Culture

Des personnes remarquables

L’histoire des Noirs est parfois difficile mais elle est aussi empreinte de mouvements qui ont inspiré beaucoup de gens. Dans cet article, j’évoque des idoles, des représentants, des grandes figures qui sont restés gravés dans notre mémoire. Des années 50 à aujourd’hui, leurs gestes qui ont eu tant d’impact, nous émerveillent et, je l’espère, continueront de le faire. 

 

Années 50-60

Pour commencer, Maya Angelou est une personne qu’on ne peut oublier, à mon humble avis. Née en 1928 et morte d’une longue et douloureuse maladie en 2014, c’est une femme déterminée, travaillante et intelligente.

Écrivaine, poète, chanteuse, essayiste, actrice, professeure d’université, scénariste, productrice, documentariste et militante, elle est sortie du moule en côtoyant des personnes célèbres comme Barack Obama et Nelson Mandela. De plus, elle s’est battue contre le racisme durant toute sa vie en s’impliquant dans plusieurs mouvements comme celui contre l’apartheid en Afrique.

Maya Angelou a aussi écrit plusieurs romans bouleversants tels que Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage, Tant que je serai noire ou Lettre à ma fille, de magnifiques romans biographiques qui enchainent poésie et tournures de phrases qui ont insufflé aux États-Unis un vent de tristesse, et de, je l’espère, honte d’avoir fait subir toutes ces horreurs à des personnes qui ne le méritaient pas. 

Pour toutes ces choses incroyables qu’elle a accompli, on lui a remis bon nombre de prix comme la médaille de la liberté, des Grammy, le Mother Teresa award et d’autres tout aussi prestigieux. 

En conclusion, c’est une femme brave, brillante, généreuse et sensible qui m’a personnellement émue. 


Années 90

 

Mon choix surprendra peut-être plusieurs personnes, mais comme représentant des années 90, j’ai choisi Tupac Shakur.

Malgré des chansons aux paroles qui peuvent choquer, Tupac a tout de même été un porte-parole dénonçant les souffrances endurées par les Noirs. Dans ses chansons comme Mr President, Dear Mama ou Keep your head up, il parle de sujets actuels de l’époque. 

En effet, dans Mr President, il parle de l’horreur du racisme et de la pauvreté, souvent reliés et tous les deux vécus par Tupac. Dans Keep your head up, il défend les femmes et leurs droits. 

Mais celle qui reste gravée dans les mémoires est surtout Dear Mama, la chanson dans laquelle il remercie sa mère pour tout ce qu’elle a fait pour lui. 

Repoussant les barrières des tabous, il a écrit ce qu’il ressentait face à tout ce qui rend notre monde aussi horrible. Dans son cas la discrimination, la violence, les ghettos et les laissés pour compte. 

Donc, même s’il a commis plusieurs erreurs, il a aussi montré sa bienveillance et sa sagesse à travers la musique, une des manières de s’exprimer les plus répandues dans le monde. 


Années 2000

 

Ensuite, je vais parler d’une femme très connue et appréciée: Michelle Obama.

C’était la première Première Dame noire, ce qui est un grand pas dans l’histoire des États-Unis. 

Après le Watergate et le scandale Clinton, l’Amérique était humiliée et avait grand besoin d’un rafraichissement en ce qui concerne les présidents. Et Barack et Michelle Obama, charismatiques, souriants, tolérants et démocrates faisaient des candidats idéaux. 

 Mais elle ne se démarque pas seulement par cela. Michelle Obama s’est investie dans de nombreuses organisations telles que la Croix-Rouge, Joining Force; un organisme visant à aider les familles des militaires, Let Girl Learn; un programme faisant la promotion des études supérieures pour les filles. Elle s’efforce sans relâche de sensibiliser le public à propos de plusieurs sujets, notamment l’éducation et la santé des enfants. 

Par exemple, elle a lancé le mouvement #bringbackourgirls, un mouvement servant à dénoncer et plaindre l’enlèvement de 276 filles nigériennes. 

En plus de s’impliquer dans ces missions environnementales, elle a écrit un livre biographique sur sa vie. 

C’est donc pour cela que la considère comme une femme exemplaire de la société américaine. 


De nos jours…

À présent, une personne plus moderne, mais tout aussi appréciée que les précédents: Chadwick Boseman. 

Chadwick Boseman est un acteur né en 1976 et, malheureusement pour l’univers du cinéma mort en 2020 d’un cancer du côlon. Il a interprété plusieurs personnages formidables avec brio tels que la panthère noire ou Jackie Robinson, le premier joueur de baseball noir. Cet acteur était très apprécié de ses collègues comme Scarlett Johansson ou Chris Evans et sa mort a suscité beaucoup de tristesse autant chez Joe Biden, Mick Jagger ou tous les grands fans de Marvel. 

