Culture

Richard Turere : un modèle de persévérance et de générosité

Comment résumer la vie d’un homme comme Richard Turere ? On commence par des faits.

Dès l’âge de 6 ans, Richard Turere est responsable des vaches de son père et il y découvre un problème dévastateur. Les vaches sont tuées par les lions du parc national environnant, mais c’est un problème sérieux pour les lions également puisque les fermiers ont l’habitude de tirer sur ceux-ci par vengeance. Richard entreprend de régler le tout et très vite ! Après trois essais inopérants, il crée une invention innovatrice et futuriste. Les lumières à lions sont des lumières qui s’allument en alternance et cela crée l’impression que quelqu’un surveille les vaches. C’est à ce moment qu’intervient Paula Kahumbu, une militante de National Geographic. Elle est convaincue que son idée mérite d’être partagée et l’a invité à donner une conférence TED devant des milliers de personnes.

Quelques mois plus tard, Richard répète son discours dans les coulisses d’une des plus grandes scènes scientifiques du monde. Sa conférence attire l’attention des journalistes et des médias sociaux. Elle est décrite comme ingénieuse et très astucieuse. Celle-ci connait un succès foudroyant et elle se démarque intelligemment des autres conférences. Pour son avenir, il est audacieux et il désire devenir ingénieur ou pilote. À l’exception de ses réussites sportives et scientifiques, il est très ambitieux et perfectionniste puisqu’il travaille toujours sur son invention pour la rendre la plus fructueuse possible.

 

Voici l’histoire que les élèves du PEI secondaire 1 ont apprise et étudiée. D’ailleurs, notre école a adopté un boma (une ferme) au Kenya, c’est-à-dire qu’elle a payé l’installation des lumières à lions. En tout, ils ont récolté 185 $ et l’ont envoyé au Kenya. Ce projet a été approuvé par la direction de notre école. Tous les élèves participants ont contribué en offrant le montant de leur choix.

Richard, maintenant âgé 21 ans, et ses amis installent généreusement les lumières à lions partout dans les fermes du Kenya. Ces gestes ont pour but de limiter les incidents survenus entre les vaches et les prédateurs. Chaque don est directement donné pour l’installation et la fabrication des lumières à lions. Un petit geste pour un grand changement!

De plus, madame Reshetnikova a élaboré un projet d’écriture pour ses différentes classes d’anglais. Deux options s’offrent à ceux-ci. Ils peuvent s’inscrire sur le site web Global PenFriends et interagissent avec d’autres adolescents d’Afrique. Lorsqu’une solide confiance s’est établie, les deux camarades s’échangent leurs cordonnées respectives. L’élève écrit alors une carte postale et la fait parvenir à son destinataire. La deuxième option est plus facile et plus rapide à faire. Madame Olha a trouvé Richard et a communiqué avec lui durant quelque temps par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Ses élèves ont alors rédigé une courte carte postale et l’ont illustrée. Par la suite, celles-ci ont été évaluées par l’enseignante d’anglais. Les cartes ont ensuite pris le chemin de la poste (direction l’adresse de Richard). On croise les doigts pour obtenir une réponse de sa part !

Une classe d’Armand-Corbeil gagnante au concours de l’OQLF 

En 2020, plusieurs classes de l’école Armand-Corbeil ont participé à la 2e édition due. L’une de ces classes a eu la chance de gagner la catégorie libre de ce concours. La catégorie libre consiste à inventer un mot tandis que l’autre catégorie de ce concours consiste à trouver une alternative à un anglicisme.  

 

La classe 4-07 est arrivée au mot « clicophobie » d’une manière quelque peu inusitée. Au début, selon M. André Massé, l’enseignant de français de groupe, l’enthousiasme n’était pas extrêmement présent du côté des élèves et plusieurs mots absurdes ont été trouvés. Cela a cependant changé lorsqu’après avoir vu de la théorie sur le lexique, notamment sur les suffixesun groupe d’élèves s’est mis au défi de trouver le plus de mot finissant avec le suffixe phobie, ce qui a créé une liste de mot un peu dérisoire, et d’inventer le plus de phobies possibles même si celles-ci ne faisaient aucun sens. Monsieur Massé a, par la suite, procédé à une analyse de cette liste pour voir quels mots faisaient un peu de sens. « Clicophobie » était l’un des mots qui a survécu à la sélection de monsieur Massé. L’enseignant de 4e secondaire a donc mis ce mot sous vote démocratique pour savoir si celui-ci devrait être envoyé à l’Office québécois de la langue française et le groupe 4-07 a voté en faveur du mot « clicophobie ».  

