À perdre des kilos, on perd sa vie

Québec – Les troubles alimentaires: un phénomène de plus en plus présent chez les adolescents.

 

 

Les troubles alimentaires sont de plus en plus présents dans la vie des jeunes québécois et québécoises et ils consistent en un très gros problème dans le quotidien de notre société. Cette maladie est séparée en deux gros volets soit l’anorexie et la boulimie, deux maladies qui entraînent de nombreuses conséquences très graves dont la mort.

L’anorexie

L’anorexie est une maladie mentale ravageuse. Elle se caractérise souvent par une perte de poids brusque due à une restriction sévère de son alimentation. Elle amène le jeune à se voir constamment plus gros que la stricte réalité. Cette problématique est plus observée chez la gent féminine, mais elle est toutefois présente chez 10% de la masculine. Malheureusement, elle entraîne des conséquences à long terme et souvent irréversibles, telles un ralentissement du métabolisme, l’arrêt des menstruations (chez les femmes), un teint pâle, une peau sèche et une enflure des articulations. 20% des anorexiques au Canada finissent par mourir suite à des complications ou par l’entremise du suicide. C’est une manière d’avoir le contrôle, nous confirme Marine, une anorexique qui a combattu son trouble de comportement alimentaire.

 

La boulimie

La boulimie, contrairement à l’anorexie, n’est pas une maladie qui consiste à arrêter ou à restreindre son alimentation. Alors que le désir de contrôle caractérise l’anorexie, la boulimie se démarque plutôt par un sentiment de culpabilité envahissant, nous fait part Élie Duquet, jeune «youtubeuse» québécoise qui a subi un trouble sévère de boulimie. Elle amène le ou la jeune, en perte de contrôle, à ingérer une grande quantité d’aliments sans retenue. Complètement dépassé et habité par un profond regret, il cherchera à tout prix à régurgiter le coupable de tous ses maux. Malheureusement, ça serait plus de 30 000 jeunes femmes âgées de 12 à 30 ans qui souffriront de troubles sévères d’alimentation au Québec, explique le Dr. Howard Steiger, directeur du programme des troubles alimentaires de l’hôpital Douglas. Selon lui, la maigreur des mannequins sur les passerelles contribuerait en grande partie au phénomène de boulimie et d’anorexie. La boulimie serait le résultat d’une trop grande pression sociale sur la minceur, ajoute-t-il.

Bien que le Dr. Howard applaudisse les géants de la mode européenne de sortir les mannequins filiformes des grandes plate-formes, Jean Wilkins, pédiatre à la clinique de troubles alimentaires de l’hôpital Sainte-Justine, ajoute quant à lui qu’il serait criant d’investir aussi dans le monde sportif-compétitif, supposé véhiculer le message d’un esprit sain dans un corps sain, puisque, dit-il, le nombre de jeunes provenant des gymnases et franchissant les portes de sa clinique est en constante augmentation et l’âge moyen de sa clientèle est passé de 15 à 11 ans.

 

Par Jade Racine

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