Archives 2017-2018

Les favoris et découvertes du mois de septembre 2017

Élodye Barré

Le premier mois d’école est terminé et l’automne est arrivé: est-ce que c’est juste moi ou le temps passe vite?! Puisque nous avons déjà bien entamé le mois d’octobre, je vous présente, avec un peu de retard, je vous l’accorde, les favoris du dernier mois des membres du journal.

 

Les macarons de Délices Koukla, Élodye Barré

Ces macarons de la compagnie Délices Koukla sont faits à partir d’ingrédients naturels et sont une collation santé, rapide, mais surtout bonne au goût. Il existe plusieurs saveurs comme matcha et morceaux de cacao, vanille et noix de coco, etc.

Le spectacle de Katy Perry, Virginie Lessard

https://www.instagram.com/p/BZSX-gNlMSZ/?taken-by=katyperry

Katy Perry était de passage à Montréal le 19 septembre dernier pour présenter son spectacle de la tournée Witness. Le spectacle flamboyant de la chanteuse a eu lieu au centre Bell.

 

La série Atypical, Gabrielle Hurteau

Atypical | Official Trailer | Netflix

Sometimes trying to fit in, means having to stand out. Atypical arrives August 11.

Posted by Atypical on Tuesday, July 18, 2017

C’est une série qui met en vedette un garçon autiste, drôle et attachant. Elle est disponible sur Netflix et nous permet d’ouvrir nos esprits malgré la représentation pas tout à fait parfaite.

 

Le blogue Moi pis ma face, Roxanne St-Hilaire

 

Moi pis ma face, c’est l’endroit que Gabrielle Caron a trouvé pour partager des anecdotes légères et humoristiques. Je crois qu’on peut s’entendre sur le fait que ça fait du bien de lire ce genre d’histoires-là dans nos vies stressantes et chargées.

 

La série Daredevil, Paul Vézina

C’est une série télévisée assez sombre créée par Marvel et Netflix portant le nom de Daredevil. En gros, c’est l’histoire d’un avocat aveugle qui est, la nuit, un superhéros dont le rôle est de protéger la ville.

 

Voilà! Qu’est-ce que vous avez découvert ce mois-ci? Qu’est-ce qui vous a inspiré? Faites-nous part de ce que vous pensez dans la section des commentaires! Qui sait, peut-être que votre découverte ou favori se retrouvera dans les favoris d’octobre…?

 

 

Sources des photos et vidéos:

Macarons: https://koukladelights.com/fr/

Katy Perry: https://www.instagram.com/katyperry/

Vidéo Atypical: https://www.facebook.com/AtypicalNetflix/videos/334720803624031

Gabrielle Caron: http://www.gabriellecaron.com/photos.php et http://www.lookdujour.ca/la-garde-robe/inspiration/look-gabrielle-caron-code-f-episode-7avril2016-1.1706640

Daredvil: https://www.newsarama.com/23651-new-daredevil-poster-debuts.html

 

L’École de la mer: un endroit à découvrir!

Par Ophélie Rancourt

Journaliste

 

Dans la charmante petite ville de Tadoussac se trouve un endroit appelé l’École de la mer. On y retrouve plusieurs activités qui feront de vous un expert de l’écosystème marin du fleuve Saint-Laurent.

 

L’activité principale est, bien entendu, l’observation des cétacés. Pour pouvoir observer tous ces magnifiques spécimens, une croisière d’une durée de trois heures s’impose. Les paysages sont époustouflants: il y a des étendues d’eau à perte de vue! Des plongeurs chevronnés s’occuperont d’aller chercher des espèces marines telles que plusieurs échinodermes, arthropodes ou autres afin que les visiteurs puissent ensuite les observer de plus près et les identifier selon leurs caractéristiques physiques.

Au cours du séjour, plusieurs dégustations auront lieu. Il est possible de goûter au gammare, c’est-à-dire, la nourriture que les baleines mangent par tonnes chaque jour. Cette espèce de petite crevette a plutôt bon goût, mais puisqu’il faut les manger vivants, ceux-ci se déplacent dans la bouche, c’est pourquoi il est préférable de les croquer. La salade de mer possède la même apparence que la laitue que vous mangez et un gout assez similaire. La lasagne de mer est par contre beaucoup plus caoutchouteuse, ce qui la rend moins appétissante.

