Justine Gosselin

Un acte d’une grande importance

Héma-Québec agit à titre de fournisseur de tissus humains destinés à la greffe et assure la gestion d’une banque de tissus humains pour le Québec.” Cet organisme se promène un peu partout à travers le Québec afin de collecter du sang de la part des gens du commun.


Récemment, il y a eu plusieurs collectes de sang dans la région de Lanaudière. En effet, les élèves de sixième année de l’école primaire Bernard-Corbin ont accueilli
Héma-Québec lors de la journée du 23 avril dernier de 10h30 à 19h30. Ensuite, le jeudi 9 mai 2019, c’était les élèves en sixième année de l’école primaire La Mennais à Mascouche qui ont été bénévoles pour la collecte de sang de Héma.  Ayant moi-même été bénévole pour la collecte de sang lors de mon passage à Bernard-Corbin, je sais que le but premier des enseignants est de sensibiliser les élèves à l’importance de donner du sang. C’est en en parlant à leur entourage et en faisant la promotion de la collecte par l’entremise des pancartes affichées un peu partout dans la ville qu’ils réussiront à accueillir le plus de donneurs possibles.  

 

D’autre part, le vendredi 10 mai 2019, aux galeries de Terrebonne de 10h à 20h, il y a eu une autre collecte de sang. Il est important de savoir que cette grosse collecte a été organisée et gérée que par des bénévoles. D’ailleurs, la responsable de celle-ci, Madame Natalie Waskiewicz, participe à l’organisation de collectes de sang depuis maintenant 17 ans. Lorsque je l’ai interrogée sur la raison de son implication, elle m’a confié que la photo de la jeune fille qui est sur l’affiche servant pour la collecte était sa fille. En effet, Madame Waskiewicz a perdu sa fille Julie d’une leucémie aiguë lymphoblastique il y a 6 ans. Elle m’a alors expliqué que depuis le diagnostic de sa fille, elle a décidé de s’impliquer pour la cause et d’organiser une collecte de sang par année. Elle m’a aussi confié que sa fille a reçu plus de 300 transfusions de sang, ce qui était primordial pour la garder le plus longtemps possible. Ces transfusions ont été tellement importantes pour elles que c’est entre autres pour cette raison que Madame Natalie a ressenti qu’elle “redevait” quelque chose à Héma-Québec.  Donc, c’est par l’organisation de collectes de sang qu’elle sent qu’elle redonne (dans un sens) ce qu’elle “devait” à Héma-Québec.

Finalement, j’ai demandé à la responsable comment il était possible pour des gens incapables de donner du sang de contribuer à cette cause. Elle m’a alors répondu qu’il était possible d’être bénévole lors des collectes de sang ou bien de faire la propagande du besoin de sang aux gens qu’on connait. Parce que c’est bien connu que les hôpitaux sont en constant besoin de sang. Alors, même si vous ne réussissez à influencer qu’une seule personne à aller donner du sang, c’est un très bon début puisque son don sauvera 4 vies. Alors oui, il est possible d’avoir un impact dans la vie des gens dans le besoin de sang en faisant uniquement un petit geste.

 

Par Justine Gosselin

Une femme influente pour les élèves de Corbeil

Il faut beaucoup de personnes pour faire fonctionner une école adéquatement. C’est le cas à l’école secondaire Armand-Corbeil. Mis à part les enseignants, les directeurs, les secrétaires et les surveillants, il y a des gens importants qui sont dans l’ombre, tels que des psychoéducateurs, des orthopédagogues ou bien des concierges. Par contre, il y a une personne très importante, mais pourtant peu reconnue, qui travaille autant pour les élèves que pour les enseignants. J’ai nommé Josée Quenneville, la conseillère en information scolaire et professionnelle.