Durant sa vie trop courte, il a été une figure, un modèle pour plein de personnes.  C’est pourquoi je l’ai tout de suite vu comme un représentant idéal pour le mois des Noirs. 

 

 


 

Mon deuxième choix (encore un Américain) est Colin Kaepernic, un ancien joueur de football afro-américain. S’il ne pratique plus cette profession pour laquelle il était pourtant très doué, c’est parce que la NFL a décidé de le renvoyer suite à des actions qu’il a entreprises pour manifester son désarroi face à la maltraitance des Noirs aux États-Unis. 

Lors de l’hymne national, au lieu de se lever comme les autres, il s’est agenouillé. Ce geste, pourtant si petit, est devenu un symbole des protestations contre les violences policières injustifiées. Plusieurs joueurs imitent à présent Colin et s’agenouillent durant l’hymne, démontrant que les États-Unis ne devraient pas être si fiers de leur pays, mais plutôt considérer chaque être humain de leur beau système et briser l’agréable illusion d’égalité qu’ils nourrissent depuis tant d’années. 

Kaepernic a aussi donné un million de dollars à un organisme avec des convictions similaires aux siennes. 

Il a été récompensé par le prix Ambassadeur de la Conscience d’Amnesty International. 

Après le grand courage dont il a fait preuve, il a amplement mérité ce prix et je souhaite qu’un jour il recommence à jouer dans la NFL. 


Comme je n’ai choisi que des personnes américaines jusqu’à présent, j’enchaîne avec trois personnes canadiennes. 

Pour commencer, je vais parler de Dominique Anglade, une femme politique. Fille de George Anglade, un professeur, géographe et écrivain et de Mireille Neptune, une féministe et économiste, elle était vouée à un avenir prometteur.

Elle a suivi un parcours politique dans lequel elle est passée de la Coalition avenir Québec au Parti libéral. Cette décision a été prise car elle aurait eu des désaccords avec les autres membres en lien avec des sujets comme l’identité et l’immigration. 

En 2016, elle est élue ministre de l’économie, de la science et de l’innovation et est la première femme d’origine haïtienne à remplir ce rôle. 

Quatre ans plus tard, elle est élue cheffe du parti libéral, la première femme ministre de ce parti. 

C’est donc pour son travail acharné et le fait qu’elle ait été la première à faire plusieurs choses que je la mentionne dans mon article. 

 


 

Suivant la politique, place aux livres! Dany Laferrière est un auteur haïtien et canadien ayant écrit plusieurs romans parlant du traitement des Noirs avec ironie et finesse.

Ayant reçu un nombre astronomique de prix pour ses livres, je n’en nommerai que quelques-uns: le prix Médicis, le grand prix littéraire international Métropolis bleu, le prix de la personnalité de l’année de Radio-Canada, le prix des libraires du Québec, etc. Mature, intelligent et doté d’une belle plume, il a une place de choix dans mon article. 

En conclusion, son écriture admirable a su impressionner plus d’une personne, d’où les nombreux prix honorifiques. 

 


Pour terminer, la chanteuse Sarahmée est une personne défendant plusieurs causes telles que l’abolition du racisme (cela va de soi), le féminisme et l’homosexualité. 

Dernièrement, elle a sorti une nouvelle chanson, Ma peau, une chanson prônant l’acceptation de soi. Elle transmet à plusieurs personnes des valeurs essentielles et des pensées positives dans ses chansons rythmées.

Étant très populaire auprès du public, c’est un modèle pour plusieurs adolescents autant par ses paroles qui résonnent en chacun de nous que par sa personnalité dynamique et colorée. 

Donc, la chanteuse est pour moi une personne inspirante, avec un style original et un sourire contagieux. C’est pourquoi c’est la dernière, mais non la moindre, célébrité de mon article. 

 


Pour conclure, j’espère que vous avez aimé mon article et que toutes ces personnes ont provoqué en vous le désir de changer le monde ou tout simplement de ne laisser rien ni personne ébranler vos convictions les plus profondes. 

Par Raphaëlle Lacasse

 

Le concours de haïkus

Cette année encore, nos élèves de première secondaire du programme PEI se sont inspirés des beautés de la nature pour écrire des haïkus.

Qu’est-ce qu’un haïku?

Le haïku est une forme japonaise de poésie permettant de noter les émotions, le moment qui passe et qui émerveille.  C’est une forme très active, très vivante, vraisemblablement la plus utilisée au monde.

Le haïku obéit à des règles très strictes de composition (fond et forme). En voici quelques-unes.

  • Dix-sept syllabes en trois lignes divisées en 5-7-5.
  • Présence d’un mot de saison (kigo) ou d’une référence saisonnière.
  • Les trois lignes ne doivent pas être une même phrase.
  • Mettre en majuscule le premier mot de chaque ligne.
  • Rimer la première et dernière ligne.

