Amélia Gélineau

La discrimination s’installe

« DROITS À L’ÉGALITÉ

Égalité devant la loi, égalité de bénéfice et protection égale de la loi

  1. (1) La loi ne fait exception de personne et s’applique également à tous, et tous ont droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination, notamment des discriminations fondées sur la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, la race, l’âge ou les déficiences mentales ou physiques. »

– Extrait de la Charte canadienne des droits et libertés

 

Tous connaissent le mot anticonstitutionnellement puisqu’il s’agit du mot le plus long de la langue française. Mais savons-nous vraiment ce qu’il veut dire? Anticonstitutionnellement signifie « de façon anticonstitutionnelle », donc contraire à la Constitution. La Constitution, c’est l’ensemble des lois qui détermine et garantit les droits de chacun et dont la Charte canadienne des droits et libertés fait partie. Heureusement, elle ne peut pas être suspendue; dans le cas contraire, le dirigeant pourrait obtenir plus d’un pouvoir à la fois, ce que l’on tient absolument à éviter.

Où est-ce que je vais avec ça? Directement vers les fameuses promesses électorales d’Andrew Scheer qui en ont choqué plus d’un. Si vous ne le saviez pas, Scheer avait comme promesse électorale d’interdire l’avortement et le mariage gai. Mais ici, nous allons plus précisément parler de la promesse de bannir le mariage gai.

Comme écrit noir sur blanc dans l’extrait ci-dessus de notre Charte canadienne, les individus canadiens ont droit aux mêmes privilèges, peu importe leur âge, leur ethnie, leur religion, leur couleur, leur sexe, leur race et leur déficiences mentales ou physiques. Bref, ils sont tous jugés égaux. Alors, est-ce qu’Andrew Scheer pourrait bannir le mariage gai? Si on se fie à la Charte, la réponse est non. S’il souhaitait bannir le mariage gai, il lui faudrait bannir le mariage tout court. Et encore là, rien ne garantit que cela serait légal selon notre constitution.

Maintenant, je vous pose la question : selon vous, qu’arriverait-il si quelqu’un d’orientation sexuelle gaie était élu et promettait de bannir le mariage pour les gens non-gais? Voici ce qui arriverait : des protestations, des révoltes et surtout, une grosse, grosse insatisfaction, voire de la peur ou de l’anxiété. Ce qui arrive présentement, c’est que l’on inverse simplement les places et à présent, on vote pour ça? Est-ce que c’est logique? Non. Est-ce que c’est ouvert d’esprit? Absolument pas.

Le plus inquiétant, c’est bien que cela ne se produit pas qu’ici. Par exemple, en Espagne, le groupe politique Vox, ayant comme chef Santiago Abascal à sa tête, est un mouvement ultra-nationaliste, anti-féministe et anti-immigration. Personnellement, ça me rappelle un peu ce qui se passe ici, en plus fermé. Et comme Scheer qui était très soutenu par les provinces de l’Ouest canadien, Vox était crédité par plus de 10% de la population espagnole à ses débuts. Et il continue de rejoindre des électeurs.

La discrimination s’installe dans nos promesses électorales, nous qui clamons être un monde ouvert d’esprit et multiculturel. Chose qui hier était bannie est de retour aujourd’hui. Bref, il est certain qu’on a l’impression qu’un vote parmi les presque 38 millions d’habitants du Canada, ça se perd. Mais c’est la force de la collectivité qui fait une différence. On a tous nos raisons, nos valeurs, nos arguments et nos opinions, et il en est ainsi : ce sont eux qui détermineront le futur.

 

Par Amélia Gélineau

 

 

 

 

Le Chardonneret

Sorti en salles le 13 septembre 2019 au Québec et inspiré du roman The Goldfinch par Donna Tartt, récipiendaire d’un prix Pulitzer, Le Chardonneret raconte l’histoire de Theodore « Théo » Decker (Ansel Elgort), alors âgé de 13 ans, qui perd sa mère (Hailey Wist) lors de l’explosion d’une bombe dans une exposition artistique au Musée d’art métropolitain de New York. Sa mère lui montre son tableau favori : Le Chardonneret, peint par Carel Fabritius, tout juste avant l’explosion. Pris d’un élan de désespoir, il vole le tableau et le garde avec lui, étant le seul souvenir qu’il lui reste de sa mère. Grandissant, les malheurs s’enchaînent après la mort de sa mère et, devenu adulte, Théo doit affronter son passé pour trouver la paix et le bonheur.

Critique

J’ai adoré ce film. N’étant pas présenté dans un ordre chronologique mais plutôt avec des bonds vers le passé, il arrive souvent que l’on croit comprendre ce qui s’est passé, mais puisque l’on ne nous montre pas l’entièreté de la scène, c’est lors d’un autre retour dans le passé, où on nous montre certains détails, que l’on saisit réellement. Comme dans la vraie vie, on apprend le passé des personnages peu à peu. Par exemple, au début, on voit des instants de la vie de Théo adulte, puis on voit des flashbacks de son traumatisme tout au long du film, ce qui nous permet de mieux comprendre comment il est devenu ce qu’il est à l’âge adulte. Théo a également un lourd passé, dont on ne connaît pas l’existence au début, qui, une fois découvert, explique ses choix.

Un autre aspect que j’ai aimé est le réalisme. Ce long-métrage démontre avec un réalisme impressionnant comment une petite chose, un événement ou une fréquentation, peut tout changer définitivement. Par exemple, la mort de la mère de Théo fait qu’il est repris en charge par son père, qui les a abandonnés six mois plus tôt, ce qui entraîne la rencontre de son voisin russe, Boris, qui devient son ami. Ces événements de son enfance ont encore des répercussions lorsqu’il est à l’âge adulte, comme c’est possible dans la vraie vie.

