L’Amérique, l’Asie, l’Afrique, l’Europe, l’Océanie et l’Antarctique. Ils sont six et s’il en existait un septième ? Figurez vous que, découvert en 1997, il existe une île de déchets dans la partie nord de l’Océan Pacifique. Une île tellement grosse, que certain la surnomme le septième continent. D’autres l’appelle le vortex de plastique ou encore la soupe d’ordure. Ce phénomène est sans doute plus connu sous le nom de The Great Pacific Garbage Patch.

Effectivement, Charles J. Moore, un navigateur marin, à découvert un « nouveau continent marin » constitué d’ordure en plastique.

Comment est-ce possible ?
Concevoir qu’une île entièrement faite de déchets et de plastiques puisse exister n’est pas chose simple. Cependant, pour comprendre pourquoi cela s’est produit, il faut d’abord savoir ce qu’est une gyre.

Une gyre est une zone haute pression, où les vents sont faibles. Dans une gyre, l’eau s’enroule dans le sens des aiguilles d’une montre au nord, ou l’inverse au sud. Comme la plupart d’entre vous le savent sans doute, la Terre est constituée à 70% d’eau. Plus de la moitié de cette eau est salée et, mêlé au vent et à la rotation de la Terre, des courants se forment et crée des gyres océaniques. Chaque océan possède une à deux gyres.

7e continent 2

Malgré le fait qu’une accumulation d’ordure est présente dans chaque gyre, nous allons aujourd’hui nous concentré sur celle au nord de l’océan Pacifique, où se situe le septième continent.

Lorsqu’un déchet se retrouve à l’eau, il est emporté par le courant et finit prisonnier par la gyre. Cela recommence avec chaque débris présent dans l’eau, jusqu’à former une île.

Cela a pris plusieurs années avant que quelqu’un s’aperçoive de cette concentration anormale de débris plastiques. Comme énoncé plus tôt, les vents sont faibles dans les gires, ce qui rend la circulation en bateau ambigüe. L’eau de ces lieux est très peu riche en nutriments, donc peu de poisson s’y retrouve, la pêche est donc compliquée à cet endroit. Peu de personnes s’y rendent, et lorsque Charles Moore a découvert la catastrophe, il était déjà trop tard.

 

D’où viennent ces déchets ?

Ces ordures proviennent de quatre sources. La première et la plus importante, les touristes qui laissent leurs déchets sur les plages. Ces débris se font alors emporter par l’eau ou le vent et finissent, comme les autres, dans les gyres. La deuxième est les bateaux. Certains marins lancent leurs détritus à l’eau ou perdent accidentellement leurs marchandises, comme en 1990, lorsque 80 000 chaussures Nike ont été perdues dans l’eau. La troisième est les usines, qui produisent beaucoup de déchets elles aussi.

 

Des conséquences remarquables

La superficie de cette île divague entre un million et demi et trois million et demi de kilomètre carré. Chaque kilomètre carré correspond à 5 kilogrammes de déchets. The Great Pacific garbage Patch atteint les 30 mètres de profondeur.

Le zooplancton, la base de la chaine alimentaire marine, est contaminée et contamine les autres espèces aquatiques à leurs tours. Les mammifères piscivores ne pourront donc plus manger les poissons et vont disparaitre, ce qui nous privera de viande. Si ça continue, nous serons privés des plantes aussi.

De plus, les eaux contaminées vont nous empêcher de nous baigner et peut-être même supprimer le peu d’eau potable restant sur la planète.

 

Des solutions pour le futur

Pour être honnête, nous ne pouvons plus nous débarrasser de ces accumulations de déchets. Le plastique peut prendre des siècles à se décomposer, et même entièrement dégradé, il y aura toujours des traces de pétrole ou de produit chimiques présents dans l’eau. Ce que nous pouvons faire, c’est empêcher que le problème devienne plus gros.

Un cabinet d’architecte néerlandais a proposé de recycler tous ce plastique afin de crée des matériaux utiles à la création d’une « île recyclée ». Ce serait une île faite de plastique permettant d’abriter les populations chassées par la hausse des mers. Avec ce projet, ils pourraient nettoyer les océans et construire de nouveaux types d’habitations durables.

Plusieurs associations et projet de nettoyage de l’eau ont également été proposé. Mais ces projet coûtent tous très chers et l’utilisation d’outils spécialisés risque de menacer, à leurs tours la faune et la flore.

Limiter sa consommation de plastique, faire du recyclage, bien trier ses déchets, privilégier les emballages en carton, ou les emballages recyclables, ramasser les déchets qu’on peut trouver au sol, dans la rue ou sur la plage, sont des solutions qui pourraient contribuer à empêcher ce problème de prendre de l’ampleur.

 

Des œuvres qui en parlent

Plusieurs œuvres ont abordé le sujet de l’île de déchet. Le livre Le continent de plastique, par David Turgeon. Ou encore,  Le 6e continent, par Daniel Pennac, qui traite l’ironie entre l’humain et son désire ardent de propreté et le fait que ce soit lui-même le responsable de la pollution. Le huitième contient, par Florian Perrier.

Plusieurs émissions connues ont également fait mention de ce phénomène comme How I Met Your Mother, Private Practice, Ben 10 :Ultimate Alien, NCIS : Los Angles et American dad.

Toxic Garbage Island, par Gojira, Sixième contiennt, par Nolwenn Leroi et l’album Plastic beach, par Gorillaz sont des œuvres musicales ayant pour thème l’île de déchets.

 

L’homme coupe la branche sur laquelle il est assis, se tire une balle dans le pied, se jette de la terre sur les yeux, crache sur l’assiette dans laquelle il mange ou peu importe comment vous le dites, rappelez vous que nous avons plus besoin de la Terre, qu’elle n’a besoin de nous.

 

 

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