Éditorial

L’état du monde

Cet article ne changera certainement pas les choses, mais je garde espoir que la plume soit réellement plus forte que l’épée; car je crains ne pouvoir me résoudre à faire quoi que ce soit d’autre pour me faire comprendre, partager mes convictions… Je suis en colère: oui, j’en ai ras-le-bol. Ras-le-bol du monde qui aujourd’hui perce petit à petit le mystère qu’englobe la vie, qui comprend et analyse sciences, possibilités et enjeux, qui semble omettre quelques détails qui, à mon avis, devraient être perçus comme étant importants, voire primordiaux. D’abord, expliquez-moi à quoi bon: pourquoi tenter de découvrir ce qu’est la vie? Ne faudrait-il pas apprendre à la respecter avant toute chose? Pardonnez-moi si cette déclaration vous choque, mais voyez l’étendue de la destruction humaine, ne serait-ce qu’au niveau environnemental : pollution, perte écologique, élimination d’habitats naturels; la liste est longue, et je tiens à le rappeler, l’Homme ravage bien plus que la planète, j’en ai bien peur…

La vie, le plus simplement défini, se décrit comme il s’en suit: époque marquée par la naissance et la mort. Est-ce faux? Absolument pas. Est-ce objectif? Cruellement trop. Alors qu’elle représente pour certains une marée d’arc-en-ciel, d’autres se battent avec la conviction que cet amas de couleur n’est qu’un mythe, une autre légende qui reste à prouver avec le temps. Si le monde est aujourd’hui injuste, c’est que nous lui donnons sa laideur en y marquant notre pouvoir, pouvoir qui, au final, s’avère possiblement dévastateur; autant pour l’univers en tant que tel que pour l’humanité en elle-même. Pourtant, nous retrouvons réconfort en nos valeurs, en ce que l’on croit important, ce que nous tenons à cœur… Comme quoi? L’égalité? Quelle égalité? Dites-moi, car il est sûr que plusieurs exemples me semblent pertinents, mais si l’on creuse, s’il y avait réellement égalité en tout et partout, existerait-il encore des régimes dictatoriaux? Je réessaie: la paix? Non, malheureusement, il y a la guerre. À la justice, le respect, l’amour, l’accomplissement de soi, le bonheur, la confiance et la fraternité, je réponds d’un mot simple: discrimination.

Ce n’est un secret pour personne, le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie et autres «principes» qui s’attaquent à un groupe de personne précis sont des formes de haine qui inondent l’humanité de souffrance, d’incompréhension et de frontières. Parfois, on associe différences avec étiquettes, oui oui, des étiquettes… cette même idée qui est surtout reprise dans des films et des histoires qui finissent en disant qu’un simple mot n’a pas la force de décrire ou d’apprendre comment se comporter face à quelqu’un en vue de ses différences. J’avoue que cette morale soit touchante et en partie vraie, pourtant je me vois obligée d’être en désaccord. Je connais, moi, un mot qui a ce grand pouvoir. Il s’agit du terme «humain», car oui, si nous partons des bases, de l’essence même du respect, nous devrions traiter les autres comme nous aimerions nous-même être traités. Bien qu’il y ait des différences entre les uns et les autres, nous sommes reliés à celles-ci par nos points communs: le fait que chacun ressente des émotions, ou encore simplement que nous sommes tous différents, et que nous pouvons créer de cette diversité une force.

Si l’on se base sur la pyramide de Maslow, schéma représentant en ordre hiérarchique les besoins humains, tout revient aux mêmes constats, laissez-moi vous montrer en quoi:

Comme il est indiqué sur le schéma ci-dessus, on peut retrouver cinq niveaux de besoin à «combler»;

· Les besoins physiologiques, soient les besoins qui assurent la survie d’un être (manger, boire, dormir…);

· Besoin de sécurité, sentiment d’être protégé;

· Besoin d’appartenance, qui, en gros, représente la nécessité de créer des liens avec le monde qui nous entoure et les gens qui y vivent;

· Besoin d’estime, auquel on associe respect des autres, mais aussi de soi, et, pour terminer;

· L’accomplissement de soi, le besoin qui pointe la pyramide, celui qui dicte que le(s) rêve(s)et que notre mission sur Terre est accomplie.

Partant au pied de la pyramide, nous retrouvons les besoins primaires, puis, plus les échelons se superposent, plus ils deviennent secondaires et personnels, ils peuvent varier de forme et d’interprétation d’une personne à l’autre.

Cette représentation des besoins humains serait, selon M. François Morin, professeur d’éthique à l’école Armand-Corbeil, un système fiable sur lequel baser et repérer le minimum de l’égalité dont tous, quels qu’ils soient, devraient bénéficier: partout au pays comme aux quatre coins du globe. M. Morin stipule que les trois premiers étages de la pyramide seraient essentiels à combler pour pouvoir dire que le monde est réellement juste de ce côté, étant donné que l’estime et l’accomplissement sont des quêtes plus subjectives, et les changements d’une société, qu’elle soit juste ou non, ne peuvent malheureusement pas toujours aider à l’atteinte de ce type de but.

«On oublie parfois ce qu’est la beauté du miracle de la vie», a un jour dit François Morin; j’avoue être entièrement d’accord.

Presqu’un mois s’est écoulé entre la ligne que vous lisez à l’instant et celle juste au-dessus. Un mois entier durant lequel j’ai douté de mes capacités. Tout ce temps, je l’ai employé aux fins d’une grande remise en question à propos du message que je voulais porter, transmettre et exprimer, ainsi que ma manière de le promouvoir. Pourquoi ça? Simplement après une discussion avec mon professeur d’histoire et géographie, Martin Maisonneuve, portée sur un amalgame et une panoplie de sujets qui m’ont immensément bouleversée. Alors qu’au départ, je voulais pencher pour le drame de la situation avec un discours presque moralisateur, il m’a fait changer d’avis. Il a donné un nouveau souffle à mes intentions, car oui, je l’ai réalisé; avec causes et conséquences se doit d’apparaître solutions. Bien que lors de la discussion, je n’y avais point prêté d’attention particulière, il semblait accorder une importance singulière au fait qu’après l’indignation, vient la mobilisation. Il a, bien sûr, illustré ses propos à l’aide du fameux « sois le changement que tu veux voir dans le monde », et je crois, d’ailleurs, n’avoir jamais interprété cette phrase comme je l’ai fait ce jour-là. Jamais.

M. Maisonneuve me précisait que se mobiliser permet de contribuer à une cause pour laquelle nous voulons personnellement nous investir et que nos actions sont ce qui définissent notre futur, aussi individuel que commun; d’où le bénévolat. Il m’a appris, d’une certaine manière, qu’il faut savoir grimper des collines avant de s’attaquer aux montagnes, en me disant qu’il faut d’abord commencer par son propre quotidien, puis, petit à petit, aller plus loin, se dépasser au travers de nos habitudes et valeurs. Oui changement, oui égalité; mais d’abord réflexion, plan et actions. Ainsi, à tout combat pour nos valeurs, nous répondrons présents, oui, en tant que personne, mais d’abord en tant qu’être humain. Oui, c’est bien beau de se faire dire que nous pouvons apporter un changement dans le monde, mais il faut en premier lieu savoir comment faire et ça, c’est une autre histoire. Chacun peut faire quelque chose, mais pas sans volonté, sans conviction… pour changer le monde, j’ai appris qu’il fallait s’indigner, mais surtout se mobiliser. Réalisez vos rêves, soyez audacieux! Mais restez attentif à ce que vous faites et ce que vous voulez transmettre, car comme me l’a mentionné M. Maisonneuve, c’est dès qu’il y a un «eux» et un «nous» que l’on s’égare entre justice et vengeance.