Bref, l’élément de surprise et le réalisme sont au rendez-vous avec Le Chardonneret. Je vous le recommande fortement. Ce long-métrage, réalisé par John Crowley, a tout pour plaire aux amateurs de films dramatiques et est truffé de rebondissements. Reste maintenant à voir si le film sera aussi apprécié que le roman dont il est issu.

 

Par Amelia Gélineau

Quand l’humain est à la merci de l’argent

Dans notre société moderne, l’argent occupe une place très importante. Il permet de se procurer tout ce dont on a besoin, contribue à des vies et est l’objet du désir de plusieurs. Mais que fait-on quand l’argent devient le but premier? Quand il passe avant tout? Que fait-on quand l’argent est plus important que des vies, que l’environnement et tous les droits de l’homme? Que fait-on quand l’humain est à la merci de l’argent?

 

Où l’argent entre en jeu

Nous le savons, une importante crise environnementale a lieu partout sur la planète. Des campagnes de sensibilisation sont lancées, des manières de contrer la dégradation de l’environnement sont proposées… Par exemple, en alimentation, on nous suggère d’acheter des aliments locaux, d’éviter la surconsommation et le gaspillage, de faire du compost ou même de devenir végétariens ou végétaliens. Cependant, beaucoup de ces mesures coûtent plus cher que de continuer notre quotidien sans rien changer et cela constitue un dérangement, voir une raison pour ne pas les adopter. Des produits de remplacement sont également créés et pourraient être adoptés eux aussi. Par exemple, le plastique biodégradable à base de maïs. Les gouvernements pourraient bannir le plastique dérivé du pétrole et instaurer celui d’origine végétale. Il existe de multiples façons de faire mieux, mais il faut tous s’y mettre. Le problème, c’est que des gestes d’impact importants comme celui-ci coûtent plus cher que de ne rien faire. On accorde donc plus d’importance à l’argent qu’à notre planète, notre air, notre eau et des milliards de vies, sans compter celles des gens des générations futures? Il faut se souvenir que ces générations futures ne sont pas que des personnes sans importance, mais nos enfants, nos petits-enfants et nos arrières-petits-enfants. Voulons-nous vraiment accepter qu’ils n’aient pas la chance de vivre sur cette terre à cause de nos mauvais choix? Serions-nous prêts à leur dire : « Si tu es malade à cause de l’air et de l’eau pollués aujourd’hui, c’est parce que je n’ai pas fait l’effort de faire le bon choix »?

Tous faire un effort

«Quand on nous parle du mode de vie « zéro déchet » dans les médias, on le fait toujours en nous présentant l’exemple de Stéphanie, la mère de trois enfants qui réussit à faire entrer tous ses déchets d’une année dans un petit pot d’aspirines. « Ce n’est pas si compliqué » explique-t-elle à la caméra. « J’ai simplement changé toute ma façon de vivre. J’ai un jardin où je fais pousser mon sel et mon poivre, et je consacre tous mes mercredis après-midi à mâcher de vieux journaux pour en faire du papier de toilette maison. Simple simple simple ! » Notre enthousiasme pour le zéro déchet diminue alors à la même vitesse que la quantité d’espèces animales sur la planète. On ne sera jamais assez bons. Pourquoi essayer? La même chose arrive quand on s’imagine devenir végétarien ou même végane. Je sais de quoi je parle, parce que j’ai déjà été complètement végane. Pas d’œufs, pas de lait, pas de poulet frit. Ce régime a tenu deux ans.

Aujourd’hui, je suis végétarienne 50% du temps, végane 35% du temps et j’ai des rechutes de poulet frit le 15% restant. C’est bon le poulet frit, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise?

Ça semble paradoxal, mais mes écarts carnivores m’aident énormément à garder le reste de ma diète végé. Ils m’évitent de voir mon alimentation comme une prison et ça garde du plaisir dans chaque repas. J’ai comme ambition de redevenir végane éventuellement, au moins à 95% (le poulet frit, encore une fois…). En attendant, je refuse de me fouetter pour mes failles. Selon les plus récents calculs, manger de la viande une fois par deux semaines, ça reste mieux que d’en manger tous les jours.

 

Pour citer approximativement Anne-Marie Bonneau, une cuisinière qui se spécialisera dans le zéro déchet : nous n’avons pas besoin d’une poignée de personnes qui vivent parfaitement un style de vie zéro déchet. Nous avons besoin d’un million de personnes qui le font un peu tout croche. Si on compte que sur les plus crinqués capables d’être de parfaits écologistes pour sauver la planète, on n’y arrivera pas. Le « un peu tout croche », tout le monde est capable, et ça risque de faire plus d’adeptes qu’une invitation à lâcher son emploi et ses loisirs pour passer tout son temps à faire pousser son propre tofu.» 

Bref, ce que cet extrait de Mathieu Charlebois, du magazine Curium exprime, c’est qu’on doit tous faire notre part, aussi petite soit-elle, et travailler en équipe. Faire sa part, ça peut être d’être végétalien à tenter de réduire sa consommation de viande. Ça veut dire qu’on peut être végétarien mais manger du poulet, ou encore manger de la viande toutes les deux semaines plutôt que chaque semaine. Et par travailler en équipe, j’entends s’encourager et se féliciter mutuellement plutôt que de réprimander ceux qui ne sont pas parfaits dans leur mode de vie zéro déchet. Notre but n’est pas la perfection, c’est notre mieux. Et ça, tout le monde est capable de le faire, même si parfois, ça coûte un peu plus cher que de se cacher la tête dans le sable et faire semblant qu’il ne se passe rien du tout. C’est notre faute, vaut mieux tout de suite l’assumer et commencer à réparer nos erreurs avant que ce ne soit plus possible.

