La surutilisation du papier dans les écoles

Sans surprise pour personne, les plus grands utilisateurs de papier au Québec sont les écoles. Je pense qu’il est temps de réduire la quantité incroyable de papier retrouvé en classe. Qu’il est temps de prouver que le papier est trop utilisé dans les établissements scolaires, qu’il a des effets nocifs sur l’environnement et que l’informatique devrait être priorisée. 

 

 

Premièrement, pour vous prouver que le papier est trop utilisé dans les écoles, j’ai mesuré la masse de tous les documents que j’ai reçus du début de l’année scolaire jusqu’au 1er décembre, ce qui représente un période de trois mois. La masse obtenue après avoir posé ma pile sur la balance est de 1755 grammes, ce qui équivaut à 351 feuilles amassées. Ça ne s’arrête pas là, car je n’ai pas compté les cahiers Canada, les cahiers d’exercices, l’agenda et les examens qui ne nous reviennent pas. Cependant, cette année n’est sûrement pas la plus représentative, puisque certains enseignantont eu l’excellente idée de nous envoyer leurs documents exclusivement via la plateforme TEAMSSi vous ne trouvez pas que mes données sont impressionnantes, jetez plutôt un coup d’œil à celles de la commission scolaire de Rouyn-Noranda. En 2018, dans un article de Jean-Marc Belzile à Radio-Canada, elle affirme qu’on y imprime en moyenne plus de 23 000 copies par jour et on estime un total de 6 millions par an 

 

 

Deuxièmement, le papier a des effets nocifs sur l’environnement, par exemple : son industrie, qui se situe dans le top 10 des plus polluantes au Québec, est responsable de 40% de la déforestation, mais je vais m’abstenir d’énumérer les conséquences de la déforestation, sinon ça va virer à la pente fatale. De plus, les produits chimiques utilisés pour sa fabrication et son blanchiment peuvent polluer l’eau et créer des ruissellements toxiques. Il n’est pas si mauvais que ça, le papier, parce qu’il se recycle, vous me dites, et je confirme : vous avez totalement raison. Malheureusement, certaines personnes trouvent acceptable de tout mettre aux poubelles au lieu de trier et ne me méprenez pas, je sais bien que le papier se décompose facilement, le problème est quen se décomposant, il émet des gaz à effet de serre. 

 

 

Finalement, réduire ou même éliminer le papier à l’école ne serait pas une catastrophe, car nous avons accès à la technologie informatique. Pour cet argument, laissez-moi vous présenter une alliée inattendue : la crise sanitaire de 2020. La seule chose pour laquelle elle a été utile, c’est pour nous prouver que la technologie informatique est très pratique au niveau scolaire. Le document électronique comporte beaucoup d’avantages : il se partage et se récupère facilement, en plus de ne pas se détériorer. Ne serait-il pas merveilleux que l’agenda désorganisé de quelques-uns de mes camarades de classe ne ressemblent pas à un sandwich à la viande fumée trop rempli? Je peux déjà entendre un contre-argument d’enseignants « C’est impossible d’écrire des petites notes dans la marge. » Chers enseignants, si vous sélectionnez un bout de texte (celui auquel vous voudriez ajouter une note) et appuyez sur « nouveau commentaire » ou si vous cliquez sur l’icône « commentaires » dans la barre d’outils sur Word, le problème est réglé.  

Pour conclure, les établissements scolaires devrait réduire leur consommation de papier, surutilisé et nocif pour l’environnement, pour favoriser la technologie informatique. Je pense que le pire dans tout ça est que quelques enseignants se rendent compte que leur comportement envers leur consommation de papier n’est pas bonne puisque j’ai entendu plusieurs fois : « Ce n’est pas écologique, mais faites-le sur l’ordi et remettez-le papier. » Dans le futur, peut-être que les habitudes néfastes ne seront pas complètement parties, mais peut-être que le papier fourni à l’école sera non-blanchi.  


 

Par Auralie Goudreault 

 

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