Éliza Nadeau

Les jupes à Armand-Corbeil

Dans les dernières semaines, vous avez probablement vu plusieurs garçons se promener en jupe dans l’école. Vous avez peut-être même entendu ou lu dans les médias à propos de ce mouvement. En effet, à travers le Québec, des adolescents ont porté des jupes à l’école. Ils n’ont pas fait cela seulement pour le plaisir, mais pour dénoncer des pensées et des actes.

 Tout a commencé lorsque, le 2 octobre 2020, Tom Ducret-Hillman a publié une vidéo et des photos sur Instagram à ce sujet. Dans sa publication, on pouvait voir Tom et son ami portant des jupes. En lisant les commentaires qu’il avait écrits en dessous de la vidéo et des photos, on peut comprendre que Tom a réalisé cet acte pour prouver que le code vestimentaire ne fait aucun sens. De plus, on peut comprendre qu’il souhaite prouver que les vêtements n’ont pas de genres et pour dénoncer l’hypersexualisation des femmes.

 Par la suite, le mouvement est devenu populaire lorsque, le 4 octobre 2020, Guillaume Déry a publié une photo de lui et de plusieurs garçons portant des jupes. Cette photo a fait le tour du Québec et a récolté plus de 87 000 mentions « j’aime »! Dans les commentaires de sa publication, il dénonce l’hypersexualisation des femmes. Il affirme aussi que ce n’est pas de la faute des filles si les garçons passent des commentaires ou exécutent des actions inappropriées.

 À Armand-Corbeil, plusieurs personnes se sont mises en jupe ou en robe le 7 octobre 2020. Lorsque j’ai parlé à des garçons qui s’étaient vêtus de la sorte, j’ai été très étonnée, car la plupart des actions ou paroles négatives qu’ils avaient reçus venaient des élèves. Les finissants à qui j’ai parlé se sont fait dire par les surveillantes qu’ils étaient beaux et qu’ils étaient gentils de s’être mis en jupe. Cependant, lorsqu’on entend ce qu’ils se sont fait dire par leurs camarades, on retrouve plus d’aspects néfastes. Ils ont reçu des commentaires négatifs et déplacés, ils se sont sentis jugés par des regards et, le pire de tout, ils ont entendu qu’ils n’étaient pas des vrais hommes. C’est la preuve que ce mouvement n’est pas seulement à propos de changer le code vestimentaire, mais aussi de changer les mentalités.

De droite à gauche : William Chérard-Pham – Édouart Dalphond – Noah Legault

Cela était pour les garçons. C’est important de préciser cela, car certaines filles ont aussi pris la décision de se mettre en jupe ou en robe cette journée-là. Cependant, elles ont reçu une réponse tout à fait différente des surveillantes. Une d’entre elles raconte son expérience sur Instagram. Alors que Marie-Jeanne Ouellette, élève de secondaire 5, marchait dans les corridors sur l’heure du midi, elle s’est fait avertir. Vous pourrez le deviner, parce que sa jupe était trop courte. Elle raconte que malgré le fait que sa jupe lui arrivait à la mi-cuisse, ce qui est conforme au code vestimentaire, une surveillante a insisté qu’elle était trop courte. En parlant aux garçons, ces derniers m’ont assuré qu’ils ne s’étaient pas fait avertir. Preuve que nous avons encore du chemin à faire.

 Pour en revenir à Tom Ducret-Hillman, le 7 octobre, il a publié une photo à propos du mouvement sur son compte Instagram. En commentaire, Tom demande à tout le monde de ne pas traiter ce mouvement comme une tendance. Et de continuer à porter la jupe. Il précise qu’il ne demande pas aux gens de la porter à tous les jours, mais de seulement incorporer la jupe dans leur garde-robe. Il continue en disant que nous devons éduquer les autres à avoir un esprit plus ouvert et à tous se respecter peu importe qui nous sommes. Il finit en mentionnant que nous devons continuer à nous battre pour changer les mentalités.

Tout cela signifie que c’était bien de porter la jupe, mais que si nous voulons faire un changement concret, nous devons continuer à poser des actions. Nous devons continuer à montrer que ces injustices et ces mentalités n’ont pas leur place. Nous devons continuer à nous battre pour ce en quoi nous croyons.

Éliza Nadeau

Source :

https://www.lesacdechips.com/2020/10/06/des-garcons-quebecois-mettent-une-jupe-pour-aller-a-lecole-pour-protester-contre-des-mesures-sexistes 

Marie-Jeanne Ouellette, Thomas Lahaie, Mika Daoust, Alexandre Tremblay, Felix Parent, Mathieu Lapointe, Zachary Hébert

Le compte Instagram de Tom Ducret-Hillman et de Guillaume Déry

Pourquoi la technologie est-elle si importante dans nos vies?