Voici les haïkus sélectionnés dans chacun des groupes.

 

Cliquez ici pour voter pour votre préféré!

 

1-71

Pétales rosés

Ils fleurissent doucement

Belle matinée

Nada Dyani

 

1-72

Ce joli matin

Sous les bourgeons bien fleuris

Ruisseau cristallin

Abigaëlle Paquette

 

1-73

Le sol enneigé

Éclairé par le soleil

La vue dégagée

Adam Belouahchia 

 

1-74

Mon amour grandit

Telle cette fleur fleurit

Sous soleil rougit

Maya Mouhoub

 

1-75

La goutte de pluie

Une chaleur qui revient

Je repense à lui

Claudia Maleke Mukendi

1-76

Un champ de bonheur

Le ciel rempli de nuages

Des fleurs de couleur

Sara-Jeanne Malo

 

1-77

Un petit sentier

L’automne colore le sol

Quelle belle journée

Gabrielle Boisvert 

 

LE MET GALA

Le Gala du Costume ou essentiellement connu sous le nom de Met Gala est toujours l’un des événements les plus attendus de l’année, pour les adeptes de la mode. Cette soirée exclusive, qui se déroule à New York, ne peut être suivie que par des personnes qui y sont invitées, bien que des centaines de personnes dans le monde souhaitent y participer. Le prix d’un billet est d’environ 35000 dollars. En plus du prix extravagant pour un billet, vous devez vous trouver une ou plusieurs tenues.  

 

Le développement de cette soirée 

 

Il y a maintenant plus d’un siècle, la publiciste Eleanor Lambert (1943) créa le gala du costume. Pour elle, ce n’était qu’un moyen de collecter des fonds pour le tout nouveau musée du costume et de marquer l’ouverture de son exposition annuelle. Le premier gala était un dîner et les billets coûtaient cinquante dollars chacun. 

 

La plupart des personnes qui suivent, au cours des années, l’évolution du Met gala ne savent pas que celui-ci est un gala de charité où l’argent est déboursé à une cause de leur choix. 

 

 Les dîners sont plus colorés qu’avant grâce à la présence d’hôtes célèbres. Il y a des divertissements remplis par des chanteurs. Au fur et à mesure que les temps avançaient, certaines règles ont également été ajoutées. En 2015, le Gala du costume a interdit à ses invités d’utiliser les médias sociaux lors de l’événement, bien que parfois il y ait encore des invités qui prennent des selfies. En 2016, le magazine Vogue a créé un studio de portrait où les invités peuvent poser pour des photographies.  

Si auparavant le Met Gala était fréquenté par des célébrités ou des acteurs, des politiciens et des athlètes, le Met Gala a commencé à inviter des Youtubers comme James Charles et Emma Chamberlain ainsi que des Tiktokeurs comme Addison Rae. 

Chaque gala est organisé par un petit groupe de personnes. Cette année, quatre d’entre elles ont eu le privilège d’y participer : l’acteur Timothée Chalamet, la chanteuse Billie Eilish, la joueuse de tennis Naomi Osaka et la poétesse Amanda Gorman. Tous représentent la jeunesse et sa diversité. 

 

 

Des photos de célébrités au Met gala : 

Billie Eilish

                             

Naomi Osaka

 

Amanda Gorman
Timothée Chalamet

                         

Kim Kardashian

  

Anna Wintour

Aujourd’hui, c’est Anna Wintour qui gère le gala du costume. 

 

Qui est Anna Wintour ?  

Celle-ci est dans le monde de l’éditorial depuis des années. Elle est née le 3 novembre 1949 à Londres.  Anna Wintour est la rédactrice en chef de l’édition Américaine du magazine Vogue depuis 1988 et la directrice artistique de Condé Nast. Comme vous pouvez le voir, elle est très influente a tel point qu’en 2017, Wintour a fait la une des journaux lorsqu’il a été révélé qu’elle n’inviterait plus Donald Trump au Met Gala.   

 

Selon moi , si vous désirez être invité à participer au Met gala , débrouillez-vous pour devenir amis avec la femme influente qu’est Anna Wintour. 

 

Par Maëlys-Lilas Kone  

 

 

Richard Turere : un modèle de persévérance et de générosité

Comment résumer la vie d’un homme comme Richard Turere ? On commence par des faits.

