ce superbe projet. Nous en avons donc profité pour faire notre entrevue avec le représentant officiel de la ville de Terrebonne. Comme vous le savez certainement déjà, ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre le maire et nous devons l’avouer ; nous étions surexcitées, mais aussi vraiment stressées. Une fois l’entrevue entamée, la tension s’est dissipée comme par magie.

JAC: Avez-vous aimé vos années au secondaire? Étiez-vous populaire? 

-Est-ce que j’étais populaire? Je me souviens qu’à l’époque, l’école Armand-Corbeil pour moi, c’était en secondaire 3, 4 et 5 parce qu’en secondaire 1 et 2, on était tous subdivisés à Léopold-Gravel. Moi, à l’école, je me souviens que ça commençait à 8h et finissait à 14h30 et j’étais moins impliqué dans la vie scolaire. Je me rappelle que je parlais beaucoup et que je bougeais beaucoup. J’étais un élève plutôt comique, je faisais beaucoup de blagues, mais les enseignants trouvaient ça drôle. Donc, j’étais le type d’élèves qu’ils appréciaient beaucoup. Alors oui, j’étais, je ne dirais pas populaire, mais plutôt apprécié des autres élèves parce que je faisais rire les gens. Dans mon temps, il n’y avait pas de programmes, il y avait l’option enrichi et c’est tout.

JAC : Parlez-vous toujours avec vos amis du secondaire?  

– J’ai quelques amis avec lesquels  je suis demeuré en bon contact, d’ailleurs, il y en a même un qui siège avec nous au conseil municipal qui est Yann Maisonneuve. On a terminé la même année et puis, on a été élus tous deux ensemble.  J’ai encore des amis qu’on fréquente mutuellement et je vois plein de gens que des fois j’avais pas vu depuis 20 ans. Grâce à mon travail, j’ai pu croiser plusieurs amis d’Armand-Corbeil. À l’époque, Armand-Corbeil était l’une des rares ou sinon la seule école à Terrebonne, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

 

JAC: Y avait-il des activités et y avait-il un journal étudiant? 

À l’époque, il y avait un journal étudiant, une radio étudiante, une association étudiante est un club de cross- country. Il n’y avait pas de football comme vous le connaissez. Il y avait de la natation, mais tout le monde la redoutait.

NDLR: Monsieur Plante n’a pas fait partie du journal, car le programme enrichi ne permettait pas de s’impliquer dans une activité.  

JAC: Pouvez-vous nous parler de l’école des métiers? 

– À l’époque, il y avait des professionnels qu’on côtoyait. C’était beaucoup l’école de secrétariat qui était présente à l’époque. Secrétariat comptable et dactylo étaient liés à ce type formation, je me souviens, l’école professionnelle était présente à ce moment-là, on avait des élèves plus vieux et qui avaient pas le même horaire. On les côtoyait un peu moins, il y avait une classe de menuiserie à l’arrière aussi.»

JAC: Si vous aviez décidé de vous impliquer, dans quoi vous seriez-vous investi? 

Assurément du sport, mais j’aurais beaucoup aimé faire la radio, ça, c’est sûr et certain. Mais il y avait un sport que tout le monde redoutait, c’était les cours de natation, car l’eau était trop froide et le casque de bain n’était pas très joli.

JAC: Quel est votre meilleur souvenir d’Armand-Corbeil? 

D’abord, moi, j’ai vécu l’ouverture de la nouvelle cafétéria nord que vous avez, qui pour vous a pas l’air nouvelle ben ben. Elle a été construite à ce moment-là et évidemment, on était tout tassé dans une petite cafétéria. Je me souviens qu’à l’école, ça avait vraiment changé la dynamique, ça agrandissait.

JAC: Étiez-vous du genre à faire des mauvais coups ? 

Ouais! Je le dis pas tout le temps, mais moi, au primaire, j’avais des feuilles de route. À chaque fois que je vois un élève avec son bureau à l’extérieur de sa classe, je le salue toujours en lui disant : « T’en fais pas, dans la vie, tu peux réussir pareil,  ça arrive à tout le monde. J’étais tannant, en plus, ma mère enseignait ici, et moi je suis né en 1977 un 29 novembre, elle allait travailler enceinte, assez proche de son accouchement. Les contractions ont commencé à 15:00 et c’est le directeur de l’école qui, à ce moment-là, l’a emmenée à sa voiture pour qu’elle parte à l’hôpital Sainte-Justine. Ça avait commencé ici, à l’école et le directeur qui a aidé ma mère était celui qui m’a accueilli ici, à l’école.

