Événements

Richard Turere : un modèle de persévérance et de générosité

Comment résumer la vie d’un homme comme Richard Turere ? On commence par des faits.

Dès l’âge de 6 ans, Richard Turere est responsable des vaches de son père et il y découvre un problème dévastateur. Les vaches sont tuées par les lions du parc national environnant, mais c’est un problème sérieux pour les lions également puisque les fermiers ont l’habitude de tirer sur ceux-ci par vengeance. Richard entreprend de régler le tout et très vite ! Après trois essais inopérants, il crée une invention innovatrice et futuriste. Les lumières à lions sont des lumières qui s’allument en alternance et cela crée l’impression que quelqu’un surveille les vaches. C’est à ce moment qu’intervient Paula Kahumbu, une militante de National Geographic. Elle est convaincue que son idée mérite d’être partagée et l’a invité à donner une conférence TED devant des milliers de personnes.

Quelques mois plus tard, Richard répète son discours dans les coulisses d’une des plus grandes scènes scientifiques du monde. Sa conférence attire l’attention des journalistes et des médias sociaux. Elle est décrite comme ingénieuse et très astucieuse. Celle-ci connait un succès foudroyant et elle se démarque intelligemment des autres conférences. Pour son avenir, il est audacieux et il désire devenir ingénieur ou pilote. À l’exception de ses réussites sportives et scientifiques, il est très ambitieux et perfectionniste puisqu’il travaille toujours sur son invention pour la rendre la plus fructueuse possible.

 

Voici l’histoire que les élèves du PEI secondaire 1 ont apprise et étudiée. D’ailleurs, notre école a adopté un boma (une ferme) au Kenya, c’est-à-dire qu’elle a payé l’installation des lumières à lions. En tout, ils ont récolté 185 $ et l’ont envoyé au Kenya. Ce projet a été approuvé par la direction de notre école. Tous les élèves participants ont contribué en offrant le montant de leur choix.

Richard, maintenant âgé 21 ans, et ses amis installent généreusement les lumières à lions partout dans les fermes du Kenya. Ces gestes ont pour but de limiter les incidents survenus entre les vaches et les prédateurs. Chaque don est directement donné pour l’installation et la fabrication des lumières à lions. Un petit geste pour un grand changement!

De plus, madame Reshetnikova a élaboré un projet d’écriture pour ses différentes classes d’anglais. Deux options s’offrent à ceux-ci. Ils peuvent s’inscrire sur le site web Global PenFriends et interagissent avec d’autres adolescents d’Afrique. Lorsqu’une solide confiance s’est établie, les deux camarades s’échangent leurs cordonnées respectives. L’élève écrit alors une carte postale et la fait parvenir à son destinataire. La deuxième option est plus facile et plus rapide à faire. Madame Olha a trouvé Richard et a communiqué avec lui durant quelque temps par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Ses élèves ont alors rédigé une courte carte postale et l’ont illustrée. Par la suite, celles-ci ont été évaluées par l’enseignante d’anglais. Les cartes ont ensuite pris le chemin de la poste (direction l’adresse de Richard). On croise les doigts pour obtenir une réponse de sa part !

La LNI s’attaque aux classiques: l’impro réinventée

C’est en 2015 que La LNI s’attaque aux classiques donne sa première représentation. Dès lors naît un concept innovateur et très prometteur. L’idée? 60 minutes dites d’exploration où Alexandre Cadieux (animateur) nous parle de l’auteur choisi et où François-Étienne Paré (idéateur et metteur en scène) donne des défis aux improvisateurs* afin d’appuyer les propos d’Alexandre. Par la suite, 30 minutes d’improvisation sont jouées à la manière de l’auteur où interviennent un éclairagiste et un musicien.

Les improvisateurs ont accès à trois praticables (cubes noirs) ainsi qu’à un éventail de costumes et d’accessoires rouges. Un gros défi que de représenter, par exemple, Michel Tremblay ou encore Robert Lepage en seulement 1h30. Pourtant, c’est ce qu’ils font, parfois même en invitant ledit auteur. Au côté jardin, un musicien observe attentivement et s’applique à improviser en même temps que les acteurs une trame sonore pour les soutenir. Un éclairagiste intervient également aux moments qu’il juge opportuns, sans même consulter les acteurs!

C’est une des plus belles manières, selon moi, d’en apprendre davantage sur le style d’écriture d’auteurs parfois déjà connus – comme Molière ou Shakespeare – ou encore d’en découvrir d’autres dont nous, étudiants, entendons moins parler, comme Anton Tchekhov ou encore Bertolt Brecht.

Le plus fascinant pour moi a été de voir à quel point l’improvisation de 30 minutes avait presque l’air préparée. De la musique en passant par l’éclairage jusqu’au jeu des acteurs: tout fonctionnait. Évidemment, les improvisateurs doivent adapter leur niveau de langage, lequel sera différent s’ils réécrivent Michel Tremblay ou Molière. Le temps est aussi très important, car l’histoire doit rester intéressante et vivante pendant très longtemps, ils doivent également inventer un début, un milieu et idéalement une fin. La facilité avec laquelle les comédiens tissent l’improvisation est désarmante.

Après chaque représentation, l’équipe offre la possibilité aux spectateurs de poser des questions ou d’émettre certains commentaires. Comme je suis allée à deux représentations de suite, j’ai pu remarquer un changement positif dans le jeu des acteurs grâce aux critiques reçues. J’ai également eu la chance de discuter avec l’animateur et dramaturge, Alexandre Cadieux, qui me parlait de certains défis rencontrés. Par exemple, lorsque qu’est venu le temps de faire Jean Racine, les acteurs devaient parler en alexandrins (vers de 12 syllabes) tout au long du spectacle!

Bref, si l’envie vous prenait d’assister à un bon spectacle, dans une ambiance intime et simple, je vous recommande celui-ci. En allant sur le site de La LNI s’attaque aux classiques, vous pourrez avoir plus de renseignements pour vous procurer des billets. Familial, innovateur, intéressant… encore longue est la liste des qualificatifs positifs que je pourrais employer pour décrire ce concept!