Ce choix s’est avéré favorable pour les élèves de cette classe ont gagné ce qui est considéré comme le premier prix du concours de créativité lexicale. De plus, Mme Stéphanie Granger, de l’Office québécois de la langue française, a mentionné que le mot « clicophobie » avait été le coup de cœur des linguistes qui avaient la tâche de se prononcer sur les mots soumis par les différentes classes du Québec. Lorsque monsieur Massé a reçu l’appel de Mme Granger lui annonçant que sa classe avait gagné le premier prix du concours, celui-ci n’y croyait pas. L’enseignant de 4e secondaire a  garder le secret durant une bonne période de temps puisqu’au départ, une annonce était planifiée dans la cour d’école pour surprendre les élèves et leur dire qu’ils avaient gagné le concours. Émile Bilodeau aurait chanté ce qu’il avait composé en l’honneur du mot « clicophobie » et une grande scène aurait été installée. Cependant, à cause de l’isolement causé par la pandémie, cela n’a pas pu se produire. 

 

Le chanteur québécois Émile Bilodeau a en effet composé une chanson inspirée par le mot « clicophobie » et tout ce qui l’entoure. Dans la courte vidéo qui suit, vous pouvez non seulement entendre la chanson, mais aussi comprendre le processus de création du chanteur, ce que M. André Massé a trouvé sympathique, et voir ce qui l’a inspiré pour créer cette pièce musicale.

 

Selon le site Internet de l’Office de la langue française, la définition du mot « clicophobie » est la suivante : « Crainte de cliquer sur un hyperlien ou un bouton de commande ». Il est important de préciser que cette peur peut autant être légitime qu’irraisonnée et qu’une personne souffrant de clicophobie craint que de cliquer sur un lien mène au téléchargement d’un virus, au vol de ses données personnelles et même à l’envoi d’un message inadéquat ou regrettable. 

 

Le prix gagné sera dépensé par l’école dans un réseau de libraires. Cela signifie que nous pourrons tous profiter de la victoire de la classe 4-07 et que de nouveaux livres seront disponibles dans notre bibliothèque. Puisque monsieur Massé considère cette expérience enrichissante autant pour les élèves que pour les enseignants et qu’il compte non seulement participer de nouveau à ce concours, mais aussi de le recommander à d’autres enseignants, nous souhaitons bonne chance à toutes les classes qui vont participer à cette expérience dans le futur. 

 

L’Office québécois de la langue française lance parfois des concours de ce genre ouverts au public. Cela signifie que si l’envie vous mène, vous pouvez, vous aussi, contribuer à enrichir la langue française et courir la chance de gagner un prix en participant à un de ces concours. 

 

Éliza Nadeau 

 

 

 

Sources : 

André Massé 

http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26557716  

 

 

 

 

The Crown : La réaction de la famille royale

Depuis quelques années, une série Netflix nommée The Crown fait fureur auprès des téléspectateurs. Cette série est vaguement inspirée par la vie de la reine Élisabeth II, l’actuelle monarque, et les évènements qui se sont passés durant son règne. Au cours des années, la série a parfois choqué puisqu’elle abordait des sujets plus sensibles pour les membres haut-placés dans l’institution qu’est la famille royale. Cela s’est plus concrétisé à la sortie de la dernière saison puisqu’elle introduisait un nouveau personnage: Diana spencer. Suite à cela, plusieurs membres de la famille royale ont confié ce qu’ils pensaient vraiment de cette série dramatique.  


 

Qu’est-ce The Crown?  

The Crown est une série fictionnelle inspirée par l’histoire. Cela signifie que la série ne peut pas être considérée historiquement précise. Ceci est dû au fait que la série montre la réaction de cette famille très célèbre face à des évènements historiques et des conversations que celle-ci aurait entretenues, mais que personne n’a jamais confirmé ces réactions ou ces conversations. Ceux-ci sont imaginés par les scripteurs de la série. 