Par Marianne Lachance

Tutoriel à la fin de la cruauté animale en laboratoire

Chers Canadiens et Canadiennes, n’êtes-vous pas fiers que votre pays ait été classé deuxième au monde d’après World Report, basé sur les critères suivants : aventures, citoyenneté, influence culturelle, entrepreneuriat, patrimoine, déménagement, ouverture aux affaires, pouvoir et qualité de vie? Cependant, votre fierté diminue-t-elle si nous vous informons que parmi les leaders mondiaux, le Canada est un des seuls qui autorise encore les tests cosmétiques sur les animaux? C’est scandaleux! Puisque vous êtes le futur de cette nation, laissez-nous vous présenter les raisons pour lesquelles cette pratique devrait être bannie et comment participer à ce changement en tant que consommateurs.

En premier lieu, comprenez que l’expérimentation animale, ce n’est pas tout rose, c’est carrément de la cruauté injustifiée puisque ce n’est pas obligatoire. En effet, si on détermine qu’un produit risque d’entrer en contact avec les yeux, ce qui est le cas pour la majorité des produits, on le teste alors en appliquant une quantité de ce dernier directement dans les yeux du cobaye, sans anesthésie locale. Le lapin est souvent la principale victime de cette procédure, car il est incapable de sécréter des larmes, ce qui rend l’expulsion du produit impossible. Les blessures infligées aux bêtes peuvent aller de l’irritation de l’œil à la perforation du globe oculaire et les captifs peuvent même souffrir de traumatismes.

 

 

De plus, bien évidemment, nous savons tous que les animaux n’ont pas moins de valeur ni d’importance que les humains. Il n’est donc pas justifiable d’utiliser ces pauvres bêtes pour « protéger » et sécuriser les humains, surtout que les tests sur les animaux ne sont même pas obligatoires. Chaque année, presque 200 millions d’animaux sont utilisés en laboratoire, ce qui est énorme, mais environ 1,77 million en meurent pour le plaisir des scientifiques. Plusieurs sont récupérés durant différentes procédures et sont ensuite torturés à répétition. En lisant ce passage, nous pouvons tous trouver ce qui cloche.  Cette procédure n’est aucunement éthique et doit cesser au plus vite comme dans certains pays dont la Norvège, le Brésil et l’Inde où les tests sur les animaux sont maintenant interdits. Malheureusement, trop de pays ne sont pas encore rendus à ce stade et pratiquent toujours la cruauté gratuite envers ces petits êtres.

En conclusion, il est d’une très grande importance d’ouvrir les yeux du plus grand nombre de gens possible face aux vérités de ce sujet. Toutes ces conséquences sont présentes dû au manque de sens éthique d’une grande partie de la société et des scientifiques faisant les tests sur les animaux. En effet, mettre au courant plus de personnes face à ce sujet pourrait sauver des milliers d’animaux innocents. Nous vous posons alors la question, voulez-vous aider ces pauvres animaux ?

Par Emma Garreffa-Grimard et Auralie Goudreault

 

 

https://www.assistancescolaire.com/enseignant/elementaire/ressources/base-documentaire-en-sciences/comparaison-des-caryotypes-de-l-homme-et-du-chimpanze-t_t102i01

https://plus.lapresse.ca/screens/4284-489c-52d96190-a2d7-5a4cac1c606d__7C___0.html

https://www.spca.com/les-tests-cosmetiques-sur-les-animaux/

Richard Turere : un modèle de persévérance et de générosité

Comment résumer la vie d’un homme comme Richard Turere ? On commence par des faits.

Dès l’âge de 6 ans, Richard Turere est responsable des vaches de son père et il y découvre un problème dévastateur. Les vaches sont tuées par les lions du parc national environnant, mais c’est un problème sérieux pour les lions également puisque les fermiers ont l’habitude de tirer sur ceux-ci par vengeance. Richard entreprend de régler le tout et très vite ! Après trois essais inopérants, il crée une invention innovatrice et futuriste. Les lumières à lions sont des lumières qui s’allument en alternance et cela crée l’impression que quelqu’un surveille les vaches. C’est à ce moment qu’intervient Paula Kahumbu, une militante de National Geographic. Elle est convaincue que son idée mérite d’être partagée et l’a invité à donner une conférence TED devant des milliers de personnes.

Quelques mois plus tard, Richard répète son discours dans les coulisses d’une des plus grandes scènes scientifiques du monde. Sa conférence attire l’attention des journalistes et des médias sociaux. Elle est décrite comme ingénieuse et très astucieuse. Celle-ci connait un succès foudroyant et elle se démarque intelligemment des autres conférences. Pour son avenir, il est audacieux et il désire devenir ingénieur ou pilote. À l’exception de ses réussites sportives et scientifiques, il est très ambitieux et perfectionniste puisqu’il travaille toujours sur son invention pour la rendre la plus fructueuse possible.

 

Voici l’histoire que les élèves du PEI secondaire 1 ont apprise et étudiée. D’ailleurs, notre école a adopté un boma (une ferme) au Kenya, c’est-à-dire qu’elle a payé l’installation des lumières à lions. En tout, ils ont récolté 185 $ et l’ont envoyé au Kenya. Ce projet a été approuvé par la direction de notre école. Tous les élèves participants ont contribué en offrant le montant de leur choix.

Richard, maintenant âgé 21 ans, et ses amis installent généreusement les lumières à lions partout dans les fermes du Kenya. Ces gestes ont pour but de limiter les incidents survenus entre les vaches et les prédateurs. Chaque don est directement donné pour l’installation et la fabrication des lumières à lions. Un petit geste pour un grand changement!

De plus, madame Reshetnikova a élaboré un projet d’écriture pour ses différentes classes d’anglais. Deux options s’offrent à ceux-ci. Ils peuvent s’inscrire sur le site web Global PenFriends et interagissent avec d’autres adolescents d’Afrique. Lorsqu’une solide confiance s’est établie, les deux camarades s’échangent leurs cordonnées respectives. L’élève écrit alors une carte postale et la fait parvenir à son destinataire. La deuxième option est plus facile et plus rapide à faire. Madame Olha a trouvé Richard et a communiqué avec lui durant quelque temps par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Ses élèves ont alors rédigé une courte carte postale et l’ont illustrée. Par la suite, celles-ci ont été évaluées par l’enseignante d’anglais. Les cartes ont ensuite pris le chemin de la poste (direction l’adresse de Richard). On croise les doigts pour obtenir une réponse de sa part !

Quoi garder de la pandémie

La pandémie a changé nos vies de plus de façons dont on n’aurait jamais pu penser. À cause de celle-ci, nous avons changé nos habitudes de vie et, dans certains cas, notre façon de vivre. Ce que nous n’avions pas réalisé, c’est que cette pandémie nous forcerait à adopter certaines habitudes de vie que nous aurions dû avoir depuis plusieurs années. Puisque la pandémie nous a ouvert les yeux, je crois grandement que certaines de ces habitudes devraient rester présentes dans notre quotidien une fois le virus battu  

 

Le port de masque  

Aussi simple que cela puisse sembler, le port de masque a énormément aidé à contrer la propagation du virus durant la pandémie. Si cet accessoire a tant aidé durant la pandémie, pourquoi ne pas le grader à porter de main lorsque nous soupçonnons être malade? Si, dans le futur proche, dès que notre nez commence à couler ou à être bouché, nous commençons à porter un masque en public, les chances de contaminer quelqu’un avec peu importe ce que nous avons seront réduites. Même pour les maladies aussi banales que le rhume, cela serait bénéfique. Le rhume est quelque chose de très peu dangereux pour les humains en bonne santé, mais est quelque chose de très énervant à attraper. Je suis certaine que si quelqu’un avait la chance de ne pas l’attraper, il la prendrait. Dans le cas de maladies qui peuvent s’avérer plus graves, porter un masque lorsque nous sommes malades serait extrêmement bénéfique pour ceux qui nous entourent. Si tout le monde faisait cette action si simple, le nombre de personnes ayant la grippe, par exemple, serait réduit et par le fait même, les chances de décéder de cette maladie seraient plus minimes. 