Un parcours scolaire pas aussi éclairé qu’on ne l’aurait cru

À ma plus grande surprise, Josée Quenneville n’a pas eu un parcours scolaire déjà tout planifié. Comme elle me le disait, à la base, son choix de carrière n’était pas prédéterminé, elle n’avait pas une idée claire par rapport à ce qu’elle avait envie de faire dans la vie. Elle m’a même confiée que le BACC en information scolaire était son plan B. Par contre, elle a toujours su qu’elle voulait faire un métier qui viendrait en aide aux gens dans un contexte dynamique. Josée Quenneville a eu recours à quelques changements de programme lors de son parcours scolaire. Pour vous donner un exemple, elle a considéré plusieurs options telles que le journalisme et le droit pour l’Université. Petite nuance ici, elle a changé de voie à l’Université, c’est-à-dire qu’elle a fait une année en sociologie, mais elle s’est rendue compte que le métier de sociologue ne lui correspondait pas tout à fait, que ce n’était pas ce qu’elle voulait à 100%. C’est après cette conclusion qu’elle a fait plusieurs recherches, qu’elle s’est permise un temps d’arrêt et qu’elle est finalement tombée sur le BACC en information scolaire. Ce programme-ci l’a particulièrement intéressée puisqu’il touchait à la psychologie, à l’éducation puis à l’enseignement. Elle m’a avoué qu’elle n’avait pas de ligne directrice non plus à ce moment-là, mais qu’elle avait confiance qu’elle allait probablement trouver une branche qui allait coller à sa personnalité. Heureusement, c’est en réussissant ce cours qu’elle ne s’est plus posée de question et qu’elle a trouvé le métier de conseillère en information scolaire et professionnelle. C’est donc avec un brin d’étonnement que j’ai appris que ce n’est pas parce que la conseillère d’information scolaire exerce ce métier qu’elle n’était pas elle non plus perdue à mon âge en ce qui attrayait son choix de carrière.

 

Il est totalement normal qu’à 16 ans, un étudiant ne sache vraiment pas ce qu’il a envie de faire comme métier

– Josée Quenneville

Choix de carrière à 16 ans ?

Avant mon interview avec Josée Quenneville, je me suis posée la question suivante : est-ce normal de n’avoir aucune idée en ce qui concerne la voie dans laquelle nous nous dirigeons pour le futur? Je l’ai alors demandé à l’experte en la matière, et je vous dirais que je ne suis pas du tout déçue de sa réponse. Selon Josée Quenneville, il est totalement normal qu’à 16 ans, un étudiant ne sache vraiment pas ce qu’il a envie de faire comme métier. Elle irait même jusqu’à dire que c’est irréaliste d’être certain à 100% du travail qu’on veut faire à notre âge étant donné qu’un choix de cette ampleur est généralement basé sur le vécu d’une personne. Elle m’a aussi expliquée qu’il y a un vaste de choix de métiers et de programmes scolaires et qu’on ne peut pas devancer un processus, c’est-à-dire que oui il est possible de faire des démarches pour en apprendre davantage sur un métier en particulier et d’être capable de faire ressortir certains traits de notre personnalité, mais que c’est vraiment avec l’expérience qu’on peut apprendre à mieux connaître ses intérêts et de savoir ce qui est la meilleure décision pour nous. De plus, elle dit que l’identité d’une personne change beaucoup avec les expériences au fil des années, alors il se peut qu’à 16 ans quelqu’un ait envie de devenir orthodontiste, mais qu’au final, à 20 ans, il se rende compte que ça ne correspond pas du tout à sa personne et à ce qu’il veut faire. Un conseil important qu’elle aurait à donner serait de se lancer et essayer différentes choses pour se faire une idée de ce qui nous convient.

C’est grâce à elle si nous sommes si bien informés et au courant des différentes possibilités en ce qui concerne nos études futures, mais aussi en ce qui concerne le marché du travail

L’importance d’une conseillère en information scolaire et professionnelle dans une école secondaire

D’après la description de tâches que Josée Quenneville m’a faite, je crois qu’avoir une conseillère d’information scolaire et professionnelle est primordial dans une école secondaire. C’est grâce à elle si nous sommes si bien informés et au courant des différentes possibilités en ce qui concerne nos études futures, mais aussi en ce qui concerne le marché du travail. Pour vous donner des exemples, Josée Quenneville fait des présentations de groupe autant que de l’individuel, c’est-à-dire qu’elle doit donner la même information de base à tous, donc les différentes options de parcours scolaire, des outils ainsi que les documents importants, et qu’elle peut rencontrer un étudiant individuellement afin de plus se concentrer sur un parcours scolaire en particulier. Pour faire une petite tranche de vie personnelle ; j’ai rencontré Josée Quenneville afin de m’éclairer un peu plus par rapport à mes idées, et c’est grâce à son aide et ses bons conseils que j’ai pu réaliser un stage d’un jour et que maintenant j’ai une très bonne idée du métier qui m’attend plus tard. Bref, l’aide d’une conseillère en information scolaire et professionnelle est, selon moi, importante lors d’un cheminement scolaire. Aussi, il est important de mentionner que Josée Quenneville participe à l’organisation d’activités, telles que des conférences et des stages. De plus, une fois par année, elle organise une grosse soirée d’informations ouverte à tous les parents et élèves de l’école afin de les guider ou simplement de les informer. Il est aussi important de mentionner qu’elle fait du ressourcement, c’est-à-dire qu’en automne, elle fait la tournée des CÉGEPS et des Universités afin de recueillir les documents importants et de l’informations supplémentaires par rapport à certains programmes ou par rapport à des changements ou des nouveautés. Vous aurez donc compris qu’elle fait des mini-stages pour mieux connaître certaines techniques afin de pouvoir mieux les expliquer aux élèves, puisqu’elle participe aussi à des comités et à des congrès.