 

L’une des naturalistes disséquera un oursin afin de vous montrer son anatomie interne. J’ai d’ailleurs une petite anecdote à ce sujet… Pour ouvrir l’oursin, nous devons bien sûr le percer, nous sommes d’accord? Alors, quand l’experte a fendu l’échinoderme, quelques gouttes de sang ou d’une autre substance non identifiée furent catapultées dans les airs et puisque j’étais la plus près pour observer, j’ai tout reçu dans le visage, c’était dégoûtant! Bien sûr, tout mon groupe s’est mis à rire… Suite à l’activité, nous pouvions goûter à ce que l’on appelle les gonades, plus précisément les organes reproducteurs de l’oursin. Assurément, j’ai décidé d’y goûter! Ils sont d’une couleur radioactive (orange fluo) et ils goûtent plutôt bon: cela m’a rappelé le goût du caviar.

 

Vous savez maintenant comment se déroule le premier voyage des élèves de première secondaire du PEI. Avez-vous envie d’aller visiter cet endroit? Bref, moi, j’y retournerais sans hésiter!

Les aimer de la tête aux pieds

C’est alors qu’en se réveillant le matin, une nouvelle journée débute pour chacun d’entre nous. À l’instar des personnes dites neurotypiques et sans limitation fonctionnelle (sans handicap physique), la majorité de la population se lève sur ses deux pieds le matin, parfois initialement du pied gauche, parfois du droit. C’est cette même majorité qui, usant maintenant de ses bras, mange son premier repas de la journée en portant sa nourriture à sa bouche. Celle-ci se dirige ensuite vers les toilettes afin de poursuivre sa routine matinale, où elle verrouille la poignée, satisfaisant ainsi son désir d’intimité. Elle s’habille ensuite en décrochant un chandail de son support et en ouvrant ses tiroirs afin de compléter son habillement. Puis, cette majorité prépare son lunch. Elle met ses souliers tout en lançant un dernier au revoir à ses parents. Elle marche jusqu’à l’arrêt d’autobus.

Et si, toi, tu fais partie de cette majorité et que tu es en mesure d’effectuer toutes ses actions avec une facilité impressionnante, environ 1 personne sur 8 au Québec n’en est pas capable en raison d’incapacités physiques et/ou cognitives. Ce sont donc environ 1 300 000 individus qui, tout au long de leur vie, seront considérés comme des êtres incapables par certaines personnes de l’extérieur n’ayant jamais fait insertion dans leur monde parfois si intéressant. C’est donc ci-dessous que vous rencontrerez les deux personnes possédant un handicap qui m’ont marquée à vie.

 

Physiquement parlant

La paralysie cérébrale, c’est ce qu’avait un campeur du Camp Papillon, un camp se spécialisant dans la prise en charge de personnes ayant des limitations physiques et/ou intellectuelles, lorsque je l’ai rencontré pour la première fois. C’est d’ailleurs ce qu’il a toujours puisque la paralysie cérébrale résulte d’atteintes permanentes survenues au cerveau lors du développement de l’enfant au moment où il était encore dans le ventre de sa mère. Ainsi, chez cet homme dont j’ai eu la chance exceptionnelle de pouvoir croiser le chemin, ses limitations se sont avérées seulement physiques et non cognitives. Il s’est donc retrouvé en fauteuil, à avoir besoin que tous ses soins (manger, boire, se laver, s’habiller, etc.) soient effectués par un aidant. De plus, il est atteint de spasticité, ce qui se traduit par la contraction soudaine de muscles causant d’intenses douleurs chez la personne les supportant. Je ne pensais jamais remercier des spasmes de toute mon existence, mais Dieu merci qu’ils existent!

En effet, cette soirée de juin 2016, ce campeur est passé à côté de moi en fauteuil, puis s’est arrêté subitement en pleurant. On était trois monitrices sur les lieux et chacune d’entre nous a accouru vers lui pour lui venir en aide. Il faut savoir que c’était mon premier contact avec une personne physiquement limitée et donc, que je n’avais aucune idée de ce que je devais faire. L’une des autres aidantes m’a dit de tenir le fauteuil pour ne pas qu’il bascule par en-arrière pendant que la troisième animatrice et elle-même poussaient sur les bras secoués de spasmes afin qu’ils s’accotent dans le fond du fauteuil et ainsi, que les douleurs procurées à l’homme soient diminuées au maximum.

 

« Ça ne lui fait pas du bien, mais c’est déjà tellement mieux que si on ne faisait rien. »

 

Tout s’est finalement bien passé, il était correct, seulement épuisé. Puis, le lendemain matin, je l’ai croisé à la plage du camp et on a pris du temps pour se parler. Cet homme, mes amis, a traversé le primaire, le secondaire, le cégep et l’université afin de devenir propriétaire d’une compagnie de télécommunication. Il est d’ailleurs le meilleur ami du président de la SEHQ (Société pour les Enfants Handicapés du Québec) et l’aide à la gérer. Il est l’une de mes inspirations premières en tant qu’être humain puisque trouver autant de cœur, de générosité et de patience en quelqu’un est rare. De plus, jamais il ne tiendrait rigueur à quelqu’un quant à son absence de limitations physiques. Il traite tout le monde de la même manière.