 

 

 

Par Emmanuelle Beauchamp

 

*Saison 2019 : Joëlle Paré-Beaulieu, Simon Rousseau et Amélie Geoffroy.

Un flashmob qui impressionne

Que s’est -il passé dans les corridors de notre école?

 

Qu’est-ce que ces élèves pouvaient bien faire?

 

 

Il y maintenant 3 semaines, les élèves de secondaire 5 du programme art dramatique se sont livrés à nous, hors de leur classe, hors de leur salle de spectacle, l’Espace Public. Mais pourquoi donc? Pour se mettre en danger et quitter le confort de leur classe, mais surtout pour venir ébranler notre quotidien. Tous les acteurs ont utilisé le flashmob pour y arriver. Le Larousse nous offre cette définition.

 

Flashmob : Rassemblement éclair d’un groupe de personnes en un lieu donné (généralement public), dans le but de concrétiser une action convenue au préalable sur Internet.

 

Dans notre cas, l’action convenue a été organisée en classe. Je faisais partie de ces élèves qui ont participé à ce projet. Je crois que malgré la définition ci-dessus qui explique globalement ce qu’est le flashmob, chacun peut s’en faire une, y trouver une plus grande signification. Pour certaines personnes, dont moi, c’est une forme de méditation pour relâcher un trop-plein. Personnellement, c’est une expérience que je vais multiplier, restez à l’affût.

Mais encore une fois, pourquoi ?

 

Tout simplement car nous sommes tous plongés dans une vie scolaire structurée. 7h45, tu rentres dans ton cours, 9h sonne, tu en sors jusqu’à 14h15 et ainsi de suite, 5 jours par semaine, de septembre à juin. J’ai remarqué qu’au cours de mes 4 dernières années à Armand-Corbeil, ce quotidien m’était trop familier, commun, trop quotidien. C’est pourquoi les performances sont là: pour créer d’autres formes qui ont croisé votre regard, qui l’ont accroché, pour modifier le cours de votre journée, pour vous choquer. Plusieurs vont dire que certaines de ces prestations n’avaient aucun sens, aucune utilité. En réalité, c’est ce que je trouve magnifique et unique avec ce genre de création. Chaque individu peut y amener une signification, en prenant le temps d’y penser. Il y une liberté de s’imaginer pourquoi ces gens sont attachés sur des chaises ou encore pourquoi un masque de Shrek ? Il y a la possibilité de réfléchir à une histoire propre à chacun, d’y trouver un sens, car c’est dans le non-sens qu’on se retrouve le mieux.

 

Vous n’êtes pas blasés par cette routine ?

 

Vous savez ce quotidien qui se ressemble trop comme les stations de métro. Tsé là, ce genre de quotidien…

 

Tu n’es pas encore sûr de comprendre ?

Attends un peu…

 

Imagine un arbre qui pousse dans une terre en santé, dans un environnement stable avec un beau soleil et aucun nuage. Cette arbre-là va grandir, mourir et se multiplier. Ses confrères vont répéter l’expérience et une forêt va apparaître de tout ça. Maintenant, imagine ce même arbre qui pousse dans une terre en santé, mais qui pourrait être malade, dans un environnement stable, mais qui pourrait être troublé par orage, l’ombre, l’éclair, la tornade, la pluie et même la faune. Eh bien, cet arbre va grandir, mourir mais selon ce qu’il aura vécu, sa forme sera différente, unique et la même chose arriva aux autres générations.

 

 

Voilà, tous les « mais » qui mouvementent la vie des arbres, ce sont ces évènements, ces flashmobs, ces performances qui vous tourmentent, qui vous amènent à réfléchir et qui vont, je l’espère, marquer vos souvenirs.

 

Par Émile Riopel

Meurtre et mystère, un projet à ne pas louper

 

Sans doute avez-vous remarqué, dans la vitrine du deuxième étage, près de l’ascenseur, une imitation de cadavre et quelques indices. Si vous ne l’avez pas vu, passez devant, la mise en scène en vaut bien le détour. Il s’agit de la première phase du projet Meurtre et mystère, chapeauté par Nadine Ouellet et destiné aux élèves de secondaire 2, tous programmes confondus.

 

 

 

 

 

 

 

Voici la situation de base :

Belladone Inflorescence

Arthur Légaré, 16 ans, a été empoisonné à la belladone. Presque tout le monde semble avoir une raison de lui en vouloir : il cause de nombreuses disputes avec les habitants, le seigneur lui en veut et la veille, lors d’une fête donnée par le seigneur, il s’est battu avec quelqu’un. Cette enquête, qui se déroule à l’époque de la Nouvelle-France, sera élucidée par les élèves. La victime aurait été retrouvée par un passant, dans une ruelle de Terrebonne, après que sa mère et qu’un ami aient signalé sa disparition aux autorités. Mme Girard, la femme du médecin du village, dit avoir entendu le maire menacer Arthur… Au fil des semaines, des indices seront ajoutés sur la scène du crime et pourront être analysés par les élèves dans les cours de science et technologie.

Parmi la trentaine de suspects, qui est le (la) meurtrier(ière) ?

 

Cette activité, un projet interdisciplinaire en français et en science pour les élèves de PEI, se développera jusqu’à Noël.

Les apprentis détectives pourront même interroger les suspects, incarnés par les élèves de secondaire 5 en art dramatique. Habillés comme les traditions de l’époque, les personnages pourront répondre habilement aux interrogatoires. Lorsque des indices seront placés, les élèves pourront se rendre sur les lieux et mener leur propre enquête. Certains enseignants seront mis à leur disposition, notamment pour confirmer les indices et leur fournir quelques pistes lors de la découverte de ces derniers. Comme mentionné plus tôt, des locaux leur seront disponibles entre midi et treize heures pour analyser les indices.

Bref, ce projet de grande envergure rassemblera bon nombre de gens, élèves comme enseignants.