 

Mesures sanitaires  

Lorsque nous entrons dans un bâtiment public, se laver les mains ou se mettre du désinfectant est désormais la première action que nous posons. Cette habitude peut sembler banale et même inutile si nous l’adoptons en temps normal, mais elle peut être beaucoup plus utile que nous le pensons. Lorsqu’on y réfléchit, plusieurs personnes ont touché à notre environnement, lorsque nous sommes en public, et on ne sait pas où toutes ces personnes sont allées ou leurs conditions de vie. On ne sait pas si ces personnes ont des maladies qui peuvent être transmissibles par le toucher. Pour vous permettre de mieux comprendre, prenons l’exemple des paniers d’épicerie. En temps normal, ceux-ci ne sont pas désinfectés après chaque utilisation et servent à plusieurs personnes à chaque jour. On n’a aucune idée de qui sont les précédents utilisateurs de ce panier et s’ils sont malades. Les risques d’attraper ce qu’ils ont, même si les chances sont beaucoup plus minces que si on avait un lien direct avec la personne, sont toujours présents. Se mettre du désinfectant avant d’entrer dans un lieu public diminuerait ces risques. Cela peut paraître extrême, mais on ne peut jamais être trop sûr lorsqu’on parle de notre santé.  

 

Isolement et distanciation  

Pour contaminer quelqu’un, il faut être entré en contact avec des personnes. C’est pourquoi l’isolement et la distanciation physique sont deux mesures qui ont été encouragées par les gouvernements. Respecter ces mesures post-pandémie pourrait s’avérer bénéfique. Si nous sommes malades, surtout si nous avons quelque chose qui est extrêmement contagieux ou qui peut causer le décès de quelqu’un, éviter les gros rassemblements, s’isoler le plus possible et se distancier des autres peuvent toutes êtres des méthodes efficaces pour éviter de transmettre ce que nous avons aux autres. Bien sûr, s’isoler si nous avons un simple rhume peut être extrême; dans ce cas, se distancier des autres suffirait. Pour ceux qui pensent que se distancier pour un rhume est intense, il faut seulement se rappeler qu’on ne sait jamais les conditions de vie des autres. Nous risquons de contaminer quelqu’un qui est en présence permanente d’une personne âgée, par exemple, qui possède une santé très fragile. De plus, lorsque nous respectons ces mesures, nous n’entrons pas en contact avec quelqu’un d’autre qui est malade. Donc, non seulement nous protégeons les autres, mais nous empêchons que notre condition de santé s’empire. Intégrer une ou plusieurs de ces trois actions à notre vie pour la période de temps où nous sommes malades peut s’avérer bénéfique.  

 

L’école en ligne  

Pour certaines personnes, aller à l’école en présentiel est la meilleure option pour eux, mais pour d’autres, faire l’école en ligne s’avère plus avantageux. Puisque la majorité des écoles ont développé des méthodes efficaces d’éducation en ligne durant la pandémie, continuer l’éducation en ligne ou se servir de l’électronique pour faciliter l’éducation ne devrait pas être quelque chose d’extrême à demander. Si nous prenons l’exemple de notre école, l’école secondaire Armand-Corbeil, nous avons commencé à utiliser Teams pour mieux faciliter notre apprentissage. Cette plateforme permet une meilleure flexibilité dans la remise des travaux puisque les enseignants peuvent fixer la date et l’heure de remise comme ils le souhaitent. Remettre un travail un jour après le cours et permettre des délais aux élèves sont possibles et plus simples que jamais. Pour ce qui en est des cégeps et des universités, garder les cours en ligne pourrait être très avantageux pour les étudiants. Les cours en ligne pourraient rendre l’obtention d’une éducation moins coûteuse. Puisque les cours sont en ligne, les élèves n’auront pas à payer pour la salle de classe et pour le transport. Les tarifs de stationnement peuvent parfois être très coûteux et le transport en autobus peut parfois être très long. De plus, garder l’option des cours en ligne faciliterait une éducation internationale. Que l’université soit située en Europe, en Australie ou aux États-Unis, une éducation dans son université de rêve serait plus simple à accéder. C’est sûr que les cours en ligne ne peuvent pas être offerts dans tous les domaines puisque certains d’entre eux requièrent des cours en présentiel pour bien comprendre comment réaliser les tâches impliquées dans le métier relié au programme, mais pour les cours où c’est possible, les cours en ligne pour s’avérer très avantageux. 

Les aspects positifs de la pandémie sont difficiles à trouver, mais ils sont présents. On ne peut pas nier que l’aventure que nous avons vécue au courant de la dernière année a apporté du changement dans nos vies et parfois pour le meilleur. Ce que nous avons vécu nous a rapprochés en tant que société et nous a démontré que peu importe ce qui se passe dans le monde, il y aura toujours du positif. Peu importe à quel point voir le bon côté des choses peut s’avérer être difficile, si nous décidons de tourner notre vision des choses vers une optique plus positive que négative, il nous sera plus facile d’apprécier les petits bonheurs de la vie.

 

Éliza Nadeau

 

 

 

L’ALIMENTATION DES MACHINES AUX DÉPENS DE L’ÊTRE HUMAIN

Dans le cadre de notre cours de monde contemporain, nous devions choisir une mauvaise exploitation d’une ressource et s’informer sur cette dernière. Nous avons choisi la mauvaise exploitation du maïs dans la production de l’éthanol. Pour orienter nos recherches, nous avons composé une question et des hypothèsesur la tolérance et les conséquences de cette utilisation. Notre question était la suivante : « Quels sont les conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol et pourquoi cette pratique est-elle tolérée par le gouvernement américain? » et voici ce que nous avons trouvé.  

Selon nous, une des majeures conséquences de l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol est la réduction des terres allouées pour l’exploitation agricole qui sert à nourrir la population. Plus les terres sont utilisées pour aider à la production de l’éthanol, moins elles sont disponibles pour cultiver des produits qui vont nourrir la population. De plus, les profits plus élevés engendrés par les bioénergies entrainent les entreprises à délaisser l’alimentation pour se lancer dans une industrie plus profiteuse. Cette diminution d’agriculteurs dans l’industrie de l’alimentation entraine une réduction de la production de maïs. Ceci fait en sorte qu’à la place de consommer des produits locaux, la population américaine doit acheter et consommer des produits importés qui coûtent plus cher. Nous pensons aussi que le gouvernement américain tolère une telle pratique puisque celle-ci engendre beaucoup de profit et aide à faire rouler l’économie américaine plus que l’industrie de l’agriculture. De plus, elle amènerait l’éthanol vers la bioénergie qui est une forme d’énergie plus écologique que celle utilisée auparavant.