Par Amélia Gélineau

Chronique d’une carnivore devenue végétarienne

Depuis toute petite, j’ai été tiraillée entre deux choses que j’aimais : la viande et les animaux. Oui, c’est contradictoire, mais dans ma tête, ces deux choses avaient beau être opposées, elles pouvaient fonctionner ensemble. Aujourd’hui et depuis peu, je suis végétarienne. Comme quoi tout est possible, n’est-ce pas? Je sais cependant qu’il y a des gens qui se trouvent dans la même situation que celle dans laquelle je me trouvais il y a peu de temps, et c’est d’ailleurs à vous que je m’adresse. Oui, vous qui lisez ce texte. Non, je ne cherche pas à vous convertir au culte du végétarisme ou à vous faire sentir mal parce que la viande est encore une part de votre alimentation, mais plutôt à vous dire que même si vous croyez être incapable de devenir végétarien, vous pouvez le faire.

 

Tout commence lorsque nous sommes enfants. Nos parents incorporent graduellement de la nourriture à notre alimentation et à moins d’avoir des parents dont l’alimentation diffère de celle dite « normale », la viande vient éventuellement. Ensuite, elle devient incorporée à notre alimentation quotidienne et on y prend goût, enfin, généralement, parce que certains n’aimeront jamais la viande, pour quelque raison que ce soit. Pour ma part, j’ai toujours adoré la viande : si mon frère ne finissait pas son poulet ou encore mieux, son steak, je ne me gênais pas pour le finir à sa place. Ma mère m’a toujours appelée affectueusement sa « petite carnivore », car il faut l’avouer, la viande a toujours été ce que je préfère dans une assiette. Cependant, je me suis très vite retrouvée avec un autre combat sur les bras : la cause animale. Oui, j’étais celle qui pleurait quand elle voyait un camion transportant des cochons vers l’abattoir sur l’autoroute et un homard entier dans son assiette parce qu’il lui rappelait qu’à une époque, il avait été un animal bien vivant. Mais c’est à l’adolescence que j’ai fait mes choix.

On le sait, à cette période de notre vie, on cherche un peu qui on est. Nos convictions personnelles et nos valeurs commencent à se séparer de celles de nos parents et on commence à s’affirmer de plus en plus. Suivant de près la cause environnementale, j’ai fait des recherches sur les impacts du végétarisme sur soi-même et sur l’environnement, pour arriver à cette conclusion : non seulement la réduction de la consommation de viande, voire l’éradication, est bénéfique pour l’environnement, mais de plus, s’il est bien géré et qu’aucune carence de protéines ou de quoi que ce soit d’autre n’est présente, alors oui, c’est positif. Comme Aidan Gallagher, acteur, végétalien, adolescent âgé de 15 ans et militant de la cause environnementale l’a dit: « à nul stade dans sa vie un être humain n’a besoin de viande ». Pour moi, cette décision était basée à la fois sur des raisons éthiques et environnementales. Lorsque j’ai annoncé à ma famille que je souhaitais devenir végétarienne, elle a d’abord cru que je plaisantais ou que c’était une simple idée jetée en l’air. Mais non, pour moi, c’était un objectif que je souhaitais réellement atteindre. J’ai beaucoup parlé avec eux, des avantages, des inconvénients, de leurs conditions, de mes motivations. Ils avaient beau ne pas me comprendre, ils ont peu à peu accepté cela et je les en remercie.

Alors, pas à pas, étape par étape, je me suis rendue à mon but. J’ai d’abord tenté d’incorporer un repas végétarien par semaine, puis de plus en plus. J’ai cessé de manger du bœuf, puis du porc, puis finalement du poulet. Y aller graduellement m’a beaucoup aidé : j’ai eu le temps de trouver des alternatives plutôt que de me retrouver du jour au lendemain avec une absence de ressources, me constituant un autre problème sur les bras. Vraiment, selon moi, c’est la meilleure façon d’y arriver.

Aujourd’hui, la viande ne me manque pas du tout, étonnamment. Je suis la seule végétarienne de ma famille, bien que tous ses membres tentent de réduire leur consommation de viande. Je suis fière d’avoir pu arriver à me détacher de cet aliment. Tout le monde est capable, ça nécessite seulement un peu de volonté. J’ai appris à aimer des aliments auxquels je n’aurais jamais goûté et j’ai dû faire un effort pour trouver des alternatives, comme le tofu et les edamames. C’est certain, il y aura toujours à dire sur les possibles inconvénients du végétarisme, mais l’important, selon moi, c’est de saluer l’effort que chacun fait. Non, nous ne sommes pas tous végétaliens ou nous n’avons pas tous un mode de vie zéro déchet, mais on essaie de faire un effort et c’est ce qui compte. Et changer son alimentation, ça nécessite des efforts et de la volonté. C’est sûr, ça ne se fait pas en claquant des doigts ou en criant « ciseaux! », mais quand on atteint notre but, la réussite n’en est que plus satisfaisante. On est tous capable de fournir un effort, qu’on adore la viande ou qu’on la déteste. Pour ma part, j’aimerais éventuellement devenir végétalienne ou, à tout le moins, diminuer le plus possible ma consommation de produits d’origine animale. Et à ceux qui diront que se priver de quelque chose n’est jamais bien, je répondrai que toute décision d’une certaine envergure nécessite des sacrifices. Mais à mes yeux, ne plus manger de viande, ce n’est vraiment pas grand chose pour faire ma petite part environnementale.