 

Le projet est accordé avec le sujet abordé par les élèves en français en cette période de l’année : le roman policier. Meurtre et mystère leur permettra de développer leur intuition, leur esprit critique et leur sens de la déduction, mais au-delà du projet lui-même, il y a autre chose. Nadine Ouellet, chapeautant le projet, nous informe sur ses débuts et sur Meurtre et mystère en général.

« C’était un autre prof, d’une autre commission scolaire, qui faisait construire un village à ses élèves en leur faisant créer un personnage. Ensuite, les élèves devaient écrire une histoire. C’est ce qui m’a inspiré le projet. Et puis, ils ont dit qu’ils aimeraient résoudre une enquête plutôt que d’en construire une. J’ai donc créé un projet virtuel, où les personnages étaient en 2018, avec des photos sur ordinateur. Désormais, l’enquête se déroule à l’époque de la Nouvelle-France et on a pu représenter la scène de crime. »

Elle décrète que le projet a pris de l’envergure depuis.

« Au début, ce n’était que ma classe qui faisait Meurtre et mystère, et l’année suivante, les autres profs ont voulu le faire. Maintenant, tous les enseignants, saufs ceux de PEI qui sont trop surchargés dans leur programme, font le projet complet. »

 

Mme Ouellet, qui dirige cette activité, explique que ce projet était d’abord pour ses élèves, en secondaire 2. Elle voulait faire un projet qui pourrait exploiter la matière en roman policier enseignée en français. Elle coordonne également le projet interdisciplinaire OSBL (Organisme Sans But Lucratif), pour les élèves en PEI.

« Avec Meurtre et mystère, on veut développer la compétence à écrire, parce que le but, au départ, était d’écrire un texte narratif et de décrire un suspect, et de revoir les matières vues en science cette année et de les rendre concrètes. De plus, le cadavre a été conçu par des élèves de secondaire 3 en arts plastiques. »

Comme elle nous l’explique, les détectives devront se servir de leurs connaissances acquises en science pour cheminer avec les indices.

«C’est un projet rassembleur », conclut-elle.

En effet, quel projet rassembleur !

S’il est d’abord destiné aux élèeves de secondaire 2, il touche aussi des élèves des autres niveaux en art dramatique et en arts plastiques, ainsi que les enseignants de français, d’art, de science et d’art dramatique.

Espérons par la suite que cette activité originale deviendra une coutume pour notre école et qu’elle persistera encore longtemps, au plaisir des adeptes de Sherlock Holmes et d’Hercule Poirot.

 

Par Amélia Gélineau

Le Jour du Souvenir, oublié

 

11 septembre 1918. La Première Guerre mondiale, qui a fait plus de 20 millions de morts et 21 millions de blessés, s’achève. Aujourd’hui, cet événement reste marqué dans nos mémoires, car il est un des plus importants de l’histoire humaine. Le coquelicot, fleur rouge aux pétales d’apparence fripée, est l’emblème du Jour du Souvenir, célébré le 11 novembre. Outre dans la nature, on retrouve parfois cet emblème sur les plaques d’immatriculation de véhicules ou encore, plus rarement, à la boutonnière de certaines personnes en novembre. Cette fleur rouge a été désignée, car elle était très présente sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, comme le décrit le poème de John McCrae, nommé Les cimetières flamands (In Flanders Fields), relatant une bataille en Belgique.

 

 

En 2018, cette tradition est plutôt oubliée. Bien que nous voyions « Jour du Souvenir » sur notre calendrier numérique à la date du 11 novembre, elle a perdu sa signification. Ironiquement, le jour où on se rappelle des soldats qui ont fièrement combattu a été oublié. Cet événement peu souligné est malheureusement un concept presque disparu. Il commémorait originalement les nombreux soldats qui ont participé à cette guerre. Si on pense d’abord aux morts et aux blessés, aux familles qui ont perdu des êtres aimés, il nous vient ensuite à l’idée les vétérans. Oui, quelques-uns ont survécu, mais la vie peut être plus dure que la mort. De penser que celui qui est en face de toi, que tu vises du canon de ton arme, aurait pu être un bon ami si la guerre n’avait pas modifié les circonstances. Que celui que tu tueras ne reviendra jamais et que tu lui as coupé les ailes de la seule munition expulsée de ton arme. Que si tu n’étais pas allé au front, le soldat ne serait pas tombé sur ta conscience. La guerre, vile entité, transforme les hommes en monstres et ce, parce qu’ils ont respecté les ordres.

John F. Babcock, vétéran canadien de cette guerre, est mort en 2010. Il n’était jamais allé au front, mais avait été enrôlé dans le Young Soldier Battalion (Bataillon des jeunes soldats) et la guerre s’est terminée avant qu’il ne puisse combattre. Il ne reste plus de vétérans de cette guerre, car elle a eu lieu il y a de cela 100 ans.

À Terrebonne, une statue fait honneur à tous les soldats de cette véritable tuerie. Le Cenotaph du Vieux-Terrebonne représente un militaire, se tenant bien droit, vêtu d’un uniforme, d’un casque et tenant une arme à la verticale. Cette statue souligne le courage de tous les Terrebonniens tombés à la guerre, et témoigne de ce patrimoine dont il ne reste plus que des braises.

 

Pour les jeunes, cette tradition est un choix à prendre. Elle fait partie de notre patrimoine, mais il semble que bientôt, elle disparaîtra. C’est à eux de décider s’il la conserveront ou la laisseront mourir, car les enfants et adolescents du présent deviendront les citoyens du futur. Ceux qui ne reconnaissent pas l’importance de ce jour ne tiendront pas à le souligner et à le garder vivant, mais ceux qui le connaissent et surtout, qui le comprennent, verront à garder cette partie de notre histoire. Dans tout patrimoine, il y a à prendre et à laisser. C’est un tri qui sera fait dans le monde de demain. Ce qui hier était grand est petit aujourd’hui. Cent ans, c’est un fragment de notre histoire. À savoir si ce fragment, nous reconnaissons son importance, et si nous soufflons sur ses braises pour les rallumer.