 

La réaction de lreine  

Selon la princesse Eugénie, la reine aurait regardé la première et la seconde saison de la série et les aurait appréciées. Cependant, Donal McCabe, qui est chargé de la communication de la reine Élisabeth II, a précisé que« La famille royale n’a jamais accepté ni approuvé le contenu et n’a pas été consultée par savoir quels sujets seraient traités. Jamais elle n’exprimerait sa vision concernant la pertinence du programme. » Donc, la reine apprécierait cette série, mais trouve cela important que les téléspectateurs sachent que cette série n’est pas complètement véridique. 

 

La réaction du Prince Harry  

L’ancien membre actif de la famille royale a mentionné, durant sa récente interview avec Oprah Winfrey, que lui et sa femme, Meghan Markle, avait écouté quelques épisodes de The Crown. Nous ne savons cependant pas s’ils ont apprécié ou non la série. L’homme qui vient tout récemment d’officialiser son retrait officiel de la famille royale, se dit plus heureux avec la série qu’avec les journaux. Dans un interview avec James Corden, il confie que la série donne une idée d’ensemble de la pression qui vient avec le fait de faire partie de la famille royale. Le prince Harry mentionne aussi que la série montre comment c’est de devoir mettre le service et le devoir par-dessus tout, y compris la famille et ce qui peut venir de cela. Il dit qu’il se sent plus confortable de ce qu’il voit dans la série que les histoires qu’il lit à propos de sa famille dans les médias puisque les médias rapportent ce qu’ils écrivent comme étant des faits tandis que la série rapporte ce qu’elle montre comme étant de la fiction inspirée par des évènements historiques 

 

La réaction du Prince William  

Pour ce qui en est du frère de Harry et du deuxième dans l’ordre de succession au trône, il a confié à Olivia Colman, l’actrice qui représente la reine dans les saisons 3 et 4, qu’il n’avait jamais regardé la série. Il semble bien que le Duc de Cambridge ne compte pas regarder cette émission tant appréciée du public de sitôt 

 

La réaction des proches des membres séniors  

Pour ce qui en des membres que nous ne pouvons pas qualifier de séniors, plusieurs d’entre eux affirment avoir écouté la série. La princesse Eugénie, la petite-fille de la reine, et la princesse Anne, la fille de la reine, affirment avoir écouté quelques épisodes et avoir apprécié les émissions qu’elles avaient regardées. Pour d’autres, comme Zara Tindall, la fille de princesse Anne, elle a raffolé de la série. En effet, cette dernière confie qu’elle et son mari sont devenus de fidèles spectateurs de la série et qu’ils attendent les futurs épisodes avec impatience. 

 

Éliza Nadeau 

 

 

Sources 

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Crown_(série_télévisée)  

https://www.youtube.com/watch?v=7oxlCKMlpZw  

https://histoiresroyales.fr/critique-saison-3-the-crown-reaction-reine-elizabeth-buckingham/  

https://www.pointdevue.fr/familles-royales/royaume-uni/qui-sont-les-membres-de-la-famille-royale-qui-regardent-crown_4320  

https://www.cbs.com/shows/oprah-with-meghan-and-harry-a-cbs-primetime-special/?cbsclick=3i8VbyUgRxyLRVWxU-SAVSQkUkEVmUw3P1rNUY0&vndid=10078&clickid=10078&sharedid=townandcountrymag.com&ftag=PPM-09-10aag1f&dclid=CPz5_sHYsO8CFUlmcgodgUYPeQ  

 

 

 

 

Êtes-vous prêts à « EMBOÎTEZ-LE PAS?! »

Les 16 et 17 janvier derniers, les élèves de quatrième secondaire du programme Arts-Études Art Dramatique de l’école Armand-Corbeil ont présenté un spectacle des plus enlevants. 

En partant de boîtes en carton, leur enseignante et metteuse en scène, Sophie Pronovost, a créé un univers des plus originaux afin de présenter des extraits du répertoire de théâtre absurde. En découvrant les scènes d’Ionesco, de Tardieu ou d’auteurs contemporains actuels, les spectateurs ont dû se questionner sur l’absurdité que l’on retrouve également dans le monde d’aujourd’hui. En lien avec les causes écologiques qui tiennent à cœur ces apprentis-comédiens, les amis et la famille devant qui le spectacle était présenté ont dû réfléchir sur le « pas » qu’ils étaient prêts à faire afin de créer une différence pour sauver la planète. De plus, le 14 janvier, ces jeunes engagés ont pris part à une « performance » durant l’heure du dîner afin de sensibiliser le plus de gens possible à cet enjeu. Une oeuvre garnie de promesses prend fièrement place tout près de la salle de spectacle « L’ESPACE PUBLIC » afin de commémorer l’engagement de chacun envers cette cause.