 

Par Amelia Gélineau

Les favoris de l’été

Un parc pas comme les autres

Le parc Éole est un parc éolien pas comme les autres. Il contient la plus grande éolienne à axe vertical au monde. Elle mesure tout près de 110 m. On peut y faire des visites guidées, analyser le mécanisme de fonctionnement ou même encore l’escalader. Situées à proximité du parc national de la Gaspésie, ces plaines sont remplies de beaux paysages et de fabuleuses découvertes. Un site à voir pour ceux qui ont soif de savoir.

https://vacanceshaute-gaspesie.com/entreprise/eole-cap-chat-175.php

Par Annabelle Legault


Le film L’histoire de Pi

L’histoire de Pi raconte l’histoire d’un jeune Indien qui quitte son pays natal avec sa famille et leur zoo vers l’Amérique, où de meilleures opportunités les attendent. Or, le bateau fait naufrage en plein océan Pacifique et Pi se retrouve sur le canot de sauvetage, sans terre à l’horizon, avec Richard Parker, un redoutable tigre du Bengale adulte qui, lui aussi, tente de survivre par tous les moyens. Inspiré du roman du même titre, écrit par Yann Martel.

Par Amélia Gelineau


Les fées du phoenix

J’ai découvert le livre « Les fées du phoenix », écrit par Isabelle Roy. Publié en 2012 chez les éditions Hurtubise, le premier livre a tout de suite connu un succès parmi les jeunes. Nous sommes loin du cliché des contes pour enfants, le roman déborde d’aventure et de mystère, c’est un livre sur l’amitié et l’amour. J’ai adoré le livre parce que les personnages principaux sont vraiment particuliers et l’histoire nous surprend vraiment.

Par Dyana Beaudin


La série Glee sur Netflix

J’ai commencé à écouter une série sur Netflix qui s’appelle Glee. La série se base sur un groupe de 13 adolescents américains qui forment le Glee Club (un club de chant de l’école William McKinley, une école de Lima, Ohio). Ils forment le groupe avec leur professeur d’espagnol, Will Schuester. Si ce show télévisé avait quelque chose d’important à transmettre au public, ce serait que c’est très important d’accepter les autres comme ils sont, peu importent leurs origines, leur orientation sexuelle, leur couleur de peau, leur religion, etc. C’est une émission que je recommande à 100% surtout aux personnes qui aiment les séries musicales et comiques.

Par Jacobo Pugliese Gomez


Le mochi

Cet été, j’ai découvert un dessert succulent grâce à la chaîne 2e peau sur YouTube. Je vous donne des indices : il provient du Japon et il est un petit dessert glacé fait à base de riz gluant et de crème glacée. Vous avez peut-être deviné, c’est le mochi ! J’adore cette nouveauté puisque c’est autant rafraîchissant que sucré et que ça sort de l’ordinaire comparé aux cornets de crème glacée habituels. Sa préparation est très complexe, le riz gluant est d’abord cuit à la vapeur, puis se fait écraser dans un mortier traditionnel ou se fait écraser à l’aide d’une machine à mochi. Ainsi pétri, il devient une pâte gluante et élastique. Le mochi est ensuite modelé à la main, prenant une forme ronde ou bien la pâte est étendue puis découpée en forme de petits carreaux. Après, il peut être assaisonné avec du thé ou du sucre et être consommé aussitôt. Si vous n’aviez pas remarqué, les Japonais, eux, ne mettent pas de crème glacée dans leur recette. Donc, voici ma découverte culinaire de cet été!

Par Noémie Tourangeau


Histoires du soir pour filles rebelles

Le livre Histoires du soir pour filles rebelles raconte le parcours de femmes inspirantes qui se sont battues pour réaliser leur rêve. Toutes les femmes présentées, de Ada Lovelace jusqu’à Zhang Xian, nous servent encore de modèles aujourd’hui. Portraits, citations accrochantes et autres informations tout aussi intéressantes: ce livre est une source d’apprentissage et à la fois une véritable source d’inspiration.

Par Marianne Lachance

 

 

Qui est Armand Corbeil ?

Nous passons 180 jours par année à l’école. Pourtant, nous ne connaissons pas celui dont notre établissement porte le nom. Il y a beau avoir un panneau informatif près de la salle Raymond-Gagnon, à côté du bloc des sports, à part son nom, nous ne savons pas grand-chose de son histoire, qui il a été, pourquoi notre école s’appelle ainsi. Qui est Armand-Corbeil?

 

Contexte historique et naissance de notre école

 

« L’école Armand-Corbeil commence dans un contexte. »

Le contexte, c’est après le rapport Parent, explique Martin Maisonneuve, enseignant en histoire et géographie dans notre établissement.

 

Le rapport Parent, c’est un grand rapport qui a été fait au début des années 1960 et qui évaluait l’éducation au Québec. L’éducation, avant 1964, au Québec, est donnée par les églises, principalement du côté francophone, et du côté anglophone, il y a déjà des commissions scolaires d’établies. Donc, du côté des francophones, c’est plus les religieux et les religieuses qui donnent l’éducation et c’est vraiment à deux vitesses, une éducation pour les filles et une éducation pour les garçons. L’éducation pour les garçons, c’est principalement deux types.

Encore là, ça se divise en deux grandes branches : on a tous les métiers qui sont donnés dans les collèges, les collèges techniques, et sinon, on a un autre aspect, que l’on appelle le séminaire, qui va diriger les jeunes garçons vers ce que l’on va appeler les professions libérales : médecin, notaire, avocat, et l’autre, plus vers l’aspect religieux, donc pour devenir un père, un curé. Mais c’est toujours l’Église catholique qui encadre cette formation. En 1964, maintenant, quand on fait le rapport Parent, on constate que les Canadiens français sont moins bien éduqués que le reste de la population canadienne, que du reste de la population québécoise anglophone et qu’en Amérique du Nord, avec les Noirs américains, donc avec les afro-américains, ils sont les plus pauvres de tous les groupes ethniques en Amérique de Nord. Et c’est alors qu’il y a un gros constat d’échec du système scolaire québécois.