 

Peut-on dire des personnes, physiquement parlant, sans incapacité, qu’elles aiment toutes et chacune aussi inconditionnellement que lui?

 

Intellectuellement parlant

 

« Je suis négative pis t’es pognée avec moi pour 11 jours, pauvre toi. »

 

Ce sont les premiers mots que la jeune femme ayant été placée dans mon groupe m’a fait entendre de sa part alors que j’étais nouvelle au centre Normand-Léveillé l’été passé. J’allais donc, en effet, avoir à passer tout un séjour avec elle.

« Son cerveau fonctionne avec des cassettes. Elle va tout le temps te sortir les mêmes phrases et elle y croit. Dans ce temps-là, tu lui rappelles qu’elle a pas à dire des affaires de même. T’es la figure d’autorité, fais-lui savoir. Aussi, elle a détesté la dernière accompagnatrice qu’elle a eue ici, je te souhaite bonne chance. », m’a dit sa mère avant de faire un dernier bisou à sa fille et de s’en aller.

Pour tout dire, il n’y a aucun moment où je me suis sentie rassurée par cette madame, mais j’avais trop d’orgueil pour que la participante de mon groupe ne passe pas le plus beau séjour de ses 32 ans de vie. Et donc, en lui offrant le plus de mon temps possible et en créant ainsi un lien, elle m’a avoué être survivante d’un accident survenu alors qu’elle n’avait que 5 ans. C’était un 31 octobre et elle passait l’Halloween avec toute sa famille; sa mère, sa sœur et son frère. Puis, un automobiliste saoul s’est présenté dans cette même rue où ils se trouvaient, roulant beaucoup plus vite que la limite permise. Toute la famille de ma participante a eu le temps de se tasser à temps, sauf elle, qui en est donc ressortie avec un traumatisme crânien (TCC). Au moment du choc, des lésions (destruction des cellules) ont été créées à son cerveau. Ainsi, elle en est ressortie avec des séquelles cognitives (troubles de mémoire et de langage) et des séquelles affectives (impatience, passivité et agressivité). Obtenir un véritable sourire de sa part était donc chose presque impossible.

Puis, tout au long des 11 jours, elle s’ouvrait à moi comme je sentais qu’elle ne l’avait pas encore fait avec beaucoup de gens. Je lui laissais son autonomie, même si prendre sa douche par elle-même durait une heure. Je la laissais rester dans son coin pour certaines occasions puisque le contact humain lui était difficile et qu’être dans un camp la sortait déjà bien assez de sa zone de confort.

Et c’est ainsi qu’arriva la dernière journée. Sa mère était venue la chercher et tout était prêt pour qu’elles repartent ensemble, mais j’avais oublié l’un de ses livres dans le gymnase, ce pour quoi sa mère proposa d’aller le chercher elle-même avec sa fille. Une dizaine de minutes plus tard, je me promenais sur le site tout bonnement en pensant que les deux femmes étaient parties, mais j’ai entendu la mère crier mon nom.

 

« Marie-Soleil, elle vient de me dire qu’elle a aimé son séjour. Est-ce que tu te rends compte à quel point c’est la première fois que ça arrive? »

Tout en vaut la peine.

 

 

Par Marie-Soleil Boulé-Bouchard, collaboratrice

 

 

 

 

 

Dialogue avec les gens qui me détestent

Gabrielle Hurteau, éditorialiste

 

 

«Conversations with people who hate me» , c’est le titre du nouveau podcast de Dylan Marron. C’est un homme, un activiste, un humoriste et une figure publique connue sur les réseaux sociaux. Il se présente au travers de vidéos telles que «Unboxing» , une série présentée par Seriously TV où il déballe, comme un cadeau, des concepts idéologiques et sociaux. Entre autres, on peut y voir un déballage de la brutalité policière, de la misogynie et de la suprématie blanche aux États-Unis. Il s’identifie ouvertement comme un homme gai dans un mariage très heureux, le chanceux. Il est également le créateur de la page Tumblr «Every Single Word» , un blog dédié à la publication de vidéos dans lesquelles on peut voir des films culte, tels que Nos étoiles contraires, E.T, Harry Potter et plusieurs autres, uniquement au travers des peu de phrases dites par des personnes de couleurs.

 

Récolter de la haine

Son travail sème admiration et applaudissements autour de lui, mais il récolte également une quantité incroyable de haine en ligne. Ses sujets sont controversés, notamment sa série de trois parties «Sitting with trans people in bathrooms», où il discutait avec des gens de la communauté trans* dans leur plus grand milieu de persécution : la salle de bain. On peut facilement comprendre pourquoi ses vidéos créent un sentiment d’inconfort chez quiconque s’y opposant, car on aborde des sujets opprimants en les tournant à l’absurde, ce qui a une fâcheuse tendance à venir piquer les gens dans leur conservatisme.