 

 

Par Amélia Gélineau

Le guide de survie du printemps

Bien le bonjour, chers fréquenteurs de la fabuleuse école Armand-Corbeil.  Je crois que nous avons tous bien remarqué le beau temps et les bourgeons qui sortent dehors.  On sait tous ce que cela veut dire: c’est le printemps!  Le temps de l’année où on commence à se baigner, où nous sortons jouer et rigoler.  Ha… rien qu’à y penser, je jubile!  Bien, je vous vois hâtant la suite, allez-y!

Premièrement, vous devez, en tant que tout ennemi des moustiques, posséder un chasse moustique.  Il en existe sous plusieurs formes, des plus belles aux plus laides.  Il existe le traditionnel en vaporisateur, mais aussi, il existe des lampes ou des petits contenants avec de la citronnelle à l’intérieur.  Ça sent très bon!  De plus, si vous ne suivez pas mes conseils je vous propose un plan B.  Après s’être fait piquer par ce vorace insecte, il y a des crèmes créées pour être appliquées sur les bosses que ces maringouins nous posent.  Demandez à un pharmacien!

Deuxièmement, c’est le temps de faire le plein de vêtements.  Attendez, je le sais, ce n’est pas tout le monde qui aime magasiner, loin de là.  Au moins, ne vous plaignez pas, faites une liste que votre parent devra respecter et vous pourrez payer en échange la moitié du prix ou si vous faites des louanges à vos parents, peut-être que ceux-ci accepteront de débourser pour votre lingerie!  On voit partout le nom de magasins populaires, mais sachez qu’il y a une alternative moins chère, très respectable et amusante aussi. Je parle bien sûr des friperies! Il en existe plusieurs au Québec et on peut vraiment y trouver des trésors.  Je vous conseille par contre de laver les vêtements avant de les utiliser en cas de risque!

Je vous ai trouvé quelques bonnes friperies ici dans Lanaudière :

1- Boutique Patati et Patata…noté 4.8 sur 5

484 Rue Notre-Dame, Repentigny 450 585-5800
2- P’tite cachottière…noté 3.8 sur 5

818 Rue Notre-Dame, Repentigny (450 585-5800

3- Comptoir St-Paul – Saint-Vincent-De-Paul…noté 5 sur 5

Rue St-Paul, Repentigny 450 585-2220

4- Mode Mères-Filles

313 Montée des Pionniers, Terrebonne   450 585-779

5- Le classique et incontournable – Village des Valeurs

651 Rue des Migrateurs, Terrebonne 450 654-9295

 

Troisièmement, HUM HUM, connaissez-vous le terme du ménage du printemps?  Ceci consiste à faire le ménage de votre chambre en retirant les choses inutiles et en passant l’aspirateur, en lavant les meubles et en époussetant.  Si vous êtes de parfaits enfants, vous pourriez même contribuer au ménage complet de votre maison avec l’aide de vos parents – ou pas 😀 – .  Vous devez vous réserver une journée, car il y a beaucoup de choses à faire.  Dois-je les énumérer? Les voici principalement : laver les armoires et la vaisselle, faire le tri dans vos articles, organiser vos carnets scolaires, vos étuis à crayons et vos pochettes de devoirs.  Je ne veux pas vous décourager, mais seulement vous mettre la réalité en face!  On le fait une fois pas année, mais après, on est libéré de ce carnage!  J’espère que vous vous botterez le derrière!

Quatrièmement, c’est le temps de sortir les activités et de partir la piscine – ou si vous n’en avez pas, vous pouvez aller à la piscine municipale.  Il faut gonfler les pneus du vélo, sortir les craies et les souliers de course.  Afin de revenir à son habitude de sport, vous pouvez faire de petites courses en revenant d’école ou le matin des fins de semaine.

Cinquièmement, il y a plein d’activités à faire ce printemps à Montréal et aux alentours.  Je peux vous en conseiller quelques-unes et vous pourrez en sélectionner!  Tout d’abord, si vous aimez les sensations fortes, La Ronde ouvre ses portes!  C’est l’endroit idéal pour s’amuser et rigoler.  Puis, vous pouvez décider de faire une virée magasinage, cinéma, découverte de commerce et souper dans un nouveau restaurant.  Ça peut être amusant et intéressant de découvrir un nouveau quartier de cette métropole!  En plus, vous pouvez aller faire des randonnées, des escapades en nature, de la bicyclette ou une promenade en calèche… oui, oui!  Vous pouvez fouiller sur internet pour en trouver.  Ce sont des activités que je trouve intéressantes et interactives.  Essayez-les!

J’espère que ces petits conseils pour débuter votre printemps vous seront utiles à votre vie de tous les jours et que votre printemps se passera à merveille et je vous dis à bientôt, les élèves !

Avec sincérité, Émily

Le songe d’une nuit d’été

 

Le songe d’une nuit d’été, adaptation de Frédéric Bélanger

Le 11 avril dernier, j’ai eu la chance d’aller voir la célèbre pièce de Shakespeare, Le songe d’une nuit d’été. Cette œuvre, une adaptation de Frédéric Bélanger et Steve Gagnon, a été remaniée au langage et aux expressions des jeunes d’aujourd’hui. Seuls les noms des personnages sont restés intacts.  Un rêve, un éveil, une fête des sens, un hymne à l’amour naissant, la plus connue des comédies de Shakespeare fait se côtoyer le mystérieux, le merveilleux, l’attendrissant et le surnaturel. Jouée pour la première fois le 1er janvier 1604, Le Songe d’une nuit d’été raconte les mésaventures amoureuses de deux couples dont la vie devient illusion et théâtre, et ce, par les tours que leur jouent des êtres féériques sous les ordres de Titania et Obéron.