Donc, le rapport Parent donne naissance, en 1964, au Ministère de l’Éducation, qui a fêté, il y a environ 5 ans, son 50e anniversaire, mais dont on n’a eu aucune mention. (…) Maintenant, il faut mettre en contexte que ça fait seulement deux générations que tous les Québécois et toutes les Québécoises ont droit à une éducation secondaire. En 1964, en plus des commissions scolaires qui sont créées, il y a aussi les cégeps qui sont créés, à partir des collèges techniques, et les séminaires, eux, seront fermés peu à peu ou transformés eux aussi en cégeps pour donner ce que l’on appelle la formation pré-universitaire. L’autre aspect, c’est la création des commissions scolaires.

Terrebonne… rurale. À droite, la montée Pincourt (boulevard Moody) est une route rurale à deux voies. C’était bien avant la construction des Galeries de Terrebonne. Au centre, la nouvelle autoroute 25, puis plus haut, la côte du sommet avec son motel, qui donne accès au secteur de Terrebonne-Heights où quelques nouvelles rues champêtres percent à travers les bois. (Photo : Fonds Aimé-Despatis, Société d’histoire de la région de Terrebonne)

Le contexte de Terrebonne 

Mettons-nous dans le contexte de Terrebonne, maintenant. Terrebonne n’a pas de commission scolaire. Terrebonne est rattachée à la commission scolaire de Laval, parce que la population y est environ de 10 000 habitants à ce moment, même un peu moins, 8 000 habitants. Aujourd’hui, on est rendu à plus de 110 000 habitants, il y a eu un boum démographique à Terrebonne depuis 50 ans.

Donc, on est attaché à la commission scolaire de Duvernay ou la commission scolaire de Laval, et on commence à avoir des personnages, des notables, des gens qui ont fait l’université mais qui vivent à Terrebonne. On a, par exemple, Léopold Gravel, Ouimet, qui a été curé, et Armand Corbeil. Eux font une formation libérale, comme j’ai parlé tantôt.

Donc, M. Corbeil va devenir notaire, il va avoir un bureau de notariat dans la région de Terrebonne et il commence à être un personnage de ce que l’on appelle la communauté libérale : médecin, docteur, avocat, ils se tiennent ensemble et sont en quelque sorte l’idéal des Canadiens français de l’époque. C’est la voie à suivre, parce que presque toute la population de Terrebonne travaille soit dans les usines, la Homeshoes exemple, ou Moody’s, il y a d’autres entreprises, il y avait un centre-milieu industriel à Terrebonne à cette époque-là. Ou bien ils vont travailler comme agriculteurs dans la grande région de Terrebonne.

Donc, eux ont un idéal, d’abord, c’est de créer une commission scolaire francophone sous la loi de l’instruction publique de 1964, donc ils vont créer la commission scolaire de Terrebonne pour le primaire et éventuellement, la commission scolaire de Terrebonne, mais pour le secondaire. Éventuellement, cette commission scolaire va changer de nom, ça va devenir la commission scolaire des Manoirs et ensuite, la commission scolaire des Affluents. Armand Corbeil et Léopold Gravel vont jouer des rôles importants parce qu’ils vont être des représentants, des gens qui sont élus comme commissaires à la commission scolaire de Duvernay puis de Terrebonne, éventuellement. Et eux vont faire la promotion de constructions d’écoles. Déjà à l’époque, il y a une école primaire à Terrebonne, c’est l’école St-Louis, qui a encore aujourd’hui sa vocation d’école primaire. C’est là qu’on va développer deux autres écoles, parce que la population de Terrebonne est en augmentation, due à l’étalement urbain, puisqu’un nouveau mode de vie apparaît: la vie en banlieue.

Donc, Terrebonne, qui est à peu près à 25 kilomètres de Montréal, devient une destination de choix. Les maisons commencent à se construire, d’où notre quartier ici, construit dans les années 60, et de l’autre côté, à St-Louis-de-Terrebonne. Donc, on manque d’écoles, on va alors en construire une première, qui va prendre le nom de Léopold-Gravel, et on va acheter un terrain. Et la rumeur veut que ce soit Armand Corbeil qui a acheté la terre sur laquelle on est actuellement, ici.

Cette terre appartenait d’abord à M. Ouimet, d’où le nom de la rue Ouimet près d’ici. (…) M. Ouimet était fermier et la terre sur laquelle on est, c’est une ancienne cuvette. En termes géologiques, c’est un trou dans lequel l’eau ne se déverse pas, donc c’est un marais. Et donc on achète la terre pour très peu d’argent, d’ailleurs, la terre, elle continue jusque de l’autre côté de l’autoroute 25 et elle monte dans le coteau. (…) Et la cuvette qui est ici, elle appartient à M. Ouimet, et à l’époque, ce marais, on l’appelle le « trou noir », parce que les vaches de M. Ouimet, exemple, venaient mourir ici et les Terrebonniens venaient jeter les déchets ici. Alors la terre est achetée par Armand Corbeil, c’est la rumeur, ou alors il fait des pressions pour acheter cette terre-là. C’est de l’école Léopold-Gravel jusqu’à ici, au pied du coteau, que l’on achète la terre et que l’on fait des remblais pour une future école, l’école Armand-Corbeil.

L’école Armand-Corbeil, donc, est bâtie pour devenir une polyvalente, dans l’esprit de la loi Parent et dans l’esprit de la loi de l’instruction publique, c’est-à-dire de devenir un centre de formation secondaire et un centre de formation professionnelle pour les jeunes de la région de Terrebonne mais aussi de Mascouche. Elle devient donc un pôle important du développement économique mais aussi du savoir. Et on va donner le nom de celui qui a fait des pressions et qui a arrangé la vente, à l’école, l’école Armand-Corbeil. » Par la suite, la construction de l’école achevée, les élèves y entrent en septembre 1969, au nombre de 1700, nombre qui a beaucoup évolué jusqu’à plus de 2090 élèves aujourd’hui. L’école secondaire Armand-Corbeil est inaugurée le 27 mai 1970 par le curé René Grenon, qui donne sa bénédiction à l’établissement. Une plaque commémorative est également dévoilée devant la famille Corbeil.