 

 

 

La mauvaise utilisation du maïs entraîne plusieurs conséquences économiques, mais aussi alimentaires. Cette conséquence au niveau de l’alimentation peut être traduite par la baisse de la quantité de maïs disponible pour la consommation. De plus, les conséquences de l’utilisation de maïs dans l’industrie des agrocarburants vont jusqu’à toucher les éleveurs. En effet, selon une pétition déposée par l’Association nationale des producteurs de porcs et de multiples autres associations d’éleveurs, « l‘utilisation obligatoire de maïs pour les combustibles renouvelables réduit l’approvisionnement de maïs et accroît son prix, si bien que les producteurs de bétail et de volaille devront diminuer la taille de leurs troupeaux, provoquant l’arrêt de l’activité pour certains et le chômage »

1Donc, la mauvaise exploitation de cette ressource naturelle touche non seulement l’alimentation de la population, mais aussi les emplois et l’économie de cette dernière.  Cette situation est majoritairement tolérée puisqu’elle apporte plusieurs avantages sur le plan économique du pays, surtout pour les agriculteurs. En effet, ces derniers ont une garantie de faire des profits en vendant leur maïs aux producteurs d’éthano, ce qui n’était pas le cas avec les éleveurs. Grâce à l’achat d’actions de Pro-Éthanol, une débouchée pour la récolte est garantie. Cette sûreté apportée aux agriculteurs devient donc très intéressante dans ce milieu imprévisible. Cette sûreté s’ajouterait au fait que « la culture de maïs pour l’éthanol ne nécessite aucun investissement supplémentaire en machinerie pour les producteurs de maïs-grain »

2. De plus, le gouvernement américain souhaitait atteindre un objectif de production de 132 milliards de litres d’éthanol pour 2017. L’utilisation du maïs dans la production d’agrocarburant permettrait donc au gouvernement d’atteindre cet objectif. Dans le but d’encourager cette méthode de production, le gouvernement américain a mis en place plusieurs politiques nationales de subvention telles que la « Volumetric Ethanol Excise Tax Credit » et la « Small Ethanol Producer Tax Credit »

3. Ces politiques font en sorte que les agriculteurs de maïs et les producteurs d’éthanol soient financés, souvent par des remises d’argent sur leurs taxes, pour leurs rôles dans le cycle de la production d’éthanol. Celles-ci coûtent beaucoup aux Américains. En effet, toutes ces subventions atteindraient un montant de près de 8 milliards de dollars américains en 2064 

 

 

Pour remédier à cette mauvaise exploitation, le gouvernement américain pourrait réserver certaines terres agricoles pour l’exploitation alimentaire uniquement. En effet, il pourrait faire en sorte que le maïs produit sur ces terres ne puisse pas être utilisé pour produire de l’éthanol, mais seulement pour nourrir la population et les bêtes comme les vaches. Si le gouvernement américain adoptait cette solution, les éleveurs n’auraient pas besoin de diminuer et de rationner leurs bêtes, la population n’aurait plus besoin de s’appauvrir en achetant du maïs importé des autres pays, une quantité encore importante serait disponible pour produire de l’éthanol et un équilibre qui rendrait le prix du maïs plus abordable serait restauré. Un équilibre aiderait aussi à arrêter la hausse des prix des aliments qui entrainent avec eux une hausse de l’inflation du pays.   

 

 

En conclusion, nos nombreuses recherches confirment notre hypothèse qui était que l’utilisation du maïs dans la production de l’éthanol cause une diminution du ratio de maïs disponible pour le secteur de l’alimentation. Cette diminution, causé par la hausse de la demande, entraine la hausse du prix du maïs. En effet, nos recherches nous ont démontré que cette mauvaise utilisation entraine non seulement un problème économique au niveau des éleveurs, mais aussi un manque au niveau de l’alimentation de la population. De plus, la tolérance du gouvernement et de sa population par rapport à la production de cet éthanol peut être expliquée par le profit tiré par cette activité. En effet, le montant auquel le gouvernement américain était prêt à se soumettre pour cette production est très élevé. La bioénergie a aussi été mentionnée, mais pas assez pour être un facteur significatif expliquant la tolérance de la population américaine. Les avantages donnés aux agriculteurs étaient cependant beaucoup plus significatifs et pourraient expliquer pourquoi les principaux concernés toléraient cette pratique. Finalement, la réservation de terres destinées à la cultivation du maïs pour l’alimentation uniquement permettrait de diminuer les différents impacts négatifs et permettrait de voir cette pratique comme révolutionnaire. 

 

 

Éliza Nadeau et Léa Mongeau 

La navette spatiale Challenger et la pensée de groupe

En 1986, 73 secondes après le décollage, la navette Challenger a explosé, causant la mort des sept membres de l’équipage, George JavisChrista McAuliffe, Ronald McNair, Ellison Onizuka, Judith Resnik, Francis Cobee et le capitaine Michael Smith. La Commission Rogers, qui a inspecté la cause de l’incident, a trouvé que c’était à cause de plusieurs facteurs, dont le décollage en hiver qui a fait perdre l’élasticité des joints toriques. Il semble que l’accident pouvait avoir été évité si la NASA ne l’avait pas négligé. 

 

 

La question est, pourquoi ont-ils négligé toutes les erreurs? Cela pourrait être résolu en regardant de plus près la pensée de groupe. Il peut être aussi connu sous le nom de biais de conformisme, dans lequel les personnes ont tendance à approuver des opinions qui sont contre les leurs, simplement pour éviter de créer des tensions et un manque de consensus entre eux. 

https://www.youtube.com/watch?v=vNcWu9X_M6A

Cela peut donc mener à une décision irrationnelle ou immorale, pouvant la rendre dangereuse. Iriving Lester Janis a été le premier à utiliser le mot « pensée de groupe » et a publié quelques livres à propos de cela, comme « Victims of Goupthink » (Victimes de la pensée de groupe) et « Groupthink : Psychological Studies of Policy Descision and Fiascoes » (Pensée de groupe: études psychologiques des décisions politiques et des fiasco). 

 

Il a aussi décrit la pensée de groupe comme suit:

« J’utilise le terme de pensée de groupe comme un moyen rapide et facile de faire référence au mode de pensée dans lequel les personnes s’engagent lorsque la recherche de la concurrence devient si dominante dans un endogroupe cohésif qu’elle tend à passer outre l’évaluation réaliste des autres modes d’action. La pensée de groupe est un terme du même ordre que les mots du vocabulaire novlangue que George Orwell a utilisé dans son monde consternant de 1984. Dans ce contexte, la pensée de groupe prend une connotation désagréable. Une telle connotation est exactement voulue, car le terme fait référence à une détérioration de l’efficacité mentale, des tests de réalité et des jugements moraux à la suite de pressions de groupe. » 

 

Et a continué avec : 

« Le principe fondamental de la pensée de groupe, que j’offre dans l’esprit de la loi de Parkinson, est le suivant: « Plus il y a d’amabilité et d’esprit de corps parmi les membres d’un endogroupe politique, plus grand est le danger que la pensée critique indépendante soit remplacée par la pensée de groupe, qui est susceptible d’entraîner des actions irrationnelles et déshumanisantes dirigées contre des groupes externes «  » 

 

Les gestionnaires de la NASA ont voulu offrir du divertissement pour les Américains, et puisque que le Challenger avait des complications, ils ont été forcés de retarder le décollage d’une semaine. Pour eux, cela voulait dire également de retarder le divertissement. Ils ont fini par ignorer leurs ingénieurs qui les avertissaient des dangers que pouvait avoir un décollage en basse température. La Commission Rogers a beaucoup critiqué la décision qu’ils ont pris : 

 

« [Ces] échecs dans la communication […] ont abouti au fait que la décision de lancer le 51-L était basée sur des informations incomplètes et parfois trompeuses. Un conflit entre les données d’ingénierie et les choix de gestion ainsi que la structure de gestion de la NASA, ont permis que les problèmes de sécurité internes au vol passent outre les décisions de personnes chargées du vol. » 

William Rogers, à droite, président de la commission présidentielle enquêtant sur l’accident de la navette Challenger, devant le sous-comité sénatorial des sciences, de la technologie et de l’espace sur Capitol Hill à Washington.