Un défaut du métier

Selon Josée Quenneville, le gros point négatif de ce métier serait le manque de temps individuel pour chaque personne. En d’autres mots, elle aimerait pouvoir se concentrer plus longtemps avec un élève afin de l’aider plus en profondeur et de l’aider à cheminer à travers l’année scolaire. Faute de budget et de temps. Heureusement, il y a une nouveauté à l’école cette année, et c’est l’ajout d’une conseillère d’orientation qui est présente 2 jours par semaine afin de donner un coup de main à Josée Quenneville.

Pourquoi avoir deux conseillères dans l’école ?

La raison d’avoir deux conseillères dans la même école est bien simple. Plusieurs d’entre nous confondent les deux métiers suivants : conseillère d’information scolaire et professionnelle puis conseillère d’orientation. Les différences majeures entre ces deux professions sont le niveau d’études et les tâches à effectuer. Comme m’a si bien expliqué Josée Quenneville, la conseillère d’orientation possède une maîtrise, et elle a le mandat d’aider et d’orienter des jeunes, oui par rapport à leur choix de carrière, mais des jeunes qui ont des besoins particuliers tels que les jeunes dyslexiques ou ceux qui sont atteints de maladies mentales.

L’une de ses principales tâches est d’aller en profondeur en ce qui concerne l’évaluation de la personnalité d’un étudiant. Et oui, je sais que vous vous posez la même question que moi ; pourquoi la conseillère d’information scolaire et professionnelle est présente 5 jours semaines tandis que la conseillère d’orientation n’est présente que 2 jours par semaine.

 

Et bien la réponse est simple, c’est une question de budget!

 

Il y a d’autres ressources à payer dans l’école telles que le psychoéducateur, alors il faut couper à quelque part et distribuer l’argent dans différents secteurs de l’école. En gros, Josée Quenneville se charge plus de la distribution de l’information et des rencontres individuelles afin de favoriser une meilleure connaissance de soi, du monde scolaire et du marché du travail, tandis que la conseillère d’orientation se concentre plus à aider les jeunes ayant des cas particuliers puisqu’elle possède le droit de le faire (la maîtrise).

Par Justine Gosselin

 


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Des opinions divergentes envers les devoirs à la maison

Plus les années scolaires avancent, plus les élèves sont confrontés à une charge de devoirs importante à la maison. C’est en secondaire 5 qu’ils ont l’impression d’être dépassés par toute cette charge de travail. Qu’en pensent différents sujets ?

L’avis d’un psychoéducateur

Selon Yanik Labelle, psychoéducateur à l’école secondaire Armand-Corbeil, tout se joue dans l’organisation de l’élève, mais aussi dans la façon de faire des différents enseignants. Il croit qu’un élève qui est “en surcharge de travail” n’est pas réellement en surcharge. Ce qu’il veut dire par ceci, c’est qu’il est important d’établir un plan d’action afin de pouvoir bien se structurer lorsqu’un élève ressent du stress lié à ses travaux scolaires. Donc, il est nécessaire, à son avis, de planifier les devoirs en conséquence des différentes exigences des enseignants.

Deux façons d’aborder le sujet selon des enseignants du secondaire

Comme mentionné plus haut, les exigences de travaux varient d’un enseignant à l’autre. Par exemple, une personne comme Monsieur Sébastien Huot, enseignant en mathématiques avancées de secondaire 5, est convaincu de son point lorsqu’il donne des devoirs. En effet, selon lui, il est nécessaire de faire travailler un élève après l’école (en devoir) lorsque celui-ci choisit son cours, puisque c’est assez demandant et que c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Pour vous donner un exemple d’un de ses arguments : “ Un joueur de hockey qui choisit d’être dans une équipe de compétition va avoir les entraînements avec l’équipe quand le coach est là, mais c’est très normal que le coach demande qu’il fasse des entraînements hors glace afin de se pratiquer. Contrairement à un joueur qui s’entraîne dans le hockey local, il n’aura pas autant besoin de se pratiquer puisque l’effort et la volonté demandés ne sont pas aussi exigeants.”