Dans ce spectacle, les sujets abordés sont surtout l’environnement comme nous démontre le titre, mais aussi le décor fait uniquement de boîtes de carton recyclé. Vers la fin du spectacle, les élèves proposent certaines solutions pour permettre de réduire notre empreinte écologique et aider notre belle planète.

Nous ne pouvons tout de même pas parler d’un spectacle réussi sans parler de jeu d’acteurs. Les acteurs de chaque groupe étaient excellents, mais il y a tout de même certains moments du spectacle plus mémorables que d’autres. C’est pourquoi aujourd’hui je vais vous présenter mes 3 coups de cœur des deux spectacles que j’ai pu voir, soit ceux des groupes 4-32 et 4-31.

L’apparition d’Alice durant la scène La cantatrice chauve (comme c’est curieux) :

Autant dans les deux groupes,  l’apparition de la fille d’Élizabeth et de Donald fut une petite surprise qui a su mettre un peu plus de rires dans cette scène très bien jouée dans le groupe 4-31 et 4-32. Cela aidait à mieux se situer dans l’histoire et à ajouter un personnage de plus à l’histoire loufoque d’Eugène Ionesco.

Le travail de la famille Bobby Watson :

Avec la musique du jeu Kahoot (célèbre aux yeux des enseignants), ainsi que de leurs bruits de robots, le groupe 4-32 m’a fait éclater de rire avec son interprétation de La cantatrice chauve (Bobby Watson). En effet, les élèves de ce groupe ont réussi à rendre ce moment de la scène très drôle en imitant des commis voyageurs ayant la même posture de travail, tout en répétant la même tâche.

Le tendre baiser d’Oswald et de Zénaïde :

C’est peut-être sans surprise pour certains que mon moment préféré, des deux spectacles que j’ai eu la chance de regarder, soit le baiser des amoureux Oswald et Zénaïde de la scène du même nom. Ce baiser complétait vraiment la scène et la rendait magnifique. On a vu souvent durant les spectacles d’élèves qui font semblant de s’embrasser avant que les lumières ne ferment, mais ce baiser-là, on comprenait qu’il venait avec une scène riche en émotions qui virent à l’envers.

Alors, si jamais vous êtes intéressés par les spectacles de la concentration art-dramatique de notre fabuleuse école, je vous invite fortement à venir voir les prochains spectacles, soit ceux des élèves de secondaire 3, en février 2020.

 

Bravo à tous!

 

Par Marie-France Forget

 

Devrait-on dissocier l’œuvre de l’artiste ?

Le 25 octobre 2019, Éric Lapointe fut accusé de violence conjugale envers sa femme. Le lendemain de l’éclat du scandale et de l’annonce de sa démission de son rôle de juge à La Voix, plusieurs radios, comme 96.9 CKOI et Rythme FM, ont cessé de mettre les chansons du rockeur québécois en ondes. Ses vidéoclips ont également été temporairement retirés des différentes chaînes et plateformes de Stingray. Donc, la question se pose, doit-on ou non dissocier l’œuvre de l’artiste ?

Un débat ouvert

Éric Lapointe n’est pas le seul artiste à avoir été banni de la radio cette année. On peut se rappeler les scandales entourant Michael Jackson. Ce dernier, accusé de pédophilie (en 1993 et en 2005), a été reconnu non coupable, bien que l’affaire soit nébuleuse. À la suite de la sortie du film Leaving Neverland (sorti en 2019, 10 ans après la mort du chanteur),“(…) certaines stations de radio québécoises ont décidé de ne plus diffuser les tubes de la légende sur leurs ondes. Les auditeurs des stations du groupe Cogeco Média, notamment CKOI, Rythme et The Beat, n’entendent donc plus depuis lundi matin (4 mars) Beat It, Billie Jean ou encore Black or White” a expliqué le journal en ligne Paris Match le 5 mars 2019. Cette décision a fait, évidement, le mécontentement des fans ultra-fidèles de cet artiste qui l’adoraient, malgré ses multiples accusations. Devant ces deux cas, nous avons deux options, soit nous prenons en compte que l’œuvre et l’artiste ne font qu’un et que, dès que l’artiste commet un faux pas, nous devons directement bannir son œuvre et arrêter de l’écouter ; soit on continue d’apprécier le talent de l’artiste même s’il n’a pas un comportement “acceptable”.