 À la suite de cet accident, La NASA a décidé de s’appliquer dans les neuf recommandations de la Commission pour améliorer la sécurité de la programmation d’une navette spatiale. Les calendriers de décollage trop chargés ont été remplacés par ceux plus réalistes, et ils ont commencé à préférer de lancer des satellites au moyen de lanceurs plutôt que des navettes. Toujours en respectant les recommandations de la Commission, ils instaurèrent un « Bureau de sécurité, de fiabilité et de l’assurance qualité », qui rapportera ses comptes directement à l’administrateur de la NASA. Néanmoins, tous ces changements n’étaient ni profonds, ni durables, et le même accident se répéta avec la navette spatiale Columbia, semant le doute quant à la gestion de la sécurité au sein de la NASA. 

Femmes fortes

Vous-êtes vous déjà demandé ce qui changeait un mode de pensée défectueux? Comment nous les femmes avons obtenu nos droits, et ceux-ci égaux à ceux des hommes? Comment nous avons changé une société patriarcale? C’est parce que certaines personnes se sont levées et pas uniquement pour aller scander dans les rues en brandissant une pancarte. Parce que c’est honorable de penser que nous, êtres humains, sommes égaux. Mais c’est héroïque de se battre contre ce qui est injuste.

Des millions d’injustices ont été commises, mais peu de personnes ont trouvé le courage de s’y opposer avec férocité. Toutefois avant d’aller plus loin, je vous préviens….

Si…

– Vous détestez les femmes;

– Vous êtes sexiste;

– Vous êtes convaincu que l’homme a plus de droits que la femme;

cet article n’est définitivement PAS fait pour vous!

Sinon, j’espère que vous aimerez cet article.  Bonne lecture!

Étant donné qu’il existe énormément de femmes courageuses, je ne pourrai malheureusement pas toutes les nommer, seulement certaines seront nommées dans cet article.

Olympe de Gouges

Cette pionnière a vu le jour en 1748 à Montauban en France. Malheureusement, elle meurt en 1793, âgée seulement de 45 ans. Sa mort n’était pas naturelle, bien au contraire. On l’a guillotinée à Paris. Pourquoi? Pour la simple raison qu’elle voulait revendiquer l’égalité des droits entre tous et toutes. Pour elle, le genre ou la couleur n’importait pas le moins du monde. Selon elle, une femme était tout aussi capable de remplir les tâches qu’un homme devait remplir. Grâce à ses efforts acharnés, elle réussit à ce que les femmes soient admises dans une cérémonie à caractère national, la fête de la loi du 3 juin 1792 et ensuite à la commémoration de la prise de Bastille. De plus, elle continue à se battre en écrivant des pièces de théâtre comme ‘’Nécessité du divorce’’, une pièce servant à implanter l’idée qu’un couple ait le droit de se séparer. Elle a aussi écrit ‘’Le couvent ou les voeux forcés’’. C’était une auteure dramatique, une journaliste, une philosophe, une écrivaine, une féministe et une femme politique.

Elle a été exécutée, car elle ne protestait pas seulement contre l’égalité des femmes, mais contre l’esclavagisme et pour l’assainissement des hôpitaux et des maternités.

 

Rosa Parks

Cette femme extraordinaire naît le 4 février à Tuskegee en Alabama. C’est un symbole de la lutte contre le racisme. Étant donné qu’elle était afro-américaine, elle a dû subir le racisme aux États-Unis. Elle a montré son courage et sa détermination pour la première fois le 1er décembre 1955 à Montgomery (Alabama) dans un autobus, lorsqu’elle s’était opposée à l’infériorité des Noirs. Elle s’y révolte en ne concédant pas sa place à un passager blanc. Par la suite, grâce au soutien de Martin Luther King (pasteur), ils lancent une campagne de protestation et de boycott de la compagnie de bus Montgomery. Ce mouvement dure 380 jours, donc un peu plus d’un an.

Un an après le 1er décembre 1955, la Cour suprême des États-Unis décide d’abolir les lois ségrégationnistes dans les bus, en affirmant qu’elles étaient anticonstitutionnelles. Bref, les Blancs n’étaient pas privilégiés par rapport aux Noirs, dans les autobus.

 

 

Meaza Ashenafi

Cette femme d’origine éthiopienne est née en 1964. Elle est avocate, spécialiste du droit des femmes (droits revendiqués par les femmes), fondatrice de l’association éthiopienne des femmes juristes et de la banque Enat. Elle a fait ses études en droit à l’université d’Addis-Abeba. C’est la seule fille sur cinquante hommes. Dans la promotion 1986, c’est l’unique femme à sortir de l’université avec un diplôme en droit.

De 1989 à 1992, elle est juge à la Haute Cour où elle s’occupe d’affaires criminelles. Elle cesse de travailler en tant que juge lorsqu’elle envoie un homme en prison pour un an, sans avoir connaissance de sa situation: huit enfants et un petit salaire. Elle décide de rédiger la première constitution de l’Éthiopie, portant sur les droits des femmes et des enfants. Elle crée beaucoup d’autres organisations visant souvent à protéger les droits des femmes ou des enfants.

Elle a refait des études en 2005 à l’université du Connecticut et a été diplômée en relations internationales en droits des femmes.

 

Emily Brontë

Emily Brontë est une célèbre auteure anglaise, ayant révolutionné la littérature. Son unique roman: Les hauts de Hurlevent avait une avance incroyable sur son époque. Il a été nommé par William Somerset Maugham dans son essai Ten novels and theirs authors. Ce romancier considère que le roman de Brontë est parmi les dix meilleurs romans. On dit d’elle que c’est une romancière et poétesse britannique, mais à mon sens, c’est une femme courageuse qui a défié les interdits et les tabous de son époque, et c’est pourquoi je tenais à la mentionner brièvement.

Malheureusement, elle n’a vécu que 30 ans. Elle est morte de la tuberculose le 19 décembre 1848.

 

Thérèse Casgrain

Thérèse Casgrain est une féministe, un réformatrice et une femme politique québécoise. Elle a énormément contribué au droit de vote des femmes et à la possibilité de se présenter comme candidat à des élections en étant une femme. C’est la première femme qui dirige un parti politique.

Lorsqu’elle était plus jeune, elle désirait de tout coeur aller à l’université, mais son père n’était pas chaud à cette idée. Il était d’avis qu’elle gagnerait plus à apprendre à gérer une maison, étant donné qu’elle deviendrait un jour une épouse, et qu’elle devait honorer sa famille.

À partir de 1921, elle dirige le Comité provincial pour le suffrage féminin. En 1922, elle est membre d’une délégation du CPSF. Elle sera plus tard élue présidente de ce groupe. Elle continue de travailler à la sueur de son front pour le droit de vote des femmes.

 

 

Irma Levasseur

C’est la quatrième femme médecin québécoise. De plus, c’est une des fondatrices du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et de l’Hôpital Enfants-Jésus.