Dès l’âge de 6 ans, Richard Turere est responsable des vaches de son père et il y découvre un problème dévastateur. Les vaches sont tuées par les lions du parc national environnant, mais c’est un problème sérieux pour les lions également puisque les fermiers ont l’habitude de tirer sur ceux-ci par vengeance. Richard entreprend de régler le tout et très vite ! Après trois essais inopérants, il crée une invention innovatrice et futuriste. Les lumières à lions sont des lumières qui s’allument en alternance et cela crée l’impression que quelqu’un surveille les vaches. C’est à ce moment qu’intervient Paula Kahumbu, une militante de National Geographic. Elle est convaincue que son idée mérite d’être partagée et l’a invité à donner une conférence TED devant des milliers de personnes.

Quelques mois plus tard, Richard répète son discours dans les coulisses d’une des plus grandes scènes scientifiques du monde. Sa conférence attire l’attention des journalistes et des médias sociaux. Elle est décrite comme ingénieuse et très astucieuse. Celle-ci connait un succès foudroyant et elle se démarque intelligemment des autres conférences. Pour son avenir, il est audacieux et il désire devenir ingénieur ou pilote. À l’exception de ses réussites sportives et scientifiques, il est très ambitieux et perfectionniste puisqu’il travaille toujours sur son invention pour la rendre la plus fructueuse possible.

 

Voici l’histoire que les élèves du PEI secondaire 1 ont apprise et étudiée. D’ailleurs, notre école a adopté un boma (une ferme) au Kenya, c’est-à-dire qu’elle a payé l’installation des lumières à lions. En tout, ils ont récolté 185 $ et l’ont envoyé au Kenya. Ce projet a été approuvé par la direction de notre école. Tous les élèves participants ont contribué en offrant le montant de leur choix.

Richard, maintenant âgé 21 ans, et ses amis installent généreusement les lumières à lions partout dans les fermes du Kenya. Ces gestes ont pour but de limiter les incidents survenus entre les vaches et les prédateurs. Chaque don est directement donné pour l’installation et la fabrication des lumières à lions. Un petit geste pour un grand changement!

De plus, madame Reshetnikova a élaboré un projet d’écriture pour ses différentes classes d’anglais. Deux options s’offrent à ceux-ci. Ils peuvent s’inscrire sur le site web Global PenFriends et interagissent avec d’autres adolescents d’Afrique. Lorsqu’une solide confiance s’est établie, les deux camarades s’échangent leurs cordonnées respectives. L’élève écrit alors une carte postale et la fait parvenir à son destinataire. La deuxième option est plus facile et plus rapide à faire. Madame Olha a trouvé Richard et a communiqué avec lui durant quelque temps par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Ses élèves ont alors rédigé une courte carte postale et l’ont illustrée. Par la suite, celles-ci ont été évaluées par l’enseignante d’anglais. Les cartes ont ensuite pris le chemin de la poste (direction l’adresse de Richard). On croise les doigts pour obtenir une réponse de sa part !

Une classe d’Armand-Corbeil gagnante au concours de l’OQLF 

En 2020, plusieurs classes de l’école Armand-Corbeil ont participé à la 2e édition due. L’une de ces classes a eu la chance de gagner la catégorie libre de ce concours. La catégorie libre consiste à inventer un mot tandis que l’autre catégorie de ce concours consiste à trouver une alternative à un anglicisme.  

 

La classe 4-07 est arrivée au mot « clicophobie » d’une manière quelque peu inusitée. Au début, selon M. André Massé, l’enseignant de français de groupe, l’enthousiasme n’était pas extrêmement présent du côté des élèves et plusieurs mots absurdes ont été trouvés. Cela a cependant changé lorsqu’après avoir vu de la théorie sur le lexique, notamment sur les suffixesun groupe d’élèves s’est mis au défi de trouver le plus de mot finissant avec le suffixe phobie, ce qui a créé une liste de mot un peu dérisoire, et d’inventer le plus de phobies possibles même si celles-ci ne faisaient aucun sens. Monsieur Massé a, par la suite, procédé à une analyse de cette liste pour voir quels mots faisaient un peu de sens. « Clicophobie » était l’un des mots qui a survécu à la sélection de monsieur Massé. L’enseignant de 4e secondaire a donc mis ce mot sous vote démocratique pour savoir si celui-ci devrait être envoyé à l’Office québécois de la langue française et le groupe 4-07 a voté en faveur du mot « clicophobie ».  

Ce choix s’est avéré favorable pour les élèves de cette classe ont gagné ce qui est considéré comme le premier prix du concours de créativité lexicale. De plus, Mme Stéphanie Granger, de l’Office québécois de la langue française, a mentionné que le mot « clicophobie » avait été le coup de cœur des linguistes qui avaient la tâche de se prononcer sur les mots soumis par les différentes classes du Québec. Lorsque monsieur Massé a reçu l’appel de Mme Granger lui annonçant que sa classe avait gagné le premier prix du concours, celui-ci n’y croyait pas. L’enseignant de 4e secondaire a  garder le secret durant une bonne période de temps puisqu’au départ, une annonce était planifiée dans la cour d’école pour surprendre les élèves et leur dire qu’ils avaient gagné le concours. Émile Bilodeau aurait chanté ce qu’il avait composé en l’honneur du mot « clicophobie » et une grande scène aurait été installée. Cependant, à cause de l’isolement causé par la pandémie, cela n’a pas pu se produire. 