Une expérience de jeu intéressante

Lors de notre entrée en salle, trois acteurs se promenaient entre les rangées. Au théâtre, on les appelle les ouvreurs; ils sont des comédiens qui interagissent avec le public, et ce, tout au long de la représentation. En plus, ces trois personnages étaient en charge de la musique. Ensemble, ils formaient un orchestre alliant le chant, le piano électrique, la guitare, la guitare électrique et le violoncelle.

Court résumé de la pièce

J’ai beaucoup aimé la pièce Le songe d’une nuit d’été parce qu’elle était adaptée pour nous, les adolescents. Les expressions et le niveau de langage était québécois, ce qui aidait à la compréhension de la pièce. D’un autre côté, l’histoire était difficile à comprendre puisqu’il y avait beaucoup de personnages. L’auteur nous offre une cohabitation scénique entre les humains et les fées. En fait, je crois que c’est ce que j’ai le plus aimé: devoir être si concentré qu’on a l’impression que si l’on respire, on risque de manquer un bout important. C’était presque magique! Je me suis senti attirée par ce songe qui, selon moi, nous conseillait de prendre sa vie en main si l’on ne veut pas regretter de ne pas avoir atteint ses rêves. En gros, Le songe d’une nuit d’été raconte l’histoire de quatre protagonistes qui vivent dans un triangle amoureux. Hermia, la femme qui, physiquement, a tout pour elle, décide de quitter son fiancé fortuné pour un homme qui n’a rien à lui apporter, sinon son amour. Parallèlement à sa rivale, Helena, une femme un peu nunuche mais pas moins jolie, tente de séduire Démétrius, l’ex-fiancé d’Hermia, qui lui, ne veut rien savoir d’elle. S’ensuit alors un jeu de désir et de séduction entre les quatre personnages.

Les fées

Au cours de la représentation, afin d’aider les personnages dans leur quête de trouver l’amour, on a rencontré Obéron, Titania et Puck, les trois êtres féériques les plus importants. Puck, le fidèle serviteur d’Obéron, était selon moi le personnage le plus divertissant de la pièce. Il était drôle, attachant et il avait un petit côté « drag queen » très prononcé. Contrairement à lui, Obéron était sérieux, à la limite sévère. On le connait sous le nom du roi des ténèbres et comme l’ex-mari de Titania, la reine des fées. Il y avait aussi les trois ouvreurs, qui jouaient les subordonnés de la reine. Ils étaient plus ou moins importants dans ces rôles, mais ils illustraient bien le principe de la hiérarchie. Ils devaient tout faire pour Titania, y compris lui servir de coussin.

La distribution

Pour la pièce, la distribution était très impressionnante. Tout d’abord, nous avions dans les rôles des personnages humains :

• Hermia était jouée par la comédienne Gabrielle Côté.
• Helena était jouée par la comédienne Karine Gonthier-Hyndman.
• Démétrius était joué par le comédien et adaptateur Steve Gagnon.
• Lysandre était joué par le comédien Hubert Lemire.

Par la suite, les acteurs des personnages féériques :
• Puck était interprété par le comédien Dany Boudreault.
• Titania était interprétée par la comédienne Maude Guérin.
• Obéron était interprété par le comédien Étienne Pilon.

En conclusion, je vous conseillerais d’aller voir cette pièce qui saura autant vous faire rire aux éclats que réfléchir. C’est la sortie parfaite pour oublier tous vos soucis. Une merveilleuse adaptation, vraiment!

 

Par Cassandra Verge

La journée barcamp, la technologie en milieu scolaire

 

Quand on envoie un groupe d’élèves dans une école inconnue à la recherche d’apprentissages technologiques, la surprise est au rendez-vous, que celle-ci s’avère être bénéfique ou pas. Lors du BarCamp 2018, qui avait lieu à l’école Jean-Baptiste-Meilleur, les élèves membres du JAC furent invités à couvrir l’événement. Armés de nos dictaphones, nous sommes partis, et nous avons visité les lieux, d’une conférence à l’autre, en prenant en note chacun des éléments et détails que nous pouvions apercevoir.

Le barcamp est une journée qui a pour but de « faire la promotion de l’intégration des technologies en situation d’enseignement et d’apprentissage par des acteurs du milieu. C’est aussi de favoriser une intégration des TICE (technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement) dans les pratiques et de favoriser l’engagement scolaire des élèves. » Cette rencontre est réservée aux enseignants et désire les initier aux technologies pédagogiques, afin que leurs jeunes puissent utiliser la technologie pour parfaire leurs connaissances et apprendre davantage. Chaque enseignant inscrit se voit distribuer une liste d’ateliers, séparés en blocs de cinquante minutes, auxquels il doit s’inscrire. Les blocs présentés touchent tous de près ou de loin à la technologie, que ce soit l’usage d’Office 365, la classe inversée, les enjeux de la technologie dans nos salles de classe ou même la robotique. Les enseignants du primaire et du secondaire se rassemblent et assistent aux ateliers qui, selon eux, sauront enrichir la présence de la technologie dans leur milieu scolaire. Le barcamp présentait près de 40 ateliers, dont 26 animés par des enseignants de la Commission Scolaire des Affluents.

« Faire la promotion de l’intégration des technologies en situation d’enseignement et d’apprentissage par des acteurs du milieu. C’est aussi de favoriser une intégration des TICE (technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement) dans les pratiques et de favoriser l’engagement scolaire des élèves. »

Anne-Sophie Letellier

Une des figures importantes présente lors de l’événement est Mme Anne-Sophie Latellier, adjointe de recherche à la Chaire de recherche du Canada en Éducation aux médias et droits humains. Elle fit le mot de bienvenue du barcamp, en plus de présenter un atelier intitulé « Citoyenneté numérique & éducation aux médias », dans lequel elle aborde la définition d’un média en comparaison aux TICE, en plus de la définition de la citoyenneté. Son atelier tournait principalement autour de l’éducation en lien avec les médias, notamment sous l’angle des avantages que l’éducation aux médias peut apporter aux individus en société. En plus de tous les ateliers présentés, sur place se trouvait le « salon des exposants » où se trouvaient près d’une quinzaine d’exposants venant présenter leurs organismes et activités en lien avec la technologie. On pouvait voir entre autres le Créalab et Ma Carrière Techno. Nous avons eu la chance d’effectuer des entrevues avec certains d’entre eux.