C’est avec un grand plaisir que nous avons conclu notre rencontre avec cet homme quand même assez impressionnant. C’est une belle expérience pour nous, qui ne sommes qu’en secondaire 1, de faire une rencontre aussi impressionnante. Le maire s’est avéré être très accessible et très comique pour nous mettre à l’aise tout au long de son entretien. Nous avons remarqué également que bien que notre école ait changé avec le temps, elle reste un élément de nostalgie pour notre maire qui parcourait les corridors la tête pleine d’histoires.

Pour écouter l’entrevue complète:

par Julianna Argento et Marianne Lachance

Les favoris de l’été

Un parc pas comme les autres

Le parc Éole est un parc éolien pas comme les autres. Il contient la plus grande éolienne à axe vertical au monde. Elle mesure tout près de 110 m. On peut y faire des visites guidées, analyser le mécanisme de fonctionnement ou même encore l’escalader. Situées à proximité du parc national de la Gaspésie, ces plaines sont remplies de beaux paysages et de fabuleuses découvertes. Un site à voir pour ceux qui ont soif de savoir.

https://vacanceshaute-gaspesie.com/entreprise/eole-cap-chat-175.php

Par Annabelle Legault


Le film L’histoire de Pi

L’histoire de Pi raconte l’histoire d’un jeune Indien qui quitte son pays natal avec sa famille et leur zoo vers l’Amérique, où de meilleures opportunités les attendent. Or, le bateau fait naufrage en plein océan Pacifique et Pi se retrouve sur le canot de sauvetage, sans terre à l’horizon, avec Richard Parker, un redoutable tigre du Bengale adulte qui, lui aussi, tente de survivre par tous les moyens. Inspiré du roman du même titre, écrit par Yann Martel.

Par Amélia Gelineau


Les fées du phoenix

J’ai découvert le livre « Les fées du phoenix », écrit par Isabelle Roy. Publié en 2012 chez les éditions Hurtubise, le premier livre a tout de suite connu un succès parmi les jeunes. Nous sommes loin du cliché des contes pour enfants, le roman déborde d’aventure et de mystère, c’est un livre sur l’amitié et l’amour. J’ai adoré le livre parce que les personnages principaux sont vraiment particuliers et l’histoire nous surprend vraiment.

Par Dyana Beaudin


La série Glee sur Netflix

J’ai commencé à écouter une série sur Netflix qui s’appelle Glee. La série se base sur un groupe de 13 adolescents américains qui forment le Glee Club (un club de chant de l’école William McKinley, une école de Lima, Ohio). Ils forment le groupe avec leur professeur d’espagnol, Will Schuester. Si ce show télévisé avait quelque chose d’important à transmettre au public, ce serait que c’est très important d’accepter les autres comme ils sont, peu importent leurs origines, leur orientation sexuelle, leur couleur de peau, leur religion, etc. C’est une émission que je recommande à 100% surtout aux personnes qui aiment les séries musicales et comiques.

Par Jacobo Pugliese Gomez


Le mochi

Cet été, j’ai découvert un dessert succulent grâce à la chaîne 2e peau sur YouTube. Je vous donne des indices : il provient du Japon et il est un petit dessert glacé fait à base de riz gluant et de crème glacée. Vous avez peut-être deviné, c’est le mochi ! J’adore cette nouveauté puisque c’est autant rafraîchissant que sucré et que ça sort de l’ordinaire comparé aux cornets de crème glacée habituels. Sa préparation est très complexe, le riz gluant est d’abord cuit à la vapeur, puis se fait écraser dans un mortier traditionnel ou se fait écraser à l’aide d’une machine à mochi. Ainsi pétri, il devient une pâte gluante et élastique. Le mochi est ensuite modelé à la main, prenant une forme ronde ou bien la pâte est étendue puis découpée en forme de petits carreaux. Après, il peut être assaisonné avec du thé ou du sucre et être consommé aussitôt. Si vous n’aviez pas remarqué, les Japonais, eux, ne mettent pas de crème glacée dans leur recette. Donc, voici ma découverte culinaire de cet été!

Par Noémie Tourangeau


Histoires du soir pour filles rebelles

Le livre Histoires du soir pour filles rebelles raconte le parcours de femmes inspirantes qui se sont battues pour réaliser leur rêve. Toutes les femmes présentées, de Ada Lovelace jusqu’à Zhang Xian, nous servent encore de modèles aujourd’hui. Portraits, citations accrochantes et autres informations tout aussi intéressantes: ce livre est une source d’apprentissage et à la fois une véritable source d’inspiration.

Par Marianne Lachance

 

 

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