 

Le chanteur québécois Émile Bilodeau a en effet composé une chanson inspirée par le mot « clicophobie » et tout ce qui l’entoure. Dans la courte vidéo qui suit, vous pouvez non seulement entendre la chanson, mais aussi comprendre le processus de création du chanteur, ce que M. André Massé a trouvé sympathique, et voir ce qui l’a inspiré pour créer cette pièce musicale.

 

Selon le site Internet de l’Office de la langue française, la définition du mot « clicophobie » est la suivante : « Crainte de cliquer sur un hyperlien ou un bouton de commande ». Il est important de préciser que cette peur peut autant être légitime qu’irraisonnée et qu’une personne souffrant de clicophobie craint que de cliquer sur un lien mène au téléchargement d’un virus, au vol de ses données personnelles et même à l’envoi d’un message inadéquat ou regrettable. 

 

Le prix gagné sera dépensé par l’école dans un réseau de libraires. Cela signifie que nous pourrons tous profiter de la victoire de la classe 4-07 et que de nouveaux livres seront disponibles dans notre bibliothèque. Puisque monsieur Massé considère cette expérience enrichissante autant pour les élèves que pour les enseignants et qu’il compte non seulement participer de nouveau à ce concours, mais aussi de le recommander à d’autres enseignants, nous souhaitons bonne chance à toutes les classes qui vont participer à cette expérience dans le futur. 

 

L’Office québécois de la langue française lance parfois des concours de ce genre ouverts au public. Cela signifie que si l’envie vous mène, vous pouvez, vous aussi, contribuer à enrichir la langue française et courir la chance de gagner un prix en participant à un de ces concours. 

 

Éliza Nadeau 

 

 

 

Sources : 

André Massé 

http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26557716  

 

 

 

 

The Crown : La réaction de la famille royale

Depuis quelques années, une série Netflix nommée The Crown fait fureur auprès des téléspectateurs. Cette série est vaguement inspirée par la vie de la reine Élisabeth II, l’actuelle monarque, et les évènements qui se sont passés durant son règne. Au cours des années, la série a parfois choqué puisqu’elle abordait des sujets plus sensibles pour les membres haut-placés dans l’institution qu’est la famille royale. Cela s’est plus concrétisé à la sortie de la dernière saison puisqu’elle introduisait un nouveau personnage: Diana spencer. Suite à cela, plusieurs membres de la famille royale ont confié ce qu’ils pensaient vraiment de cette série dramatique.  


 

Qu’est-ce The Crown?  

The Crown est une série fictionnelle inspirée par l’histoire. Cela signifie que la série ne peut pas être considérée historiquement précise. Ceci est dû au fait que la série montre la réaction de cette famille très célèbre face à des évènements historiques et des conversations que celle-ci aurait entretenues, mais que personne n’a jamais confirmé ces réactions ou ces conversations. Ceux-ci sont imaginés par les scripteurs de la série. 

 

La réaction de lreine  

Selon la princesse Eugénie, la reine aurait regardé la première et la seconde saison de la série et les aurait appréciées. Cependant, Donal McCabe, qui est chargé de la communication de la reine Élisabeth II, a précisé que« La famille royale n’a jamais accepté ni approuvé le contenu et n’a pas été consultée par savoir quels sujets seraient traités. Jamais elle n’exprimerait sa vision concernant la pertinence du programme. » Donc, la reine apprécierait cette série, mais trouve cela important que les téléspectateurs sachent que cette série n’est pas complètement véridique. 

 

La réaction du Prince Harry  

L’ancien membre actif de la famille royale a mentionné, durant sa récente interview avec Oprah Winfrey, que lui et sa femme, Meghan Markle, avait écouté quelques épisodes de The Crown. Nous ne savons cependant pas s’ils ont apprécié ou non la série. L’homme qui vient tout récemment d’officialiser son retrait officiel de la famille royale, se dit plus heureux avec la série qu’avec les journaux. Dans un interview avec James Corden, il confie que la série donne une idée d’ensemble de la pression qui vient avec le fait de faire partie de la famille royale. Le prince Harry mentionne aussi que la série montre comment c’est de devoir mettre le service et le devoir par-dessus tout, y compris la famille et ce qui peut venir de cela. Il dit qu’il se sent plus confortable de ce qu’il voit dans la série que les histoires qu’il lit à propos de sa famille dans les médias puisque les médias rapportent ce qu’ils écrivent comme étant des faits tandis que la série rapporte ce qu’elle montre comme étant de la fiction inspirée par des évènements historiques 