 

L’histoire d’Armand Corbeil brièvement

Né Joseph Rodrigue Armand Corbeil le 21 avril 1899, à Terrebonne, il se marie avec Paulette Brière en 1921 et ouvre un bureau d’assurances trois ans plus tard, tout en continuant son travail de libraire. Une trentaine d’années après son union, il siège comme conseiller municipal à la ville de Terrebonne pour deux ans. Il est ensuite président de la Commission scolaire. Après avoir suivi Duplessis pendant quelques années, désabusé de la politique, il prend sa retraite et devient marguillier à la paroisse de St-Louis-de-France. Il a également été membre de la Commission industrielle, en 1958, et greffier de la cour municipale jusqu’en 1965, à son décès. Père de quatre enfants, Armand Corbeil décède à l’âge de 66 ans. Son bureau d’assurances est repris par son fils, Jacques, puis par son petit-fils Pierre. Dans Terrebonne, 110 ans d’histoire, on dit de lui qu’il avait « la parole facile et le verbe coloré, fier comme un paon, le sourire enjôleur, entêté comme une mule. »

Ses vestiges d’aujourd’hui

Comme vous le savez, Armand Corbeil a laissé son nom à notre école, qui fut la première de la Commission scolaire des Manoirs, ainsi qu’à une rue tout près, baptisée en son honneur. On dit de lui que bien qu’il n’ait siégé que deux ans et quelques mois en tant que conseiller municipal, il fut un exemple inspirant d’engagement pour la communauté terrebonnienne.

Pourquoi était-ce un personnage historique marquant?

« Il faut d’abord se remettre dans le contexte historique. Les Canadiens français utilisent les moyens pour intervenir dans leur société. Exemple, en politique, les commissions scolaires ont été longtemps un moyen pour une personne des professions libérales d’entrer en politique et de faire sa marque, en politique, mais aussi le souci d’aider sa communauté. C’est un élément important. On voyait ça souvent à l’époque, les avocats, les notaires, le médecins, mais surtout les avocats et les notaires, s’impliquer dans le processus des commissions scolaires. (…) Donc, quand on a des jeunes hommes qui reviennent de leur formation universitaire dans leur patelin, comme M. Corbeil, qui revient à Terrebonne, ils viennent s’impliquer dans leurs milieux. (…) Si on le connait aujourd’hui, c’est parce que c’est un individu qui tout en ayant son bureau à Terrebonne et qui fait ses affaires à Terrebonne, peut donner du temps à sa communauté et en même temps jouer un rôle politique, dans sa communauté. (…) Donc le système scolaire devient, en quelque sorte, le moyen de monter les échelons de la société du Québec du début des années 70. (…) Alors, créer un centre important d’études secondaires mais aussi professionnelles à Terrebonne, c’était important aussi pour les gens de la communauté. Donc, (Armand Corbeil) était vraiment un précurseur de l’importance d’avoir des milieux scolaires dans la communauté. »

Ces traces dans notre école

Comme me l’a fait remarquer M. Maisonneuve, des traces de l’époque d’origine de notre école sont encore visibles aujourd’hui. Par exemple, les noms des rues dans nos couloirs. Au deuxième étage, si on soulève le nom de l’Avenue de la Mémoire, on voit Avenue de la Physique. « Les cours de physique étaient donnés ici » m’a expliqué M. Maisonneuve. Et près de l’escalier 2, c’est le nom Avenue des Gâte-Sauces qui est visible, puisque les cours de cuisine y avaient lieu. Il reste encore des traces du passé dans notre école, il suffit de bien regarder.

Par Amelia Gélineau

Les favoris du mois

Umbrella Academy

Cette série Netflix raconte l’histoire des sept enfants adoptifs aux pouvoirs surnaturels de Sir Reginald Hargreeves composant la Umbrella Academy. À présent à l’âge adulte, les six frères et sœurs restants se réunissent pour élucider la mort de leur père adoptif lorsque leur frère Cinq, de retour d’un voyage dans le temps, vient leur apprendre une nouvelle troublante : l’apocalypse aura lieu dans huit jours. Ainsi, Luther, Diego, Allison, Klaus, Cinq, Ben et Vanya tenteront de stopper la fin du monde tout en découvrant des secrets de famille insoupçonnés… Saison 2 à paraître en 2020.

Amélia Gélineau


Un roman bouleversant de Patrick Isabelle

Mon coup de cœur de ce mois-ci est sans aucun doute le roman de Patrick Isabelle intitulé Camille. Camille est un récit bouleversant et qui risque d’en toucher plus d’un. Au fil du livre, on découvre, à travers les écrits de Camille, âgée de 15 ans, son histoire et son passé pour le moins tumultueux. Avec un père violent et alcoolique et une mère assez insécure émerge un petit rayon de soleil, Camille. 

Florence Arbour


Le compte instagram #lesjeunesartistes

Le compte Instagram lesjeunesartistes est un compte artistique mettant de l’avant le talent des écoles secondaires de notre commission scolaire. C’est une bien meilleure façon pour les artistes d’être vus puisque ce compte est accessible à tous. Allez y jeter un coup d’œil !

Maya Rioux


Un monde à vie

Mon favori du mois consiste en une boutique plancher de produits naturels qui se nomme « Un monde à vie ». C’est un magasin sur Montée Masson à Mascouche qui offre des alternatives pour la vie courante en faveur de notre planète. Ils produisent des produits autant ménagers qu’alimentaires en passant par les vitamines et l’aromathérapie. Et j’en passe! Il faut commencer de plus en plus à faire de petites actions afin de perdurer la vie de notre planète bleue et selon moi, c’est bien de commencer en changeant de petites habitudes de vie.

Emily Jolicoeur


OMERTÀ: un resto à essayer !