Tout d’abord, nous avons pu nous entretenir avec Anne-Sophie Letellier de la Chaire de recherche en Éducation aux médias du Canada. Selon elle, la recherche documentaire et l’éducation aux médias permettent au monde scolaire de mieux se servir des technologies dans l’enseignement. La Chaire travaille pour aider les enseignants et les élèves et vise un renforcement de l’utilisation des médias dans les écoles en permettant un tout qui est formateur. Une journée comme le barcamp va donc dans le sens de ce que la Chaire cherche à promouvoir en leur permettant d’observer la manière dont la technologie est utilisée pour encourager de plus en plus l’utilisation de celle-ci. Elle soutient que la Chaire cherche à valoriser une utilisation responsable des outils multimédias et espère voir les ressources dans ce domaine augmenter dans le futur. Une priorité pour Mme Letellier est le respect des droits de la personne dans son utilisation de la technologie, en offrant une éducation aux jeunes pour qu’ils puissent en faire une utilisation responsable. Au lieu de bannir l’utilisation des téléphones en classe, par exemple, elle expliquait qu’il serait plus logique d’effectuer une sensibilisation auprès des élèves et du personnel enseignant, afin de démontrer la bonne manière de s’en servir. Si le jeune comprend qu’il est préférable d’utiliser la technologie de façon pédagogique en classe, il est beaucoup plus avancé, selon elle, que s’il ne peut pas s’en servir du tout. Elle déplore le fait que les gens ne prennent pas le temps de s’interroger sur les technologies. À son avis, non seulement il faudrait savoir les utiliser, mais également les comprendre pour contrer la désinformation du monde informatique. De plus, une bonne connaissance du monde des médias et de son fonctionnement permet une meilleure cybersécurité pour les utilisateurs. Bref, selon elle, une utilisation responsable de la technologie se trouve dans le questionnement et la distance critique envers celle-ci pour permettre de faire des choix informés et éclairés.

Ensuite, nous avons échangé avec Éric Ladouceur, le coordonateur des services de la commission scolaire. Selon lui, cette deuxième édition du barcamp représente un franc succès, puisque le nombre de participants a doublé et qu’il y a l’ajout du salon des exposants qui n’était pas présent l’an dernier. Il souhaiterait la tenue d’une troisième édition avec une ampleur encore plus grande. Selon lui, cette journée est utile, car les technologies de l’information sont un incontournable dans le monde scolaire et permettent d’augmenter les réussites des jeunes en favorisant un apprentissage dynamique. Cela vient permettre aux enseignants d’en apprendre plus sur cette nouvelle manière d’enseigner et, selon lui, la commission a un retard à ce niveau qu’elle peut rattraper avec un événement comme le barcamp. À son avis, les enseignants qui ont la chance d’échanger entre eux peuvent permettre de plus en plus l’intégration des technologies dans les écoles. Il affirme que la technologie est un domaine qui évolue constamment et que, dans le futur, on pourrait peut-être voir l’apparition de deux barcamp par année, tant ils sont formateurs. Selon lui, les technologies ont leur place dans le monde de l’éducation, car elles augmentent la productivité et facilitent le travail tout en permettant de nouvelles stratégies d’apprentissage. Bien entendu, tout doit se faire de manière pédagogique pour permettre la réussite. Il faut viser à montrer la bonne manière de se servir des outils informatiques aux élèves et non les interdire, à son avis. M. Ladouceur croit que la clé d’une bonne utilisation des médias se trouve dans la sensibilisation et la prise de conscience chez les jeunes. Selon lui, une utilisation responsable de la technologie, c’est une utilisation qui permet de développer des passions et de faire de nouveaux apprentissages sans entrer en conflit avec les droits des hommes. Bref, pour lui, on doit se servir de la technologie pour susciter de nouveaux intérêts chez les gens.

 

 

Nous nous sommes également entretenus avec Daniel Forest, le directeur général adjoint de la commission scolaire et Luc Moisan, directeur adjoint des services éducatifs de la commission scolaire. Selon eux, la journée barcamp est une excellente initiative et l’ajout, pour cette deuxième édition, du salon des exposants est une très bonne idée. Il s’agit d’un événement positif qui permet d’apporter une nouvelle façon de se servir de la technologie dans un cadre éducatif. Ils ne croient pas qu’on devrait interdire l’utilisation des cellulaires en classe, mais plutôt informer les jeunes sur la manière de bien s’en servir. De plus, à leur avis, si on enseigne comment on peut l’utiliser à des fins pédagogiques, les élèves auront moins tendance à s’en servir autrement en classe. Selon eux, une utilisation responsable ne nuit pas aux autres et n’empêche pas d’avoir de bonnes relations avec les gens qui vous entourent. Bref, si vous ne pouvez pas respecter ces principes, vous devriez revoir votre utilisation de la technologie.

Avant d’aller visiter le salon des exposants, nous avons échangé avec Julie Beaupré, conseillère pédagogique en informatique au primaire et une des organisatrices de l’événement avec Steve Létourneau, conseiller pédagogique en informatique au secondaire. Mme Beaupré pense que la journée barcamp est inspirante et permet aux enseignants d’innover dans leurs méthodes en allant chercher de nouvelles idées. La différence avec l’an passé est l’augmentation du nombre d’ateliers et de participants, qui a pratiquement doublé, ainsi que l’ajout du salon des exposants. Elle souhaitait apporter de nouvelles idées aux enseignants pour qu’ils puissent changer leur pratique en y intégrant les technologies, dans le but d’enseigner avec des méthodes modernes aux jeunes. Selon elle, la technologie a sa place dans le monde de l’éducation et les professeurs doivent savoir s’en servir. Bien entendu, le risque que le jeune en fasse une mauvaise utilisation est toujours présent, c’est pourquoi on doit leur montrer comment bien s’en servir pour qu’il puisse l’utiliser pour développer de nouvelles compétences et acquérir de nouvelles connaissances. À son avis, c’est le rôle de l’enseignant de montrer le potentiel pédagogique que peut avoir la technologie à ses élèves. Selon elle, une utilisation responsable de la technologie est possible lorsqu’on utilise le bon outil, au bon moment, de la bonne manière, pour aller chercher l’information qu’on veut pour bien la communiquer, dans le but d’effectuer la tâche qu’on veut accomplir. Bref, pour bien se servir des technologies, il faut d’abord les connaître.