Faire du bien avec le mal

Dylan, c’est pas un n’importe qui. Il sait exactement ce qu’il fait, et n’a jamais cessé de faire valoir son message. Selon lui, la conversation est le meilleur outil pour résoudre des conflits. Il se sert de l’humour, de la compassion et de la gentillesse pour faire comprendre aux gens qu’un humain a une valeur propre et unique. Dans chacun de ses projets, on peut le voir discuter avec des gens, tous aussi différents les uns des autres. C’est pourquoi, pour lui, il était naturel de transformer les messages de haine qu’il recevait en projet productif, positif et éducatif. C’est de là que naît «Conversations With People Who Hate Me» , un podcast anglophone qui vise à dialoguer avec des opposants, des divergents et des gens qui détestent notre existence. Il discute avec un jeune étudiant, des victimes d’intimidation, des gens qui sont homophobes sans le savoir, qui le traitent de «tas de marde» et de beaucoup d’autres choses. Il lui arrive parfois même d’être confronté à des gens qu’il admire, mais qui,eux, ont une vision négative de ses propos.

 

Parlons-en, un instant

Ce qui est bien, avec ce podcast, c’est son concept. Une discussion au téléphone, où deux êtres humains discutent, parlent de sentiments, de vécu, de vraies affaires, sans jamais essayer de convaincre l’autre. Les propos sont basés sur des «je pense que» et des «selon moi» qui rendent la conversation tellement plus ouverte à la nuance. Malgré la gêne provoquée par certains de ses interlocuteurs, Dylan reste calme, mentionne les différences et les similitudes des deux points de vue, pose des questions et en retour, se fait poser des questions. À la fin de la conversation, il révèle le titre du podcast, n’oubliant jamais de demander la fameuse question : «Me détestes-tu?», ce à quoi chacun des invités répond rapidement que ce n’est pas une question de haine, simplement de divergence de point de vue. On passe de gens hostiles à travers un écran à deux humains, conversant poliment, riant même parfois ensemble hormis leurs points de vue aux antipodes, en quarante-cinq minutes.

 

Dans le fond, parlons tout court

La série n’en est qu’à une dizaine d’épisodes, et jusqu’à maintenant, lorsque posée la question «Regrettes-tu d’avoir envoyé ce message?», tous les invités ont répondu ne pas regretter, car de cette haine unilatérale est née une conversation positive entre deux humains. Au final, tout le monde en ressort grandi. Même moi, dans mon petit chez-moi, je me sens habitée par certains des propos et chaque épisode me fait réfléchir. C’est un peu ça, ma conclusion. Que toi aussi, tu peux, même sans podcast, générer une conversation avec des gens qui te détestent. Réponds donc à Ginette, sur l’article de TVA Nouvelles. Tu sais pas, elle a peut-être bien des affaires à t’apprendre, quand elle laisse sa petite frustration personnelle de côté. Selon moi, c’est que du positif qui peut en ressortir. Cela dit, reste calme, prends sur toi, pis discute. Essaie pas de convaincre quelqu’un par la force que toi, ce que tu penses, c’est meilleur, parce que dans le fond, c’est subjectif. Fais pas juste parler, tais-toi pis écoute aussi.

 


 

Le journal d’Armand Corbeil se transforme, cette année. Plus simple, plus grand, plus à l’image de l’école et des gens qui vivent dedans, on redécouvre et on innove la manière de présenter une nouvelle. Dans ton journal, chaque semaine, t’as du monde comme moi, Gabrielle Hurteau, qui vont te parler des p’tites choses de la vie pis des opinions qui en émergent, t’as des passionnés de la nutrition qui vont te donner des idées de bonnes affaires à mettre dans ton «body», t’as des bédéistes d’ici, t’as des lecteurs assidus qui vont te recommander plein de livres pour ta prochaine lecture libre en français, en plus d’une quantité incroyable de journalistes dévoués, qui te mettent à niveau sur ce qui se passe dans l’école. T’as même un membre du conseil d’élèves pour te tenir au courant de ce qui se dit, entre les quatre murs de la salle de conférence. Tu as maintenant accès à plus de contenu, à plus de photos, tout ça, sur le bout de tes doigts. C’est quand même pas pire, moi j’trouve.

Semaine contre l’intimidation et la violence à l’école

Du 2 au 6 octobre se tient la Semaine contre l’intimidation et la violence à l’école. Nous, élèves et adultes de l’école, avons tous un rôle à jouer dans la prévention des gestes d’intimidation et de violence à l’école. Qu’elle soit physique, verbale, psychologique ou écrite, la violence peut prendre différents visages. Il importe donc de porter attention à nos gestes et paroles afin de préserver l’image et l’intégrité de soi et de ceux qui nous entourent.