Elle étudie la médecine aux États-Unis et obtient son diplôme en 1900. Elle revient au bercail, mais ne peut pratiquer la médecine au Québec. Elle décide donc de s’en aller pratiquer son art qu’est la médecine à New York. Elle retente le coup en revenant au Québec, et tente d’obtenir une licence des médecins et chirurgiens de la province de Québec. Elle finit par acquérir son droit de pratique et c’est ainsi qu’elle devient la quatrième femme à pratiquer la médecine au Québec.

 

 

Ruth Bader Ginsburg

Cette femme faisait partie de la Cour Suprême des États-Unis jusqu’au 18 septembre 2020. Ce jour est celui de sa mort. C’était une femme extraordinaire, avec énormément de courage, d’intelligence et de persévérance. Elle était complètement opposée à Trump et représentait un obstacle face à sa réélection. Elle était une avocate, juriste, universitaire et juge américaine. Tous ses efforts ont été récompensés, car c’était la deuxième femme nommée à la plus haute juridiction fédérale. Elle a reçu une médaille d’or de l’American Academy of Achievement en 1995, un Jefferson Awards for Public Service, catégorie prix du sénateur John Heinz pour services exceptionnels par un élu ou nommé, en 2011, un prix des quatre libertés de Roosevelt dans la catégorie médaille de la liberté, en 2015, une médaille Brandeis, en 2016 et un prix Genesis dans la catégorie accomplissements d’une vie, en 2018.

Bref, c’est une femme qui a énormément donné pour la cause des femmes. Elle a travaillé d’arrache-pied pour réussir à se tailler une place dans un monde autrefois dominé par les hommes. J’espère qu’on se souviendra d’elle dans plusieurs centaines d’années.

 

En conclusion, j’espère qu’on se souviendra de toutes ces femmes qui se sont battues pour les générations futures. Que ce soit pour le racisme, le sexisme, elles n’ont jamais arrêté d’essayer de rendre ce monde plus juste, plus libre et moins porté à rentrer tout le monde dans des cases qui vont finir par brimer la personne que nous sommes, de peur de choquer. Je les remercie infiniment de s’être défendues bec et ongles pour rendre la race humaine moins conservatrice.

Merci à Olympe de Gouges d’être allée si loin dans sa conception de ce que pourrait être la société qu’elle y a laissé la vie.

Merci à Rosa Parks d’avoir refusé de se lever.

Merci à Meaza Ashenafi d’avoir eu une détermination de fer.

Merci à Emily Brontë d’avoir osé.

Merci à Thérèse Casgrain d’avoir défié ceux qui tentaient de l’arrêter.

Merci à Irma Levasseur d’avoir ignoré les barrières de l’époque.

Merci à Ruth Bader Gingsburg d’avoir persévéré.

Enfin, merci à toutes pour leur immense courage.

 

Par Raphaëlle Lacasse

L’identité de genre est une construction sociale

Oui, le genre n’existe (presque) pas. Tout comme plein d’autres choses : la virginité, la supériorité blanche, l’argent, la hiérarchie sociale. Mais constructions ou non, on vit dans une société (surprise!), donc ces choses semblent très réelles. Ces constructions affectent notre perception des autres et de nous-même, tout en nous faisant douter de notre valeur en tant que citoyen.ne. On rejettera une jeune fille car elle n’est pas vierge, on exclura un couple d’amis de nos soirées car iels n’ont pas beaucoup de sous, on ne trainera pas avec une certaine personne car iel n’est pas populaire et j’en passe. On base nos jugements quotidiens sur des piliers de bois qui sont plus ou moins stables, sans se questionner du pourquoi de leur existence.  

Mais bon.  

Même si beaucoup de personnes non-binaires savent que le genre est une construction sociale, cela ne les empêche pas de se définir hors de la binarité F et M. Pourquoi ? 

Parce qu’au fond, on s’en fout. 

 

And what about it? 

 

Le genre est un spectre, un peu comme un arc-en-ciel. C’est fluide également, il peut varier d’année en année, de mois en mois, de semaines en semaines ou de jours en jours. Les nombreuses personnes non-binaires qui peuplent la Terre, en s’affirmant publiquement, ont laissé le confort que la binarité nous offre tous.tes derrièreJe parle beaucoup des conséquences négatives de cette construction sociale dans mon texte, mais pour certaines personnes, la binarité est un point de repère, quelque chose de familier : cela ne fait pas d’elleux de mauvaises personnes ! Il faut seulement se rappeler que tout le monde n’est pas cis et que tout le monde n’est pas familier avec la communauté LGBTQIA2+ non plus. Je crois que se rappeler que tout le monde ne pense pas comme soi est important, pour ne pas rester pris.e dans une pièce à échos, à toujours entendre des opinions semblables aux nôtres. Cela étant dit, ne te sens jamais obligé de rester silencieux.euse face à un débat dans lequel tu souhaites prendre parole ! Communique ton opinion, haut et fort, même si personne d’autre dans la pièce n’approuve tes idées 

Donc je te comprends, ça peut être un peu dur de suivre tes proches non-binaires si iels sont genderfluidmais je te jure que ce n’est pas compliqué. La communication est la clé ! L’adaptation peut être difficile au début, mais avec le temps, tout se place. Comme le genre est un spectre, ne pas assumer le genre d’une personne en la voyant physiquement va de soi. C’est pour cette raison que demander les pronoms d’une personneen la rencontrant est primordial. Tu apprendras à mieux connaitre cette personne en plus de connaitre son nom sans avoir de small talk qui ne semble plus finir. 

Alors pourquoi n’est-ce pas la norme ? 

Parce qu’il y a tout plein de gens venant de milieux différents qui n’acceptent pas cette réalité. Non, les personnes transphobes ne sont pas juste des mononcles baveux en bedaine avec une bière à la main. Il y a les TERFS, trans exclusionnary radical feminists. Un très bon exemple serait J.K. Rowling, l’autrice de la série Harry Potter. Elle s’est prononcée à multiples reprises publiquement sur son compte Twitter, pour traiter les femmes trans comme « ne représentant pas l’expérience féminine biologique ». Ou encore quand, en partageant une publication sur la précarité menstruelle, elle s’exclama que « seules les femmes peuvent avoir des menstruations, je ne comprends pas pourquoi on dit les personnes ayant des menstruations! »  Si tu ne comprends pas la nuance de ses propos, de la manière inclusive, on dit « les personnes ayant des menstruations » pour inclure les personnes qui menstruent, mais qui ne s’identifient pas comme étant femmes. Par exemple, moi j’ai des menstruations, mais je ne m’identifie pas comme étant femme.  Ce n’est pas aussi transparent comme transphobie que Trump par exemple, mais c’est tout de même de la transphobie. On pourrait décrire J.K. Rowling comme étant une adversaire passive. Elle va avoir des propos transphobes, mais elle ne dira jamais qu’elle est transphobe et fière, par exemple (ce qui peut être le cas d’adversaires plus actifs, comme observé dans des groupes d’extrême droite.). La saga littéraire a une grande valeur sentimentale pour plein de gens dans ma communauté, donc à ce moment-là, on peut se demander si on devrait séparer l’œuvre de l’artiste. Tout cela vaut son propre débat, mais je recommanderais l’article sur le sujet du Journal!

 

Devrait-on dissocier l’œuvre de l’artiste ?