Étant donné qu’il s’agissait de la grande nouveauté de cette deuxième édition, nous ne pouvions pas faire autrement que d’aller visiter le salon des exposants. Nous avons pu rencontrer plusieurs personnes et visiter divers kiosques tous fort intéressants. Voici le compte-rendu de trois de nos visites.

De gauche à droite : Virginie Lessard Renaud Boisjoly et Marc Michaud

Tout d’abord, nous avons visité le kiosque de Studyo qui était tenu par Renaud Boisjoly. Studyo est une compagnie qu’il a fondée pour aider les élèves à s’organiser. Il s’agit d’un gestionnaire de tâches et de temps, supportant n’importe quel horaire, qui permet à l’élève de prendre ses propres décisions et de planifier lui-même son emploi du temps. Cela lui permet une bonne organisation de leur temps, tout en ayant le contrôle de son temps. Contrairement à l’agenda papier, Studyo permet aux jeunes de voir tous les travaux qu’ils doivent effectuer à long terme sur une ligne du temps interactive. Grâce aux notifications, il est facile de se souvenir de tout ce qui doit être effectué, en diminuant les risques d’oublier de faire quoi que ce soit. Les enseignants peuvent eux aussi bénéficier de cet agenda en ligne, puisqu’il existe un module conçu pour eux. Un autre avantage se trouve dans le fait que n’importe qui, consultant votre agenda, pourra le comprendre, car il est toujours bien organisé, bien écrit et soigné. Visuellement, étant donné que chaque tâche correspond à une icône, il est facile pour les utilisateurs de se repérer pour savoir quoi effectuer. Selon M. Boisjoly, une utilisation responsable de la technologie permet d’accomplir quelque chose d’une façon motivante sans faire de tort à quiconque durant le processus.

Ensuite, nous sommes allés voir le kiosque de GénieMob tenu par Évelyne Drouin. Il s’agit d’une association d’artistes et d’ingénieurs collaborant avec des adolescents pour réaliser des ateliers de création pour des enfants du primaire. Prenant pour intermédiaire la technologie, notamment par l’assemblage de circuits électroniques, ils cherchent à faire ressortir l’inventivité des petits participants, allant jusqu’à leur offrir une aide pour créer et faire aboutir leurs propres projets. Si cette belle organisation vise à susciter l’intérêt des plus jeunes pour la création et les technologies, elle permet surtout à des enfants trop souvent marginalisés (possédant, par exemple, des troubles de comportement ou d’apprentissage) d’évoluer et de communiquer avec des jeunes de leur âge dans un milieu sécuritaire et sain, prompt à leur développement. Mme Drouin, une artiste connue dans le milieu sous le pseudonyme de « Dj Mini », est la fondatrice de GénieMob. Nous avons eu la chance de lui poser quelques questions afin de découvrir quel regard elle pouvait bien porter sur la technologie et sur ce qu’elle pouvait apporter à la jeunesse et à la société en général. Elle nous a répondu qu’une utilisation responsable de la technologie était écologique et créative, qu’il fallait donc promouvoir la réutilisation de pièces, que ce soit à des fins utilitaires ou artistiques. Toujours selon elle, l’existence sur le marché d’appareils entièrement préconçus ne devrait pas rendre réticents à l’apprentissage et à la découverte par expérimentation.

Dans la même suite d’idées, cette fois visant directement les jeunes adultes, nous avons visité le kiosque du Créalab tenu par Ismaël Bellil. Cette organisation a pour objectif, comme GénieMob, d’encourager la créativité et le développement personnel en exploitant les possibilités offertes par les nouvelles technologies. En plus de cela, les adolescents ont la possibilité de se rejoindre dans ce centre de création numérique pour socialiser, discuter ou simplement passer du bon temps. Le Créalab est autant un lieu de divertissement, d’interaction et d’échanges, qu’un milieu favorisant l’apprentissage et la découverte. Concrètement, l’endroit offre un service public d’« assistance à la création » et met des outils numériques à la disposition des adolescents qui souhaitent, par exemple, faire du montage vidéo, programmer (ou même jouer) à un jeu vidéo, réaliser une composition musicale, un film, tout cela sans dépenser le moindre sou! Des frais n’entrent en ligne de compte que lorsque l’utilisateur repart avec un produit dit « consommable » : l’utilisation de l’imprimante 3D, notamment, ne demandera rien de plus que de couvrir le coût du plastique ayant servi à l’impression de l’objet voulu. Lorsque nous avons questionné M. Bellil, qui est chef de section au Créalab, sur ce qu’était, selon lui, une utilisation responsable de la technologie, il nous a répondu qu’il fallait garder en tête l’impact environnemental de ce que nous produisons, en prenant pour exemple l’imprimante 3D utilisant du plastique pour fabriquer des objets. En plus de cela, il a affirmé qu’il y avait toute une réflexion éthique et sociale à avoir durant la réalisation de certaines créations. Cela serait, en effet, nécessaire si l’on souhaite veiller au respect des autres et à la propagation d’idées saines pour, au final, avoir un impact aussi positif que possible sur la société moderne.

Finalement, la journée barcamp est une bonne manière pour les enseignants de s’informer sur les technologies et la façon dont ils peuvent s’en servir en classe. Il s’agit d’un événement bénéfique pour eux dans le sens où il permet de faire avancer le monde de l’enseignement pour le rendre plus moderne.