 

L’intimidation est un terme fréquemment utilisé, mais qui est souvent confondu avec conflit. L’intimidation est un comportement:

· qui cause de la détresse chez la victime;

· qui peut être intentionnel ou non et qui a pour effet de causer du tort à l’autre;

· où il y a un déséquilibre de force, c’est-à-dire un abus de pouvoir de la part d’un ou de plusieurs jeunes envers la personne;

· qui se répète dans le temps.

Le SILENCE est le meilleur allié des agresseurs. Si tu crois être victime ou si tu es témoin d’une situation d’intimidation ou de violence, parles-en à une personne en qui tu as confiance. Ne reste pas seul avec le problème.

 

Il existe plusieurs ressources à qui tu peux t’adresser. À l’école, il y a tes enseignants et toute l’équipe d’intervenants. Tu peux également dénoncer en toute confidentialité en utilisant :

La ligne téléphonique : 450-492-3619 poste 7867 (STOP)

L’adresse courriel : denonciation.A-Corbeil@csda.ca ou denonciation.Armand-Corbeil@csda.ca

 

Tu peux également t’adresser à des organismes comme Tel-Jeunes ou Jeunesse J’écoute.

Tu retrouveras dans ton carnet scolaire des informations pertinentes et les ressources disponibles (p.4, p.21).

Souviens-toi : DéNONcer ne veut pas dire « stooler »!

 

Yanik Labelle

Psychoéducateur

1984 – Un chef-d’œuvre hors du temps

 

Le livre dont nous allons traiter dans la présente critique est un classique de 1950, écrit par George Orwell et intitulé 1984. Ce roman de 390 pages a été publié aux Éditions Gallimard. Il s’agit d’un livre de dystopie, un sous-genre de la science-fiction.

La dystopie, qui a connu un essor dans les dernières années, consiste en un monde contre-utopique, c’est-à-dire un monde où il y a un régime politique totalitaire. Dans une dystopie, on dépeint les conséquences d’une idéologie extrême. Le roman d’Orwell est l’exemple type de ce sous-genre romanesque.

Dans 1984, on dépeint une Londres sous l’emprise d’un régime totalitaire fortement inspiré de la Russie de Staline. Nous allons découvrir ce monde tout au long du roman à travers les yeux du personnage principal : Winston. Il s’agit d’un livre assez complexe et d’un niveau de difficulté plutôt élevé, mais qui se lit tout de même très bien. Il s’agit, pour moi, d’un véritable chef-d’œuvre.

Tout d’abord, un point phare de ce roman, à mon avis, est, comme mentionné plus haut, la complexité de ce dernier. En effet, Orwell a su créer un monde tout particulier qui est détaillé à souhait et auquel il est crédible de croire. Là est la force de l’auteur qui démontre les impacts d’un tel régime vu de l’intérieur, par quelqu’un qui en est victime. Cela nous conduit vraiment à effectuer une réflexion poussée sur nos valeurs personnelles. Ce qui est d’autant plus troublant de 1984, c’est la facilité avec laquelle l’auteur vous fait comprendre le monde, ma foi, assez complexe, de Winston, ainsi que sa dualité morale. Le sujet et la manière dont il est abordé rendent le tout crédible. C’est un univers auquel on croit, ou plutôt auquel on ne veut pas croire. C’est un jeu de maître que de rendre la fiction presque réelle pour celui qui la lit.

Ensuite, un autre élément qui m’a plu de 1984 est le registre de langue de celui-ci. Orwell emploie un vocabulaire très riche et un langage soutenu qui apportent un côté raffiné à l’œuvre qui, pourtant, traite de sujets qui le sont peu. Bien entendu, la richesse de la langue va contribuer à la complexité dont je vous faisais mention plus tôt. Cela va donner une précision dans ce qui est abordé et donne à l’œuvre cet aspect presque poétique par l’emploi de figures de style. Il s’agit, selon moi, d’un emploi attendu de ce registre de langue, compte tenu de l’époque où ce roman fut écrit. C’est pourquoi, je le concède, il peut s’agir d’un roman qui est difficile à lire, mais qui, à mon avis, est accessible à tous. En effet, si vous prenez bien le temps de comprendre chaque phrase, vous parviendrez sans doute à être emporté par l’histoire. C’est là une grande qualité de ce livre que de vous y transporter totalement, entre autres grâce à la manière dont il est écrit.