 

La réaction du Prince William  

Pour ce qui en est du frère de Harry et du deuxième dans l’ordre de succession au trône, il a confié à Olivia Colman, l’actrice qui représente la reine dans les saisons 3 et 4, qu’il n’avait jamais regardé la série. Il semble bien que le Duc de Cambridge ne compte pas regarder cette émission tant appréciée du public de sitôt 

 

La réaction des proches des membres séniors  

Pour ce qui en des membres que nous ne pouvons pas qualifier de séniors, plusieurs d’entre eux affirment avoir écouté la série. La princesse Eugénie, la petite-fille de la reine, et la princesse Anne, la fille de la reine, affirment avoir écouté quelques épisodes et avoir apprécié les émissions qu’elles avaient regardées. Pour d’autres, comme Zara Tindall, la fille de princesse Anne, elle a raffolé de la série. En effet, cette dernière confie qu’elle et son mari sont devenus de fidèles spectateurs de la série et qu’ils attendent les futurs épisodes avec impatience. 

 

Éliza Nadeau 

 

 

Sources 

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Crown_(série_télévisée)  

https://www.youtube.com/watch?v=7oxlCKMlpZw  

https://histoiresroyales.fr/critique-saison-3-the-crown-reaction-reine-elizabeth-buckingham/  

https://www.pointdevue.fr/familles-royales/royaume-uni/qui-sont-les-membres-de-la-famille-royale-qui-regardent-crown_4320  

https://www.cbs.com/shows/oprah-with-meghan-and-harry-a-cbs-primetime-special/?cbsclick=3i8VbyUgRxyLRVWxU-SAVSQkUkEVmUw3P1rNUY0&vndid=10078&clickid=10078&sharedid=townandcountrymag.com&ftag=PPM-09-10aag1f&dclid=CPz5_sHYsO8CFUlmcgodgUYPeQ  

 

 

 

 

Êtes-vous prêts à « EMBOÎTEZ-LE PAS?! »

Les 16 et 17 janvier derniers, les élèves de quatrième secondaire du programme Arts-Études Art Dramatique de l’école Armand-Corbeil ont présenté un spectacle des plus enlevants. 

En partant de boîtes en carton, leur enseignante et metteuse en scène, Sophie Pronovost, a créé un univers des plus originaux afin de présenter des extraits du répertoire de théâtre absurde. En découvrant les scènes d’Ionesco, de Tardieu ou d’auteurs contemporains actuels, les spectateurs ont dû se questionner sur l’absurdité que l’on retrouve également dans le monde d’aujourd’hui. En lien avec les causes écologiques qui tiennent à cœur ces apprentis-comédiens, les amis et la famille devant qui le spectacle était présenté ont dû réfléchir sur le « pas » qu’ils étaient prêts à faire afin de créer une différence pour sauver la planète. De plus, le 14 janvier, ces jeunes engagés ont pris part à une « performance » durant l’heure du dîner afin de sensibiliser le plus de gens possible à cet enjeu. Une oeuvre garnie de promesses prend fièrement place tout près de la salle de spectacle « L’ESPACE PUBLIC » afin de commémorer l’engagement de chacun envers cette cause.

Dans ce spectacle, les sujets abordés sont surtout l’environnement comme nous démontre le titre, mais aussi le décor fait uniquement de boîtes de carton recyclé. Vers la fin du spectacle, les élèves proposent certaines solutions pour permettre de réduire notre empreinte écologique et aider notre belle planète.

Nous ne pouvons tout de même pas parler d’un spectacle réussi sans parler de jeu d’acteurs. Les acteurs de chaque groupe étaient excellents, mais il y a tout de même certains moments du spectacle plus mémorables que d’autres. C’est pourquoi aujourd’hui je vais vous présenter mes 3 coups de cœur des deux spectacles que j’ai pu voir, soit ceux des groupes 4-32 et 4-31.

L’apparition d’Alice durant la scène La cantatrice chauve (comme c’est curieux) :

Autant dans les deux groupes,  l’apparition de la fille d’Élizabeth et de Donald fut une petite surprise qui a su mettre un peu plus de rires dans cette scène très bien jouée dans le groupe 4-31 et 4-32. Cela aidait à mieux se situer dans l’histoire et à ajouter un personnage de plus à l’histoire loufoque d’Eugène Ionesco.

Le travail de la famille Bobby Watson :

Avec la musique du jeu Kahoot (célèbre aux yeux des enseignants), ainsi que de leurs bruits de robots, le groupe 4-32 m’a fait éclater de rire avec son interprétation de La cantatrice chauve (Bobby Watson). En effet, les élèves de ce groupe ont réussi à rendre ce moment de la scène très drôle en imitant des commis voyageurs ayant la même posture de travail, tout en répétant la même tâche.