 

La journée UNIS, un mouvement pour le changement

 

Le 22 février dernier avait lieu la Journée UNIS, au Théâtre St-Denis, à Montréal, et j’ai eu la chance de pouvoir y assister, accompagnée de trois autres de nos journalistes. Pour en apprendre davantage sur cet événement, je vous invite à lire l’article de Gabrielle Hurteau à ce sujet. Pour ma part, je vais vous donner mes impressions de la journée.

Tout d’abord, comme j’ai pu assister à l’événement l’an passé également, je dois dire que j’ai trouvé la présentation assez constante dans le sens où la conception était pratiquement la même. Conception qui me plait énormément, car elle est recherchée et adaptée au public cible: les jeunes du primaire et du secondaire. En effet, il y avait un parfait équilibre entre les spectacles musicaux, les vidéos et les conférences. On laissait même des moments pour bouger et se dégourdir les jambes. Ainsi, on s’assurait de garder l’attention des jeunes durant toute la journée. De plus, le rythme de présentation était très bien choisi étant donné que chaque présentation ne durait que quelques minutes. Cela permettait un roulement efficace qui était fort plaisant. Bref, les organisateurs ont été en mesure de saisir parfaitement leur public pour livrer un produit qui leur était tout à fait adapté.

Ensuite, on ne peut aborder le mouvement UNIS sans mentionner la noblesse de la cause. Comment vivre l’événement sans en sortir totalement inspiré? On peut émettre toutes les critiques que l’on veut, mais il est impossible de ne pas défendre les causes dont on parle et de trouver les conférenciers autres que profondément inspirants. Tout le monde porte un message important et vient le livrer à la foule avec tout son cœur. Je pense notamment à Émilie Nicolas et Djamilla Touré dont les messages sont venus particulièrement me toucher. On traite de sujets comme l’inclusion, la transphobie, l’environnement, l’intimidation et autres. Pour moi, ce sont des sujets importants à aborder et je ne peux qu’appuyer l’initiative de la Journée Unis qui encourage les jeunes à se pencher sur ceux-ci. Bref, le mouvement Unis est selon moi un mouvement qui gagne à être connu en raison de ce qu’il défend.

Maintenant que je vous ai présenté les points positifs de la journée, je vais émettre quelques commentaires constructifs. Il m’est possible de concevoir la raison qui explique mon prochain point, mais je me dois de l’énoncer tout de même. Il faut savoir que l’événement est gratuit et qu’une fois invité, on ne débourse rien pour y assister. Pour permettre cela, les organisateurs se reposent sur des commanditaires, ce qui fait en sorte qu’il y a une grande quantité de publicités qui est effectuée. Cela est compréhensible et je trouve bien que l’on veuille rendre le tout gratuit, mais la grande quantité de publicités vient, à mon avis, à l’encontre du principe du mouvement et lui donne un aspect commercial. Pour remédier à cela, on pourrait tenter de réduire les publicités en demandant, par exemple, aux gens d’apporter leur lunch au lieu de leur fournir. On garderait la journée gratuite et il y aurait quelques publicités, mais la quantité serait réduite.

Un autre point qui, selon moi, est à travailler est la redondance du message. Oui, il est important, mais il n’en demeure pas moins qu’après une dizaine de messages plus ou moins semblables, on commence à saisir l’idée. Pour rendre le tout plus intéressant et interactif, on devrait, à mon avis, se tourner vers une formule différente. À la place de faire un spectacle, on pourrait plutôt faire plusieurs kiosques que les gens visiteraient pour s’informer et s’inspirer sur ce qui leur tient le plus à cœur. On pourrait installer une zone musique où l’on peut bouger pour garder le même équilibre que lors du spectacle. Bref, je me tournerais, personnellement, vers une formule semblable à celle du Salon du livre par exemple.

Mon dernier point repose sur les conférenciers qui ont été présentés. Je tiens à dire qu’ils étaient tous inspirants et portaient d’importants messages. Par contre, bien qu’ils aient tous fait l’effort de parler en français, il y en avait une grande partie qui était anglophone. Il en va de même pour plusieurs des vidéos qui étaient en anglais. Puisque nous sommes au Québec et que nous parlons majoritairement français, j’aurais aimé voir davantage de francophones parmi les conférenciers. Cela n’enlève toutefois rien aux conférenciers anglophones qui ont tout de même un message inspirant à communiquer. Bref, j’espère qu’il y aura encore plus de francophones l’an prochain.

Finalement, malgré les quelques points à améliorer que j’ai soulevés, j’ai adoré ma journée et je l’ai trouvée très inspirante. Je crois que plus de gens devraient avoir la chance de vivre cette expérience unique. C’est une belle initiative qui gagne à être connue. Sur ce, je vous dis « Restez unis », car vous êtes le changement.

 

Virginie Lessard

Du talent qui s’expose !

Exposition à Saint-Jacques

En avril dernier, à la bibliothèque municipale de Saint-Jacques, a eu lieu l’exposition des œuvres de Sophie Venne, artiste peintre et professeure d’art à notre école. Ses réalisations originales et colorées, vendues à des prix très abordables, sont destinées à la fois aux adultes et à leurs enfants. En effet, la peintre, étant aussi mère de famille, a réalisé une collection complète destinée aux plus jeunes. Tapez « Sophie Venne – Artiste-peintre » sur la chaine YouTube « Plume Libre » pour plus de détails au sujet de ses magnifiques toiles.

Concours d’art urbain, édition 2017

 

Sophie Venne a participé, le dimanche 28 mai 2017, au Concours d’art urbain se déroulant, cette année, au Manoir Globensky, à Saint-Eustache. Divers artistes devaient, seuls ou en équipe, créer une œuvre urbaine directement sur le recto d’une porte en bois. Le thème de cette année était « Les berges enchantées de la rivière du Chêne », on s’attend à découvrir de magnifiques décors aquatiques dont les teintes bleutées viendront captiver les prunelles des amateurs d’art.

Mohamed Adam Kamal

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