Un autre élément de ce roman qui peut contribuer à la rendre difficile pour certains, mais fait également la richesse de ce dernier est les thèmes qu’il aborde. Ceux-ci mènent à une réflexion profonde sur une multitude d’enjeux sociétaux. Le point le plus important à ce sujet, selon moi, est qu’il s’agisse d’enjeux qui étaient d’actualité à l’époque et qui le sont encore de nos jours. Pour moi, cet aspect fera de l’œuvre d’Orwell un roman qui est intemporel et capable de traverser les époques. Voilà ce qui fait de lui un classique de la littérature que nous lisons et apprécions encore à notre époque. C’est bien là la vraie richesse de l’œuvre et la raison qui, au final, me l’a fait tant apprécier. C’est un livre que tous devraient lire à un moment de leur vie.

Finalement, j’aurais pu faire mention des points négatifs de l’œuvre ou, plutôt, devrais-je dire le point négatif de l’œuvre, car je n’en vois qu’un : le manque léger d’élaboration des personnages. Par contre, je ne crois pas que cela ait été particulièrement recherché par Orwell ou que cela change l’opinion élogieuse que j’ai de 1984. Il s’agit d’un roman d’exception que j’ai adoré et ne cesserai jamais de vivement recommander. Bien entendu, si la lecture n’est pas votre tasse de thé ou que vous ne vous sentez pas en mesure de lire 1984, sachez qu’il existe une version cinématographique de l’œuvre. Pour ma part, cela m’a donné bien envie de lire les autres romans d’Orwell, tels que La ferme des animaux. On se retrouve dans la prochaine critique et en attendant, je vous souhaite d’excellentes lectures.

Virginie Lessard

Les favoris et découvertes de l’été 2017

L’été est déjà terminé, mais je suis sûre que vous en avez profité au maximum ou du moins, je l’espère! Pour ma part, ce fut un été chargé et rempli de découvertes et de choses à vous partager: voici donc la première édition des favoris et découvertes de cette nouvelle année scolaire!

 

Passion Color Mask par Alter Ego, Jade Sévigny

 

C’est un revitalisant pour les cheveux qui, évidemment, les hydrate, mais qui, en plus, intensifie leur couleur et les pâlit.

 

La friperie EvaB, Élodye Barré

C’est un endroit unique en son genre qui combine friperie et café et qui est située sur le boulevard St-Laurent à Montréal. C’est dans un vieux bâtiment et il y a des vêtements, des déguisements et des accessoires sur environ deux étages.

 

Cooper Branch, Roxanne St-Hilaire

 

Les restaurants Copper Branch, dont la majorité des succursales sont situées à Montréal, sont des restaurants entièrement végétaliens.

La série de livres Sorcière, Virginie Lessard

C’est une série de livres composée de quinze tomes écrite par Cate Tiernan. Elle est, comme vous l’avez sûrement deviné, sur le thème des sorcières.

La compagnie Zorah, Pénélope Beauchemin

C’est une compagnie québécoise de produits de beauté naturels, équitables et biologiques vendant autant des produits soins que du maquillage.

 

Tasse à piston pour le thé glacé, Kathy Martel

C’est une tasse de la compagnie David’s Tea. Elle aide à faire du thé glacé en quelques minutes sans trop se poser de questions: c’est rapide et facile.

 

La série de livres Le trône de fer, Paul Vézina

 

C’est une série de livres fantastiques écrite par George Raymond Martin. On la connaît souvent plus à cause de la série télévisée sous le nom de Game of Thrones.

Le Zoo de Cape May, Gabrielle Hurteau

C »est un zoo situé dans l’État du New Jersey, aux États-Unis, où l’entrée est gratuite mis à part le don volontaire. Il y a aussi plusieurs autres activités à faire sur le site.

Le jeu vidéo Danganronpa, Mathis Perreault

C’est un jeu vidéo japonais où des étudiants sont emprisonnés dans une école et doivent s’entretuer pour en sortir.

La ville de Savannah, Ann Alexandra Rodriguez Turcot

 *

C’est une ville située aux États-Unis, plus précisément en Géorgie, qui a été fondée au XVIIIe siècle. Cette ville est reconnue pour ses statues, ses fontaines et ses grands arbres matures.

Voilà, c’est terminé! Et vous, quels sont vos favoris de cet été? Dites-les-nous dans les commentaires! 🙂 Vous aurez peut-être la chance de voir votre favori mentionné dans l’édition du mois de septembre!

 

Élodye Barré

*Photos par Ann Alexandra Rodriguez Turcot

Des jeunes à découvrir

 

 

 

«Ici, à Corbeil, ils (les élèves) sont habitués de côtoyer des gens différents.»

Ce sont les paroles de Kim Larivière, enseignante en classe langage, ici à l’école Armand-Corbeil.