 

Parfois, on peut se sentir comme si nous ne méritions pas d’humanité, comme si nous avions le monde à dos. Mais c’est faux. Nous sommes forts.es, intelligents.es, passionnés.es. Nous méritons nos droits. Nous méritons notre humanité. Nous méritons nos vies. Des vies longues et prospères, remplies de joie et de simplicité. Nous méritons de vieillir, d’enterrer nos adelphes car iels ont été rattrapés par le temps, non par une voiture de police. 

Pis les rôles de genre, eux ? à

Vu qu’on sait à présent que l’identité de genre est une construction sociale, les rôles de genre peuvent sembler encore plus ridicules. Si tu ne le savais pas déjà, les rôles de genre sont des choses qu’on attribue à un côté ou à l’autre de la binarité. Par exemple : les robes c’est pour les filles, les camions c’est pour les garçons, etc. Tu peux comprendre que pour certaines personnes non-binaires, ces choses n’ont aucune importance, vu que notre genre peut être à un bout ou l’autre du spectre, dans le milieu, partout ou pas du tout ! Tu l’auras peut-être deviné, mais les rôles de genre sont également des constructions sociales, ne remontant pas plus loin qu’à la mort de la monarchie française. Effectivement, avant cela, les hommes portaient bien souvent des robes. Marie-Antoinette, étant très influente du côté de la mode en France, a popularisé le rose pour les femmes, trouvant la couleur ravissante et féminine. Plein d’évènements comme celui-ci ont construit peu à peu ces normes sociales. Allant de la tenue vestimentaire jusqu’à la possibilité d’avoir un emploi ou encore un compte de banque. Savais-tu qu’avant la colonisation de l’Amérique, dans plusieurs communautés autochtones, certaines personnes s’identifiaient comme étant 2 spirits ? C’est encore le cas aujourd’hui d’ailleurs, le chiffre 2 dans l’appellation de la communauté LGBTQIA2+ est présent pour cette raison. La binarité des genres n’est apparue en Amérique qu’après la colonisation. C’est également pour cette raison que la solidarité entre les communautés BIPOC (Black, Indigenous and People of coloret la communauté LGBTQIA2+ est primordiale. Sans les communautés BIPOC, les droits civils des personnes faisant partie de ma communauté n’auraient jamais été accordés. Sans Marsha P. Johnson, Sylvia Rivera ou encore Stormé DeLarverie, nous n’aurions pas de droits.  

Quelles sont les conséquences de ces constructions sociales ?             

       

J’en avais déjà parlé dans mon article précédent, mais l’espérance de vie des personnes trans en Amérique est réduite de presque 75%. Le risque de perdre la vie en étant une personne trans BIPOC est encore plus élevé. On peut donc dire qu’une des conséquences de ces constructions sociales est le taux de mortalité beaucoup plus élevé que la moyenne des personnes trans.  La peine de mort pour homosexualité qui est encore présente dans plus de 70 pays, l’itinérance des personnes LGBTQIA2+ rejetés.es par leur communauté et j’en passe. Les conséquences de l’identité de genre et son importance dans nos jugements va au-delà d’un simple vernis à ongles ou d’un hashtag.  

J’avoue aimer le vernis à ongles. J’avoue partager beaucoup (énormément) de publications Instagram sur beaucoup de sujets qui me passionnent. J’avoue partager des hashtags parfois, voulant montrer mon soutien pour une certaine cause, mais n’ayant pas nécessairement les moyens financiers pour aider. Mais je ne pourrai jamais me contenter de cela. 

« Politics doesn’t interest you because you have no interest in changing a world that suits you so well. » 

-Enola Holmes, 2020 

(Le monde politique ne t’intéresse pas, car tu n’as rien à gagner en changeant un monde qui te privilégie.) 

  

Pourquoi est-ce important de respecter les pronoms de quelqu’un ? 

J’ai souvent croisé des personnes qui ne comprenaient pas l’importance de respecter les pronoms d’une personne.  

« Ce ne sont que des pronoms ! Je ne me fâche pas quand quelqu’un me dit monsieur à l’épicerie : ça peut arriver à tout le monde, je ne comprends pas le problème. » 

Si tu es une personne cis, tu ne comprendras probablement jamais le sentiment qui nous habite quand quelqu’un ne respecte pas nos pronoms. Un mélange de colère et de tristesse avec une touche de doute. Cette émotion qui nous submerge dans ces moments nous fait du mal.  

Si tu es une personne cis, on n’a probablement jamais douté de ton identité. On ne t’a jamais demandé si tu étais sûr.e, si ce n’était qu’une passe ou encore si tu n’étais pas possédé.e par un démon (oui, il y a des vraies personnes qui disent ce genre de choses.). Notre identité, notre validité en tant qu’êtres humains respectables est constamment remise en question par des personnes qui ne sont pas concernées. 

On n’a jamais douté de ce qui t’habite, de ce que tu es.  

Alors dis-moi : ce virus, ce n’est pas si le fun hein ? 

Je te comprends. Moi aussi je trouve l’adaptation difficile. 

Mais si tu es capable de faire tes cours sur un ordinateur dans l’ombre d’une pandémie mortelle mondiale, je crois que tu es capable de bien genrer ton ami.e. 

 

Donc voilà, j’espère que tu as appris une chose ou deux. À la prochaine ! 

Jo (iel/il) 

 

 

 

 

 

La surutilisation du papier dans les écoles

Sans surprise pour personne, les plus grands utilisateurs de papier au Québec sont les écoles. Je pense qu’il est temps de réduire la quantité incroyable de papier retrouvé en classe. Qu’il est temps de prouver que le papier est trop utilisé dans les établissements scolaires, qu’il a des effets nocifs sur l’environnement et que l’informatique devrait être priorisée. 

 

 

Premièrement, pour vous prouver que le papier est trop utilisé dans les écoles, j’ai mesuré la masse de tous les documents que j’ai reçus du début de l’année scolaire jusqu’au 1er décembre, ce qui représente un période de trois mois. La masse obtenue après avoir posé ma pile sur la balance est de 1755 grammes, ce qui équivaut à 351 feuilles amassées. Ça ne s’arrête pas là, car je n’ai pas compté les cahiers Canada, les cahiers d’exercices, l’agenda et les examens qui ne nous reviennent pas. Cependant, cette année n’est sûrement pas la plus représentative, puisque certains enseignantont eu l’excellente idée de nous envoyer leurs documents exclusivement via la plateforme TEAMSSi vous ne trouvez pas que mes données sont impressionnantes, jetez plutôt un coup d’œil à celles de la commission scolaire de Rouyn-Noranda. En 2018, dans un article de Jean-Marc Belzile à Radio-Canada, elle affirme qu’on y imprime en moyenne plus de 23 000 copies par jour et on estime un total de 6 millions par an 

 

 

Deuxièmement, le papier a des effets nocifs sur l’environnement, par exemple : son industrie, qui se situe dans le top 10 des plus polluantes au Québec, est responsable de 40% de la déforestation, mais je vais m’abstenir d’énumérer les conséquences de la déforestation, sinon ça va virer à la pente fatale. De plus, les produits chimiques utilisés pour sa fabrication et son blanchiment peuvent polluer l’eau et créer des ruissellements toxiques. Il n’est pas si mauvais que ça, le papier, parce qu’il se recycle, vous me dites, et je confirme : vous avez totalement raison. Malheureusement, certaines personnes trouvent acceptable de tout mettre aux poubelles au lieu de trier et ne me méprenez pas, je sais bien que le papier se décompose facilement, le problème est quen se décomposant, il émet des gaz à effet de serre. 