Le tendre baiser d’Oswald et de Zénaïde :

C’est peut-être sans surprise pour certains que mon moment préféré, des deux spectacles que j’ai eu la chance de regarder, soit le baiser des amoureux Oswald et Zénaïde de la scène du même nom. Ce baiser complétait vraiment la scène et la rendait magnifique. On a vu souvent durant les spectacles d’élèves qui font semblant de s’embrasser avant que les lumières ne ferment, mais ce baiser-là, on comprenait qu’il venait avec une scène riche en émotions qui virent à l’envers.

Alors, si jamais vous êtes intéressés par les spectacles de la concentration art-dramatique de notre fabuleuse école, je vous invite fortement à venir voir les prochains spectacles, soit ceux des élèves de secondaire 3, en février 2020.

 

Bravo à tous!

 

Par Marie-France Forget

 

Devrait-on dissocier l’œuvre de l’artiste ?

Le 25 octobre 2019, Éric Lapointe fut accusé de violence conjugale envers sa femme. Le lendemain de l’éclat du scandale et de l’annonce de sa démission de son rôle de juge à La Voix, plusieurs radios, comme 96.9 CKOI et Rythme FM, ont cessé de mettre les chansons du rockeur québécois en ondes. Ses vidéoclips ont également été temporairement retirés des différentes chaînes et plateformes de Stingray. Donc, la question se pose, doit-on ou non dissocier l’œuvre de l’artiste ?

Un débat ouvert

Éric Lapointe n’est pas le seul artiste à avoir été banni de la radio cette année. On peut se rappeler les scandales entourant Michael Jackson. Ce dernier, accusé de pédophilie (en 1993 et en 2005), a été reconnu non coupable, bien que l’affaire soit nébuleuse. À la suite de la sortie du film Leaving Neverland (sorti en 2019, 10 ans après la mort du chanteur),“(…) certaines stations de radio québécoises ont décidé de ne plus diffuser les tubes de la légende sur leurs ondes. Les auditeurs des stations du groupe Cogeco Média, notamment CKOI, Rythme et The Beat, n’entendent donc plus depuis lundi matin (4 mars) Beat It, Billie Jean ou encore Black or White” a expliqué le journal en ligne Paris Match le 5 mars 2019. Cette décision a fait, évidement, le mécontentement des fans ultra-fidèles de cet artiste qui l’adoraient, malgré ses multiples accusations. Devant ces deux cas, nous avons deux options, soit nous prenons en compte que l’œuvre et l’artiste ne font qu’un et que, dès que l’artiste commet un faux pas, nous devons directement bannir son œuvre et arrêter de l’écouter ; soit on continue d’apprécier le talent de l’artiste même s’il n’a pas un comportement “acceptable”.

 

 

Des opinions opposées

Comme le dit Rebecca Makonnen, journaliste de Radio-Canada par rapport à Jackson : “C’est la première fois que je dissocie l’œuvre de l’homme”. Elle exprime que son attachement aux chansons de cet artiste est très important, c’est pourquoi il serait impensable pour elle d’arrêter de les écouter du jour au lendemain. Sa déclaration vient en contradiction avec les radios qui ont cessé de diffuser la musique de compositeurs ayant des comportements inacceptables. En effet, Simon Delisle, journaliste pour le Journal de Montréal, mentionne que “ (…) pour [lui], il est impossible de dissocier l’œuvre de l’humain. [Il] ne [dit] pas que la musique de Michael Jackson, ou que les films de Kevin Spacey sont mauvais, loin de là. [Il dit] simplement [qu’il n’est] plus capable de les apprécier.” Il exprime, avec des airs de nostalgie, ses souvenirs bordés par les compositions de ce roi de la POP. Malheureusement, maintenant que le film Leaving Neverland a fait sa grande première, la honte et le dégoût habitent cet homme lorsqu’il écoute les chansons de “ce monstre”, qui, selon lui, a “violé, dans tous les sens du terme, tant de valeurs humaines [qu’il] chérie.” Voilà donc deux positions bien opposées… Devons-nous privilégier les valeurs véhiculées? La créativité des artistes? Les deux? Devons-nous apprécier le talent sans tenir compte de sa source? Devons-nous considérer que l’oeuvre EST le créateur?

 

Finalement, malgré toutes mes lectures et réflexions, le débat reste entier pour moi… Je crois bien que tout n’est pas noir ou blanc. Mais qu’en est-il de vous ?