 

 

Des opinions opposées

Comme le dit Rebecca Makonnen, journaliste de Radio-Canada par rapport à Jackson : “C’est la première fois que je dissocie l’œuvre de l’homme”. Elle exprime que son attachement aux chansons de cet artiste est très important, c’est pourquoi il serait impensable pour elle d’arrêter de les écouter du jour au lendemain. Sa déclaration vient en contradiction avec les radios qui ont cessé de diffuser la musique de compositeurs ayant des comportements inacceptables. En effet, Simon Delisle, journaliste pour le Journal de Montréal, mentionne que “ (…) pour [lui], il est impossible de dissocier l’œuvre de l’humain. [Il] ne [dit] pas que la musique de Michael Jackson, ou que les films de Kevin Spacey sont mauvais, loin de là. [Il dit] simplement [qu’il n’est] plus capable de les apprécier.” Il exprime, avec des airs de nostalgie, ses souvenirs bordés par les compositions de ce roi de la POP. Malheureusement, maintenant que le film Leaving Neverland a fait sa grande première, la honte et le dégoût habitent cet homme lorsqu’il écoute les chansons de “ce monstre”, qui, selon lui, a “violé, dans tous les sens du terme, tant de valeurs humaines [qu’il] chérie.” Voilà donc deux positions bien opposées… Devons-nous privilégier les valeurs véhiculées? La créativité des artistes? Les deux? Devons-nous apprécier le talent sans tenir compte de sa source? Devons-nous considérer que l’oeuvre EST le créateur?

 

Finalement, malgré toutes mes lectures et réflexions, le débat reste entier pour moi… Je crois bien que tout n’est pas noir ou blanc. Mais qu’en est-il de vous ?

Maya Rioux, la fille qui jongle avec le cœur et la raison

La LNI s’attaque aux classiques: l’impro réinventée

C’est en 2015 que La LNI s’attaque aux classiques donne sa première représentation. Dès lors naît un concept innovateur et très prometteur. L’idée? 60 minutes dites d’exploration où Alexandre Cadieux (animateur) nous parle de l’auteur choisi et où François-Étienne Paré (idéateur et metteur en scène) donne des défis aux improvisateurs* afin d’appuyer les propos d’Alexandre. Par la suite, 30 minutes d’improvisation sont jouées à la manière de l’auteur où interviennent un éclairagiste et un musicien.

Les improvisateurs ont accès à trois praticables (cubes noirs) ainsi qu’à un éventail de costumes et d’accessoires rouges. Un gros défi que de représenter, par exemple, Michel Tremblay ou encore Robert Lepage en seulement 1h30. Pourtant, c’est ce qu’ils font, parfois même en invitant ledit auteur. Au côté jardin, un musicien observe attentivement et s’applique à improviser en même temps que les acteurs une trame sonore pour les soutenir. Un éclairagiste intervient également aux moments qu’il juge opportuns, sans même consulter les acteurs!

C’est une des plus belles manières, selon moi, d’en apprendre davantage sur le style d’écriture d’auteurs parfois déjà connus – comme Molière ou Shakespeare – ou encore d’en découvrir d’autres dont nous, étudiants, entendons moins parler, comme Anton Tchekhov ou encore Bertolt Brecht.

Le plus fascinant pour moi a été de voir à quel point l’improvisation de 30 minutes avait presque l’air préparée. De la musique en passant par l’éclairage jusqu’au jeu des acteurs: tout fonctionnait. Évidemment, les improvisateurs doivent adapter leur niveau de langage, lequel sera différent s’ils réécrivent Michel Tremblay ou Molière. Le temps est aussi très important, car l’histoire doit rester intéressante et vivante pendant très longtemps, ils doivent également inventer un début, un milieu et idéalement une fin. La facilité avec laquelle les comédiens tissent l’improvisation est désarmante.