 

 

Finalement, réduire ou même éliminer le papier à l’école ne serait pas une catastrophe, car nous avons accès à la technologie informatique. Pour cet argument, laissez-moi vous présenter une alliée inattendue : la crise sanitaire de 2020. La seule chose pour laquelle elle a été utile, c’est pour nous prouver que la technologie informatique est très pratique au niveau scolaire. Le document électronique comporte beaucoup d’avantages : il se partage et se récupère facilement, en plus de ne pas se détériorer. Ne serait-il pas merveilleux que l’agenda désorganisé de quelques-uns de mes camarades de classe ne ressemblent pas à un sandwich à la viande fumée trop rempli? Je peux déjà entendre un contre-argument d’enseignants « C’est impossible d’écrire des petites notes dans la marge. » Chers enseignants, si vous sélectionnez un bout de texte (celui auquel vous voudriez ajouter une note) et appuyez sur « nouveau commentaire » ou si vous cliquez sur l’icône « commentaires » dans la barre d’outils sur Word, le problème est réglé.  

Pour conclure, les établissements scolaires devrait réduire leur consommation de papier, surutilisé et nocif pour l’environnement, pour favoriser la technologie informatique. Je pense que le pire dans tout ça est que quelques enseignants se rendent compte que leur comportement envers leur consommation de papier n’est pas bonne puisque j’ai entendu plusieurs fois : « Ce n’est pas écologique, mais faites-le sur l’ordi et remettez-le papier. » Dans le futur, peut-être que les habitudes néfastes ne seront pas complètement parties, mais peut-être que le papier fourni à l’école sera non-blanchi.  


 

Par Auralie Goudreault 

 

L’enfance de Donald Trump

Donald Trump est issu de l’union entre Fred Trump et Mary MacLeod et naît le 20 janvier 1946 à New York City. C’est un homme controversé, misogyne et raciste. Voici d’ailleurs plusieurs commentaires qui le prouvent :

«C’est une truie. Elle parle comme un chauffeur routier 

Commentaire proféré en 2006 visant l’actrice Rosie O’Donnell. 

« Regardez-moi cette tête. Qui voterait pour ça? » 

Commentaire visant son ex-rivale aux primaires républicaines, Carly Fiorina.

Trump et ses parents en 1992

Son père était agent immobilier et entrepreneur. Il a amassé une grosse somme d’argent en construisant des appartements abordables dans le Queenoù il habitait d’ailleurs avec sa famille,  à Staten Island et à Brooklyn. Mais revenons-en à son fils.

Trump est complètement à gauche

Enfant, Trump débordait d’énergie ce qui déplaisait à ses parents. Ils l’ont donc envoyé à l’école militaire, espérant qu’il ait « une bonne correction ». Ils avaient espéré que leur fils canaliserait son énergie pour en faire quelque chose d’utile.  

Toutefois un détail me titille dans le « ils » …  

Fred Trump était probablement le modèle de son fils, car celui-ci est à son image. En effet, le père est tout aussi raciste et sexiste que son enfant. Donc, je ne pense pas que la mère de Donald, Mary MacLeod, avait son mot à dire. Elle devait être effacée, se contraignant aux choix de son mari. 

Mais revenons-en à l’école militaire. Donald Trump a appris pendant ces cinq ans plein de choses, dont l’intimidation. Pendant ces années, il a effectivement brutalisé ses camarades. Suivait-il l’exemple de ses « enseignants » qui l’ont un jour giflé? Plusieurs compagnons de classe ont dénoncé des années plus tard que Trump les plaquait et les forçait à s’impliquer dans des bagarres.  

Cet ancien président narcissique n’a toutefois pas eu une enfance si facile. Lorsqu’il était jeune, sa mère a eu une maladie. Alors qu’il n’était qu’un bambin, sa mère souffrait d’une grave maladie.  Certains pensent, hypothétiquement parlant, que vient de là son irrespectueux comportement envers les femmes. Sa nièce, Mary Trump, a émis cette hypothèse dans un documentaire : 

« Donald, qui se trouvait alors à un point crucial de son développement infantile, a essentiellement été abandonné par sa mère. Il n’est peut-être pas capable de faire pleinement confiance aux femmes. Il peine à établir des liens profonds avec elles, si ça ne lui est pas carrément impossible, car il n’a jamais réussi à le faire avec sa mère. » 

 Un témoignage troublant, qui révèle la nature réelle de la relation mère-fils que partageaient ces êtres complexes. Ce fils est d’ailleurs incapable de raconter comment sa mère lui témoignait son amour. Plusieurs personnalités dont Mary Trump semblent penser que Trump et sa mère avaient une relation froide. Il n’était pas proche de sa mère, il lui en voulait, en quelque sorte. 

 

Marc Fisher, coauteur du livre, Trump revealed, affirme que cette relation considérablement influencé les relations de Trump avec ses conquêtes 

Mais, il n’y avait pas que sa mère qui ait façonné ce personnage. Fred Trump était un homme strict et exigent, bref, le genre de père qui, à cette époque, lisait le journal en fumant un cigare ou pestait contre l’évolution du droit de vote des femmes. L’influence de son père joue un rôle dans la personnalité de Trump. Leur père s’adressait à ses fils en les poussant à se dépasser, à être un tueur. Ces mots terrifiants ne font pas référence à des meurtres, mais à la compétition. Éliminer les autres, être le meilleur, voilà l’éducation malsaine que Trump et ses frères recevaient chaque jour. Mary Trump a d’ailleurs confié lors d’un reportage que son père, Fred Trump Junior avait subi énormément de pression de son père. De plus, Fred Junior, n’ayant pas envie de reprendre l’entreprise de son père, avait été donc humilié toute sa vie par celui-ci.  

 

Maintenant, avançons un peu dans le temps. Donald Trump, à 25 ans, désirait surpasser son père en popularité et argent. Il a donc trouvé un moyen pour qu’on le remarque, pour qu’on se souvienne de lui. C’est donc pour cette raison qu’il a entretenu des relations amicales avec l’avocat Roy Cohn. Cet avocat notoire a eu un impact positif sur la carrière de Trump. Ils ont collaboré en rénovant entièrement l’hôtel Commodore. Il arnaque tout le monde en prétendant être meilleur qu’il ne l’était véritablement. Malheureusement, son stratagème fonctionne et il arrive à ses fins. Sa carrière monte par la suite en flèche. Depuis sa défaite, le 3 novembre dernier, il s’humilie superbement en tentant de récupérer son poste. Et si son désir de réaliser le rêve américain, d’être l’homme le plus riche au monde cachait en réalité une vulnérabilité bien enfouie causée par la pression colossale que son père lui faisait subir? Ses nombreux commentaires désagréables tout autant répugnants et injustes les uns que les autres cacheraient donc quelque chose de plus tendre, voire humain? Certains diront : peut-être, mais ça lui donnerait un peu trop de crédit!  

En 1978 lors de la construction de l’hôtel Commodore.

Après tout, qui pourrait croire qu’un cœur de pierre dissimulerait une âme fragile? Aujourd’hui, il refuse de lâcher prise, d’admettre sa cuisante défaite. D’autant plus cuisante, lorsqu’on se dit que plusieurs présidents ont réussi à obtenir deux mandats. C’est un coup dur pour l’orgueil.  

Pour finir, j’espère que Donald John Trump saura un jour tirer sa révérence (comme les autres présidents avant lui) en toute paix, sagesse, humilité et peut-être même avec une once de culpabilité pour les actions regrettables qu’il a commises.  

 

Par Raphaëlle Lacasse

css.php