 

Durant les dernières semaines, j’ai eu l’occasion de me coller à deux des classes langages offertes pour les élèves ayant une dysphasie, soit celles de Kim Larivière et Valérie Maheux. Moi-même, je ne savais pas trop ce qu’était la dysphasie et en entrant dans la classe, je m’attendais à tout, et à rien. On essaie le plus possible de ne pas avoir de préjugés, mais c’est encore possible, et j’en suis, moi aussi, responsable. Heureusement pour moi, mes préjugés étaient complètement à côté de la plaque. On m’a dit «élèves en difficulté», je m’attendais donc à tellement pire. Jamais je n’aurais pu m’imaginer à quel point j’avais tort. Ce que j’ai eu l’occasion de rencontrer, ce sont des gens, humains et attachants. Des gens que je me sens choyée de pouvoir reconnaître dans les corridors. Je comprends maintenant beaucoup mieux pourquoi les enseignantes ont de l’éclat dans les yeux quand on leur demande de parler de leurs élèves. Mais bon, il faut bien que l’aventure commence par le commencement, alors je vous emmène avec moi dans la réalisation de cet article, et de la vidéo qui en découle.

Mettre une image sur un mot

J’ai d’abord demandé à Marie-Ève Coderre, orthophoniste spécialisée en classes langages, de m’expliquer ce qu’était la dysphasie, en paroles simples. Elle m’a expliqué comme elle l’explique à n’importe quel autre élève ne faisant pas partie de ces classes : «Notre cerveau, c’est comme un ordinateur, puis chez nos élèves, le programme du langage, c’est comme quand Internet bug, des fois ça va vite, des fois ça va lentement, ça va laguer, des fois il va falloir recommencer.» Ultimement, ce que ça vient affecter, c’est toute la compréhension qui découle. Comme me l’expliquait Kim pendant l’entrevue conduite le 25 mai dernier : «C’est comme si on allait en Chine, que quelqu’un nous parlait chinois et qu’on n’y comprenait rien. C’est un peu ce qu’ils vivent, à tous les jours.» Ce que ça veut dire, c’est que les mots sont parfois très compliqués à comprendre, soit en leurs sens ou en leurs définitions. On n’a pas besoin d’être neurochirurgien pour comprendre que le langage, c’est la base même de nos connaissances, c’est pourquoi il est extrêmement important d’outiller adéquatement ces élèves, plus particulièrement. Heureusement, les élèves faisant partie des classes de Kim et Valérie sont équipés de tous bords, tous côtés. Les deux collègues adorent le métier qu’elles pratiquent, et ça se voit. D’ailleurs, lorsque je leur ai demandé ce qu’elles préféraient de leur travail, c’était avec des brillants dans les yeux que j’ai pu observer et écouter Valérie me parler de la chance qu’elle considère avoir de pouvoir leur inculquer des connaissances qui pour nous, sont de base. «Je veux qu’ils soient autonomes, responsables.», ajoute-t-elle.

Un fonctionnement de classe inhabituel

Les classes de Valérie Maheux et de Kim Larivière sont des classes accueillant les élèves avec des troubles associés à la dysphasie qui nécessitent une plus grande attention. Les deux collègues travaillent ensemble depuis déjà huit ans, séparées uniquement par un mur en toile, qu’elles ouvrent à plusieurs reprises durant la semaine lors des périodes de plateaux. Durant lesdites périodes, les élèves des deux classes se rassemblent et exécutent des tâches particulières, comme corder des sacs, insérer des serviettes de papier dans des sacs, cuisiner et approvisionner la banque alimentaire de l’école, entre autres. Ces classes reçoivent des contrats de compagnies diverses, comme Second Cup et Tim Hortons et ont des commandes de production à compléter à chaque semaine. Pour les élèves ne faisant pas partie d’une de ces classes, l’idée de joindre travail et apprentissage peut sembler fort déplaisante. J’ai d’ailleurs moi-même été surprise, lors de ma toute première visite, d’observer cette façon de faire qui m’était complètement inconnue. On m’a tout de suite expliqué le pourquoi du comment, et soudainement, tout s’est éclairci. Le but des activités de plateaux, c’est de ne pas alourdir la tâche dans une journée, de dégourdir les neurones qui se sont agitées toute la matinée. Après des examens, des cours de maths, ou une journée particulièrement exigeante, les plateaux servent à décompresser, et à pratiquer le langage dans un contexte différent. Travailler en équipe, ça leur permet de pratiquer la conversation, comment l’ouvrir, par la présentation, la maintenir, en posant des questions et la fermer, en saluant son interlocuteur. C’est des situations qui ne sont pas académiques, donc qui ne sont pas évaluées, mais qui enseignent énormément. C’est d’ailleurs une des choses que Kim préfère de son travail. «Les mettre dans des contextes réels pour tout rebâtir avec eux à partir de ce qu’on a appris en classe», comme lorsqu’ils iront au restaurant, afin d’apprendre à commander et à parler avec un serveur. Ce sont des exercices que vous et moi faisons depuis notre jeune enfance, mais pour les élèves atteints de dysphasie, c’est nécessaire de le refaire plusieurs fois avant de l’assimiler, de pouvoir le reproduire par euxsmêmes plus tard dans le futur.