Après chaque représentation, l’équipe offre la possibilité aux spectateurs de poser des questions ou d’émettre certains commentaires. Comme je suis allée à deux représentations de suite, j’ai pu remarquer un changement positif dans le jeu des acteurs grâce aux critiques reçues. J’ai également eu la chance de discuter avec l’animateur et dramaturge, Alexandre Cadieux, qui me parlait de certains défis rencontrés. Par exemple, lorsque qu’est venu le temps de faire Jean Racine, les acteurs devaient parler en alexandrins (vers de 12 syllabes) tout au long du spectacle!

Bref, si l’envie vous prenait d’assister à un bon spectacle, dans une ambiance intime et simple, je vous recommande celui-ci. En allant sur le site de La LNI s’attaque aux classiques, vous pourrez avoir plus de renseignements pour vous procurer des billets. Familial, innovateur, intéressant… encore longue est la liste des qualificatifs positifs que je pourrais employer pour décrire ce concept!

 

 

 

Par Emmanuelle Beauchamp

 

*Saison 2019 : Joëlle Paré-Beaulieu, Simon Rousseau et Amélie Geoffroy.

Le Hallyu

Dans les années 90, le Hallyu a été lancé en Asie du sud et de l’est. Cette grosse vague coréenne qui a atterri en Amérique du Nord grâce à Gangnam Style. Mais qu’est-ce que c’est?

 

Le Hallyu, c’est l’expansion que les groupes de musique K-Pop (Pop coréen) et les K-Dramas (Dramas coréens) ont pris dans le monde. Cela a effectivement un impact. Plusieurs personnes veulent à présent s’habiller et se maquiller comme leur acteurs et actrices préférés. Les K-Cosmetics (les produis cosmétiques coréens) commencent même à apparaître sur les étagères de nos magasins locaux. Apprendre le coréen pour comprendre leurs chansons favorites est une autre chose que les fans du Hallyu font. Encore une fois, la question est : pourquoi est-ce si populaire?

Pour le K-Pop, ils misent beaucoup sur la perfection de la chorégraphie et la synchronisation, la musique riche et rythmée, la cinématographie du vidéoclip et le style vestimentaire aussi attrayant que les accessoires.

 

 

Pour les K-Dramas, les réalisateurs misent beaucoup sur la qualité de la cinématographie et du scénario ainsi que sur les vêtements et accessoires, tout droit sortis du défilé. Toutefois, il ne faut pas oublier le côté culturel que les séries coréennes nous enseigne à travers les scènes du quotidien des citoyens.

En gros, la Corée a utilisé le divertissement pour faire une image parfaite d’elle-même dans l’imagination des gens. Ceci l’a aidée à faire fleurir son économie en exportant ses produits haute technologie, ses produits cosmétiques, ses produits alimentaires, ses vêtements et ses accessoires partout dans le monde.

 

Par Oumnia Belhaj

Royal Rumble

Le 5 juin prochain est la finale d’improvisation de l’Impact et du Choc d’Armand-Corbeil. C’est Mélanie Goyer, responsable des loisirs de l’école qui est en charge de cette activité parascolaire depuis plusieurs années. La présence des deux coachs est tout de même cruciale pour ces jeunes improvisateurs.

Cette année, Alexis Luis s’occupe du Choc et Philipe Chagnon de l’Impact. Dans le cadre d’un tournoi Royal Rumble organisé à l’école, les deux équipes s’affronteront une dernière fois pour la saison 2018-2019 le temps d’une soirée.

Il s’agit de l’ultime match pour 3 joueurs de l’Impact : Arielle Goudreault, Émile Riopel et Frank Henock. Une cérémonie émouvante suivra le match pour les futurs cégépiens. Ils procéderont à la signature de la populaire bande.

« C’est pour dire que nous étions là », m’explique Arielle.

Les deux équipes ont fini premières aux classements cette année. De plus, l’Impact a remporté la coupe Champlain l’an dernier. « C’est à ne pas manquer », m’affirme Émile. Le coût du billet est de 3$ à l’unité ou de 2 pour 5$. Ils sont en vente entre la cafétéria Sud et Nord durant l’heure du dîner. Faites vite!

 

Par Rosalie Poulin

Les jeunes artistes, fiers d’être talentueux

 

Laurence Beaulieu-Roy, enseignante d’arts plastiques de notre école, pense qu’il est important d’implanter les médias dans l’éducation, mais d’une façon pédagogique. Elle nous propose donc une page Instagram qui sert de mur d’exposition pour les élèves.