 

Par contre, d’un autre côté, il y a Chantale Caissié, qui, elle, pense qu’il est préférable de ne pas donner trop de devoirs à un élève. Selon les dires de quelques-uns de ses élèves, elle dit qu’il est peu utile d’emmener du travail à faire à la maison puisque ce qui est important dans son cours se donne dans son cours. Donc, ses élèves m’ont dit qu’elle a tendance à alléger les devoirs et à être moins stricte face à ceux-ci. Alors, si un élève ne comprend pas ou a de la difficulté avec un numéro, il n’a qu’à venir en récupération lui poser ses questions et ça lui fera plaisir de répondre. Toutefois, elle tient son point sur le fait que les devoirs sont une charge de travail peu utile et que c’est un facteur qui contribue au stress d’un étudiant.

 

Des divergences d’opinions

Les devoirs à la maison est un sujet peu abordé par les médias, mais qui devrait tout de même être discuté. En effet, il y a divers points de vue tels que celui des enseignants qui sont favorables, celui des enseignants qui sont défavorables, celui des parents qui sont favorables et celui des parents qui sont défavorables. Selon « un récent sondage, les devoirs à la maison représentent un problème quotidien chez 82% des parents et 30% des élèves ne les font pas. » Le problème est que les parents ont leur journée dans le corps, leurs enfants aussi, mais il y a aussi le manque de temps au courant de la soirée. Pour vous donner une idée, le parent doit aller chercher son enfant à l’école ou au service de garde, défaire les boites à lunch, préparer le souper, souper, doucher les enfants et les coucher. On s’entend qu’un enfant ne se couche pas à 21 heures, alors il y a souvent un manque de temps à consacrer aux devoirs des enfants. Par contre, du côté des adolescents du secondaire, c’est vrai qu’ils ont un peu plus d’autonomie et de temps, mais reste que la charge des devoirs à la maison est de plus en plus lourde au fil des années et qu’il y a une question d’équilibre. Par exemple, un élève de secondaire 4 qui a choisi le cours de maths SN est obligé de consacrer deux heures MINIMUM au courant de sa soirée pour faire ses devoirs, ce qui lui donne peu de temps pour faire du sport et décompresser… De plus, en ce qui concerne les élèves de l’école primaire, il y en a certains qui vivent dans des milieux défavorisés et qui n’ont pas la chance d’avoir des parents bien éduqués ou bien qui leur consacrent beaucoup de temps. Donc, cela fait en sorte que les élèves n’ont pas tous la même chance de réussir et de persévérer, puisque certains font des devoirs et leçons avec leurs parents tandis que d’autres n’ont pas la possibilité de le faire. Toutefois, selon la Fédération des comités de parents du Québec, 90% des répondants sont favorables aux devoirs à la maison, puisque ça leur permet d’être au courant de ce que leurs enfants apprennent. Bref, c’est une situation qui fait jaser dans les écoles et un mouvement qui devrait être mieux éclairé et soutenu.

 

L’opinion d’une étudiante de secondaire 5

Étant moi-même étudiante en secondaire 5, je remarque beaucoup la fatigue des gens de ma classe. Parfois, certains me racontent leur fin de semaine ou bien leurs soirs de semaine, puis l’activité qui revient le plus souvent est le fait de faire des devoirs ou des travaux. Personnellement, je crois qu’il serait préférable si nous avions une période de devoirs et leçons à l’école. Ça nous permettrait d’avancer ou de terminer nos devoirs et de pouvoir profiter du temps à la maison pour faire du sport ou simplement passer du temps avec notre famille. En ce qui me concerne, je n’ai pas choisi l’option maths SN, entres autres à cause de la charge de travail qui y est consacrée. Je crois qu’un élève de mon âge a besoin de faire autre chose que des devoirs qui durent plusieurs heures à la maison. Pour vous donner un exemple, l’année dernière j’avais pris le cours de maths SN et je consacrais littéralement ma vie aux maths. Chaque soir, je revenais de l’école et je prenais un petit deux heures pour les maths. À bien y repenser, j’aurais pu utiliser ce temps pour aller faire du sport ou pour faire d’autres activités. Bref, cette année, j’ai fait un choix pour ma santé, c’est-à-dire le cours de maths CST au llieu de celui de maths SN.

Par Justine Gosselin


Sources :

https://www.journaldemontreal.com/2015/08/27/finis-les-devoirs-a-la-maison-vive-les-devoirs-a-lecole

https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/pascale-breton/201409/03/01-4796936-en-finir-avec-les-devoirs.php

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