La technologie se retrouve partout dans notre vie quotidienne et de nos jours elle avance à une vitesse incroyable. Cet article, destiné à vous informer sur ce sujet, parlera de ses différentes formes telles addictives, sécuritaires, ménagères, médicales et éducatives.

Technologies addictives

Ce n’est pas étonnant que l’on parvienne difficilement à se débrancher.

« Cette technologie a été conçue pour être addictive, dit le psychologue Joe Flanders. Les programmeurs de Silicon Valley ont reçu le mandat de créer des applications et des fonctionnalités qui reposent sur un système de récompense (les notifications et les J’aime). Elles programment notre comportement, de la même façon qu’on le fait avec une souris de laboratoire à qui on donne de la nourriture chaque fois qu’elle appuie sur le bon bouton. »

Tristan Harris, fondateur du mouvement Time Well Spent et ancien employé chez Google, affirme que ces applis stimulent notre fibre compulsive: « Chaque fois qu’on vérifie notre téléphone, on joue à la machine à sous pour voir ce qu’on a de nouveau. C’est une manière de détourner l’attention des gens et de créer une habitude », a-t-il affirmé à 60 minutes, sur les ondes de CBS. Devant l’activité continue des statuts Facebook, les tweets plus ou moins pertinents de certaines célébrités, les jeux transmetteurs de dopamine tels Candy Crush, on est faits comme des rats dans un casino.

 

De plus, un sondage mené sur le site Time Well Spent révèle que les utilisateurs apprécient l’utilisation d’applis comme Google Calendar, The Weather, My Fitness Pal et Fitbit, mais regrettent le temps dépensé inutilement sur les réseaux sociaux, tels que Facebook, Snapchat et Instagram.

« On est constamment tiraillés entre le besoin d’être connectés à nos réseaux — notre attention est alors sans cesse accaparée — et celui d’être off — on craint alors de rater quelque chose, dit Tristan Harris lors d’une conférence TED. Le rôle de la technologie devrait consister à nous simplifier ce choix. »

Nos téléphones intelligents nous gardent désormais connectés à l’extérieur, à attendre un sujet digne d’être publié sur Facebook instantanément. 

Puis, selon un sondage Harris-Decima mené pour le compte de la Banque CIBC en 2014, en temps normal, nous regardons notre cellulaire en moyenne toutes les 10 minutes. 

Aussi, selon une enquête de comScore, réalisée en 2017 aux États-Unis, un américain de 18 ans et plus passe en moyenne 2h51 par jour sur son téléphone. Soit près de 86 heures par mois. En Europe, les chiffres sont moins élevés, mais tout aussi impressionnants : 66 heures en moyenne au Royaume-Uni, 57 heures en Italie et 52 heures en Espagne. L’utilisation varie également avec l’âge. En Europe, les 16-24 ans passent en moyenne 2 heures et 58 minutes par jour sur leur cellulaire. Les 35-44 ans utilisent leur téléphone pendant 78 minutes. Enfin, les 55-64 ans n’y consacrent que 30 minutes par jour. 

Par conséquent, on utilise notre téléphone plus de temps qu’on ne le pense.

Technologies sécuritaires

Un téléphone intelligent peut vous rendre indépendant tout en vous offrant de la sécurité en cas de besoin. Les téléphones proposent un large choix de programmes, tels des jeux, une fonction GPS et des outils tels qu’une calculatrice. Il est utile pour pouvoir appeler ou d’envoyer un texto à quelqu’un dans l’immédiat, vous devriez enregistrer les numéros de téléphone importants dans le répertoire de votre téléphone. Si vous avez du mal à lire, la plupart des téléphones vous permettent d’ajouter une photo au contact pour que vous puissiez choisir le bon numéro de la personne à appeler. De plus, vous pouvez donner votre numéro de téléphone aux personnes importantes pour vous. Ainsi, elles peuvent vous appeler en cas d’inquiétude ou si elles ont quelque chose d’urgent et d’important à vous dire. Il peut également être utile d’enregistrer le 911 dans votre répertoire en cas d’urgence. Si vous êtes perdu, vous pouvez appeler l’un des numéros importants de vos contacts. Ainsi, cette personne peut vous aider à retrouver votre chemin ou utiliser un système GPS, dont la plupart des téléphones cellulaires possèdent, pouvant calculer et vous indiquer l’itinéraire jusqu’à votre destination. Il existe aussi des services incorporés à certains téléphones, qui permettent aux parents ou au travailleur de soutien de suivre la position du téléphone, comme par exemple TELUS Kids Find. Ce service de traçage peut rassurer autant un adulte nerveux à que les parents et les travailleurs de soutien inquiets à propos de la sûreté de l’adulte.