Maya Rioux, la fille qui jongle avec le cœur et la raison

La LNI s’attaque aux classiques: l’impro réinventée

C’est en 2015 que La LNI s’attaque aux classiques donne sa première représentation. Dès lors naît un concept innovateur et très prometteur. L’idée? 60 minutes dites d’exploration où Alexandre Cadieux (animateur) nous parle de l’auteur choisi et où François-Étienne Paré (idéateur et metteur en scène) donne des défis aux improvisateurs* afin d’appuyer les propos d’Alexandre. Par la suite, 30 minutes d’improvisation sont jouées à la manière de l’auteur où interviennent un éclairagiste et un musicien.

Les improvisateurs ont accès à trois praticables (cubes noirs) ainsi qu’à un éventail de costumes et d’accessoires rouges. Un gros défi que de représenter, par exemple, Michel Tremblay ou encore Robert Lepage en seulement 1h30. Pourtant, c’est ce qu’ils font, parfois même en invitant ledit auteur. Au côté jardin, un musicien observe attentivement et s’applique à improviser en même temps que les acteurs une trame sonore pour les soutenir. Un éclairagiste intervient également aux moments qu’il juge opportuns, sans même consulter les acteurs!

C’est une des plus belles manières, selon moi, d’en apprendre davantage sur le style d’écriture d’auteurs parfois déjà connus – comme Molière ou Shakespeare – ou encore d’en découvrir d’autres dont nous, étudiants, entendons moins parler, comme Anton Tchekhov ou encore Bertolt Brecht.

Le plus fascinant pour moi a été de voir à quel point l’improvisation de 30 minutes avait presque l’air préparée. De la musique en passant par l’éclairage jusqu’au jeu des acteurs: tout fonctionnait. Évidemment, les improvisateurs doivent adapter leur niveau de langage, lequel sera différent s’ils réécrivent Michel Tremblay ou Molière. Le temps est aussi très important, car l’histoire doit rester intéressante et vivante pendant très longtemps, ils doivent également inventer un début, un milieu et idéalement une fin. La facilité avec laquelle les comédiens tissent l’improvisation est désarmante.

Après chaque représentation, l’équipe offre la possibilité aux spectateurs de poser des questions ou d’émettre certains commentaires. Comme je suis allée à deux représentations de suite, j’ai pu remarquer un changement positif dans le jeu des acteurs grâce aux critiques reçues. J’ai également eu la chance de discuter avec l’animateur et dramaturge, Alexandre Cadieux, qui me parlait de certains défis rencontrés. Par exemple, lorsque qu’est venu le temps de faire Jean Racine, les acteurs devaient parler en alexandrins (vers de 12 syllabes) tout au long du spectacle!

Bref, si l’envie vous prenait d’assister à un bon spectacle, dans une ambiance intime et simple, je vous recommande celui-ci. En allant sur le site de La LNI s’attaque aux classiques, vous pourrez avoir plus de renseignements pour vous procurer des billets. Familial, innovateur, intéressant… encore longue est la liste des qualificatifs positifs que je pourrais employer pour décrire ce concept!

 

 

 

Par Emmanuelle Beauchamp

 

*Saison 2019 : Joëlle Paré-Beaulieu, Simon Rousseau et Amélie Geoffroy.

Le Hallyu

Dans les années 90, le Hallyu a été lancé en Asie du sud et de l’est. Cette grosse vague coréenne qui a atterri en Amérique du Nord grâce à Gangnam Style. Mais qu’est-ce que c’est?

 

Le Hallyu, c’est l’expansion que les groupes de musique K-Pop (Pop coréen) et les K-Dramas (Dramas coréens) ont pris dans le monde. Cela a effectivement un impact. Plusieurs personnes veulent à présent s’habiller et se maquiller comme leur acteurs et actrices préférés. Les K-Cosmetics (les produis cosmétiques coréens) commencent même à apparaître sur les étagères de nos magasins locaux. Apprendre le coréen pour comprendre leurs chansons favorites est une autre chose que les fans du Hallyu font. Encore une fois, la question est : pourquoi est-ce si populaire?

Pour le K-Pop, ils misent beaucoup sur la perfection de la chorégraphie et la synchronisation, la musique riche et rythmée, la cinématographie du vidéoclip et le style vestimentaire aussi attrayant que les accessoires.

 

 

Pour les K-Dramas, les réalisateurs misent beaucoup sur la qualité de la cinématographie et du scénario ainsi que sur les vêtements et accessoires, tout droit sortis du défilé. Toutefois, il ne faut pas oublier le côté culturel que les séries coréennes nous enseigne à travers les scènes du quotidien des citoyens.

En gros, la Corée a utilisé le divertissement pour faire une image parfaite d’elle-même dans l’imagination des gens. Ceci l’a aidée à faire fleurir son économie en exportant ses produits haute technologie, ses produits cosmétiques, ses produits alimentaires, ses vêtements et ses accessoires partout dans le monde.

 

Par Oumnia Belhaj

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