Connaissez-vous le restaurant OMERTÀ? Situé à Mascouche, tout près de Liquidation Plomberie Mascouche, ce resto avec bar offre des mets italiens si délicieux: pizza, pâtes, filet mignon tendre, etc. Bien qu’il soit légèrement dispendieux ($$$), vous ne serez pas déçus! L’ambiance est idéale pour des personnes qui aiment la tranquillité un soir en fin de semaine. De plus, profitez d’un artiste invité tous les vendredis en soirée et les mercredis, c’est 2 pour 1 avec les pâtes & pizzas.

Nicolas Lecavalier

 

1°C, l’effet papillon

C’est quoi, un degré Celsius de différence ? Ça change quoi, 28 ou 29 degrés à l’extérieur ? C’est quoi le changement entre 32 et 33 degrés Celsius à la piscine ? En fait, ça semble être une différence des plus minimes. Le corps humain ne la perçoit même pas. Seuls certains animaux, comme le serpent, le peuvent. Alors un degré… on s’en soucie peu, nous qui ne sommes pas des scientifiques. Mais pour eux, que la température planétaire augmente d’un degré, c’est grave. Qu’aux pôles, la température se rapproche un degré à la fois du point d’accélération de la fonte, c’est majeur.

 

À bien y penser, un degré devient très important.

 

Cette situation démontre l’effet papillon. Comme le battement d’ailes d’un papillon peut tout changer, un degré Celsius peut faire fondre les glaciers et nous faire perdre une source qui pourrait fournir de l’eau douce, faire monter le niveau de la mer, engloutir des villes, décimer des populations, créer des tsunamis et des typhons… De fil en aiguille, tous ces phénomènes peuvent s’enchaîner, et ce, parce que la température planétaire a augmenté d’un degré. Parce que l’on n’aura rien fait.

Réveillons-nous!

Bien sûr, ça n’a aucune importance pour nous que le petit village côtier en Inde dont on n’entend jamais parler soit submergé ou que la petite ville à proximité de l’Océan Boréal, en Norvège, où vivent quelques centaines de gens, soit englouti par l’eau. Ce à quoi on ne pense pas, c’est que Montréal pourrait très bien disparaître si le niveau du fleuve St-Laurent montait avec importance. Ou encore Terrebonne.

Rappelons-nous que notre planète n’est pas surnommée la planète bleue pour rien. Il y a plus d’eau que de terre, et cette eau pourrait tout submerger. Nous ne serions qu’épaves, que cités englouties, que souvenirs fanés et oubliés au fond d’une mer infinie, entourés par les poissons, les mammifères marins, les planctons et les végétaux aquatiques, bibelots éternels trônants dans les fonds et témoignant d’un passé où l’on n’a pas su agir à temps, où nos réflexes étaient gravement en retard.

 

Des mesures ont déjà été mises en place, et continuent de l’être.

Les voitures électriques, l’énergie renouvelable, le compostage, le recyclage, la récupération… Le club environnemental organise même des collectes de piles, de stylos, de goupilles et plus. On tente de dire « Go ! C’est maintenant qu’on arrête la pollution. C’est maintenant qu’on se mobilise tous », mais le départ tarde malgré le signal qu’on fait entendre. On hésite, on se demande si on peut faire plus sans vouloir trop en faire. On ne sait plus, avec tous les changements, ce qui est bon, ce qui ne l’est pas, ce qui ne l’est plus.

On en parle et on en entend tellement parler qu’on se perd. Qui doit-on écouter ? Les scientifiques ? Entre eux, ils se contredisent, ne s’entendent pas, démontrent des résultats basés sur des études qui vont à l’encontre de celles de leurs collègues… On en vient à se demander si l’on est impuissant devant une si grande lutte. La vérité, c’est que l’on a toujours le choix. En s’informant, on constate que oui, on peut aider, on peut contribuer. Les repas végétariens, le covoiturage, ça fait une différence.

Carburer à l’énergie électrique, ou même se déplacer avec une voiture hybride, ça fait partie des moyens. Réduire son empreinte écologique, sa consommation de produits dérivés du pétrole, privilégier les produits biologiques et locaux, c’est bon pour l’environnement. Deux minutes par jour, pour trier les restants de son assiette, ce n’est pas beaucoup comme prix pour permettre à une autre génération de vivre dans un environnement propre, sain, beau. 5 dollars de plus pour des fraises du Québec biologiques, ce n’est pas très cher pour que les futurs enfants, nos enfants, puissent respirer l’air frais et non pollué du dehors, pour qu’ils puissent voir un champ recouvert de fleurs ou une forêt où on retrouve des écureuils, des castors, des ours, des renards et des loups. Qu’ils puissent observer un cerf broutant, aux aguets, et non pas mort intoxiqué.

 

Le signal, c’est maintenant.

À présent, le départ.

 

Par Amélia Gélineau

Dans chacun de mes mots, un incontournable

 

Dans chacun de mes mots est un roman écrit par Tamara Ireland Stone qui raconte l’histoire de Sam, sujette à de la névrose obsessionnelle. Entourée d’amies qui ne se soucient pas d’elle et qui ne connaissent pas son trouble mental, elle rencontre un jour Caroline Madsen, une jeune fille qui lui fait découvrir le Coin des Poètes, un groupe de jeunes où chacun peut partager ses créations. C’est lorsque Sam commence à se sentir «normale» qu’elle replonge dans son passé, sa névrose et réalise que finalement, elle devra peut-être à nouveau tout remettre en question.

 

 

Appréciation

Parmi les aspects que j’ai aimés se trouvent les thèmes abordés. D’abord, celui de la névrose obsessionnelle, un trouble mental peu connu. À travers le roman, on découvre les pensées de Sam et les effets de sa névrose sur sa vie, sa perception des choses et ses interactions avec les autres. Par exemple, elle fait souvent de crises d’angoisse et est obsédée par le chiffre 3. De plus, elle décrit souvent ses amours précédentes comme des «fixettes unilatérales». Dans ce thème, on retrouve également du réalisme, et on voit vraiment que l’auteure s’est basée sur de véritables sujets à la névrose obsessionnelle et qu’elle a fait des recherches sur ce trouble mental.