 

 

 

La page Instagram Les Jeunes Artistes est un projet créé par Laurence Beaulieu-Roy, enseignante d’arts plastiques de notre école, qui consiste à exposer les œuvres des étudiants. C’est une façon pour les jeunes de montrer leur talent et d’en découvrir d’autres. En publiant les œuvres sur cette page, Laurence offre de la visibilité aux élèves et leur permet d’avoir de la reconnaissance de la part de d’autres jeunes comme eux. La page est aussi un diffuseur de concours pour les adolescents. Laurence m’expliquait que plusieurs concours artistiques sont ouverts à tous, mais peu de jeunes y participent et peu connaissent ces opportunités. C’est ce qu’elle veut changer en diffusant ces concours.

La page est avant tout un projet scolaire. Laurence veut promouvoir les arts plastiques et les œuvres faites à l’école. La page Instagram est donc principalement dédiée aux projets scolaires. Cette page devient aussi une source d’inspiration pour plusieurs enseignants cherchant à faire de nouveaux projets. Laurence m’expliquait qu’elle s’aperçoit que ses élèves sont de plus en plus motivés. Elle entend les élèves parler de la page et dire qu’ils veulent que leurs œuvres se retrouvent sur @lesjeunesartistes. De plus, la communauté prend de l’expansion puisque des écoles de Trois-Rivières, Drummondville et Victoriaville participent en envoyant des photos de leurs œuvres. Laurence souhaite que tous les enseignants d’arts plastiques fassent la promotion de ce projet et peut-être même avoir le support de certaines entreprises.

 

 

Laurence ne fait pas tout le travail seule, elle est aidée de Naomi Gascon, étudiante de l’Université Laval, qui détient le rôle de gestionnaire de communautés. L’équipe est aussi formée d’élèves de notre école, comme Rosalie Poulin, qui s’occupe de la qualité visuelle, Kimberly Fuoco, graphiste et Fannie Théorêt, qui s’occupe des actualités et qui l’aide à répondre aux messages. C’est un projet pour les élèves, par les élèves.

Si vous êtes un passionné d’arts, vous pouvez envoyer vos œuvres réalisées en classe en contactant Les Jeunes Artistes (@lesjeunesartistes) sur Instagram.

L’incroyable histoire de la mode à travers les âges

La mode vestimentaire a énormément changé à travers les âges. Moi-même n’étant pas quelqu’un qui s’intéresse particulièrement à la mode, j’ai beaucoup appris en faisant des recherches et j’ai pu constater certaines choses en observant les caractéristiques de la mode vestimentaire à chaque époque. Je vous présente donc le fruit de mes recherches.

Au temps de la préhistoire

 

Durant la préhistoire, la mode n’était pas vraiment présente : les vêtements avaient une utilité autre, plus fonctionnelle que celle qu’on leur connaît aujourd’hui. Néanmoins, on voyait apparaître un très mince début de ce qui allait devenir la mode alors qu’ils décoraient leurs vêtements de plumes et d’os sculptés. Bref, on voyait à peine poindre la tendance vestimentaire.

 

 

 

Au 14e siècle (vers 1300)On réalise un grand bond dans l’Histoire pour se retrouver au 14e siècle, en France. À cette époque, la mode existe uniquement dans l’aristocratie, c’est-à-dire chez les nobles. Les robes et les costumes rivalisent d’élégance et de volupté avec des tissus précieux et des accessoires clinquants. Ce sont surtout les hommes qui se maquillent, pour se donner un teint pâle, et tous se parfument beaucoup, étant donné que l’on ne se lave pas.

Au 19e siècle (vers 1800)

C’est à cette époque que l’on voit apparaître un véritable début de la mode, lorsque le designer Charles Frederick Worth, un franco-britannique, fait défiler ses créations sur de vrais mannequins, pour constituer le premier défilé de mode de l’Histoire de la Haute Couture.