Du travail qui vaut la peine

Il va sans dire que de travailler avec des élèves ayant un trouble du langage qui compromet leur compréhension, ce n’est pas une tâche de tout repos. Kim m’expliquait d’ailleurs que la patience était clé, dans ce domaine : «On peut leur apprendre une notion le matin et la période d’après, il y en a qui ne sauront plus comment faire. Tu te dis «voyons, je viens de te le montrer!», elle ajoutait même que les élèves étaient souvent conscients de leurs incompréhensions. Ils s’en rendent compte, qu’ils ne se souviennent pas, et ça, ça peut devenir très frustrant. C’est comme lorsque vous rentrez dans une pièce pour aller chercher quelque chose, et une fois à l’intérieur, vous avez complètement oublié ce que vous veniez chercher. La petite frustration qui naît en vous, quand ça vous arrive, c’est la même qu’ils peuvent ressentir. «Comme ça fait plusieurs années qu’ils font la même matière, – il y en a qui font de la troisième année depuis trois, quatre ans – il faut toujours essayer d’innover, […] de trouver des nouveaux trucs, des nouvelles façons pour que ça débloque» m’explique Valérie. Cet acharnement constant de la part des enseignantes peut paraître épuisante, mais celles-ci restent toujours optimistes, en partageant la joie qu’elles ressentent lorsqu’elles ont l’occasion de voir l’un de leurs élèves faire du progrès. «Voir chaque petit pas qu’ils font, c’est hyper valorisant. Malgré leurs efforts constants, c’est parfois très long».

Un ado reste un ado

Malgré la dysphasie, l’incompréhension qui en découle et tous les obstacles qu’ils ont à traverser, les élèves des classes langages sont comme vous et moi. «(Il) reste que c’est des ados, les gars, les filles, eux autres aussi, à seize ans, ils aimeraient bien avoir un chum, une blonde…» m’a expliqué Kim. Sa collègue, Valérie, continuait d’ailleurs dans la même lancée, pour essayer de clarifier sans avoir à sortir un dictionnaire comment la dysphasie rendait leurs élèves uniques : «C’est comme des enfants dans un corps d’adolescent, au niveau de la compréhension, mais à l’extérieur, c’est des ados. Ils ont toutes les hormones d’adolescents.» On me l’a répété souvent, et je trouve important de le dire à mon tour. En parlant avec les élèves, j’ai pu en apprendre énormément sur eux, en tant que personne. C’est quand même très important à souligner, car je croyais que les troubles langagiers allaient complètement empêcher la connexion entre eux et moi. Bien au contraire, j’ai pu en apprendre sur leurs rêves de voyager, de visiter le monde, de voir plus grand que notre petit Québec. J’ai pu les écouter me parler de leurs passions, de leurs familles, et leurs désirs futurs. Ils rêvent, comme n’importe qui à notre âge, de faire un bon travail, de trouver ce qui les passionne, d’avoir des amis et des partenaires. Ils sont vachement plus que leur difficulté langagière. Ce sont des personnes à part entière, totalement.

Au final, si vous avez l’occasion de passer quelques instants avec des élèves de classes langages, je vous invite fortement à le faire. Ce sont des élèves qui peuvent énormément bénéficier de toutes les interactions, autant entre eux qu’avec nous. Il est important, cela dit, de ne pas répondre pour eux. Ce sont des élèves qui peuvent avoir de la difficulté à commencer une conversation ou à initier une réponse.«Des fois la pensée est là, mais ils ne sont pas capables de la formuler, et des fois, la pensée n’est juste pas là.» Alors, si vous discutez avec l’un d’entre eux, laissez-les parler à leur rythme, n’ayez pas peur de prendre le temps. Vous avez le temps de le prendre, alors profitez-en, allez les voir. Ils sont charmants, attachants et valent la peine qu’on s’asseoie pour leur parler.

Gabrielle Hurteau

Les chroniques de Gandalf – Épisode 26

Sur ce, je vous remercie, chers lecteurs, de m’avoir suivi lors de cette périlleuse aventure tout au long de l’année. Je souhaite que nous puissions nous retrouver une nouvelle fois l’an prochain pour partager de nouvelles histoires et, qui sait, peut-être la suite des Chroniques de Gandalf…

Paul Vézina

css.php