Technologies ménagères

Le secteur se diversifie de plus en plus et reprend à peu près tout ce qui relevait anciennement du simple électroménager. Des nouvelles fonctions apparaissent et plus particulièrement : tout ce qui est audiovisuel ainsi que l’informatique personnelle dans la mesure où il s’agit d’équipements utilisés essentiellement dans le domicile, par exemple, la télévision ou l’ordinateur; les équipements du ménage qui sont de plus en plus robotisés, dont le lave-vaisselle et la laveuse-sécheuse; le petit électroménager, secteur de plus en plus diversifié, comprend aspirateurs, fers à repasser, mixeurs, etc.; et dans la cuisine, le four à micro-ondes, la plaque à induction, le four à cuisson, le réfrigérateur, le congélateur et la cave à vin.

Technologies médicales

Elles accélèrent le diagnostic et le traitement, car les dossiers médicaux électroniques aident les médecins et les infirmières autorisées à prendre en charge les problèmes qui affectent leurs patients avec plus d’efficience et d’efficacité. Les dossiers de santé électroniques procurent une image numérique complète des antécédents médicaux d’un patient s’il est incapable de parler ou qu’il ne se souvient plus de tous les détails de ses antécédents médicaux. Cela permet donc d’éviter la répétition inutile d’analyses puisque les cliniciens autorisés peuvent y consulter les résultats d’analyses commandées auparavant par d’autres professionnels de la santé. De plus, dans les situations d’urgence, les cliniciens autorisés peuvent tout de même accéder aux renseignements voulus sur sa santé, ses médicaments ou ses allergies. 

Bien sûr, les hôpitaux aussi sont munis de technologies essentielles pour la santé de leurs patients. Celles les plus connues sont le défibrillateur, le matériel de radiologie, le moniteur cardiaque, le capteur neurologique, etc. D’autres technologies sont également utilisées dans la recherche médicale.

Technologies éducatives

En 2010, les premières tablettes numériques faisaient leur entrée dans nos vies. Six ans plus tard, elles sont devenues le compagnon de classe de plus de neuf millions d’élèves américains, de 900 000 écoliers anglais et de plus de 70 000 élèves québécois. Séduits par la tablette, les élèves sont motivés en classe, mieux organisés dans leur travail et peaufinent la présentation de leurs travaux. L’outil numérique accroît la collaboration entre les jeunes et bonifie notamment l’expérience de lecture en offrant notes et contenus enrichis. En plus d’être portables et pratiques, les écrans tactiles favorisent une réelle économie de papier. Au cours de 2015, Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et l’éducation, a sondé quelque 23 000 élèves québécois pour qui l’écran tactile est devenu un nouveau compagnon de route.

« Les élèves se responsabilisent après quelques années. Environ 99% des élèves estiment que cela a eu un impact positif après deux ou trois ans d’usage et 92% des profs jugent que cela les aide dans leur enseignement », dit Karsenti.

Malgré tout, certains inconvénients sont inévitables. En 2013, le chercheur a questionné par écrit 6057 élèves du primaire et 302 enseignants, mené des entrevues de groupes et filmé des classes entières utilisant le numérique. Ils sont plus motivés, mais plus distraits, car les tablettes et d’autres outils permettent trop facilement aux élèves de faire quelque chose d’autre que d’écouter l’enseignant. Ceci rend la gestion de classe un défi majeur pour les enseignants.

« Les tablettes et d’autres outils permettent trop facilement aux élèves de faire quelque chose d’autre que d’écouter l’enseignant », dit Thierry Karsenti.

Pour certains professeurs, le passage du livre à la tablette est venu ajouter à ce défi disciplinaire puisqu’elle pouvait carrément nuire à la réussite scolaire. 

Ce ne sont pas toutes les écoles qui ont ce programme, plusieurs possèdent des tableaux interactifs/projecteurs dans chaque classe et les tablettes et portables sont réservés pour d’autres occasions comme de la recherche.

En conclusion, la technologie est si importante dans nos vies parce qu’elle est très utile, mais aussi car elle peut être addictive, ce qui crée une dépendance à celle-ci. Pourriez-vous vivre sans technologie ou auriez-vous du mal à réaliser vos tâches de tous les jours?

Par Auralie Goudreault, avec l’aide de Sandrine Huard et Éliza Nadeau


Sources

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