 

 

Vers 1920

MODE ANNÉES 20 CHARLESTON

Durant cette période surnommée les années folles, la mode est aux cheveux courts et aux vêtements confortables afin de représenter les femmes comme indépendantes. Le jour, elles s’habillent de façon masculine et sobre tandis que le soir, elles sortent robes élégantes et bijoux extravagants. C’est dans les années 1900 jusqu’à 2000 que l’on voit émerger certains des plus grands couturiers de tous les temps : Coco Chanel, Yves St-Laurent, etc. Le noir, qui était réservé aux funérailles, entre dans les garde-robes courantes, tout comme les paillettes et les perles de verre, très présentes sur les robes.

 

 

 

La Seconde Guerre Mondiale (de 1939 à 1945)

 

Durant la Seconde Guerre Mondiale, les femmes tentent de conserver leur élégance tout en faisant preuve d’ingéniosité avec les matériaux restreints : les rideaux deviennent des robes et la mode passe de la jupe longue à la jupe plus courte, juste sous les genoux, puisqu’on manque de tissu. Le chapeau devient également un symbole important de la mode de l’époque. On qualifie cette période historique de « frénésie de luxe » et les vêtements destinés aux femmes sont tournés vers la féminité.

 

 

 

L’après-guerre, 1960 et 1970

Top en laine, Michael Kors Collection. Jupe en crêpe de coton, Altuzarra au Bon Marché rive Gauche. Boucles d’oreilles, Dior Joaillerie.

En 1946, on tente d’implanter le bikini et le maillot de bain deux pièces chez la femme : au début, il est interdit sur de nombreuses plages européennes mais peu à peu, il s’intègre à la garde-robe jusqu’à ce que, en 1967, plus de 67% des femmes américaines l’adoptent. C’est également durant cette même année que le tee-shirt et le jean font leur apparition en France. Il devient rapidement populaire et est porté tant par les hommes que par le femmes. En 1960, la mini-jupe, qui monte au-dessus du genou, fait son entrée. Hélas, ce vêtement qui nous est commun aujourd’hui crée bien des réactions négatives. Finalement, les seventies marquent le début des pantalons pattes d’éléphant, des robes romantiques et des vestes frangées. Le port du pantalon devient unisexe en 1970 et les femmes portent leurs cheveux aussi courts que longs. Le jean restera longtemps indémodable.

 

 

 

Vers 1980 et 1990

La mode des années 1990

En 1980, la mode rebelle envahit les boutiques : couleurs fluos, épaulettes… C’est également là l’avènement des premiers « top models », les visages de la mode. Par la suite, la mode prend un courant flash : les chaussures à semelles compensées, les jeans taille haute, les chouchous colorés et les coupes de cheveux radicales sont très populaires. On voit aussi un côté plus féministe et plus provocant de la mode. On cherche à faire réagir avec des excentricités, et on veut faire ressortir la taille fine avec des épaulettes surdimensionnées. On retrouve donc des périodes disco, pop, sportswear et rock/gothique durant cette même décennie.

Vers 2000

On s’inspire de la mode des années 2000, Christina Aguilera

C’est l’émergence des marques de vêtement, comme Adidas et Puma. Porter des vêtements de marques est extrêmement important pour la majorité des consommateurs, c’est pourquoi on retrouve une grande sélection des vêtements de marques dans les magasins. L’aspect est peu important; la marque est cruciale. Le style est au métallique : ceintures cloutées, strass, bracelets, etc. Les chandails courts et moulants font également partie intégrante de la mode de l’époque. Les lunettes de plastique colorées, les pantalons larges et les couleurs vives : c’est la mode de 2000.

 

 

SHANNEN DOHERTY, SUBLIME SORCIÈRE DE CHARMED VÊTUE DE SON TOP ASYMÉTRIQUE FAÇON TRIANGLE

 

De nos jours, avec Internet, on peut commander nos vêtements directement en ligne et les avoir par livraison rapide. À travers les âges, on a peu à peu troqué l’élégance pour le pratique. La mode et les vêtements sont surtout une façon de démontrer ce que nous aimons et pour montrer une appartenance à un groupe quelconque. Les jeans déchirés, les chandails moulants et les pantalons courts font partie de la mode que nous vivons au quotidien. Quelle sera la prochaine ? Seul l’avenir le sait.

 

Par Amélia Gélineau

 

 

 

 


Sources

https://www.portaildelamode.com/histoire-mode/

www.elle.fr/Mode/Histoire

http://lamodemarquelesjeunes.wordpress.com/2016/03/02/la-mode-a-travers-les-decennies/

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