Ensuite, il y a le thème de l’appartenance : la jeune fille est entourée d’amies qui sont négatives avec elle jusqu’au moment où elle entre au Coin des Poètes. Peu à peu, elle se défait des Huit, comme elle les appelle, ces filles qui ne sont pas de réelles amies, et s’intègre au groupe de poètes. Sam aimerait tellement être «normale» !

 

Il se dégage du récit une force incroyable, qui, une fois que Sam découvre, lui permet de se défaire de nombreuses relations négatives et de ressentir, pour une fois, le bien-être qu’elle n’a jamais vécu. Elle comprend petit à petit qu’il n’en tient qu’à elle d’oser se lâcher pour vivre sa vie et ne plus être perçue comme une névrotique, mais une personne «normale».

 

– On peut toujours trouver la force de faire ce que l’on veut, ce dont on a besoin, au fond de nous-mêmes.

 

Un autre aspect du roman que j’ai apprécié est la fin du roman. Sans en dire trop, une révélation à la fois troublante et incroyable parvient aux oreilles de Sam comme une bombe et bouleversera sa vie, à la fois d’un bon et d’un mauvais côté. Malgré tout, une énorme leçon de vie se cache derrière ce roman aux allures douces et peu profondes : on peut toujours trouver la force de faire ce que l’on veut, ce dont on a besoin, au fond de nous-mêmes. Tamara Ireland Stone a écrit beaucoup plus qu’un roman : elle a écrit une histoire de vie.

 

Par Amélia Gélineau

Vivons-nous de la bonne façon?

Au Canada, légalement, la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. Passé cet âge, les jeunes ont la liberté de terminer leurs études secondaires, collégiales et/ou universitaires ou de se mettre à travailler à temps plein. Tout individu canadien a donc l’obligation d’être scolarisé puis, éventuellement, de travailler s’il veut pouvoir subvenir à ses besoins. Cela semble tout à fait normal, une évidence dans la vie de chacun.

Mais vivons-nous vraiment de la bonne façon? Est-ce ainsi que devrait se dérouler une vie?

L’éducation a sa raison d’être. Elle permet aux futurs citoyens d’être informés, de faire de bons choix, d’avoir des bases dans plusieurs domaines et de les faire apprendre tant en théorie qu’en pratique et ce, en les faisant interagir. Cela a un impact d’une grande ampleur sur le développement de l’humain lui-même : on le fait apprendre, découvrir ses champs d’intérêt, sa personne, ses points forts, ses points faibles… On le fait interagir avec les autres, mais aussi avec lui-même dans une recherche de soi, de sa propre place dans la société, du rôle qu’il y occupe et qu’il y occupera. On évalue ses compétences, dont certaines lui serviront toute sa vie, on l’aide à se trouver lui-même.

C’est pour cette raison que le métier d’enseignant et de professeur est si important : c’est une personne qui contribue énormément au développement psychologique de l’enfant, qui sera enrichi jusqu’à l’âge adulte. Ce système, une fois que l’individu en aura atteint la fin, aura eu comme but de créer des citoyens réfléchis, qui sauront choisir et travailler le monde de demain, et ce système semble faire le contentement général de la société. Mais il n’est qu’une pratique pour ce qui vient après: le travail. Celui-ci a beau procurer une impression d’utilité, c’est pour beaucoup de gens un cycle infernal que de devoir travailler, gérer la maison, les enfants et les finances.

 

 

D’un autre côté, nous n’avons qu’une vie à vivre, qu’une seule fois à vivre chaque date, chaque heure, chaque minute, chaque seconde exacte. Devrions-nous dépenser 16 ans de notre vie alors qu’à notre mort, tout le temps que nous aurons passé à l’école n’aura plus d’importance? À vivre libres, au jour le jour sans vivre sur le pilote automatique toutes ces journées copiées-collées toutes identiques, peut-être ferions-nous d’autres choix. Certains profiteraient de ce temps pour voyager, faire le tour du monde, visiter d’autres pays, tandis que d’autres vivraient un tout autre mode de vie. Plusieurs vivraient beaucoup plus consciemment.

Attention, mon but n’est pas vous inciter à laisser tomber l’école, mais plutôt à réviser le système social dans lequel nous vivons, vivrons et aurons passé, pour la majorité, plus de 80 ans de notre vie. École, travail, paye, comptes, hypothèque, taxes, emploi, heures supplémentaires, cours du soir… Voulons-nous vraiment y passer toute notre vie? Nous avons tous des rêves que nous voulons réaliser. Néanmoins, ce système ne permet pas toujours de les réaliser. Combien de gens n’ont pas les moyens ou le temps de faire tout ce qu’ils voudraient? Au fond, c’est cela qui compte. Profitons de ces années que nous ne vivrons qu’une fois, avant que le sable du sablier ne soit entièrement écoulé.

 

 

Étant moi-même une élève qui adore l’école et apprendre, c’est lorsque je me suis mise à réfléchir, un jour, à toutes ces choses que j’aurais voulu vivre durant mes années passées que je me suis rendue compte de comment non seulement le temps passe vite, mais comment la société contemporaine ne le vit pas nécessairement de la bonne façon et ne nous permet pas toujours de bien le vivre. Vie ne devrait pas être synonyme de travail, de cycle identique d’un individu à l’autre, mais de liberté de choix, de buts et d’objectifs irréalistes. Parce que ça sert à ça de rêver. Sinon quoi faire, une fois enclenché le système?

 

Par Amélia Gélineau

css.php